La revue de presse
du Net pour l'ADT/Inet
N° 170 du 05 octobre 2002
Association des Dirigeants Territoriaux et Anciens de l'INET
http://www.inet.asso.fr
1) INSTITUTIONS PUBLIQUES, ETAT, COLLECTIVITES TERRITORIALES, ETC...
- Déficits budgétaires: Bruxelles reporte à 2006 le retour à l'équilibre.
- La lettre de service-public (extraits).
- Voici les nouveautés du site internet du Sénat.
- APA : les bénéficiaires seraient mis à contribution.
- Dernieres publications sur le site de l'Assemblee nationale.
- Les préfets doivent recenser pour la fin de lannée les schémas départementaux dinstallation des gens du voyage.
- Modification de la loi SRU : Gilles de Robien propose des conventionnements avec les communes sur des objectifs de construction de logements sociaux.
- Un groupe de travail planche sur l'absentéisme à l'école.
- Compte rendu du Conseil des ministres du 2 octobre 2002.
- Jean-Pierre Raffarin rend ses arbitrages sur l'avant-projet de loi de sécurité intérieure.
- Dernières nouvelles du Conseil économique et social.
- Transmission des actes des collectivités locales : 40 % daugmentation entre 1990 et 1998.
- Réforme européenne des marchés : les conventions d'aménagement.
- Décentralisation : le contenu du projet de loi constitutionnelle.
- Les salariés du service public se mobilisent contre les privatisations.
- Courrier de l'Internet citoyen (extraits ...)
- Publication de linstruction M4 applicable aux services publics industriels et commerciaux.
2) INTERNET, INFORMATIQUE, TELEPHONE, ETC...
- Deux nouveaux Linux sortent du bois.
- Infogrames pourrait supprimer 60% de ses effectifs.
- Un salarié perd en moyenne 3 heures chaque semaine pour des problèmes de micro-informatique.
- Le haut débit, un cas d'école pour le conseil général des Landes.
- La technologie WADSL, la révolution est en marche ?
- Bouygues Telecom reçoit le feu vert de l'ART pour la troisième licence UMTS.
- HP Compaq supprime 1200 emplois en France.
- Etudes générales.
- Le Limousin expérimente le soutien scolaire en ligne.
- Croissance forte de l'internet haut débit en France en 2002.
- La signature électronique dans les administrations.
- Le SMS à votre service.
- Le gouvernement veut développer le télétravail en France.
- Thierry Breton : et maintenant France Télécom.
- Les Treo passent à la vitesse GPRS.
- Ouest: Le réseau à haut débit Mégalis attire quatorze nouveaux projets.
- Le virus BugBear espionne discrètement les PC.
- Conception d'un ordinateur virtuel pour alimenter la recherche scientifique.
3) ENVIRONNEMENT, SANTE, ETC...
- Déficit 2002 de 6,1 milliards d'euros pour l'assurance maladie.
- Brest demande à l'Etat de lui rembourser la facture du blocus de son centre de traitement des déchets.
- Pollution: un "scanner de l'environnement" unique en France.
- La couche d'ozone va mieux.
- Le Web-hydrogène, mythe ou révolution ?
- 4,8 milliards de m3 deffluents.
- J. Chirac et Strasbourg pour le climat.
- Le lait de vaches clonées ne diffère quasiment pas du lait " naturel ".
- Les ondes Orange ne passent pas dans le XXe arrondissement.
4) CULTURE, MUSIQUE, THEATRE, CINEMA, DANSE, ART, ETC...
- Musique et informatique : Interview de Jacopo Baboni Schilingi.
- Quand Manet et Courbet étaient fascinés par Velazquez, Goya et Murillo.
- Minority report.
- Le baladeur numérique iPod retiré de la vente en France.
- Complément d'objet 87 (extraits).
- L'homme du train : le passage(r) ...
- Les nouveaux films de la semaine.
- Exposition "Pourquoi tant d'ADN ?" : Du 24 septembre au 20 décembre 2002.
- Accélération du programme de numérisation des collections.
- Un frais Boogaerts.
- Intervention divine.
- Johnny Hallyday et la mairie de Bordeaux.
- France: l'industrie du disque veut des FAI plus coopératifs pour lutter contre le piratage.
- L'expo d'art contemporain qui va ravir les enfants.
5) REFLEXIONS SUR LA SOCIETE.
- 84% des "Bac + 4" et supérieur ont un emploi.
- Marseille passe à son tour à la vidéo surveillance.
- La Commission des Droits de l'Homme se penche sur l'arrêt "Commune de Morsang-sur-Orge".
- Participation des étrangers extra-communautaires à un référendum local dans deux communes de Seine-Saint-Denis.
- Les pirates du génome.
- La Commission nationale consultative des droits de l'Homme.
- Oxford Internet Institute : les sages se penchent sur le Net.
- Etats-Unis, le choix cornélien de la sécurité ou du commerce.
- LUNESCO se penche sur le-gouvernance.
6) DIVERS (AUTRES, ADRESSES, ETC).
- Tony Blair publie son dossier sur l'Irak.
- «Le plan Fourtou ne nous a rien appris», déplorent les syndicats de VU.
- Première mondiale : une équipe française produit 50000 atomes d'antimatière.
- Sources ouvertes - Veille documentaire (extraits).
- Les ptits noms affectueux.
- Tajine traditionnel (Maroc).
- Des liens incontournables (extraits).
- Astuce : La barre d'outils Google.
- La presse ivoirienne, très patriote.
- Finlande : des tickets de transport par SMS.
- Les télécommunications en effervescence.
- Comment le groupe Partouche s'est fait détourner son casino sur Internet.
- Les scientologues traquent leurs ennemis sur Internet.
7) FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE, EMPLOIS, FORMATION, ETC...
- Hausse des salaires de la fonction publique de 0,7% au 1er décembre 2002.
- Passage au 35 heures : les grandes villes estiment limpact budgétaire en 2002 à 1% du montant des charges de personnel.
- Le département du Nord informe ses agents.
- Emplois-jeunes : lAMF propose un dispositif de sortie au gouvernement.
- Les salariés de droit privé auraient dû être électeurs pour les dernières élections aux CTP et CHS des collectivités territoriales.
- La revalorisation substantielle de la rémunération d'un contractuel doit s'analyser comme la suppression d'un emploi et la création d'un nouvel emploi assortie de la définition de ses caractéristiques.
1) Institutions publiques, Etat, collectivités territoriales, etc...
@ACROPOLITIS
Lettre hebdomadaire d'information politique, économique, juridique et sociale du
Sénateur Trégouët
N°30 du 27 septembre au 3 octobre 2002
http://www.tregouet.org
Déficits budgétaires: Bruxelles reporte à 2006 le retour à l'équilibre.
La Commission européenne a opéré mardi 24 septembre un revirement spectaculaire en suggérant de reculer à 2006 l'objectif d'un retour généralisé à l'équilibre budgétaire, tout en rappelant à la France ou l'Allemagne que les règles de base du pacte de stabilité devaient toujours être respectées. L'objectif de quasi-équilibre des finances publiques pourrait être reporté à "2006 au plus tard", a affirmé le président de la Commission, Romano Prodi, qui s'exprimait à Copenhague après la fin d'un sommet Europe-Asie. La nouvelle stratégie de la Commission est définie dans un texte du commissaire européen chargé des Affaires économiques, Pedro Solbes, qui a reçu "l'agrément" de M. Prodi.
Le moment est venu de "tirer les leçons" des difficultés de certains pays de la zone euro à respecter l'objectif de 2004, a affirmé M. Prodi. Gardienne habituelle de l'orthodoxie budgétaire, la Commission européenne a donc dû se résoudre à l'évidence: aux prises à une croissance molle, les quatre Etats en déficit - Allemagne, France, Portugal et Italie - ne sont pas en mesure de respecter leur engagement de ramener leurs déficits publics à une situation proche de l'équilibre dès 2004. M. Prodi reconnaît qu'un nouveau report de l'objectif d'équilibre, inscrit dans le pacte de stabilité et de croissance, risque de "porter atteinte à la crédibilité du pacte".
Dès lors, la Commission s'empresse de souligner sa fidélité a ce texte de rigueur qui lie les douze pays de la zone euro. En premier lieu, la règle d'or, qui fixe à 3% du PIB le déficit public maximum des Etats, reste la "pierre angulaire" de la stratégie européenne, affirme M. Solbes. M. Prodi a souligné également que tout dépassement de ce plafond devait entraîner une "rapide réaction de correction". Par ailleurs, tout relâchement de la politique budgétaire (comme par exemple un accroissement des dépenses) pouvant violer la règle de l'équilibre budgétaire, devrait être traité comme "un défaut de respect des règles du pacte de stabilité", souligne M. Prodi. L'objectif d'un retour à l'équilibre devrait "incorporer des références explicites à des considérations cycliques", c'est-à-dire à l'état de la croissance économique, ajoute le président de la Commission.
Enfin, les Etats en déficit qui ont bénéficié d'un report de deux ans de leur équilibre budgétaire devront faire preuve de rigueur: ils doivent s'engager à baisser de 0,5% du PIB par an "au minimum" leur déficit structurel --qui n'est pas lié à l'évolution de la croissance-- "afin de ne pas se cacher derrière la situation économique" pour justifier une politique budgétaire laxiste, souligne une source proche de la Commission. Comme preuve de sa volonté de fermeté, la Commission a déclenché mardi, comme prévu, à l'encontre du Portugal, dont le déficit 2001 s'est élevé à 4,1% du PIB, la première étape d'une procédure pour déficits excessifs, pouvant déboucher sur des sanctions. Les ministres de Finances des Quinze devraient en décider le 5 novembre.
En Allemagne, le déficit "pourrait dépasser" le seuil des 3% du PIB en 2002, a indiqué dans son texte M. Solbes. Le plus grand pays de la zone risque donc, à l'instar de Portugal, de subir la procédure humiliante des déficits excessifs. La France, où le déficit est prévu à 2,6% du PIB cette année "la marge de sécurité" pour éviter que les 3% du PIB soient atteints n'est pas respectée, regrette M. Solbes. Les premières réactions aux suggestions de la Commission, qui doivent faire l'objet d'un accord des Quinze Etats membres, sont mitigées. Le gouverneur de la Banque du Portugal Vitor Constancio a estimé que la date de 2004 pour le retour à l'équilibre des finances publiques n'était pas intangible, mais que le pacte devait être maintenu. En revanche, Klaus Liescher, gouverneur de la Banque centrale d'Autriche, a estimé qu'un report à 2006 serait "nuisible" pour l'union économique et monétaire.
C'est une bonne nouvelle européenne", a déclaré le Premier ministre français, "nous apprécions le sens des réalités de la Commission, qui a suivi attentivement la préparation des budgets et la conjoncture économique". "Dans le contexte nouveau dans lequel nous sommes, on apprécie que la Commission ait accordé un nouveau rendez-vous pour l'équilibre", a-t-il encore souligné. Jean-Pierre Raffarin a précisé que la France restait engagée vis-à-vis du pacte de stabilité et de croissance malgré le report de la date et a ajouté que le ministre de l'Economie Francis Mer présenterait un programme pluriannuel de finances publiques "compatible avec ce nouvel horizon".
- AFP : http://fr.news.yahoo.com/020924/202/2rkqo.html
- Commission européenne : http://europa.eu.int/comm/press_room/index_fr.htm
Lettre de service-public.
Numéro 96 du 27 septembre 2002
http://www.service-public.fr
La lettre de service-public (extraits).
JUSTICE - Un guide en ligne sur les majeurs protégés
Alors qu'aujourd'hui près de 500 000 majeurs sont placés sous protection de la loi du fait d'une maladie, d'un handicap ou de l'âge, le ministère de la justice vient de faire paraître un guide d'informations sur les majeurs protégés dans la collection "Les guides de la Justice" : http://www.service-public.fr/accueil/justice_majeursprot.htmlINTERNET AU TRAVAIL : dix questions-réponses pratiques
Le salarié a-t-il le droit d'utiliser internet à des fins personnelles depuis son poste de travail ? L'employeur peut-il ouvrir les courriers électroniques de ses salariés ou avoir accès à leur disque dur ? Le Forum des droits sur l'Internet propose sur son site Internet une série de dix questions- réponses sur l'utilisation d'Internet au travail : http://www.service-public.fr/accueil/internet_dix_qr.htmlTELEVISION - La nouvelle "signalétique jeunesse" sur le site du CSA
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a annoncé la mise en place "au plus tard" le 18 novembre d'une nouvelle signalétique sur les écrans de télévision. Elle indiquera par tranche d'âge les publics à éloigner de la télévision : http://www.service-public.fr/accueil/culture_csa_signal.htmlEN BREF
- Sondages - Les Français et les démarches administratives : http://www.foruminternet.org/publications/lire.phtml?id=412
- Amiante - Diagnostic obligatoire avant l'achat ou la vente d'un immeuble : http://www.service-public.fr/accueil/logement_diag_amiante.html
- Environnement - Un plan de lutte contre les inondations sur quatre ans : http://www.service-public.fr/accueil/special_inondation_plan.html
- Centre d'information sur l'Europe - Fiches pratiques sur la mobilité en Europe : http://www.info-europe.fr/seb.dir/mobilite.dir/mobilite_.HTM
- Toutes les actualités : http://www.service-public.fr/accueil/actualite.htmlDECOUVRIR
- ENVIRONNEMENT - Ma commune est-elle à risque ? Découvrez Prim.net, le site internet du ministère de l'Ecologie et du Développement durable consacré à la prévention des risques naturels et industriels. Il propose notamment un répertoire national des communes à risque.
- Rubrique découvrir : http://www.service-public.fr/accueil/decouvrir.htmlNOUVEAUTES SITES PUBLICS
- Conseil départemental d'accès au droit (Haute Vienne) : http://www.cdad-hautevienne.justice.fr/
- Commune de Villers-les-Nancy (Meurthe et Moselle) : http://www.villers-les-nancy.fr/pages/fr/5.htm
- Nouveaux sites publics sur Service-public.fr : http://lessites.service-public.fr/cgi-bin/annusite/annusite.fcgi/nat1?lang=fr
Nouvelles du Senat
27/09/2002 - 1/10/2002
http://www.senat.fr
Voici les nouveautés du site internet du Sénat.
1) Evénements
URL : http://www.senat.fr/evenement/fete_jardins.html
TITRE : Fête des jardins 2002
DESCRIPTION : Samedi 28 et dimanche 29 septembreURL : http://www.senat.fr/evenement/sud-est_solidarite_internet.html
TITRE : Lancement de l'opération "Sud-Est Sénat Solidarité"2) Derniers rapports
URL : http://www.senat.fr/dossierleg/pjl01-322.html
TITRE : Projet de loi autorisant l'approbation de la convention France-Suisse relative au raccordement de la Suisse au réseau ferré français
DESCRIPTION : Rapport numéro 399 de M. Robert DEL PICCHIA, fait au nom de la commission des affaires étrangèresURL : http://www.senat.fr/dossierleg/pjl01-199.html
TITRE : Projet de loi autorisant la ratification du protocole additionnel à l'accord entre la France, la Communauté européenne de l'énergie atomique et l'Agence internationale de l'énergie atomique relatif à l'application de garanties en France
DESCRIPTION : Rapport numéro 398 de M. Michel PELCHAT, fait au nom de la commission des affaires étrangèresURL : http://www.senat.fr/dossierleg/ppl00-436.html
TITRE : Proposition de loi relative à la sécurité des piscines
DESCRIPTION : Rapport numéro 407 de M. Charles REVET, fait au nom de la commission des affaires économiquesURL : http://www.senat.fr/dossierleg/pjl01-376.html
TITRE : Projet de loi organique relatif aux juges de proximité
DESCRIPTION : Rapport numéro 404 de M. Pierre FAUCHON, fait au nom de la commission des loisURL : http://www.senat.fr/lc/lc110/lc110.html
TITRE : Le référendum d'initiative populaire
DESCRIPTION : Etude de législation comparée LC 110URL : http://www.senat.fr/lc/lc111/lc111.html
TITRE : Le référendum communal
DESCRIPTION : Etude de législation comparée LC 111URL : http://www.senat.fr/lc/lc112/lc112.html
TITRE : Le regroupement familial
DESCRIPTION : Etude de législation comparée LC 1123) Nouveaux textes
URL : http://www.senat.fr/dossierleg/ppl01-402.html
TITRE : Proposition de loi constitutionnelle relative à la libre administration des collectivités territoriales
DESCRIPTION : Texte de M. Christian PONCELET et plusieurs de ses collègues, déposé au Sénat le 18 septembre 2002URL : http://www.senat.fr/dossierleg/ppl01-409.html
TITRE : Proposition de loi relative à la couverture téléphonique et l'itinérance locale
DESCRIPTION : Texte de MM. Bruno SIDO, Gérard LARCHER, Pierre HÉRISSON, François TRUCY, Paul GIROD, déposé au Sénat le 25 septembre 2002URL : http://www.senat.fr/dossierleg/ppl01-394.html
TITRE : Proposition de loi relative aux modalités de retrait des listes aux élections sénatoriales
DESCRIPTION : Texte de M. Jean Louis MASSON, déposé au Sénat le 20 août 2002La cellule Internet du Sénat- sitn@senat.fr - 01.42.34.20.26.
@ACROPOLITIS
Lettre hebdomadaire d'information politique, économique, juridique et sociale du
Sénateur Trégouët
N°30 du 27 septembre au 3 octobre 2002
http://www.tregouet.org
APA : les bénéficiaires seraient mis à contribution.
L'allocation personnalisée d'autonomie (APA), mise en place début 2002 pour prendre en charge les personnes dépendantes âgées de plus de 60 ans est victime de son succès. D'où les sérieuses inquiétudes pesant sur son financement pour 2003. Ses bénéficiaires seraient, en effet, plus nombreux que prévu : le gouvernement Jospin tablait sur un million d'allocataires à fin 2003, un chiffre atteint depuis juin dernier, incluant les bénéficiaires et les dossiers déposés Le surcoût en 2003 de l'APA s'élèverait ainsi à 1,52 milliard d'euros. Parmi les pistes envisagées par Hubert Falco, le secrétaire d'Etat aux Personnes âgées : la hausse de la contribution des allocataires. Selon les services du secrétaire d'Etat, ce changement ne concernerait que certaines personnes âgées suivies à domicile, dont la prise en charge est assurée à 95 % par les conseils généraux. Ces allocataires pourraient voir leur participation passer de 5 % à 15 %. Celles (70 % de la catégorie) dont les ressources sont inférieures au seuil de 915 (6000 F) en seraient exclues. Cette hausse ne toucherait pas non plus les personnes percevant le minimum vieillesse. « Nous ne sommes pas contre le principe du ticket modérateur, explique Claude Lacour, de l'Union confédérale des retraités (100 000 adhérents).
Cela dit, il n'y a pas urgence. » Pour ce responsable de l'UCR d'ailleurs, une plus forte participation financière des conseils généraux est souhaitable et possible. Elle soulève, toutefois, l'opposition de nombreux responsables de ces assemblées départementales qui reprochent à l'Etat une mauvaise évaluation des besoins. « Les calculs tablaient sur plus de 2 000 bénéficiaires, alors que nous en sommes actuellement à plus de 8 000 dossiers, argue-t-on au conseil général de l'Aveyron. Cela nous coûte 100 millions d'euros de plus (656 millions de francs). » Quant à la solution consistant à augmenter la CSG, elle n'est tout simplement « pas à l'ordre du jour » dit-on dans l'entourage du secrétaire d'Etat. « Il faudrait modifier la loi, ce qui n'est pas possible dans l'immédiat », précise t-on par ailleurs à l'UCR. Autre piste évoquée, mais vite abandonnée : la possibilité reconnue au fisc de récupérer une partie des allocations sur la succession du bénéficiaire. Trop impopulaire ! Hubert Falco devrait apporter des débuts de réponse lors des conseils des ministres du 15 ou 23 octobre prochains.
Parisien : http://jdj.leparisien.com/jdj/Wed/ECO/3412807.htm
Dernieres publications sur le site de l'Assemblee
nationale
27 septembre 2002, 30 septembre 2002, 1 octobre 2002
http://www.assemblee-nationale.fr
Dernieres publications sur le site de l'Assemblee nationale.
Projet de loi de finances pour 2003
- Projet de loi n°230 : http://www.assemblee-nationale.fr/12/budget/plf2003/discussion.aspSalaires, temps de travail, développement de l'emploi
- Rapport n°231, de M. Pierre Morange : http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/temps_travail.aspMandats sociaux
- Rapport n°233, de M. Philippe Houillon : http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/mandats_sociaux.aspRèglement définitif du budget de 2001
- Rapport n°229 de M. Gilles Carrez : http://www.assemblee-nationale.fr/12/budget/reglt2001.aspAccords France / Algérie et France / Tunisie
- Rapport n° 232 de M. Richard Cazenave au nom de la commission des affaires étrangères : http://www.assemblee-nationale.fr/12/rapports/r0232.aspPropositions de loi
- Proposition de loi de M. Richard Dell'Agnola relative à la conduite automobile sous l'influence de drogues illicites et psychotropes (n° 194, déposée le 20 septembre 2002) : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0194.asp
- Proposition de loi de M. Jean-Pierre Decool relative à la création dun chèque-emploi associatif (n°180, déposée le 1er août 2002) : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0180.asp
- Proposition de loi organique de M. Jean MICHEL, n°192, visant à l'abaissement de la limite d'âge dans la magistrature de l'ordre judiciaire : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0192.asp
- Proposition de loi de M. Jean MICHEL, n°215 : conventions de prestations de services entre l'Etat et les collectivités locales : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0215.asp
- Proposition de loi constitutionnelle de M. Michel Bouvard : débat dans les deux assemblées du Parlement sur le rapport annuel de la Cour des Comptes, n°195 : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0195.asp
- Proposition de loi de ETIENNE PINTE tendant à faciliter le développement de l'intercommunalité et la création de communautés de communes, déposée le 24 septembre 2002, n°209 (renvoyée à la commission des lois) : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0209.asp
- Proposition de loi de BERNARD PERRUT tendant à la prise en compte de l'exercice d'une activité bénévole pour le calcul des droits à la retraite, déposée le 24 septembre 2002, n°212 (renvoyée à la commission des affaires culturelles) : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0212.asp
- Proposition de loi de Jean-Pierre ABELIN relative à la répression de la conduite sous l'empire de produits stupéfiants, déposée le 24 septembre 2002, n°224 (renvoyée à la commission des lois) : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0224.asp
- Proposition de loi de MICHEL HUNAULT relative à l'amélioration et la bonification des cotisations de retraite accordées aux sapeurs-pompiers volontaires, déposée le 24 septembre 2002, n°226 (renvoyée à la commission des lois) : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0226.aspProjet de loi
- Projet de loi autorisant l'approbation du protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques relatif à la convention sur la diversité biologique : http://www.assemblee-nationale.fr/documents/index-traite-encours.asp#s2000_0228
Journal Maire-Info
http://www.maire-info.com
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a demandé aux préfets de lui présenter avant la fin de l'année les schémas départementaux dinstallation des gens du voyage, confirmant dans le même temps qu'il allait créer un "délit de violation de la propriété privée" visant notamment les nomades. Le ministre de lIntérieur a indiqué, jeudi dernier, quil prépare un projet de loi réformant le Code pénal. Les gens du voyage sont visés par l'article 49 du «brouillon». Celui-ci prévoit six mois de prison et 3 000 euros d'amende pour le fait de «s'installer dans un bien immobilier appartenant à autrui», avec confiscation du véhicule et suspension pour une durée de trois ans au plus du permis de conduire. Dans une interview au «Journal du Dimanche» (29 septembre 2002), le ministre souligne qu'il n'y a que 24 départements qui ont un plan, ajoutant : "On parle beaucoup et on ne fait rien, c'était la politique d'avant ! Chacun doit comprendre que les choses ont changé". "Les gens du voyage, note M. Sarkozy, sont pour la plupart honnêtes mais quand ils arrivent à 80 caravanes dans un village, s'installent sur un terrain sans l'autorisation du propriétaire... et restent pendant trois semaines au mépris des conditions sanitaires les plus basiques et que, de ce campement, je peux suivre l'évolution de la courbe de l'insécurité dans les 30 km alentour, dois-je rester les bras ballants ?" Il ajoute que, "s'ils ne partent pas d'eux-mêmes, la police et la gendarmerie pourront saisir les véhicules". "De plus, déclare encore le ministre, lorsque l'on fait un contrôle et que l'on s'aperçoit que dans le campement où personne ne travaille les caravanes sont tractées par des BMW ou des Mercedes, je souhaite savoir - non parce que ce sont des Roms ou des Tziganes mais parce qu'ils n'ont pas de revenus - comment ils peuvent se payer ce type de voitures".
30 septembre 2002
Journal Maire-Info
http://www.maire-info.com
Gilles de Robien a présenté, lundi, les grandes orientations de sa politique en matière de logement sans faire d'annonce spectaculaire mais en affichant sa volonté de répondre par la concertation aux besoins des Français. M. de Robien a notamment insisté sur la nécessité de développer une "offre locative nouvelle" pour répondre à la pénurie de logements dans les grandes villes. Il a surtout confirmé que le gouvernement allait revenir sur les dispositions les plus controversées de la «loi Gayssot» sur la solidarité et le renouvellement urbains (SRU) de décembre 2000 qui prévoit des pénalités financières pour les communes construisant moins de 20% de logements sociaux. Le gouvernement veut ainsi modifier plusieurs points de la loi, et notamment l'obligation faite aux communes de construire au moins 20% de logements sociaux, a confirmé lundi Gilles de Robien. Le ministre de l'Equipement, qui présentait ses orientations en matière de logement, n'a pas précisé le calendrier de ces modifications qui font l'objet d'une concertation avec les parlementaires. L'objectif de mixité sociale fixé par l'article 55 de la loi SRU "n'est pas atteint", a noté Gilles de Robien, en jugeant le mécanisme des 20% "mal adapté à la diversité des communes". Sans revenir sur l'objectif de mixité sociale, le ministre de l'Equipement s'est prononcé pour un dispositif de conventionnement avec les communes sur des objectifs de construction de logements sociaux. Les pénalités financières imposées aux communes "pourraient rester" si ces objectifs ne sont pas atteints. "C'est le résultat qui compte", a-t-il dit. Ce dispositif incitatif plutôt que coercitif "recueille le plus grand consensus parmi les élus", a souligné Gilles de Robien.
Résumant ses orientations, Gilles de Robien a affiché sa volonté d'être "le ministre de tout le Logement" en intervenant sur tous les maillons de la chaîne, propriétaires, locataires et HLM. "Nous travaillons sans effet d'annonce sur le moyen terme", a-t-il dit. Dossier le plus urgent, la pénurie de logement locatif et la hausse des loyers dans les grandes villes inquiètent le gouvernement. Le ministre du Logement a annoncé une réflexion avec son collègue du Budget Alain Lambert sur la mise en place d'un statut fiscal "plus équitable" pour les bailleurs. Il a également promis d'assurer une meilleure protection des propriétaires et des locataires contre les risques d'impayés de loyers. Des "fonds de concours" seront mis en place pour mutualiser ces risques, a-t-il annoncé sans plus de précision. Constatant que la France est "très en retard" sur ses voisins européens pour la proportion de propriétaires-occupants, inférieure à 55% des ménages, Gilles de Robien a également mis l'accession à la propriété au cur de ses préoccupations. Il souhaite notamment une meilleure articulation entre les prêts à taux zéro (PTZ) et les prêts d'accession sociale (PAS). Seulement 37% des bénéficiaires de PTZ demandent un PAS. Le ministre du Logement a par ailleurs évoqué la possibilité d'étendre de "25 à 27 ans" la durée des prêts d'accession à la propriété, au lieu de 15 ans actuellement. En matière de logement HLM, l'ancien maire d'Amiens a exprimé sa volonté de "travailler sur des objectifs partagés" avec les bailleurs sociaux, notamment en matière de qualité de vie et de sécurité des habitants. Il a annoncé son souhait de négocier des conventions avec les organismes HLM sur des objectifs en matière de loyers, de patrimoine des locataires, d'occupation sociale et de service aux habitants.
1er octobre 2002
La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com
Un groupe de travail planche sur l'absentéisme à l'école.
Comment responsabiliser les parents en cas dabsentéisme scolaire de leurs enfants, quel est la sanction la plus adaptée ? Ce sont les questions auxquelles devra répondre le groupe de travail composé de représentants ministériels, représentants de parents délèves, membres dorganismes sociaux, installé le 1er octobre dernier par le ministre délégué à la famille Christian Jacob. Alors quétait évoquée une sanction de 2000 euros damende pour les parents non respectueux de lobligation scolaire, insérée dans le projet de loi sur la sécurité intérieure du ministre de lIntérieur Nicolas Sarkozy, le gouvernement souhaite finalement prendre le temps de la réflexion. Actuellement labsentéisme serait de 13 % chez les filles et de 21 % chez les garçons mais tout dépend de la définition donnée à ce terme, absences courtes répétées ou longues absences. La seule sanction applicable est la suspension ou suppression des allocations familiales, prévue par larticle 5 de lordonnance du 6 janvier 1959, que 900 familles se sont vu infliger en 2001. Peine damende, déjà évoquée par le ministère de lIntérieur, médiation, le groupe de travail devra rendre ses propositions avant la fin de lannée.
Delphine Gerbeau
02/10/2002
Liste de diffusion du site du Premier ministre
http://www.premier-ministre.gouv.fr
Mercredi 2 octobre 2002
Compte rendu du Conseil des ministres du 2 octobre 2002.
Le Président de la République a réuni le Conseil des ministres au Palais de l'Elysée le mercredi 2 octobre 2002.
A l'issue du Conseil, le service de presse de la Présidence de la République a diffusé le communiqué suivant :
PROJETS DE LOI
- Accord euro-méditerranéen dassociation entre les Communautés européennes et lEgypte
Le ministre des affaires étrangères a présenté un projet de loi autorisant la ratification de laccord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs Etats membres, dune part, et la République arabe dEgypte, dautre part.
Cet accord, signé à Luxembourg le 25 juin 2001, se substituera à laccord de coopération du 18 janvier 1977 entre la Communauté européenne et lEgypte.
Il sinscrit dans le cadre du renforcement de la politique méditerranéenne de lUnion européenne et du partenariat euro-méditerranéen rassemblant les quinze Etats membres de lUnion européenne et douze pays de la Méditerranée, décidé lors de la Conférence de Barcelone en novembre 1995.
Lobjectif principal de cet accord est létablissement d'un dialogue politique régulier avec le plus peuplé des Etats arabes, dune zone de libre-échange dont la réalisation progressive doit sétaler sur une période de transition de douze ans au maximum et d'une coopération en matière de justice et d'affaires intérieures, prévoyant la réadmission des ressortissants égyptiens illégalement entrés sur le territoire de l'Union européenne et la lutte contre le terrorisme.- Accord franco-allemand sur la construction et lentretien de ponts frontières sur le Rhin
Le ministre des affaires étrangères a présenté un projet de loi autorisant lapprobation de laccord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République fédérale dAllemagne relatif à la construction et lentretien de ponts frontières sur le Rhin dont les parties contractantes nassurent pas la maîtrise douvrage.
Cet accord, signé le 12 juin 2001 à Fribourg-en-Brisgau, permet de simplifier les procédures administratives et de réduire les délais d'approbation et de lancement des futurs projets de ponts et passerelles sur le Rhin.
Les prochains ouvrages offriront ainsi aux usagers de nouvelles liaisons rapides et fiables, améliorant leurs conditions de vie, renforçant la cohésion économique régionale et valorisant la dimension européenne de l'Alsace.DECRET
Statuts particuliers des inspecteurs généraux de l'éducation nationale et des inspecteurs généraux de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche
Le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche a présenté deux décrets relatifs aux statuts particuliers des inspecteurs généraux de l'éducation nationale et des inspecteurs généraux de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche. Ces statuts sont modifiés afin d'harmoniser le déroulement de carrière dans ces deux corps. Le projet relatif à l'inspection générale de l'éducation nationale rend accessible le dernier échelon du corps à 20% des effectifs budgétaires, à l'instar de ce qui est prévu pour l'IGAENR. Il est également prévu que les directeurs d'administration centrale et les recteurs qui intègrent cette inspection, puissent, sous certaines conditions, accéder directement à ce dernier échelon. Le projet relatif à l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche a pour objet de permettre aux membres de la seconde classe de ce corps d'accéder normalement au dernier échelon de cette classe, jusqu'à présent uniquement accessible par une sélection au choix.COMMUNICATIONS
- Les temps forts de la session parlementaire jusqu'à la fin de l'année 2002
Le secrétaire dEtat aux relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, a présenté une communication relative aux temps forts de la rentrée parlementaire jusquà la fin de lannée 2002. Le calendrier parlementaire, très dense, marquera, dans le prolongement de la session extraordinaire, une étape décisive dans la mise en uvre de la politique du Gouvernement. Le budget de lEtat et la loi de financement de la sécurité sociale constitueront, comme le prévoit la Constitution, lun des temps forts de la session jusquà la fin de lannée 2002. Le projet de loi de finances met en uvre les priorités du Gouvernement, notamment en matière de sécurité, de justice et de défense. Il donnera également une impulsion supplémentaire à la politique dallègement des charges sociales et marquera une nouvelle étape dans la baisse des impôts des ménages et des entreprises. Quant au projet de loi de financement de la sécurité sociale, il sinscrit dans une double perspective damélioration de la qualité des soins et de maîtrise des dépenses. Les efforts vont également samplifier en faveur de lemploi, avec le projet de loi de relatif aux salaires, au temps de travail et au développement de lemploi et celui aménageant la loi de modernisation sociale. Dans le domaine de la sécurité et de la justice, les réformes vont se poursuivre pour améliorer la vie quotidienne des Françaises et des Français. Cela se traduira notamment par lexamen de trois projets de loi : le projet de loi organique relatif aux juges de proximité, le projet de loi pour la sécurité intérieure et le projet de loi de programmation militaire. Enfin, la réforme constitutionnelle sur la décentralisation, qui sera engagée avant la fin de lannée, permettra de libérer les énergies et de rapprocher, au plus près, les décisions de leur lieu de mise en oeuvre. Ce calendrier de travail nest bien évidemment pas exhaustif. Dautres textes seront inscrits à lordre du jour, notamment pour traduire nos engagements européens et plusieurs débats devraient être organisés sur la situation en Iraq et les prélèvements obligatoires. Le Gouvernement compte, par ailleurs, sur les propositions des parlementaires pour enrichir les textes et les réformes. Lensemble de ce programme parlementaire marque nettement lexigence de sincérité et de résultat, afin de créer un véritable pacte de confiance entre lEtat et les Français.- Le bilan de la saison touristique estivale
Le secrétaire dEtat au tourisme a présenté une communication relative au bilan de la saison touristique estivale. Malgré un contexte international difficile, marqué par les événements du 11 septembre 2001, et une diminution du nombre des déplacements touristiques, notre pays est parvenu à conserver son rang de 1èe destination au monde en accueillant cette année plus de 76,5 millions de touristes étrangers, qui ont dépensé 34 milliards deuros, ce qui permet de dégager un solde bénéficiaire de 15 milliards deuros dans les échanges extérieurs. Les professionnels du tourisme ont joué un rôle important dans ces bons résultats, par leur réactivité ; y ont également contribué la solidarité professionnelle et les mesures prises par les collectivités publiques, ce qui a permis de résister aux conséquences de la crise de la fin de lannée 2001. La fréquentation touristique pour lété 2002 a été marquée par une augmentation du nombre de déplacements des Français en France, alors que fléchissaient légèrement leurs déplacements à létranger. Les résultats de lété 2002 sont positifs, même sils sont inférieurs à ceux de lété 2001, qui constituait une saison exceptionnelle. Ces résultats présentent des disparités selon les régions et les périodes observées. La Bretagne et les Pays de la Loire ont connu une meilleure fréquentation quen 2001. Sur lensemble du littoral et en milieu rural, la fréquentation touristique demeure stable ; elle connaît une hausse en milieu urbain. Enfin, le nombre de nuitées diminue en montagne. La situation des Antilles dont la fréquentation est en baisse de 20 % -nécessitera quant à elle un dispositif adapté. Les clientèles étrangères sont restées fidèles à notre pays, notamment celles dEurope du Nord, dEspagne ou dItalie. Certaines régions enregistrent une baisse sensible des clientèles en provenance du Japon et des Etats-Unis. Concernant lactivité des secteurs économiques, les agences de voyages nont pas retrouvé leur niveau daffaires de 2001. Les résultats enregistrés dans les secteurs de lhôtellerie sont en très légère baisse. Les campings, gîtes ruraux, chambres dhôtes connaissent une fréquentation en hausse légère tandis que les résidences de tourisme, les clubs et villages enregistrent des résultats identiques à ceux de 2001. Les résultats de 2002 confortent la place de la France dans le tourisme mondial, et le secteur du tourisme comme une des premières activités économiques de notre pays. Lhôtellerie et la restauration ont ainsi créé plus de 11 000 emplois au premier trimestre. Mais ce secteur demeure fragile. Plusieurs pistes de réflexions pour les mois à venir doivent être étudiées : dune part, laccroissement des moyens de promotion, grâce aux réseaux de Maison de la France, de la France à létranger et, dautre part, le développement notamment dans le cadre du processus de décentralisation de nouveaux partenariats entre lEtat, les collectivités locales et les professionnels en matière dobservation, danalyse, de prévision et de promotion.MESURES D'ORDRE INDIVIDUEL
Le Conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :
Sur proposition du ministre de lintérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales
- M. Jean-Louis BLANCHOU, préfet, secrétaire général pour ladministration de la police de Paris, est nommé préfet hors cadre et placé en position de service détachéSur proposition du ministre des affaires étrangères
- Mme Joëlle TIMSIT, ministre plénipotentiaire hors classe, est maintenu dans ses fonctions de conseillère diplomatique du GouvernementSur proposition du ministre de léconomie, des finances et de lindustrie
- M. Thierry BRETON est nommé président du conseil dadministration de France TélécomSur proposition du ministre de léquipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer
- M. Frank MORISSEAU, ingénieur général des ponts et chaussées, est nommé directeur de la navigation aérienne à ladministration centrale du ministère des transports, du logement, du tourisme et de la mer(c)Service d'Information du Gouvernement
Journal Maire-Info
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Jean-Pierre Raffarin rend ses arbitrages sur l'avant-projet de loi de sécurité intérieure.
Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a rendu, mardi, ses arbitrages sur l'avant-projet de loi de sécurité intérieure lors d'une réunion à Matignon avec Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, et Dominique Perben, ministre de la Justice. Le Garde des Sceaux a lancé à l'issue de cette réunion de travail qu'elle s'était "très bien" passée pour lui. Le ministre de l'Intérieur est parti sans faire de déclaration. La publication jeudi dernier dans la presse des grandes lignes de ce texte, qui sera soumis cet automne au Parlement, avait déclenché un tollé des associations de défense des droits de l'homme. Jean-Pierre Raffarin a même été obligé de démentir jeudi soir sur France 2 une information du "Monde" selon laquelle le gouvernement prévoirait de punir de 2 000 euros d'amende les parents dont les enfants font l'école buissonnière. A l'occasion de la première séance de questions d'actualité de la législature, Nicolas Sarkozy a assuré mardi qu'"aucune liberté publique" ne serait remise en cause par le texte. L'avant-projet de loi renforce les pouvoirs de la police et de la gendarmerie et limite des droits de la défense. Selon les informations publiées par la presse, lavant-projet de loi réprime notamment le délit de mendicité de six mois de prison ferme et de 7 500 euros d'amende. Le texte créerait aussi le délit d'«exploitation de la mendicité», réprimé jusqu'à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende. Pour les regroupements «abusifs» dans les halls d'immeubles, six mois de prison et 7 500 euros d'amende seraient requis. Contre l'absentéisme scolaire, les services de Nicolas Sarkozy proposaient la création d'un nouveau délit qui permettrait d'infliger 2 000 euros d'amende aux parents dont l'enfant a manqué «sans motif légitime ni excuse valable quatre demi-journées dans le mois». Cest cette disposition qua récusée le Premier ministre le 26 septembre dernier. Par ailleurs, les gens du voyage sont visés par le fait de «s'installer dans un bien immobilier appartenant à autrui», délit qui encourrait six mois de prison et 3 000 euros d'amende, confiscation du véhicule et suspension pour une durée de trois ans au plus du permis de conduire. Enfin, pour la prostitution, Nicolas Sarkozy propose six mois de prison ferme et 7 500 euros pour «le fait, par tout moyen, y compris son attitude sur la voie publique, de procéder au racolage d'autrui en vue de l'inciter à des relations sexuelles».
2 octobre 2002
Dernières nouvelles du Conseil économique et
social
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2 et 3 octobre 2002
Dernières nouvelles du Conseil économique et social.
- L'avis du CES sur L'INSERTION DES JEUNES D'ORIGINE ÉTRANGÈRE, présenté par VIPREY Mouna, au nom de la SECTION DES AFFAIRES SOCIALES, a été adopté par l'assemblée plénière le 9/7/2002 : http://www.ces.fr/redirrapp.asp?redir=rapzip/02070912
- L'avis du CES sur COPROPRIÉTÉS EN DIFFICULTÉ, présenté par RASTOLL Frédérique, au nom de la SECTION DU CADRE DE VIE, a été adopté par l'assemblée plénière le 24/9/2002 : http://www.ces.fr/redirrapp.asp?redir=rapzip/02092413* Dans la rubrique "notice" vous trouverez un résumé en 1 page (note flash) ou en 3 pages (note de présentation)
* Vous pouvez obtenir des informations complémentaires auprès de la SECTION
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Transmission des actes des collectivités locales : 40 % daugmentation entre 1990 et 1998
La Direction générale des collectivités locales (DGCL) a mis en ligne sur son site (voir lien ci-contre) le rapport du gouvernement sur le contrôle des actes des collectivités locales 1999-2000. Contrepartie de la décentralisation opérée en 1982 et la portée nouvelle du principe de «libre administration» des collectivités, le contrôle de légalité des actes des collectivités locales et de leurs établissements publics a été confié, sous lautorité du gouvernement, aux préfets. Ce contrôle de légalité «a posteriori», fondé uniquement sur l'examen de la légalité des actes, dont il revient désormais au juge administratif saisi par le préfet de sanctionner le défaut de respect, a succédé au régime antérieur d'approbation préalable. «Plus de quinze ans après la mise en place de la décentralisation, le contrôle de légalité a assis sa légitimité», note le rapport gouvernemental. Les résultats globaux mettent en évidence le rôle essentiel de la phase pré-contentieuse du contrôle de légalité et un volume croissant dactes transmis au contrôle de légalité. Le nombre dactes transmis par les collectivités locales et leurs établissements publics sélève à 7 329 272 actes en 1999 pour atteindre le chiffre de 7 736 756 au titre de lexercice 2000. Les tableaux publiés par le rapport détaillent la répartition de ces nombres entre les différentes catégories dactes soumis à lobligation de transmission en vertu des dispositions du Code général des collectivités territoriales. Le nombre dactes transmis a enregistré une forte augmentation au titre de lexercice 1998 avec une progression de 12,8 %. Au titre des deux exercices suivants, la progression sest stabilisée autour de 5,7 %, soit 40% daugmentation par rapport à lexercice 1990. Laccroissement du nombre des délibérations représente 35% de laugmentation des nombres dactes transmis au titre de lexercice 1998. Au titre de lannée 2000, cet accroissement sélève à 48%. Les décisions de police réglementaires et individuelles, les marchés et contrats ainsi que les décisions individuelles en matière durbanisme expliquent le reste de laccroissement du nombre dacte.
3 octobre 2002
Liens : http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/publications/Rapports/rapport_controle_legalite/Accueil_rapport_co
Lettre de Localmundi n°25
Jeudi 03 octobre 2002
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Réforme européenne des marchés : les conventions d'aménagement.
La réglementation française est de plus en plus issue des réformes engagées au niveau européen : certaines en sont au stade de la réflexion, comme le projet de code unique des contrats ; d'autres sont au stade de l'adoption parlementaire, comme les projets de directives en marchés publics ; d'autres, enfin, relatifs à des textes déjà en vigueur, vont bouleverser notre corpus juridique. Quelques dossiers sont marqués par un conflit entre la Commission européenne ou la Cour de justice des communautés européennes et la France.
L'amélioration de notre cadre de vie passe par les enjeux de l'aménagement qui, pendant longtemps, n'a pas été soumis à la logique concurrentielle du droit communautaire. Les sociétés d'économie mixte (SEM) ont toujours eu tendance à considérer que les conventions publiques d'aménagement, telles qu'elles sont réglementées en France, ne relèvent pas du champ du Code des marchés publics. Or voilà que la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) vient de se prononcer en sens contraire dans l'affaire de la « Scala de Milan », et que la Commission européenne conteste la position française dans un courrier du 18 juillet 2001, où elle écrit que les conventions publiques d'aménagement sont des marchés publics de travaux. Certains espèrent encore en la clémence de la Commission européenne. Le gouvernement français lui a transmis ses arguments, mais le risque de saisine de la CJCE pour manquement est réel. Il y a, en effet, sur le plan strictement juridique, une logique concurrentielle (bonne ou mauvaise), dans le droit chemin du droit communautaire.L'affaire de la Scala de Milan
Que dit la Cour de justice des communautés européennes dans son arrêt « Ordine degli Archetti c/Commune de Milano », du 12 juillet 2001 (aff. C. 399/98) ? L'ordre des architectes des provinces de Milan et le Conseil des architectes ont saisi le tribunal administratif compétent, qui lui-même a demandé sous la forme de questions préjudicielles à la CJCE de dire le droit. Les faits étaient les suivants : la commune de Milan a conclu une convention d'aménagement avec une société privée, en vu de permettre à ce promoteur privé de réaliser la construction d'un théâtre ainsi que son aire de stationnement.
Ce théâtre s'inscrivait dans un programme de travaux adopté par délibération municipale, s'agissant de la reconversion d'une ancienne zone industrielle en un projet de lotissement et de théâtre. L'aspect financier était réglé de la manière suivante : le promoteur cédait gratuitement le terrain où devait être réalisé l'ouvrage d'équipement secondaire, à savoir le théâtre. Pour sa part, le promoteur s'engageait à réaliser l'enveloppe extérieure du théâtre, avec un coût déduit des contributions d'urbanisme dues au maître d'ouvrage public.Un marché public de travaux
Comment qualifier ce montage juridique ? La question était de savoir si la réalisation directe d'un ouvrage d'équipement par un promoteur, en déduction de contributions d'urbanisme, constituait un marché public de travaux (donc formalisme concurrentiel impératif, surtout puis qu'il s'agit d'un ouvrage dépassant le seuil européen de publication au JOCE d'un avis d'appel public à concurrence).
La CJCE a conclu à un marché public de travaux, au sens de la directive du 14 juin 1993. Pour constituer un tel contrat, il faut identifier la présence d'un lien contractuel formalisé, à titre onéreux, ayant pour objet l'exécution d'un ouvrage ou de travaux publics, entre une personne privée et un pouvoir adjudicateur. Cette définition s'applique aux conventions publiques d'aménagement.
Pour la CJCE, la réalisation de l'ouvrage était une alternative au paiement de la contribution, et d'ailleurs une convention en ce sens a été conclue. C'était une sorte de contribution fiscale s'imputant sur la contribution qui aurait dû être réglée. La prestation du promoteur n'était pas effectuée à titre gratuit selon la CJCE. Un aspect contractuel existait ; mais également, un aspect financier. De plus, l'objet du contrat était, pour l'essentiel, la réalisation d'un ouvrage au sens de la directive précitée.
En réalité, pour résumer, la CJCE a estimé que le lotisseur devait être regardé comme étant détenteur d'un mandat exprès accordé par la commune pour la construction d'un ouvrage d'équipement public. D'où la qualification de marché public de travaux, qui découle sur l'exigence du respect du formalisme concurrentiel du droit national comme européen des marchés publics.Une révolution attendue
Cet arrêt va certainement guider la position de la Commission européenne vis-à-vis de la réglementation française. On pourrait extrapoler sur les différences de législations existant entre l'Italie et la France, mais il y a une évidence : le droit communautaire prévaut sur le droit national.
Et dès lors, les arguments français qui reposeraient pour une part, sur la loi MOP du 12 juillet 1985, ou la loi SRU et la loi Sapin, sont inopérants. D'autant plus, que le droit européen actuel, ignore le concept de délégation de service public et ne connaît pas d'équivalent de la loi MOP qui, de toute façon, entre dans le cadre des marchés publics de services définis par la directive no 92-50 du 18 juin 1992.
La convention publique d'aménagement est une opération complexe, qui risque bien de ne pas échapper à la vision très extensive que les instances communautaires développent de manière constante depuis le début des années 90.Les points clés
Les conventions publiques d'aménagement relèveraient, selon la Commission européenne, du champ d'application du droit communautaire des marchés publics.
La convention conclue entre une commune italienne et un promoteur a été considérée par la Cour de justice des communautés européennes comme un marché public de travaux, soumis à une obligation de mise en concurrence au niveau européen en raison du dépassement du seuil de 5 millions d'euros HT.
La modification en France du droit applicable aux conventions publiques d'aménagement par la loi SRU, l'existence de la loi Sapin et de la loi MOP avec chacune leur champ d'application respectif, ne sont pas déterminantes vis-à-vis du droit communautaire, qui est supérieur au droit national.
La France n'a pas encore été condamnée sur cet aspect, mais elle risque bien de voir la Commission européenne saisir la CJCE, pour manquement de la France à ses obligations.Ce qui fait débat
En France, la mission confiée à l'aménageur dépasse la simple réalisation de travaux. Faut-il, dès lors, considérer que la convention de base est un marché public de travaux ? Qu'en est-il, en outre, de la phase d'études ? Selon notre droit des marchés publics, un même contrat peut être, pour une partie (certains lots) des travaux, et pour une autre partie (autres lots), des services.
Le maître d'ouvrage public devra regarder la part prépondérante pour déterminer le régime juridique applicable à ladite convention publique d'aménagement. Et si, financièrement, la partie travaux prévaut, il s'agira d'un marché public de travaux. Le seuil européen sera de 5 000 000 euros et non de 200 000 euros HT (services et fournitures pour les collectivités locales). Une interrogation demeure. Mais cette fois, elle n'est plus juridique, mais d'ordre politique : le développement du libre échange entre les pays membres nécessite-t-il obligatoirement que l'on impose un formalisme concurrentiel pour l'aménagement urbain ? Le débat n'est pas clos.JEROME MICHON © Le Moniteur des TP
La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com
Décentralisation : le contenu du projet de loi constitutionnelle.
Le projet de loi constitutionnel est encore en cours d'examen au Conseil d'Etat, avant son adoption en conseil des ministres le 16 octobre prochain. En dehors du volet outre-mer, quatre articles de la Constitution seraient retouchés : l'article 1 pour indiquer que l'organisation de la République " est décentralisée ", l'article 37 pour introduire la notion d'expérimentations à la loi et aux règlements, l'article 39 pour préciser que les textes de loi qui auront " pour principal objet la libre administration des collectivités locales " seront soumis en premier lieu au Sénat, enfin, l'article 72 sur les collectivités locales. Dans la rédaction proposée par le gouvernement, cet article comporterait pas mois de 45 lignes. Sans doute un record. Y figurerait notamment la notion de " chef de file ", un " droit de pétition " pour permettre à des électeurs d'imposer l'examen d'un sujet à l'ordre du jour de l'assemblée délibérante, le droit au référendum local, le principe d'autonomie fiscal et la nécessité de " dispositifs de péréquation " pour corriger les inégalité entre collectivités. Certains conseillers d'Etat trouveraient le texte gouvernemental " trop long " et parfois " mal écrit ".
F.V.
03/10/2002
18h.com - Le Quotidien de L'Expansion
03/10/2002
http://www.lexpansion.com
Les salariés du service public se mobilisent contre les privatisations.
Forte mobilisation pour défendre le service public. Jeudi, plus de 60 000 personnes ont manifesté à Paris, entre la place de la Nation et Richelieu Drouot, selon les syndicats. Ils étaient principalement venus des rangs dEDF et GDF, deux entreprises dans lesquelles le taux de grève aurait été de 80%. Mais pas seulement. Des délégations venues de la Poste, de la SNCF,de France Télécom et dAir France se sont également jointes au cortège. La grève au sein de la compagnie aérienne aurait été suivie à 60% ou 70% à Roissy chez les personnels au sol, des chiffres jugés exagérés par la direction. A Orly, le mouvement aurait concerné 30 à 50% des salariés. Des associations de consommateurs et des militants des mouvements anti mondialisation ont également tenus à être présents avec les agents du service public. Tous entendaient peser sur la volonté du gouvernement daccélérer les processus de privatisation.
Afin de tenter de désamorcer la contestation, Francis Mer et Nicole Fontaine avaient reçu les partenaires sociaux jeudi matin, peu avant que ne démarre la démonstration de force. La Ministre déléguée à lIndustrie a affirmé à lissue de la rencontre que le dialogue avait été «très ouvert, très cordial et très instructif» et a assuré aux syndicats que le gouvernement défendait le secteur public «à leurs côtés», tout en se montrant ferme sur la nécessité d'ouvrir le capital d'EDF et de GDF. Autre son de cloche chez les représentants des salariés. Un responsable syndical a ainsi affirmé en sortant que la rencontre sétait «très mal passée», ajoutant : «cest affligeant et inquiétant, et il ny a pas eu dannonces». Un dialogue de sourds qui promet des lendemains houleux.
Lexpansion.com
Courrier de l'Internet citoyen
Numéro 94 3 octobre 2002
Courrier de l'Internet citoyen (extraits ...)
Droits et libertés
- Le Forum des droits sur l'Internet organise sur son site un forum de discussion international depuis le 9 septembre dernier, en amont du colloque de la Commission nationale française pour l'UNESCO sur le thème : "Liberté dexpression dans la société de linformation", les 15 et 16 novembre à Paris. Près d'une centaine de contributions y ont été postées. Parmi les sujets de discussion répartis sur trois thèmes : "Internet et journalisme africain" ; "Genre et liberté d'expression dans la société mondiale de l'information" ; "Est-ce par paresse qu'on a besoin de normes en matière de liberté d'expression ?". Ouvert jusqu'au 21 octobre, les contributions feront l'objet d'un rapport qui sera remis aux participants et intervenants du colloque : http://www.foruminternet.org/Collectivités locales
- Le Fontanil, commune de 2 500 habitants, située près de Grenoble, transforme la pratique du SMS Short message system ainsi que l'e-mail en un usage dans l'information municipale. Chaque habitant peut s'inscrire en communiquant ses coordonnées à ce nouveau service en choisissant les informations qu'il souhaite recevoir comme les dates des conseils municipaux, réunions publiques, manifestations diverses, concerts et festivals, expositions : http://www.ville-fontanil.fr/
- Ternova présente un dossier de fond sur l'évolution de l'Internet au service des collectivités locales : "Le web vole au secours des collectivités locales", réalisé par la Revue des Collectivités Locales. On recense aujourd'hui plus de 3 578 sites publics. On assiste également à la création de nombreux sites à vocations communales, de sites portails et de sites thématiques. L'heure est aux contenus : usages du Web entre vitrine et interactivité, l'Internet de proximité, citoyenneté sur le net, vote électronique, accès pour tous et perspectives, haut débit par voie terrestre ou par satellite, sont passés en revue. Un dossier indispensable pour les collectivités locales, mais aussi pour les usagers : http://www.ternova.com/ - rubrique NTIC - dossiersVilles Internet
- Le Ministre délégué à la Ville Jean-Louis Borloo a confirmé le renouvellement du Haut patronage du ministère délégué à la Ville pour l'opération Villes Internet. Il remettra personnellement les labels aux élus des Villes Internet 2002, le 22 octobre prochain à la Caisse des Dépôts et Consignations - Paris. Rappelons que 162 villes ont concouru cette année et que 446 villes sont inscrites sur la plate-forme Villes Internet. La remise des labels sera suivie l'après-midi de la première Assemblée générale ouverte de l'association Villes Internet : http://www.villes-internet.netFormation
- Avec l'ouverture de 21 nouveaux points daccès à la téléformation, les Pays de la Loire compte plus de 100 points daccès, préambule dun véritable service de formation "près de chez vous" qui touchent déjà 5 000 personnes et bientôt 7 500. Réservée au départ aux seuls demandeurs demploi, cette nouvelle offre de formation a progressivement bénéficié à dautres publics qui représentent aujourdhui 45% des apprenants. Il sagit principalement de formations courtes dans le domaine de la mise à niveau générale et bureautique : http://www.paysdelaloire.fr/actualite/presse/detail.asp?fl0_0=315Education
- 52 % des internautes sur les 1 097 qui ont répondu au questionnaire "Quelle place pour les parents à l'école ?" sur le site expression publique.com, pensent que lécole est un "lieu de vie" avant dêtre un "lieu détudes". En effet, une courte majorité estime que lécole est un lieu de vie où les parents doivent être associés activement alors quà linverse, une forte minorité continue de dire quelle est un lieu détude où les parents doivent avoir une place limitée. Le site Expression publique.com dont la vocation est de donner la parole aux citoyens sur les sujets de société ou d'actualité qui font débat, va transmettre les résultats au ministre de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche dont la réponse s'il y a sera publiée sur le site : http://www.expression-publique.com/
- Le Viv@ - village interactif virtuel @rdèche est un projet de communication et de coopération entre des classes de langue de différents pays du monde. Ce "village de forums multilingues" a aujourd'hui un an de fonctionnement. Cette idée d'écriture dynamique en ligne est née de la collaboration entre l'équipe d'ingénierie éducative du CDDP de l'Ardèche et de professeurs de langues. Chaque bâtiment du village correspond à un thème proposé par les élèves du primaire : musique, sport, cinéma, mais aussi le squatt, la maison hantée... D'autres lieux ont été proposés par les professeurs : agence de voyage, les maisons d'habitation... et correspondent à des exercices précis faisant suite à un cours. Un forum enseignant "le coin des enseignants" complète le dispositif : http://www.ardecol.ac-grenoble.fr/viva/index2.htmEtude
- Arantis, agence régionale Poitou-Charentes des technologies de l'information publie en ligne une étude "Inégalités devant Internet : la réponse passe par les Espaces Publics Numériques" réalisée par Patricia Vendramin et Gérard Valenduc, chercheurs au Centre de recherche Travail et Technologies de la Fondation Travail Université de Namur. L'étude positionne le rôle des EPN dans la réduction des inégalités. Avec l'aide de l'Etat, ils doivent se donner les moyens pour amener tous les publics à s'approprier les usages. Cette approche dynamique des inégalités leur permet de repérer les écarts qui se creusent, ou qui se réduisent, d'autres qui traduisent des inégalités ou qui génèrent de nouvelles inégalités. Ils apportent des éléments de réponses autour de trois axes : les difficultés face à l'outil, les freins financiers et sociaux, l'hétérogénéité des profils des utilisateurs : http://www.arantis.com/Vie associative
- L'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire INJEP et les Editions Milan publient le premier guide pratique "Les associations et Internet". Comment faire un site pour rien quand on est une association fauchée ? Quels sont les obstacles à l'introduction d'Internet dans une association ? Comment les surmonter ? Comment faire son assemblée générale en ligne ? A ces questions, ce livre donne les réponses sous la forme d'un mode d'emploi qui présente : les enjeux, risques et nouvelles méthodes d'animation de réseau, les usages et outils concrets pour échanger et animer sa structure : travailler en réseau, créer un site, diffuser une publication numérique, recruter, former et se former, e-administrer son association ainsi que des éléments juridiques. Prix de vente 5 euros : http://www.injep.fr/commandeEurope
- Le programme d'aide européen "eContent" a son propre site : le village des contenus. L'objectif de cette plate-forme mise en place par la Commission européenne : promouvoir les pratiques et les résultats du programme "eContent" en matière de contenus numériques. Rappelons que ce programme vise à encourager la production, la diffusion et l'utilisation de contenus numériques européens sur les réseaux mondiaux et à promouvoir dans la société de l'information. Deux appels à propositions ont été lancés en 2001. Un dernier dit "permanent" actuellement ouvert jusqu'au 16 décembre prochain concerne les projets de définition et les mesures d'accompagnement : http://www.content-village.org/Agenda
- Villes Internet est partenaire du 3ème congrès mondial des réseaux citoyens GlobalCN - Global Communities Networks - qui se tiendra à Montréal du 7 au 12 octobre prochain, sous le thème "Réseaux citoyens, villes et territoires numériques : vers un renouveau démocratique". Ce congrès sera un lieu d'information et d'apprentissage privilégié des pouvoirs locaux, villes et territoires du monde. Montréal 2002 est officiellement reconnu par le secrétariat exécutif des Nations Unies comme une rencontre préparatoire du sommet de l'ONU sur la société de l'information qui se tiendra à Genève en décembre 2003. Villes Internet invite les 446 collectivités locales inscrites sur sa plate-forme à participer à ce grand événement en présentant et valorisant leurs savoir-faire et leurs créativités dans le champ de l'Internet citoyen : http://www.villes-internet.net/ ou informations complémentaires sur : http://www.globalcn.org
- L'Ecole nationale des cadres territoriaux d'Angers - ENACT organise une journée conférence-débat le 9 octobre sur le thème "Les politiques publiques territoriales, les TIC et le logiciel libre". Cette journée est gratuite et ouverte aux fonctionnaires territoriaux : www.enact-angers.cnfpt.fr
- L'ANTIC, l'Agence Pays Basque NTIC, organise la seconde édition du Biarritz-Web TV-Day qui se tiendra les 10 et 11 octobre prochains à Biarritz. "Pourquoi faut-il être présent sur les TV interactives ?" telle est la question qui sera débattue. Ce colloque de réflexion et déchanges sur les télévisions interactives et les web TV en particulier, sera constitué d'ateliers-débats dont un axé sur "Télévisions citoyennes et démocratie locale". Programme et inscription : http://www.antic-paysbasque.com
- Le CIRIMM - Communication interculturelle, Relations internationales et Management multiculturel et multimédia organise un colloque le 17 octobre prochain sur le thème "De l'être @ l'e-être" à Pessac (33). Réunissant universitaires et professionnels, il est ouvert à tous les usagers de l'Internet, conscients de sa nature interculturelle. Avec pour fil conducteur le voyage de Marco Polo, cette rencontre se propose de mettre en lumière ce que l'Internet apporte de neuf à 12 notions propres à l'humanité. Ce colloque constitue la première étape d'un programme sur 4 ans, lancé par l'Observatoire Interculturel des Mutations de l'Internet OIMI. Programme et inscription : http://cirimm.org
- La prochaine Rencontre des Espaces culture et multimédia se tiendra le 16 octobre prochain sur le thème : "Ecritures et TIC" au Conservatoire d' Issy-les-Moulineaux (92). Organisée en partenariat avec Le Cube / Art 3000, elle s'intègre à la fois dans le cadre du programme Espaces Culture Multimédia, de Lire en Fête et du Festival multimédia 1er Contact qui aura lieu à Issy-les-Moulineaux du 16 au 20 octobre. Participation gratuite mais inscription préalable : http://www.ecm.culture.gouv.fr
- Le CNRS en association avec la société MTA - Marketing et Technologies Avancées, organise une conférence internationale "E-Democratie : Scénarios pour 2010" regroupant universitaires, acteurs industriels et politiques impliqués dans le domaine de la démocratie électronique, dans le cadre du Projet EVE (Commission Européenne), les 15 et 16 octobre prochains à Paris. La conférence est structurée autour de thèmes majeurs qui feront l'objet de trois tables-rondes : "la citoyenneté numérique" ; "le vote électronique" ; "la gouvernance électronique". Programme et inscription : http://www.eve.cnrs.fr
- La deuxième rencontre régionale d'ARTESI Ile-de-France, après celle consacrée aux Espaces publiques numériques, aura lieu le 22 octobre prochain à l'Espace Landowski de Boulogne-Billancourt (92) sur le thème des "Portails de Ville". Afin de favoriser le développement rapide des portails de ville en Ile-de-France, ARTESI invite en priorité, au cours de cette journée, élu(e)s, agents des collectivités territoriales, des services déconcentrés de l'Etat, responsables associatifs, à s'interroger sur les publics, sur la production de l'information et sur l'avenir des portails . Cette rencontre favorisera la mutualisation de leurs expériences et permettra d'apporter une première réponse aux questions de ceux, trop nombreux encore, qui n'ont pas perçu les enjeux de la numérisation des territoires. Programme et inscription : http://www.artesi-idf.com/Responsable éditorial : Florence Durand-Tornare, déléguée Vecam : mailto:fdurand@vecam.org
Editeur : Vecam -Villes Internet : http://www.vecam.org et http://www.villes-internet.net
Journal Maire-Info
http://www.maire-info.com
Publication de linstruction M4 applicable aux services publics industriels et commerciaux.
Linstruction comptable M4 applicable aux services publics industriels et commerciaux (M4 et ses différentes déclinaisons) est désormais disponible sur le site de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) (voir lien ci- contre). Commentant l'arrêté du 27 août 2002, cette nouvelle instruction a été élaborée dans un souci d'harmonisation avec l'instruction M14 et en concertation avec un groupe de travail réuni dans le cadre du Comité des finances locales. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2003 et fera l'objet d'une publication au Journal officiel, à l'Edition des documents administratifs, comme c'est également le cas pour la M14. La modernisation des règles budgétaires et comptables du secteur public local a débuté, en 1988, par lélaboration de linstruction M4 sur la comptabilité des services publics industriels et commerciaux (SPIC) et de plans comptables particuliers pour certaines activités (services de distribution dénergie électrique et gazière M41 ; services des abattoirs M42 et services de transports M43), suivis, en 1991, par linstruction M49 (services deau et dassainissement). Les dispositions de ces instructions ont été régulièrement complétées par des circulaires interministérielles. Depuis lors, linstruction M14, applicable aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale depuis le 1er janvier 1997, a innové sur un certain nombre de procédures budgétaires et comptables. Le nouveau texte présente les règles budgétaires et comptables ainsi rénovées applicables à lensemble des services publics industriels et commerciaux à compter de 2003. Afin que les ordonnateurs et les comptables de ces services puissent disposer dune instruction unique mise à jour, elle reprend, amendées des procédures nouvelles, les dispositions contenues dans les instructions et circulaires précédentes, qui sont dès lors abrogées. Elle intègre par ailleurs les précisions apportées par le décret n°2001-184 du 23 février 2001 relatif aux régies.
3 octobre 2002
Liens : http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/Bases_juridiques/M4/Sommaire_M4.htm#consultation
2) Internet, informatique, téléphone, etc.
LA LETTRE DE SVM
(c) VNU Business Online France.
27 septembre 2002
http://svm.vnunet.fr/
Deux nouveaux Linux sortent du bois.
MandrakeSoft et RedHat sortent quasiment simultanément une version de leur distribution Linux respective. Outre l'habituel et toujours très complet ensemble d'applications fournies, Mandrake 9.0 et RedHat 8.0 insistent sur l'amélioration de la facilité d'utilisation.
Alors même que Steve Ballmer, PDG de Microsoft, reconnaît en Linux une vraie menace (voir édition du 26 septembre 2002 : http://www.vnunet.fr/actu/article.htm?numero=10133), deux des principaux éditeurs du système d'exploitation libre présentent leur nouvelle distribution. En réalité, seul MandrakeSoft a officiellement lancé Mandrake Linux 9.0. RedHat, de son côté, doit lancer sa distribution 8.0 la semaine prochaine, mais une fuite a permis à certains petits malins de télécharger la distribution depuis le site de l'éditeur américain.
Outre leurs dates de sortie quasi concomitantes, les deux distributions présentent de nombreux points communs. Notamment, les éditeurs clament tout deux avoir beaucoup travaillé à l'amélioration de l'interface graphique, expliquant l'avoir rendue plus simple et plus attrayante. Un passage obligé pour faire adopter Linux sur les postes de travail et non plus seulement sur des serveurs. Vrai qu'il reste encore du chemin à faire. Alors que Windows truste 94 % du marché des systèmes utilisés sur des machines "clientes", le cabinet d'étude américain IDC estimait cette part à 3,8 % pour Linux en juin dernier. On comprend mieux les efforts de Mandrake et RedHat. Idem pour le dernier arrivé Lindows, dont la version 2.0 du système est disponible depuis peu et qui appuie aussi beaucoup son discours sur son interface graphique "accessible".
Résultat, tant Mandrake que RedHat présentent des interfaces remaniées. RedHat confirme sa volonté d'unifier le rendu graphique (voir édition du 18 septembre 2002 : http://www.vnunet.fr/actu/article.htm?numero=10097) en proposant Bluewave, un sur-ensemble de KDE et Gnome. Les deux distributions proposent également la reconnaissance automatique, type hot plug, des périphériques USB.
Fabrice Neuman
POUR EN SAVOIR PLUS
- Présentation de Mandrake Linux 9.0 (en anglais) : http://pst.mandrakesoft.com/products/90/
- Le site de RedHat (en anglais) : http://www.redhat.com/
18h.com - Le Quotidien de L'Expansion
27/09/2002
http://www.lexpansion.com
Infogrames pourrait supprimer 60% de ses effectifs.
Selon Les Echos, le leader européen du jeu vidéo aurait décidé de mettre en place un plan social touchant 282 emplois. La direction dInfogrames sest refusé à tout commentaire, mais a indiqué quun comité dentreprise se réunira mardi prochain pour examiner les projets de restructuration du groupe. La semaine dernière, le PDG Bruno Bonnell avait déclaré que la société visait 25 millions deuros déconomies en Europe dans les prochains mois, et que certains sites de production, notamment français, seraient purement et simplement fermés.
Lexpansion.com
La lettre du journal du NET
Vendredi 27 septembre 2002 - N°656
http://www.journaldunet.com
Un salarié perd en moyenne 3 heures chaque semaine pour des problèmes de micro-informatique.
Chaque utilisateur d'un poste de travail informatique a déjà été confronté, un jour ou l'autre, à des pertes de temps liées à des dysfonctionnements de son poste de travail : attaques virales, problèmes matériels, problèmes logiciels... Les sources de temps perdu sont multiples.
Cap Gemini Ernst & Young a réalisé avec Norsk Statistics une étude destinée à évaluer ces coûts cachés. L'étude a été réalisée pour le compte d'ECDL Norvège, la structure qui gère pour ce pays l'attribution du Passeport de compétences informatiques européen plus connu sous le nom de PCIE. L'enquête démontre que chaque salarié perd ainsi près de 3 heures (171 minutes) par semaine à résoudre ses problèmes informatiques ou participer à la résolution des problèmes de ces voisins.
Estimation du temps perdu par le salarié lié à son poste de travail informatique
Répondre aux problèmes des autres 38 minutes Problèmes liés au web ou à la messagerie 26 minutes Problèmes logiciel bureautique ou bases de données 24 minutes Problèmes d'impression 22 minutes Attente hotline ou dépannage 22 minutes Autres (virus...) 39 minutes Total 171 minutes Source :CGEY & Norsk Statitics réalisée en Norvège auprès de 800 salariés.
Ces difficultés sont majoritairement liées à une connaissance imparfaite des logiciels: résolution des problèmes dse voisins, problèmes de messagerie, problèmes d'impression...
C'est pour contribuer à l'amélioration de ce niveau de connaissance dans les entreprises, que le Conseil européen des sociétés de professionnels de l'informatique à mis en place le Passeport PCIE, qui permet aux salariés de valider leurs compétences informatiques sur des outils basiques, en particulier les logiciels bureautiques de la suite Microsoft Office, la messagerie Lotus Notes ou encore la suite Star Office.
Le plus souvent, le passeport est attribué à l'issue d'une formation effectuée dans un centre habilité (près de 300 en France) ou bien dans certains établissements d'enseignement supérieur. Mais la mesure économique de ces coûts induits, particulièrement élevés, incite également les entreprises à valider le niveau de compétence de leurs salariés.
L'ensemble des salariés de la DSI de Renault ainsi qu'une partie des équipes de Cofiroute, Axa, Unibail ou Castorama ont eu l'occasion de se prêter à l'exercice pour tenter de décrocher le passeport dont la reconnaissance sur le marché du travail ne cesse d'augmenter. 2,34 millions de personnes possèdent aujourd'hui le PCIE dans le monde dont 40.000 seulement en France. Le PCIE est géré en France par la société Euro-Aptitudes qui délivre les agréments des centres de passage et administre les tests.. [Fabien Claire, EmploiCenter]
Le site
- Le PCIE : http://www.pcie.tm.fr/sitepcie/html/default.html
01net.informatique.pro
Le quotidien sur les stratégies et les solutions informatiques, Internet et télécoms
Edition du vendredi 27 septembre 2002
http://www.01net.com
Le haut débit, un cas d'école pour le conseil général des Landes.
En distribuant 4 500 ordinateurs portables aux collégiens landais, le conseil général mise sur les NTIC pour désenclaver un département à la population très inégalement répartie sur le territoire. Une première en France.
Ce lundi 23 septembre 2002, le président du conseil général des Landes (http://www.landes.org/), Henri Emmanuelli, est un homme heureux. Fervent adepte d'une école « laïque et républicaine », il est venu au collège de Rion-des-Landes pour inaugurer le second volet du projet « Un collégien, un portable », testé l'an passé sur trois établissements scolaires du département (Mimizan, Saint-Paul-lès-Dax et Monfort-en-Chalosse). Devant un parterre d'élèves, un peu intimidés, la distribution des machines peut commencer.53 millions d'euros sur cinq ans
Cette année, ce sont 4 500 ordinateurs portables qui seront prêtés aux élèves de troisième des trente-deux collèges landais. Si les salles informatiques existent déjà un peu partout dans les écoles, l'opération est, dans cette configuration précise, une première en France. Programmée sur cinq ans, elle coûtera au final près de 53 millions d'euros.
« Pour les élèves, l'arrivée du portable c'est un peu comme un cadeau de Noël », commente Pierre-Louis Ghavam, responsable du service Technologies de l'information et de la communication, au conseil général, avant d'ajouter « qu'ils se rendent vite compte que ce nouvel outil ne travaille pas tout seul... ». L'an passé, les résultats du brevet des collèges n'ont pas pâti de l'arrivée de l'informatique dans les classes.La collectivité territoriale obligée de se tourner vers un opérateur privé
Sur un plan technique, le montage de l'opération ne fut pas évident. Comptant parmi les pionniers du plan « Informatique pour tous », le département des Landes n'est pas en théorie le lieu idéal pour une Silicon Valley en devenir...
Un petit point d'histoire : la région fut victime au XIXe siècle d'un dépeuplement dont elle commence à peine à se remettre avec, comme conséquence, une population très inégalement répartie sur l'ensemble de son territoire.
Un vrai cauchemar pour les opérateurs, toujours en quête de rentabilité pour leurs tuyaux. Devant le peu d'empressement de l'opérateur historique France Télécom, la collectivité territoriale s'est donc tournée vers l'acteur privé Belgacom, filiale en France du groupe LDCom. Trois points d'accès de liaison à haut débit ont été créés dans le département, à Thalet, Labouheyre, et pour la partie nord à Bayonne.Les éditeurs soutiennent l'opération
Les fournisseurs d'accès à Internet, eux aussi très rétifs, n'ont pas consenti de conditions de connexion exceptionnelles aux familles participant au programme. En conséquence, « tout ce qui est nécessaire à la pédagogie est dans la machine », précise Pierre-Louis Ghavam. Nul besoin, donc, de se connecter à Internet depuis la maison.
Pour l'opération, le département a reçu le soutien d'éditeurs de suites bureautiques (comme Sun ou Microsoft), mais également des acteurs de l'édition papier, comme le Dictionnaire Petit Robert ou l'Encyclopédie Universalis. Des livres qui, pour beaucoup, étaient jusque-là absents des foyers. L'intégration aux ordinateurs de manuels numérisés pour chaque matière a été en revanche beaucoup plus laborieuse.
Et, aujourd'hui encore, les ouvrages proposés sont jugés « décevants » par certains professeurs. Au départ, des éditeurs souhaitaient même que seuls leurs manuels puissent être intégrés dans les ordinateurs portables, au détriment de la liberté éditoriale du corps enseignant...
Au-delà de ces quelques couacs de rigueur, le premier bilan de l'opération (disponible sur le site landesinteractives.net : http://www.landesinteractives.net/) est globalement positif. « L'accès à l'ordinateur est un défi politique pour le XXIe siècle », explique Joël Goyheneix, maire de Rion-des-Landes, mais aussi inspecteur général de l'Education nationale.Elèves et enseignants égaux devant l'informatique
Dans ce petit village, l'espace multimédia est devenu, depuis quatre ans, le lieu de rendez-vous des internautes, tous âges confondus. Sur les 2 500 habitants du village, 800 sont déjà abonnés au service. L'an passé, sur les trois collèges testés, les parents d'élèves et leur fédération ont mis en place un système d'entraide à la formation pour que personne ne reste sur le côté de la route.
En définitive, les plus surpris par cette opération sont peut-être les enseignants eux-mêmes. Beaucoup sont enthousiastes, mais ne sont pas forcément coutumiers des ordinateurs. Ils découvrent donc l'informatique en même temps que leurs élèves. Attentifs, ils assistent à la naissance de nouveaux comportements.
Ainsi une professeur d'anglais se désole que l'ordinateur accapare l'attention des élèves. D'autres, en revanche, apprivoisent rapidement la machine, à l'instar de cette enseignante en musique qui ambitionne de transformer ses élèves en jeunes compositeurs.
Mais que l'on se rassure, au final, c'est promis « l'Education nationale fait un effort conséquent sur la formation des professeurs », explique au détour un responsable du CRDP (Centre régional de documentation pédagogique).Philippe Crouzillacq, 01net.
A lire aussi
- Le haut débit repart en régions (Le Nouvel Hebdo, 09/09/2002) : http://www.01net.com/rdn?oid=192817&rub=3363
- Hourtin : Synapse apporte le haut débit aux communes rurales (01net., 28/08/2002) : http://www.01net.com/rdn?oid=191264&rub=3375
[@RT Flash] Lettre #210 du 28 Septembre au 4
Octobre 2002
RT Flash est un hebdomadaire gratuit d'information diffusé par le Sénateur René
Trégouët.
http://www.tregouet.org
La technologie WADSL, la révolution est en marche ?
La technologie WADSL (Wireless Asymetric Digital Subscriber Line), développée par la société française MDS, est une connexion à Internet que l'on peut qualifier de "boucle Locale Radio Asymétrique IP à Très Haut Débit". En effet, cette technologie associe une connexion rapide à Internet, potentiellement dans les grandes comme les petites villes, en voie descendante uniquement. A l'instar des connexions au net par Satellite, les données émises par l'abonné pourront être transmises par un modem RTC, ADSL ou une simple connexion GPRS. Pour disposer de ce type de connexion, en ce moment même en test dans l'Ardèche, votre mairie ou collectivité locale devra mettre en place un émetteur. Cet émetteur est en fait une antenne qui sera chargée d'envoyer les informations directement aux abonnés. Nous pouvons comparer cette antenne à un HotSpot WIFI, avec une portée bien supérieure et pouvant véhiculer aussi bien des données IP que d'autres types d'informations (voix, vidéos à la demande, ...).
Cet émetteur, d'une portée d'un rayon de 100 km, dispose d'un débit de 5 Gigabits/seconde sur une centaine de canaux, ce qui garantit un débit moyen théorique par accès de l'ordre de 50 Megabits/seconde pour de l'internet. Il faudra donc être situé dans un rayon de 100Km pour pouvoir recevoir les données de l'émetteur. En ce qui concerne le téléchargement de données (download), il sera donc possible d'atteindre des débits supérieurs à 6Mo/s. En ce qui concerne l'envoi de données (upload), MDS, créateur du WADSL utilise la technologie hyperboost, qui intervient au niveau du protocole TCP/IP afin d'accélérer d'un facteur 1000 la vitesse de transmission des données. En ce qui concerne l'équipement nécessaire pour pouvoir utiliser le WADSL, l'abonné devra acheter un terminal de réception et d'un démoduleur, interne ou externe au PC, pour recevoir le signal, et bien sûr du logiciel hyperboost. Le coût total de cet équipement revient à environ 400 euros.
Netéconomie : http://www.neteconomie.com/perl/navig.pl/neteconomie/infos/article/20020915231001
NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
http://www.zdnet.fr
Edition du 30 septembre 2002
Bouygues Telecom reçoit le feu vert de l'ART pour la troisième licence UMTS.
Sans grande surprise, mais les délais ont été respectés: l'Autorité de régulation des télécoms a retenu la candidature de l'opérateur pour le déploiement de son réseau 3G en France. Reste à reccueillir la signature ministérielle.
Vendredi 27 septembre, l'Autorité de régulation des télécommunications (ART) a donné son aval à la candidature de l'opérateur du groupe Bouygues pour exploiter un réseau de téléphonie mobile UMTS (ou 3G).
Reste une formalité, explique l'ART: obtenir le sceau officiel des services de l'État, par la main de la ministre déléguée à l'Industrie, Nicole Fontaine.
Bouygues Telecom devient le troisième larron des réseaux 3G en France, après Orange France (France Télécom) et SFR (Cegetel) qui ont obtenu leur licence en 2001. Bouygues avait patienté dans un premier temps, estimant que les conditions d'attribution (notamment tarifaires) n'étaient pas assez sûres. L'opérateur a fait acte de candidature lors d'un second tour, le gouvernement ayant entre-temps divisé les droits d'entrée par huit (à 619 millions d'euros) et allongé la durée d'amortissement (licence sur 20 et non 15 ans).
«L'arrivée d'un troisième opérateur crée les conditions favorables au développement du marché du multimédia mobile; l'Autorité reste attentive à la façon dont l'ensemble des acteurs lui donneront toute sa réalité», ajoute l'ART dans son annonce. «La volonté manifestée par Bouygues Telecom, dans le contexte économique et financier actuel du secteur des télécommunications, (...) conforte l'Autorité dans sa confiance dans le développement de la troisième génération mobile en France et en Europe.» La deuxième génération est couverte par les normes GSM et GPRS, cette dernière étant dotée de débits jusqu'à dix fois plus rapides.Lancement fin 2003-début 2004
Une "confiance" qui pousse l'ART à émettre le même pronostic qu'en mai 2001. «Selon les déclarations convergentes des acteurs, l'ouverture réelle du marché pourra intervenir vraisemblablement fin 2003-début 2004, les deux générations de système mobile étant appelées à se compléter pendant plusieurs années.»
Dans le document de synthèse motivant sa décison, l'ART livre des détails qui dessinent les contours des plans des futurs opérateurs UMTS. Bouygues prévoit par exemple des frais de mise en service limités à 3 euros et ensuite deux formules d'abonnements principales. L'une ("réserve unique") permet d'acheter en une seule fois «une quantité de services d'où seront décomptés l'ensemble des services de communication et de données». La seconde ("réserve séparée") scinde les services de communication (voix, visiophonie, emails, MMS) de ceux réservés au trafic de données. Chacune des formules pouvant mêler des communications au forfait et à la carte. L'utilisateur pourra parfois opter «pour le forfait pour les services de communication et le prépayé pour les données».
Le tarif indicatif du forfait plancher est de 12 euros chez Bouygues, ce qui fait dire à l'ART que «ce montant peut paraître élevé comme premier palier tarifaire pour des clients qui souhaiteraient découvrir ces services».Par Jerome Thorel - ZDNet France
En savoir plus
- Orange espère des délais pour son réseau UMTS en Suède : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2122413,00.html
- Bruxelles, a priori, favorable au partage des infrastructures 3G : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2122170,00.html
- Licences UMTS: Bouygues Telecom seul candidat pour le second tour : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2110382,00.html
18h.com - Le Quotidien de L'Expansion
30/09/2002
http://www.lexpansion.com
HP Compaq supprime 1200 emplois en France.
La méga-fusion HP Compaq vient de livrer son verdict social en France. Et cest peu de dire quil risque dêtre explosif, quand bien même il savère légèrement en deçà des prévisions faites il y a deux mois : le géant informatique supprimera exactement 1 206 postes, dont la moitié sur le seul site de Grenoble. Ces coupes sombres étaient attendues, car la France avec ses 6 300 salariés est lun des foyers les plus denses du groupe américain en Europe. Or, la direction dHP Compaq avait tablé sur 5 900 départs pour lensemble du Vieux Continent en juillet dernier, dont environ 1 400 pour lHexagone Dans le détail, Grenoble paie le plus lourd tribut de cette vaste restructuration, avec 609 suppressions et 174 transferts vers dautres unités du groupe. Suivent ensuite la région parisienne (478 postes), puis Nice (50), LIsle dAbeau (Isère, 37 postes) et enfin Annecy (32), dont le site sera même entièrement fermé. Au total, la purge effectuée par HP Compaq touchera 15 000 salariés, soit 13% des effectifs.
Guillaume Evin
Lettre de la Fing (Fondation Internet Nouvelle
Génération)
Numero 97, le 1er Octobre 2002
http://fing.org
Quelque 10 millions d'Américains surfent sur internet sans fil
Près de 10 millions d'Américains consultent leurs e-mails ou recherchent des informations sur internet à partir de leur mobile ou d'un ordinateur portable, selon une étude de l'institut de recherche ComScore Media Metrix. Cinq des 19,1 millions de propriétaires d'un ordinateur portable et 5,8 millions des 67,2 millions d'utilisateurs de mobiles ont un accès sans fil à internet, indique l'institut qui précise que le nombre est ramené dans l'absolu à 9,9 millions du fait des personnes utilisant les deux moyens de connexion, soit 11 % des adeptes du sans fil aux Etats-Unis. Les "internautes mobiles" sont à 72 % des hommes, soit 6,5 millions, alors qu'ils ne représentent que 48 % des internautes tous types de connexion confondus, selon l'étude de ComScore sur l'évolution de l'utilisation d'internet par les adultes. "Bien qu'il y ait plus d'utilisateurs de téléphones portables, une plus grande proportion de possesseurs d'assistants personnels disent utiliser leur appareil pour se connecter", souligne Peter Daboll, président de la filiale dédiée aux mesures web chez ComScore Media Metrix. L'étude montre aussi que 53 % des utilisateurs du sans fil ont entre 18 et 34 ans, alors que 42 % ont entre 35 et 54 ans et à peine plus de 4 % dépassent les 55 ans. En outre, les données recueillies par ComScore laissent apparaître un contraste avec l'accès à internet à partir d'un ordinateur, d'un téléviseur ou d'autres appareils pour lesquels 40 % des internautes ont entre 18 et 34 ans, 46 % entre 35 et 54 et 14 % sont âgés de plus de 55. L'étude portait sur 60 000 utilisateurs actifs d'internet âgés de plus de 18 ans.
- L'info : http://fr.news.yahoo.com/020829/85/2qaua.html
- Le communiqué de presse de ComScore : http://www.comscore.com/news/cell_pda_082802.htmNGN : Next Generation Networks
LAutorité de régulation des télécommunications (ART) publie une étude, réalisée par le cabinet Arcome sur la mutation progressive des réseaux de télécommunication vers les réseaux de nouvelle génération (NGN : Next Generation Networks). En effet, l'articulation entre les futurs réseaux de communications électroniques et les réseaux existants se met en place dès à présent. L'étude éclaire les enjeux techniques, économiques et réglementaires des nouveaux réseaux.
- L'info : http://www.art-telecom.fr/publications/ngnsept2002-index-d.htm
- L'étude (.PDF) : http://www.art-telecom.fr/publications/ngnsept02.pdf
- Arcome : http://www.arcome.frNetscape est mort, vive Mozilla ?
Selon une étude de la société de conseil WebSideStory, le navigateur Netscape est passé de 12 % d'utilisateurs en 2001 à 3,4 %. Ce qui signifie donc que 96 % des internautes utilisent Internet Explorer... La grande bataille de la deuxième partie des années 1990 entre Microsoft et Netscape-AOL est terminée. Verrons-nous un jour un autre navigateur apparaître, c'est la question que se pose Charlie Taylor, l'éditorialiste de NUA.com. Mozilla, le nouveau navigateur open source, descendant direct de Netscape, offre pourtant de véritables promesses. Cette plateforme ouverte de développement intègre de plus en plus d'outils pour personnaliser la navigation, partager des ressources.
- L'info : http://www.nua.ie/surveys/index.cgi?f=VS&art_id=905358317&rel=true
- Le communiqué de WebSideStory : http://www.websidestory.com/cgi-bin/wss.cgi?corporate&news&press_1_193
- L'éditorial de Charlie Taylor : http://www.nua.com/surveys/analysis/weekly_editorial/archives/issue1no312.html
- Les avantages de Mozilla discutés dans Salon.com : http://archive.salon.com/tech/feature/2002/09/10/browser_wars/
- Mozilla : http://www.mozilla.org
La lettre quotidienne de NetEconomie.com
mardi 1 octobre 2002
http://www.neteconomie.com
Le Limousin expérimente le soutien scolaire en ligne.
Après la Creuse, la région du Limousin expérimente le soutien scolaire en ligne afin de "rétablir léquilibre" entre élèves externes et internes. Le Conseil régional du Limousin, soutenu par le rectorat, veut "rétablir léquilibre" entre élèves externes et internes en utilisant le soutien scolaire via Internet. Les élèves "internes et externes ne sont pas en situation d'égalité face à la contrainte du travail scolaire du soir", affirme Jean-Jacques BESSE, Vice- président du Conseil régional. M.BESSE estime que les externes peuvent plus facilement être aidés par leur famille ou par le biais de cours particuliers. Ainsi, à titre d'expérimentation pour l'année scolaire 2002/2003, les lycéens de neufs internats de la région vont goûter aux joies de la formation en ligne (e- learning). Ces internes bénéficieront dun compte personnel pour accéder aux contenus pédagogiques (fiches de cours et exercices interactifs) du site www.exam.fr, portail de soutien scolaire édité par la société Alecole. La région du Limousin a investi 50 000 euros dans cette initiative qui ne fait pas, loin sen faut, lunanimité. Le Syndicat national des enseignements du second degré (SNES-FSU) en Creuse dénonce une "marchandisation du savoir" sur "les deniers publics". Ce nest pas la première expérience de ce type dans la région, en mai dernier le département de la Creuse (23) choisissait déjà Exam.fr pour proposer un dispositif de soutien scolaire sur Internet à 1 500 de ses collégiens
Ariane Beky
plus d'informations
- http://www.cr-limousin.fr/
NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
http://www.zdnet.fr
Edition du 01 octobre 2002
Croissance forte de l'internet haut débit en France en 2002.
Selon l'AFA, le marché de l'accès internet français «maintient une croissance importante» en 2002. L'association observe une percée fulgurante du haut débit, dont le nombre de comptes a augmenté de 152% depuis 2001.
Le nombre de comptes internet individuels ouverts en France a progressé de 28,5% en un an, selon les derniers chiffres (http://www.afa-france.com/chiffres) de l'Association française des fournisseurs d'accès et de services internet (AFA). Entre juin 2001 et juin 2002, le nombre de comptes chez les membres de l'AFA, est ainsi passé de 6,17 millions à 7,94 millions. «Le marché de l'accès internet dans son ensemble maintient une croissance importante», commente ainsi l'association. Par comptes ouverts, l'AFA entend tous les «comptes d'accès gratuits ou facturés à l'usage qui font l'objet d'au moins une connexion dans les quarante derniers jours, et tous les comptes payants sur une base forfaitaire mensuelle (incluant ou non un forfait téléphonique)». Observation importante: les comptes en connexion permanente haut débit, par le câble ou l'ADSL, sont passés de 351000 à 884000, soit une progression record de 152% en un an. En termes de parts de marché, la connexion haut débit permanente représente donc 11% du total de comptes ouverts, «ce qui se situe dans la moyenne européenne», précise l'AFA.
Plus 21% de comptes pour le bas débit
Sur la même période, le nombre de comptes bas débit n'a gagné que 21%, et le nombre d'heures de connexion mensuelles sur ligne RTC, en juin 2002, affichait un total de 73,6 millions heures, soit une augmentation de 9% par rapport à juin 2001. Il s'agit, selon l'association, «d'une bonne performance au regard du dynamisme des offres de connexion permanente au premier semestre 2002». Enfin, le nombre de sites personnels hébergés par les membres de l'AFA a connu une croissance de 34,6% sur les douze derniers mois, en atteignant 3.275.500 sites ouverts. Un chiffre qui démontre une situation stabilisée après un véritable bond en avant de janvier 2000 à juin 2001, où le nombre de sites avait progressé dix fois plus vite en augmentant de 346%.
Par Christophe Guillemin - ZDNet France
En savoir plus
- Club-Internet prend tout le monde de vitesse avec ses nouvelles offres ADSL : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2122918,00.html
- Forfait ADSL: Free casse les prix : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2122527,00.html
- Internet haut débit: les abonnés par câble progressent de 43% en un an : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2122105,00.html
L'ATELIER, cellule de veille technologique de
Paribas.
http://www.atelier.fr
La signature électronique dans les administrations.
CertiNomis (http://www.certinomis.com), expert de la certification, participe au développement de plusieurs projets en faveur de la dématérialisation des données dans les administrations.
Lusage des nouvelles technologies et dInternet augmente dans les administrations, du fait notamment dune forte volonté des pouvoirs publics à y développer les téléprocédures.
Parallèlement à la mise en place de la réglementation, on assiste à un déploiement progressif des processus de certification numérique dans les mairies ou autres établissements publics.Ces processus sappliquent essentiellement :
- dans la gestion des relations entre collectivités territoriales ou entre collectivités territoriales et Etat,
- dans la gestion des relations entre les collectivités territoriales et leurs fournisseurs
- et dans la gestion des relations entre collectivités et citoyens (ex votes électroniques).En sappuyant sur des partenaires, CertiNomis met en place des solutions « clés en main » adaptées aux besoins spécifiques des administrations et collectivités. Parmi ses partenaires, figurent notamment Magnus, filiale du groupe Berger Levrault, spécialisée dans la conception de logiciels informatiques pour collectivités locales et établissements publics, Arpège, éditeur de progiciels pour les collectivités locales, et Cométris, filiale dAdésium, spécialisée dans les échanges numériques sécurisés pour les collectivités locales.
CertiNomis à, à ce jour, réalisé plusieurs projets dans le cadre de ses partenariats.
En Loire Atlantique, CertiNomis et Arpège ont ainsi mis en place un processus de télétransmission des mentions marginales de lEtat Civil entre les mairies. Depuis octobre 2001, ces services Etat Civil échangent des informations numérisées et sécurisées pour la mise à jour des actes. Arpège a développé le protocole mis en place permettant à la fois de valider la demande de la mairie et la réponse reçue. Pour sa part, CertiNomis fournit le certificat de signature électronique.
Depuis avril 2002, la mairie de Lorient effectue ses actes de Contrôle de la légalité de façon numérique. La mairie signe et envoie électroniquement à la Préfecture ou à la Sous-Préfecture les comptes rendus des conseils municipaux et les délibérations. La signature électronique, dont bénéficient quatre personnes de la mairie, se trouve sur une carte à puce qui doit être connectée à lordinateur pour chaque document à signer. Deux logiciels sont à installer, lun prend en charge la signature électronique sous forme de certificat, lautre permet lenvoi.
Fournissant le certificat de signature électronique, CertiNomis a travaillé avec Cométrie. Cette dernière a pris en charge linstallation et la formation du personnel aux solutions logicielles utilisées.(Christine Weissrock Atelier Groupe BNP Paribas 01/10/2002)
Le journal de Ternova (France Télécom)
2 octobre 2002
http://www.ternova.com
Dun usage ludique avec les adolescents, il tend de plus en plus vers un usage pratique au service des collectivités locales. Illustration par l'exemple.
Le contexte
Après la vague des Tam tam, Tatoo, Kobby, le Short Message System (SMS) est apparu en 1990, de 160 caractères maximum en utilisant un téléphone portable, le SMS est un nouvel usage pour les services publics. La facilité d'envoi et de recevoir un SMS est la clé de son succès sans besoin de logiciel spécifique.
Le besoin exprimé
D'un usage ludique avec les adolescents, il tend de plus en plus vers un usage pratique au service des collectivités locales. Illustration par des exemples :
* La ville de l'agglomération grenobloise, Fontanil, envoi des SMS à sa population pour l'avertir de manifestations, des dates des conseils municipaux. C'est simple, il suffit de laisser ses coordonnés sur leur site Internet, et les informations arrivent directement sur le portable.
* La ville de Rueil-Malmaison utilise cet outil pour prévenir ces usagers lorsque leur carte d'identité ou leur passeport est disponible à la mairie. Pour les agents, il faut juste cliquer sur un bouton dans leur application afin de générer un mail et déclencher l'envoi d'un SMS. Plus de la moitié des usagers de Rueil-Malmaison sont prévenu par ce système ou par mel.
Les usages de SMS tend à se diversifier dans les déplacements urbains : transmettre l'horaire d'un train, l'état du trafic, les retards éventuels'Plus important, il peut prévenir les habitants d'une commune dépassant la côte d'alerte d'un éventuel incident climatique. Il suffit au centre de secours de collecter les numéros de portable des personnes susceptibles d'être affectées afin de le prévenir efficacement.
En 2004, avec la généralisation du haut débit, le Multimédia Message System (MMS) arrivera, un témoin d'un accident de voiture pourra envoyer une image via son portable à l'assurance ou aux autorités compétentes. Ce qui deviendra un réel enjeu pour la sécuritéLes contraintes :
A Rueil-Malmaison, ce service est confié à un prestataire qui facture 0,12 euro par message envoyé. Mais le directeur informatique, Marc-Noël FAUVEL, explique que ce service est un succès, et vu le volume de message envoyé, le tarif va descendre.
La difficulté est de cibler les personnes selon l'usages et d'avoir une liste à jour des coordonnées.Contact
- http://www.ville-fontanil.fr/
- Marc-Noël FAUVEL : 01 47 32 65 65
L'ATELIER, cellule de veille technologique de
Paribas.
http://www.atelier.fr
Le gouvernement veut développer le télétravail en France.
4 % des salariés en France sont des télétravailleurs. Bien que ce pourcentage soit en forte progression depuis un an, il reste faible comparé à celui des pays à taux moyen comme les Pays-Bas ou lAllemagne (environ 7 %), ou des pays à taux élevés comme le Danemark ou les Etats-Unis (12 %). De 1995 à 2000, le taux de croissance en Europe sétablit à 17 % par an. Le nombre de télétravailleurs européens était évalué à 9 millions de personnes en 2000. Lors de la clôture du colloque sur le télétravail en Europe, Claudie Haigneré, ministre chargée de la Recherche et des nouvelles technologies, a déclaré « LEtat (...) doit promouvoir la pratique du télétravail ».
La ministre a ainsi présenté quatre axes de travail :
- le développement de laccès Internet dans les territoires. Les taux de télétravail dans chaque pays sont proportionnels au taux de diffusion de lInternet.
- ladaptation du droit social ou des critères de valorisation professionnelle.
- la création dun observatoire des bonnes pratiques du télétravail.
- la recherche sur limpact du télétravail sur le développement durable.En outre, Claudie Haigneré a « invité fortement les entreprises françaises et leurs salariés à se pencher plus largement sur lexpérience acquise dans dautres pays ». Le gouvernement devra examiner les aménagements réglementaires nécessaires pour lever les handicaps pouvant subsister « le télétravail est un outil à exploiter beaucoup plus largement ».
(Christine Weissrock Atelier Groupe BNP Paribas 02/10/2002)
La lettre du journal du NET
Mercredi 2 octobre 2002 - N°659
http://www.journaldunet.com
Thierry Breton : et maintenant France Télécom.
"Je suis un agnostique". Cette petite phrase, Thierry Breton l'avait martelée à de multiples reprises en décembre dernier alors qu'il présentait le décodeur intégré ADSL de Thomson Multimédia (TMM). Une formule que le nouveau PDG de France Télécom, dont la nomination à la place de Michel Bon devrait être confirmée ce matin en Conseil des ministres, devra répéter à l'envi tant le pragmatisme est une valeur montante dans le secteur des télécoms.
Celui qui en mars 1997 s'est retrouvé propulsé à la tête de Thomson, groupe public valorisé quelque mois plus tôt au franc symbolique, reprend aujourd'hui les rênes d'un opérateur historique dont le niveau d'endettement atteint les 70 milliards d'euros. Une nouvelle mission dans le droit parcours de ce diplômé de Supelec et de lInstitut des hautes études de défense nationale. Que ce soit au Futuroscope, chez Bull puis chez TMM, le chemin parcouru par Thierry Breton depuis seize ans cumule deux ingrédients : les hautes technologies et la sphère politico- publique.
En matière de NTIC, Thierry Breton a fait ses armes au cours des années 80 aux côtés de Gérard Théry, le "père" du Minitel. Ce goût pour l'économie numérique se traduira, à partir de 1993, par la réalisation de plusieurs rapports officiels sur "Le télétravail" et "Les téléservices en France". Huit ans plus tard, cette même culture poussera le PDG de TMM à racheter les activités ADSL d'Alcatel pour 456 millions d'euros. Féru de haut débit et de multimédia, Thierry Breton voit dans l'Internet et la numérisation des contenus un levier pour permettre aux opérateurs télécoms de venir s'installer dans la cour des grands networks du câble et du satellite. Un rêve que les opérateurs européens ont un temps caressé, avant que la "bulle" Internet n'explose.
Ce parcours aura offert à Thierry Breton un statut de VRP multi-cartes de la high-tech publique. En décembre 2000, Martin Vial, qui vient d'être nommé PDG de La Poste, choisit de le nommer, aux côtés de... Jean-René Fourtou, à son conseil d'administration afin d'insuffler une dynamique NTIC dans le groupe. Quelque mois plus tard, en avril 2001, Thierry Breton se retrouve nommé membre du CSTI (Conseil stratégique des technologies de l'information) lancé par le gouvernement Jospin. C'est aujourd'hui sur le front France Télécom que Thierry Breton est appelé.
[Rédaction, JDNet]
En savoir plus
- Michel Bon : un septennat au rythme de la Nouvelle Economie : http://www.journaldunet.com/0209/020913michelbon.shtml
- L'action France Télécom : http://finance.journaldunet.com/php/index.php?p=2&code=13330
NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
http://www.zdnet.fr
Edition du 02 octobre 2002
Les Treo passent à la vitesse GPRS.
Handspring, constructeur américain d'ordinateurs de poche sous Palm OS, propose aux possesseurs de PDA communicants Treo 180 et 270 d'installer une mise à jour logicielle, qui permettra aux deux appareils de supporter la norme GPRS.
Comme annoncé au moi de mai lors du lancement de son PDA communicant, le Treo 270, Handspring, vient de mettre en ligne une mise à jour logicielle pour ses deux produits, les Treo 270 et 180. Une fois installée, elle permet à ces appareils hybrides, à la fois assistants personnels (PDA) et téléphones portables, d'emprunter les nouveaux réseaux de téléphonie mobile à la norme GPRS (General Packet Radio Service).
Jusqu'à présent, les deux Treo ne supportaient que la norme GSM, qui autorise un débit environ deux fois inférieur au GPRS. La mise à jour GPRS améliore donc l'utilisation d'applications telles que les messageries électroniques et la navigation sur l'internet, censées gagner en rapidité. Autre avantage, cette technologie offre une connexion permanente, ce qui permet de recevoir ses emails en temps réel et d'éviter les délais d'accès au réseau.
Enfin, «outre le GPRS, nous avons aussi intégré à la demande de nos utilisateurs un certain nombre d'améliorations à l'interface», précise dans un communiqué Joe Sipher, vice-président marketing monde chez Handspring. Un nouveau bouton offrant une fonction «silence» fait donc son apparition dans l'interface de téléphonie. Les raccourcis clavier sont désormais indiqués dans cette même interface et les liens hypertexte sont reconnus dans l'outil de messagerie SMS.
Incluse dès l'origine dans l'achat du produit, cette mise à jour GPRS est disponible en Français sur le site d'Hanspring (http://www.handspring.fr/support/gprs/index.asp).
Par Christophe Guillemin - ZDNet France
En savoir plus
- Trois nouveaux PDA en préparation chez Palm : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2122689,00.html
- Handspring dégaine un nouveau PDA-téléphone : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2111024,00.htmlVoir aussi sur ZDNet
- Test : Handspring Treo 270 : http://produits.zdnet.fr/test/86/1/1576.html
La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com
Ouest: Le réseau à haut débit Mégalis attire quatorze nouveaux projets.
Le réseau de télécommunications à haut débit Mégalis, fruit d'une initiative commune des régions Bretagne et Pays de Loire en 1996, s'enrichit de nouveaux services. Un second appel d'offres auprès d'entreprises de services a permis de retenir 14 projets qui bénéficieront d'une aide financière à hauteur de 846 600 euros, dans le cadre d'une enveloppe initiale fixée à 1,2 million d'eruos. Le solde pourra bénéficier à de nouveaux candidats d'ici à fin octobre. Parmi les dossiers sélectionnés, à noter la création du serveur économique internet du syndicat de communes du Pays de Retz Atlantique (44). Le conseil général du Morbihan, lui, a mis sur pied un extranet. De son côté, Cap Gemini Ernst & Young a développé un système d'informatisation des échanges et des documents médicaux pour les CHU au Relecq Kerhuon (29). Globalement, le réseau de télécommunications à haut débit Mégalis fonctionne dans 25 villes bretonnes. et 21 agglomérations ligériennes.
Xavier Debontride
03/10/2002
JDNet solutions
Jeudi 3 octobre 2002
http://solutions.journaldunet.com/
Le virus BugBear espionne discrètement les PC.
Alerte Jaune chez Trend Micro, alerte de niveau 4 sur 5 chez Symantec, BugBear fait beaucoup couler d'encre depuis son apparition - le 30 Septembre 2002. Pourtant, le virus le plus marquant de ce trimestre n'est pas destructif : il se contente d'ouvrir une large porte aux pirates sur le contenu des machines qu'il infecte. Pourtant, d'aucuns considèrent que ce danger est aussi préjudiciable que celui d'une destruction de données pour une enteprise. BugBear mérite donc qu'on se méfie de lui, d'autant que sa vitesse de propagation est assez élevée : plusieurs dizaines de milliers de machines ont déjà été pénétrées par le virus depuis cinq jours.
Un virus couplé à une faille
A qui la faute ? Une fois n'est pas coûtume, les internautes dépourvus d'antivirus - ainsi que ceux qui ne prennent pas la peine de mettre à jour leurs définitions virales - ne sont pas les seuls visés. Le virus d'origine Malaysienne exploite en effet une ancienne faille d'Internet Explorer - disparue depuis la version 6 - qui permet à un code malicieux de se glisser sur un ordinateur par le truchement d'un mail reçu sous Outlook, et même si la machine est équipée d'un antivirus - sous certaines conditions.
Ce qui fait dire au Directeur des Laboratoires Européens de recherche de Trend Micro - Marc Blanchard - que "les antivirus ne suffisent plus à protéger une machine. A l'avenir, les virus vont s'appuyer de plus en plus sur des failles applicatives pour pénétrer les systèmes d'entreprise. En complément d'un antivirus, je conseille vivement de patcher les applicatifs des machines à protéger très rigoureusement".Pénétrer n'est pas infecter
Heureusement, si BugBear peut entrer sur certaines machines sans se faire repérer, il ne peut pas pour autant s'exécuter tout aussi facilement : "Tous les antivirus mis à jour seront capables de bloquer BugBear au moment où il se lancera. Mais seuls les antivirus configurés pour scanner régulièrement la mémoire vive de la machine pourront empêcher le virus de rentrer sur l'ordinateur". Parmi les dizaines de milliers de répliques de BugBear qui courent dans la nature, l'immense majorité n'a donc fait que pénétrer sur un ordinateur sans l'infecter réellement.
Restent encore les milliers de machines dont les définitions virales ne sont pas à jour, ainsi que celles qui sont tout simplement dépourvues d'antivirus. C'est gràce à ces postes que BugBear se propage : le virus se glisse dans Outlook sous la forme d'un fichier joint qui ne possède aucun signe distinctif : son nom et son extension sont générés aléatoirement. Quant au corps du texte, il est inspiré de la correspondance personnelle du propriétaire de la machine infectée.Espionnage feutré
Une fois exécuté, BugBear ouvre une backdoor sur le Web et envoie des informations sur la machine à une adresse prédéfinie, ce qui permet au créateur du virus d'accéder à tous les fichiers contenus sur la machine, ainsi qu'aux dernières commandes saisies au clavier - un code de carte bleue par exemple. BugBear est également capable de désactiver la protection de certains antivirus et firewalls afin de faciliter la tache du pirate. Le tout dans la plus grande discrétion. Une perspective qui fait froid dans le dos.
Cependant, à en croire Marc Blanchard, l'intention du créateur du Virus n'est sans doute pas de pratiquer l'espionnage industriel : "les virus espions n'y vont pas par quatre chemins, ils envoient directement une sélection de fichiers sensibles au pirate. A mon avis - et en l'état actuel de nos connaissances - BugBear serait plutôt le produit d'un hacker qui cherche à établir un record d'intrusions sur les réseaux des grandes entreprises qu'un espion. Les pirates aiment beaucoup se mettre en valeur avec de pretigieux tableaux de chasse".[Nicolas Six, JDNet]
A lire également
- Virus, vers, chevaux de Troie... L'actualité de la menace : http://solutions.journaldunet.com/dossiers/virus/sommaire.shtml
- Revue des failles du 17 septembre au 1er octobre : http://solutions.journaldunet.com/0210/021002_failles.shtml
S&T Presse USA - Ambassade de France aux
Etats-Unis
http://www.france-science.org
Quotidien - numéro 345 - 03 octobre 2002
Conception d'un ordinateur virtuel pour alimenter la recherche scientifique.
Le gouvernement fédéral a versé 13,5 millions de dollars pour financer le développement de l'OptIPuter, un ordinateur virtuel qui permettra à la communauté scientifique de disposer d'outils interactifs capables de dépouiller quasiment en temps réel d'énormes quantités de données non encore corrélées. L'OptIPuter sera placé sous la responsabilité de l'Université de l'Illinois à Chicago. Quant à son orientation scientifique, elle sera confiée à Larry Smarr, actuellement rattaché à l'Université de Californie à San Diego et fondateur du centre de recherches informatiques à l'Université d'Illinois d'Urbana-Champaign, en grande partie responsable de la mise en accès libre de l'Internet pour les particuliers. Soutenu par IBM qui fournira l'architecture du système, et Telcordia Technologies, qui apportera son expertise en matière de réseau optique, OptIPuter, une fois en service, pourrait transmettre des données à une vitesse estimée à 200 000 fois celle d'un modem classique. Les chercheurs pourront ainsi analyser des informations contenues dans des banques de données aujourd'hui techniquement inaccessibles. En outre, cet ordinateur virtuel devrait entraîner des avancées technologiques dans de nombreux domaines, tout comme ce fut le cas avec les superordinateurs il y a deux décennies.
CT 30/09/02 ($13.5 million virtual computer aims to link researchers : http://www.chicagotribune.com/technology/chi-0209300012sep30,0,5159793.story?coll=chi%2Dtechtopheds%2Dhed)
3) Environnement, santé, etc ...
@ACROPOLITIS
Lettre hebdomadaire d'information politique, économique, juridique et sociale du
Sénateur Trégouët
N°30 du 27 septembre au 3 octobre 2002
http://www.tregouet.org
Déficit 2002 de 6,1 milliards d'euros pour l'assurance maladie.
Après trois années d'excédents, le régime général de la sécurité sociale devrait être déficitaire de 3,3 milliards d'euros en 2002, sa branche maladie affichant un déficit de 6,1 milliards d'euros, selon le rapport de la Commission des comptes de la sécurité sociale dont l'agence médicale APM-Reuters a eu connaissance. Les déficits du régime général de la sécurité sociale et de sa branche maladie connaissent une aggravation par rapport aux prévisions que la commission avait faites en juillet dernier, (2,7 milliards d'euros de déficit pour la sécurité sociale et 5,7 milliards pour l'assurance maladie).
Dans son rapport, qui sera présenté officiellement mardi matin, la commission fournit également des prévisions pour 2003 en évoquant un déficit de la sécurité sociale de 4,6 milliards d'euros, dont 8,2 milliards pour l'assurance maladie. Ces prévisions se basent sur une progression de la masse salariale de 4,1%. Cette détérioration des comptes est due à "la conjonction d'un ralentissement des recettes et d'une vive croissance des dépenses de sécurité sociale", indique le secrétaire général de la commission, François Monier, dans l'avant-propos du rapport.
Les dépenses ont en particulier augmenté "de plus en plus vite": 3,9% en 2000, 5,1% en 2001 et 5,7% en 2002, soit, pour cette dernière année, deux points de plus que les recettes en 2002. L'accélération des dépenses a principalement concerné l'assurance maladie, constate la commission. C'est ainsi que la croissance du champ de l'Objectif national des dépenses d'assurance maladie (ONDAM) est estimée à 7,2% pour 2002, au lieu des 3,8% fixés dans la loi de financement de la sécurité sociale. Un taux qui constitue "de loin le taux annuel le plus élevé enregistré depuis la mise en place de l'objectif", souligne François Monier. Il s'explique par l'évolution tendancielle observée les années précédentes mais aussi par les revalorisations tarifaires des professionnels libéraux de santé pour un montant de 780 millions d'euros et par la mise en oeuvre de la réduction du temps de travail dans les hôpitaux publics. Le secteur des soins de ville serait en progression de 8,3% et celui des établissements de santé (publics et privés) de 6,1%. Cette dernière augmentation intègre les 700 millions d'euros supplémentaires accordés en juillet aux hôpitaux.
La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com
La communauté urbaine de Brest (CUB) va demander à l'Etat de lui rembourser les pertes financières consécutives au blocus de son centre de traitement des déchets du Spernot début septembre par des agriculteurs. Durant une dizaine de jours, ces derniers avaient empêché les services municipaux de procéder au ramassage des ordures pour réclamer des stations collectives de traitement du lisier au même titre que les déchets urbains. Cette action a entraîné, selon Jean-Luc Polard, vice-président de la CUB, des pertes de 135 000 euros pour la CUB et la Sotraval, société d' économie mixte gérant l'incinérateur du site. Les élus fondent leur recours sur la loi du 7 janvier 1983 relative à la répartition des compétences entre les collectivités locales et l'État, et en particulier sur son article 92 qui stipule que "l'État est civilement responsable des dégâts et dommages résultant des crimes et délits commis, à force ouverte ou par violence, par des attroupements ou rassemblements armés ou non armés, soit contre les personnes, soit contre les biens..." La lettre sera envoyée dans les prochains jours au préfet du Finistère. " Si cette phase amiable échoue, nous irons devant le tribunal administratif ", prévient Jean-Luc Polard. La CUB avait déjà intenté un recours similaire auprès de la juridiction en 1993, suite à une manifestation de légumiers du Léon. Et elle avait obtenu gain de cause.
Jacques Le Brigand
27/09/2002
[@RT Flash] Lettre #210 du 28 Septembre au 4
Octobre 2002
RT Flash est un hebdomadaire gratuit d'information diffusé par le Sénateur René
Trégouët.
http://www.tregouet.org
Pollution: un "scanner de l'environnement" unique en France.
Un spectromètre ultra-performant unique en France, baptisé "scanner de l'environnement", qui détecte les origines des pollutions de l'eau et du sol, a été inauguré mardi au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) d'Orléans-La Source (Loiret). Scanner d'analyse isotopique de dernière génération, le spectromètre de masse Neptune a pour but de scruter l'origine d'une substance polluante, discernant par exemple si du plomb présent dans une eau de pluie provient plutôt des rejets industriels, de la pollution automobile ou de l'agriculture. Pour y parvenir, un groupe de scientifiques analyse la signature isotopique des corps présents dans les échantillons collectés sur le terrain.
"Il s'agit d'utiliser le rapport isotopique comme empreinte digitale", a expliqué à l'AFP Alain Cocherie, ingénieur-chercheur au BRGM. Grâce à sa sensibilité accrue et ses détecteurs haute résolution, le spectromètre de masse permettra, en mesurant plus finement le rapport entre les différents isotopes constitutifs d'un métal comme le plomb ou le cadmium, de mieux comprendre le cycle de l'eau, de dater des formations géologiques, ou encore de fournir une aide à la décision pour la gestion de sites industriels ou de stockage de déchets. Fabriqué par la société allemande Thermo Finnigan, le Neptune fonctionne depuis juin. Pesant 2, 5 tonnes pour un encombrement de 2, 5 m sur 2 m, il est installé dans une salle blanche, climatisée et équipée d'un système de filtration de l'air. D'un coût d'environ 1 million d'euros, il a été financé conjointement par le BRGM et le Conseil régional du Centre. Grâce à cet appareil "la métrologie de l'environnement devient résolument le nouveau fer de lance" du BRGM, a-t-il précisé dans un communiqué. Etablissement public industriel et commercial (EPIC), le BRGM emploie 80 personnes travaillant dans 2.000 m2 de laboratoires et analyse chaque année quelque 40.000 échantillons de toutes natures.
[@RT Flash] Lettre #210 du 28 Septembre au 4
Octobre 2002
RT Flash est un hebdomadaire gratuit d'information diffusé par le Sénateur René
Trégouët.
http://www.tregouet.org
La taille du trou de la couche d'ozone restera stable jusqu'en 2010, date à laquelle il commencera à se résorber. La reconstitution complète de la couche d'ozone est attendue vers 2050. Ces nouvelles encourageantes montrent que le Protocole de Montréal de 1987, qui interdit la fabrication de substances nocives, a porté ses fruits. Mais encore faut-il que les nouveaux produits utilisés et les changements climatiques ne viennent pas tout gâcher. C'est le bilan que dressent 250 scientifiques dans un rapport publié par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), le 16 septembre, à l'occasion de la Journée internationale pour la protection de la couche d'ozone. Selon le rapport, la concentration des produits chlorés décroît dans la troposphère (portion d'atmosphère qui va du sol à 15 kilomètres d'altitude), depuis le maximum atteint en 1992-1994. Elle atteint actuellement son maximum dans la stratosphère (partie de l'atmosphère allant de 15 à 45 kilomètres d'altitude). Passé ce cap, elle ira en décroissant.
Ratifié par 183 pays, le Protocole de Montréal interdit la production des composés chlorés, tels les CFC (chlorofluorocarbones), utilisés dans les aérosols et la réfrigération et qui dégradent l'ozone. Les CFC ne sont plus fabriqués dans les pays industrialisés. Le PNUE estime que pour que les progrès réalisés ne soient pas vains, il faut que les pays en voie de développement agissent de concert. Toutefois, les substituts des CFC, comme les HCFC (hydrochlorofluorocarbures), contribuent également à l'effet de serre qui nuit à la couche d'ozone. En effet, si les gaz à effet de serre réchauffent la température en surface, ils refroidissent les hautes couches de l'atmosphère. Or, le froid favorise la destruction de l'ozone stratosphérique. Les variations du climat pourraient donc retarder la régénération de la couche d'ozone, qui nous protège des rayons ultraviolets du Soleil. La taille du trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique dépasse aujourd'hui la superficie des États-Unis, du Canada et du Mexique) et la quantité d'ozone a diminué de 60% par rapport à ce qu'elle était auparavant.
Cybersciences : http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2944.asp
La Gazette d'Admiroutes
N° 68 du 30 septembre 2002
http://www.admiroutes.asso.fr
Le Web-hydrogène, mythe ou révolution ?
Le salon de l'automobile à Paris qui ouvre le 28 septembre est l'occasion de manuvres autour de l'automobile à hydrogène, et plus généralement autour de l'hydrogène comme compétiteur prometteur des carburants fossiles dans les prochaines décennies. On sait que les grands industriels mondiaux s'affrontent autour du thème de l'énergie propre et renouvelable, notamment dans les transports. On trouve les pétroliers et constructeurs classiques de la filière automobile, qui proposent seulement d'optimiser le rendement des moteurs à explosion. On trouve à l'opposé ceux qui développent des solutions dites du tout hydrogène, ce dernier étant obtenu à partir soit des combustibles fossiles par " reformage " soit, ce qui est plus intéressant pour l'environnement, à partir du nucléaire et des énergies renouvelables. Il y a enfin, entre les deux, les tenants de la voiture hybride, électrique et thermique, dont de nombreux exemplaires fonctionnent déjà. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les défenseurs de l'hydrogène ne se recrutent pas seulement chez les électriciens ou industries du gaz (par exemple Air Liquide en France) mais aussi chez des pétroliers qui veulent prévoir l'avenir. Les uns et les autres se battent à grands coups d'études, rapports et annonces publicitaires.
Comme toujours, le citoyen que nous sommes est confronté à des arguments d'experts entre lesquels il est difficile de trancher. Ainsi nous trouvons dans la Revue La Recherche d'Octobre ce qui semble être un dossier objectif sur la voiture à hydrogène et plus généralement l'hydrogène comme substitut du pétrole. On remarquera néanmoins, sans mettre en cause l'impartialité des auteurs, que ceux-ci se montrent, pour diverses raisons, assez pessimistes quant aux chances dans un avenir proche du moteur à hydrogène. Ils préfèrent la voiture hybride, qui restera malheureusement, pour des raisons de facilité, grosse consommatrice de pétrole. Ils recommandent aussi, ce dont nous ne pouvons que les féliciter, de ne pas oublier à l'occasion de ces débats l'autre ambition du siècle, indispensable eu plan socio-politique, qui consistera à réduire les déplacements en général et à substituer les transports en commun ou les transports lourds à la voiture et au camion individuels.
A l'inverse, un des sites actifs dans le lobbying en faveur de l'hydrogène est la Foundation on Economic Trends, organisation non directement commerciale créée en 1977, qui réfléchit sur l'évolution à long terme des sociétés au regard des problèmes économiques, sociaux et géo- politiques. Elle est présidée par Jeremy Rifkin, économiste et politologue, connu par de nombreux livres à succès, tels The End of Work, en 1995, concernant l'impact des TIC sur les conditions de travail, The Biotech Century en 1998 analysant les perspectives des bio-technologies, The Age of Access en 2000 qui étudie les transformations de capitalisme vers les productions immatériels et le commerce électronique et, finalement, The Hydrogen Economy: Creating the Worldwide Energy Web and Redistributing Power on Earth (Tarcher/Putnam: Septembre 2002) qui pronostique le remplacement des énergies fossiles par des énergies basées sur l'hydrogène. Le Monde du 24 septembre 2002, p. 1, a publié un article de Jeremy Rifkin s'appuie sur la présentation au Mondial de l'automobile de Paris, par General Motors, de la voiture hybride à hydrogène dite Hy-Wire. Sans doute s'agit-il de la part du constructeur américain d'un coup médiatique habile, mais pour Jeremy Rifkin, la révolution est infiniment plus profonde.
Un point de vue politique
Faut-il rester dans le débat d'experts, ou convoquer à la table, comme le recommande Latour, d'autres acteurs ou agents d'aide à la décision ? La Fondation, et Jeremy Rifkin qui est son principal porte-parole, ont l'avantage à nos yeux de proposer une vision politique de la question, qui ne doit pas être évacuée par des arguments techniques concernant la rentabilité. Ceci particulièrement aujourd'hui. Si pour maintenir de hauts niveaux de consommations de pétrole aux Etats-Unis, sans rien changer aux technologies du transport, le gouvernement américain, soutenu par les lobbys industriels conservateurs, s'engageait - comme tout semble l'indiquer aujourd'hui - dans une guerre contre l'Irak qui coûterait au bas mot 200 mds de dollars, sans compter les catastrophes collatérales et ultérieures, mieux vaudrait dès maintenant basculer vers la filière Hydrogène, ce que Rifkin appelle le HEW, Hydrogen Energy Web. Pour lui en effet, non seulement cette source d'énergie se substituera au pétrole en voie de raréfaction, mais elle pourra à mise à disposition de petits pays et d'utilisateurs très dispersés.
Un autre aspect intéressant dans cette prévision est que le déclenchement de la " révolution technologique " pourrait venir des gouvernements européens, travaillant éventuellement en co-développement avec les Etats du Sud. La suprématie énergétique actuelle des Etats-Unis, génératrice de gaspillage et de pauvreté dans le monde, serait ainsi battue en brèche. On aurait donc là l'exemple d'une solution high-tech allant dans le sens à la fois du développement durable et de la lutte contre l'aggravation de la misère.
On sait que d'autres solutions en réseau, sur le modèle du web, seraient aussi envisageables dans ce double but : les TIC d'abord, mais aussi les bio-technologies dans les domaines de l'agriculture et de la santé notamment, et les nanotechnologies. Dans ces divers cas d'ailleurs le Web-Hydrogène serait le moteur de la décentralisation des recherches et des applications.
Voici pour nous beaucoup d'arguments pour ne pas nous laisser impressionner par les calculs économiques et techniques. Les gouvernements européens n'ont donc pas tort, selon nous, d'étudier sérieusement la filière hydrogène et de subventionner de premières applications, même si la rentabilité comptable n'apparaissait pas tout de suite. Il s'agit, pensons-nous, d'un choix de société, analogue au choix du nucléaire fait par la France dans les années soixante, dont après tout nous n'avons pas trop à nous plaindre. .
Mais pour éviter que les lobbys industriels de l'hydrogène ne se bornent à recueillir des subventions sans rien produire d'utile, ce serait aussi aux citoyens, via notamment les mouvements politiques et les syndicats, de se saisir de la question et de la discuter avec l'opinion, plutôt que se disputer sur l'âge de la retraite. 26/09/02
- Hy-Wire, la "voiture du futur" http://abcnews.go.com/sections/WNN/DailyNews/techtv_car020919.html. Voir aussi http://popularmechanics.com/automotive/auto_technology/2002/8/hy_wire_hybrid/ et http://www.hfcletter.com/letter/September02/
- Le dossier de La Recherche http://www.larecherche.fr/ Le dossier n'était pas encore en ligne au 26/09/02
- Foundation on Economic Trends http://www.foet.org/Par Jean-Paul Baquiast Jean-Paul.Baquiast@wanadoo.fr
L'actualité de la nature avec :
http://www.univers-nature.com
Numéro 15 - 2 octobre 2002
4,8 milliards de m3 deffluents.
Daprès le dernier recensement de la population en 1999, 97% des logements disposent de systèmes dassainissement, dont quatre sur cinq grâce à un équipement collectif. Lenquête effectuée début 2000 par l'Ifen (Institut Français de lEnvironnement) le Scees (Service central des enquêtes et études statistiques du ministère de lAgriculture et de la Pêche) et les Agences de leau, permet d'avoir une vision d'ensemble du réseau de collecte des eaux usées françaises, qui conduit chaque année environ 4,8 milliards de m3 deffluents vers 15 000 stations dépuration. En 1998, lensemble du réseau de collecte des eaux usées sétendait sur 246 000 kilomètres. Les logements, qui ne sont pas raccordés à lassainissement collectif, disposent presque tous dinstallations autonomes (fosses septiques, etc.) conforme à la législation environnementale, pour peu quelles soient régulièrement entretenues et bien réalisées. A ce sujet, les communes doivent organiser un contrôle de la conformité et de lentretien de ces installations avant le 31 décembre 2005. 54% des canalisations et 38% des communes font confiance à des opérateurs privés pour la gestion de leur équipements (pour leau potable, ils gèrent 63% du réseau pour 53% des communes). Par ailleurs, en 1998, 5 450 km de réseaux nouveaux ont été construits, tandis que 1 800 km étaient remplacés, soit 0,7% de lensemble du réseau métropolitain (taux équivalent au renouvellement des conduites deau potable). Les plus grandes stations d'épuration, de capacité supérieure à 100 000 EH (équivalents habitants), sont peu nombreuses (1% de lensemble) mais représentent à elles seules 44% des capacités épuratoires du parc français.
L'intégralité des résultats de l'enquête sont disponibles dans le numéro 76 des Données de lenvironnement, publié le 1er octobre par lIfen : http://www.ifen.fr/
Pascal Farcy (pascal.farcy@univers-nature.com)
L'actualité de la nature avec :
http://www.univers-nature.com
Numéro 15 - 2 octobre 2002
J. Chirac et Strasbourg pour le climat.
Du 3 au 6 octobre, la ville de Strasbourg va accueillir 4 manifestations destinées à rassembler et mobiliser les collectivités, les entreprises, les associations et le public dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, avec :
- les 1ères assises internationales pour la maîtrise de l'effet de serre, devraient rassembler 2000 responsables de collectivités et d'entreprises autour d'un programme de plus de 20 conférences sur les thèmes du réchauffement climatique, de l'énergie, du transport et de l'habitat;
- le salon des énergies propres et des associations, réunissant 100 exposants, 4 expositions pédagogiques, 6 conférences, le 5 octobre 2002 au Palais de la Musique et des Congrès.
- du 3 au 5 octobre dans les rues de Strasbourg, la fête du Climat, qui, sur le modèle de la fête de la musique, invitent les associations à rencontrer le public, et promouvoir leurs solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre;
- le 5 octobre, sous le haut patronage du Président de la République, J. Chirac, défilé "Mon climat, ma planète". Voulu comme une mobilisation citoyenne pour sauver le climat, la manifestation doit réunir élus, associations, scientifiques, citoyens du monde pour rappeler que la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre nous concerne tous (départ à 16H30 du palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg).Pascal Farcy (pascal.farcy@univers-nature.com)
S&T Presse USA - Ambassade de France aux
Etats-Unis
http://www.france-science.org
Quotidien - numéro 345 - 03 octobre 2002
Le lait de vaches clonées ne diffère quasiment pas du lait " naturel ".
Lors d'une conférence organisée par la Food and Drug Administration (FDA) et par Pew Initiative on Food and Biotechnology, un " think tank " de Washington, des chercheurs des Universités du Wisconsin et de l'Utah ont présenté des résultats obtenus lors d'une étude du lait produit par des vaches clonées. Il semble que ce lait contienne des taux de protéines, de matières solides, de matières grasses et de minéraux quasiment identiques à ceux d'un lait produit par des vaches " normales ". Seule une petite quantité d'éléments nutritifs semble varier, ce résultat étant peut être dû au fait que le régime alimentaire du grand nombre de vaches suivies n'était pas standard. Cette étude a été financée par Infigen de DeForest (Wisconsin), une entreprise spécialisée dans le clonage d'animaux d'exception, essentiellement à des fins de reproduction. Les clones sont en effet si chers qu'il n'est pas question de les utiliser directement comme source de viande, mais plutôt pour la reproduction. Aujourd'hui, aucune loi n'interdit la commercialisation du lait de ces animaux et de la viande de leur progéniture. Cependant, les éleveurs ont attendu le lancement sur le marché de ces produits conformément à un accord informel passé avec la FDA, celui-ci prévoyant la réalisation d'études complémentaires à propos de la sécurité. Quasiment tous les scientifiques s'accordent à penser que le lait ou la viande d'animaux clonés ne représente aucun danger pour la consommation humaine.
WP 27/09/02 (Cloned cows' milk normal, data show : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A8378-2002Sep26.html)
01net.informatique.pro
Le quotidien sur les stratégies et les solutions informatiques, Internet et télécoms
Edition du jeudi 3 octobre 2002
http://www.01net.com
Les ondes Orange ne passent pas dans le XXe arrondissement.
Hier soir, les habitants du XXe arrondissement, à Paris, les associations de défense de l'environnement et l'opérateur Orange se sont réunis pour une concertation autour de la mise en place de nouvelles antennes- relais dans le quartier. Le courant n'est pas passé.
A la mairie du XXe arrondissement, mardi soir, des élus, deux représentants de la société Orange et les associations Agir pour le développement et Priartem (Pour une réglementation des implantations d'antennes-relais de téléphonie mobile) se sont réunis avec les habitants du quartier.
Cette réunion a été programmée après que les habitants ont empêché l'opérateur Orange d'installer deux nouvelles antennes, rue Planchat. Habitants et associations luttent contre un déploiement anarchique des antennes, alors que les opérateurs ne semblent pas se soucier de leur avis.
« C'est dans un souci de démocratie que nous organisons cette réunion d'information », explique le maire adjoint, Yves Contassot. Il rappelle qu'une charte est en cours de négociation. Attendue par le quartier entier, elle devrait « clarifier les conditions d'installation des antennes », affirme Yves Contasssot.
Cette charte devrait être signée dans les semaines à venir, à condition que les différentes parties parviennent à un consensus. Les opérateurs souhaitent installer des antennes avec une capacité de 5 volts par mètre alors que la ville de Paris bataille pour obtenir une émission limitée à 1 volt par mètre.Des questions sans réponses
Le micro tourne dans l'assemblée, les voix des habitants s'élèvent. Elles révèlent des inquiétudes concernant la santé, l'absence d'information des citoyens. On parle aussi du manque de respect de la part des opérateurs. « Ils ne nous demandent pas notre avis quand ils installent une antenne », crie un homme. Une riveraine du XVIIIe arrondissement explique que « une école et un foyer éducatif sont situés à 20 mètres de l'antenne ».
D'autres s'interrogent : « Pourquoi rajoute-t-on des antennes ? Pourquoi seules les crèches seraient classées zone sensible ? Qui donne les autorisations de construction ? »
Jean-Pierre Richaud, directeur technique chez Orange, prend la parole et reconnaît que son entreprise a très peu communiqué jusque-là. Si le début de son allocution fait preuve d'une certaine ouverture quant aux préoccupations des habitants, la suite se corse. Le tableau lumineux au fond de la pièce s'allume. Des schémas incompréhensibles, pour la majeure partie des gens présents, défilent.
Des signes d'énervement se font sentir dans la salle. « C'est trop technique », commente une femme. « Vous ne faites que justifier votre installation », continue un monsieur, très énervé. Sans prêter attention aux remarques formulées, Jean-Pierre Richaud conclut : « Pour que nos utilisateurs puissent capter correctement, il faut plein de petites antennes. »10 antennes supplémentaires en projet
Les représentants d'Orange finnissent par avouer que l'implantation de 10 nouvelles antennes, en prévision de l'UMTS, est prévue dans le XXe arrondissement, à Paris. Les mains alors se lèvent, les habitants veulent savoir où, pourquoi, quand. Mais le micro n'arrive pas jusqu'à eux...
La tension monte d'un cran quand Denis Baupin, adjoint au maire, chargé des transports, brandit un document expliquant qu'Orange devrait tenter une nouvelle installation d'antennes rue Planchat, le 13 octobre. La colère est à son comble. « On pensait qu'ils allaient geler la mise en place des antennes en vue de cette réunion », réagit un dame, désabusée. « On ne peut croire ces gens », en conclut un père de famille.Les habitants veulent des garanties
Les association surenchérissent : « Signez-nous une garantie, si vous êtes sûrs que nous n'aurons pas de problèmes de santé avec ces antennes », demande Etienne Cendrier, coordinateur de l'association Priartem. « Nous voulons qu'un organisme neutre vérifie le niveau de voltage des antennes », assène le représentant d'Agir pour l'environnement, Stéphen Kerckhove. Mais tout le monde sait que les représentants d'Orange n'ont pas de pouvoir de décision.
Yves Contassot reprend le micro : « Il semble que les opérateurs vont être obligés de prendre en considération les demandes des habitants. Soit on tombe d'accord, soit il y aura des dégâts. » Puis il s'adresse aux représentants d'Orange : « Si vous ne bougez pas de vos positions, il n'y aura plus de téléphone à Paris. »
Les représentants d'Orange restent muets. Les participants se séparent avec la sensation que tout reste à faire...Valérie Siddahchetty, 01net.
A lire aussi
- Antennes-relais : la mairie de Paris fait pression sur les opérateurs (01net., 29/ 07/2002) : http://www.01net.com/rdn?oid=190909&rub=1714
4) Culture, musique, théâtre, cinéma, danse, art, etc...
Captain Doc, n°10, 27 septembre 2002
Mensuel de la documentation électronique édité par la société de presse indépendante
FTPress
http://www.captaindoc.com/
Musique et informatique : Interview de Jacopo Baboni Schilingi.
Jacopo Baboni Schilingi appartient à la nouvelle génération de compositeurs, qui ont bénéficié dune formation à la fois musicale et informatique très poussée : la génération "crayon et souris". Et cette génération n'aime pas trop parler de musique "contemporaine", elle préfère la musique "tout court". Cette double formation a des conséquences sur le parcours d'un musicien de 31 ans. En effet, Jacopo Baboni Schilingi orchestre sa vie autour de trois grands axes bien articulés : la production de pièces, d'installations interactives, la recherche musicale avec son groupe de travail européen PRISMA (http://www.centrotemporeale.it), qui développe notamment des logiciels "à programmation par objet graphique" et la pédagogie, notamment à l'école nationale de musique de Montbéliard (http://www.agglo-montbeliard.com/enm - il enseigne également à Paris 4 et Paris 8). Il dirige le Département de Pédagogie Musicale du Centre Tempo Reale de Florence. Une des preuves de cette articulation entre ses activités est un voyage en Argentine, où il a présenté une uvre interactive avec des élèves de l'école de Montbéliard et des collègues-chercheurs de PRISMA, faisant par ailleurs partie d'un projet musical ANOMOS (http://www.anomos.org) qui regroupe des artistes de toutes disciplines, des philosophes et des écrivains.
Captain Doc : Comment évolue la création musicale à l'heure du multimédia, des réseaux informatiques et d'Internet ?
Jacopo Baboni Schilingi : Internet est important pour le monde de l'art : on peut écouter des sons sur son ordinateur connecté sur des sites où plusieurs personnes se retrouvent. Mais penser qu'elles peuvent changer la musique en ligne est une utopie. A l'heure actuelle, sur Internet, on est loin d'une production de sites permettant à des interacteurs de modifier des paramètres dans la musique, comme on peut en trouver avec des générateurs de textes ou avec des images interactives.Captain Doc : Pourquoi n'y a-t-il pas de musique interactive sur Internet ?
Jacopo Baboni Schilingi : Cela est dû à la quasi-absence d'apprentissage à l'université. Il y a donc trop peu d'artistes capables d'inventer de la musique interactive pouvant être mise en ligne sur Internet, contrairement à ce qui se fait dans le secteur des images. Dans notre groupe PRISMA, nous sommes onze, et dans les conservatoires nous ne touchons pas suffisamment de monde pour étendre la création musicale sur Internet. L'Education nationale ne prend pas suffisamment en compte cette situation, et la formation à l'informatique pour les musiciens n'est pas assez développée. Sur Internet, nous trouvons donc les mêmes musiques, des sons enregistrés très peu travaillés, qui sont simplement mis à la disposition des internautes sur des sites Web. Personnellement, je travaille depuis 1996 sur des installations interactives (avec Jean-Pierre Balpe, Miguel Chevalier, Arman, Pier Luigi Copat) et le réseau fait partie de l'uvre musicale. Concrètement, il s'agit d'un espace doté de capteurs (caméra, microphone, infra-rouge, etc.) qui réagissent aux actions et réactions des personnes présentes dans cet espace (les artistes, les spectateurs). La musique, les médias impliqués subissent alors des variations en fonction de ces réactions. Je travaille également avec les réseaux neuronaux, avec le chercheur F. Voisin, qui permettent, à partir d'un ordinateur, des calculs en temps synchrone très puissants pour gérer des informations complexes produites durant les installations interactives. J'ai précisé comment je travaille avec les réseaux ; maintenant, je souhaite préciser que je ne parle pas de multimédia qui est une accumulation de médias différents, mais d'hypermédia, qui permet l'interactivité, car les données sont traduites d'un média à l'autre. L'interactivité regroupe trois fonctions reliées : la commande (application de la fonction), la direction (l'évolution des fonctions) et l'intention. En fait, ce sont différents systèmes qui communiquent entre eux et c'est pourquoi à PRISMA nous parlons de musique hypersystémique.Captain Doc : Mais où est l'intention des spectateurs de vos installations interactives ?
Jacopo Baboni Schilingi : Les spectateurs ont en effet besoin de temps pour interpréter et accéder à l'uvre (c'est plus long avec les oeuvres interactives qu'avec un art codé comme la peinture) Il faut que les spectateurs reconnaissent les redondances. Au Mexique, les spectateurs de notre uvre interactive, installée durant deux mois, restaient quelques minutes au début, puis à la fin certaines restaient plus d'une heure (http://www.labart.univ-paris8.fr/ciren/productions/metapolis/index.html).Captain Doc : Qu'en est-il de l'émotion avec l'interactivité ?
Jacopo Baboni Schilingi : D'abord, il y a les sens, les sensations, puis l'émotion qui fait partie d'une culture. Les spectateurs n'ont pas l'habitude des hypermédias qui bougent et changent à chaque instant, cela ne fait pas encore partie de leur culture. Aussi ils découvrent les oeuvres hypermédias, nos installations interactives ; cela peut être un émerveillement, mais l'émotion est véhiculée par quelque chose qu'ils connaissent déjà. La situation active, l' instant et l'expérience vécue physiquement, avec tous les sens, participe de l'émotion et la nature des émotions est à chaque fois unique. La raison d' être de l'installation interactive, c'est le devenir.Captain Doc : Vous avez parlé au début d'un accès non interactif à la musique sur les sites Web, mais que pensez-vous des bases de documents sonores sur Internet ?
Jacopo Baboni Schilingi : Internet est un gigantesque outil de diffusion des archives à partager. De plus, ces archives en ligne évacuent les effets de modes, car elles n'obéissent pas au marché comme dans les grandes surfaces spécialisées qui diffusent les disques. Internet permet donc des recherches dans des archives sonores. L'INA (institut national de l'audiovisuel http://www.ina.fr) et le GRM (groupe de recherche musicale http://www.ina.fr/grm/index.fr.html) font un travail considérable en la matière.Propos recueillis par Geneviève Vidal, FTPRESS
© G.V., Captain Doc septembre 2002.
Le Monde - lettre musexpo - vendredi 27 septembre
2002
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Quand Manet et Courbet étaient fascinés par Velazquez, Goya et Murillo.
Présentées au Musée d'Orsay, de nombreuses uvres d'artistes français et espagnols illustrent l'influence considérable exercée par l'Espagne au XIXe siècle.
"Manet-Velazquez, la manière espagnole au XIXe siècle". Musée d'Orsay, quai Anatole- France, Paris-7e. Tél. : 01-40-49-48-14. Tous les jours sauf lundi de 10 heures à 18 heures. Jusqu'au 5 janvier. Catalogue : 416 p., 45 .
Autant être prévenu : le tableau qui ouvre l'exposition Manet-Velazquez est d'Henri Regnault (1843-1871). On trouvera aussi d'autres artistes, aux noms moins aptes à attirer les foules que les deux héros de la peinture cités dans le titre : François Bonvin, Théodule Ribot ou Amédée de Ternante- Lemaire, fort honnêtes au demeurant, n'ont pas vocation à allonger les files d'attente. Ils figurent pourtant dans l'exposition au même titre que Goya, Ribera, Murillo ou Courbet, plus affriolants. Qu'on se le dise : ceci n'est pas une confrontation entre deux génies, type "Picasso-Matisse". Le propos est plus subtil, et pas moins intéressant. Il s'agit de montrer la fascination qu'exerça l'Espagne sur l'art français du XIXe siècle.
Tout commence par une bonne guerre, napoléonienne comme il se doit. L'armée française d'occupation inspire à Goya, entre autres, la vision tragique des fusillés du 3 de Mayo. La leçon ne sera pas perdue. Manet s'en souviendra en peignant L'Exécution de l'empereur Maximilien. Les troupes françaises pillent allégrement les collections conquises et ramènent dans leurs bagages des chefs-d'uvre de Murillo, Ribera et Zurbaran, qui seront restitués après Waterloo. Plus finaud, Louis-Philippe achète ce que d'autres voulaient voler. Autour de 1830, il constitue une extraordinaire collection, regroupée au Louvre dans la "galerie espagnole". L'impact est énorme. Ces tableaux viennent, écrit Baudelaire, "augmenter le volume des idées générales que vous devez posséder sur l'art. Un musée étranger est une communion internationale, où deux peuples, s'observant et s'étudiant plus à l'aise, se pénètrent mutuellement et fraternisent sans discussion".
Seulement, même pour les images, il y a parfois des problèmes de traduction. Ainsi, quand les peintres s'inspirent du Démocrite de Velazquez, ils le prennent pour un Murillo : son attribution actuelle n'a lieu qu'en 1881. A contrario, lorsque Manet peint L'Homme mort, vers 1864, il pense payer tribut au Soldat mort de Velazquez, fleuron de la collection Pourtalès-Gorgier. C'est d'ailleurs sous cette appellation qu'il figure lors de la vente de la collection, le 1er avril 1865, et à ce titre que l'achète la National Gallery de Londres où il est conservé désormais. Mais voilà, c'est un faux. Ou plutôt, puisqu'il n'y a pas intention de nuire, une fausse attribution. Aujourd'hui les experts sont aussi unanimes à le retirer du corpus de l'uvre du maître qu'ils l'étaient au XIXe siècle à lui en donner la paternité. Certains doutent même qu'il ait été peint par un Espagnol. Certes, mais il mériterait de l'être, répondent en substance les organisateurs de l'exposition. Ils ont raison : si Manet lui-même s'y est trompé, le péché des experts est véniel.
ARMÉES DE MATADORS
Il est intéressant, en nos temps d'exception culturelle et de nationalisme artistique, de constater comment, pour échapper à la dictature du style précieux de Raphaël au sein des écoles françaises, les artistes se sont jetés dans les bras des grands d'Espagne. En lieu et place des vierges et des angelots, ils y trouvent des mendiants, des goitreux, des pieds-bots. Gustave Courbet y puise des arguments pour sa peinture réaliste. Manet s'imprègne de leurs tonalités, de leurs contrastes. C'est en tout cas ainsi que le perçoit le critique Paul Mantz en 1868 : "Il a pris pour les tons noirs un goût singulier, et son idéal consiste à les opposer à des blancheurs crayeuses, de façon à présenter sur sa toile une série de taches plus ou moins contrastées."
Mais l'inspiration emprunte aussi aux attitudes et à la simplicité (on comparera Le Buveur d'absinthe de 1858 au Ménippe de Velazquez), à la composition (l'exemple le plus connu étant Le Balcon de 1868, transposé des Majas au balcon longtemps attribuées à Goya). Elle puise jusqu'aux sujets, de Mademoiselle V... en costume d'espada à Lola de Valence, en passant par des armées de matadors et de corridas. Elle trouve enfin chez Velazquez une liberté et une précision de touche qui n'est sans doute pas pour rien dans la confiance avec laquelle Manet aborde l'exécution de l'Olympia ou du Déjeuner sur l'herbequi sont, pour beaucoup, des jalons cruciaux dans l'histoire de la naissance de l'art moderne.
Harry Bellet
Musée d'Orsay
- Informations pratiques, expositions et conférences : http://www.musee-orsay.fr/
Chronic'art, le webmag culturel
Newsletter du 30.09.02
http://www.chronicart.com
Après léchec de A.I. (http://www.chronicart.com/cine/cine_ensalles.php3?id=6997), détournement presque Disneyen dun projet rêvé par Stanley Kubrick, on croyait Spielberg quelque peu dépassé par les enjeux contemporains, et par ailleurs incapable de revenir à lentertainment pur et dur après une série de films "adultes". Dans A.I., lapplication technique masquait une telle indigence de mise en scène quon se demandait quelle était la place dans le cinéma actuel dun réalisateur aussi naïvement tourné vers lenfance, à la pensée toujours plus normative et crédule. Il aura fallu la rencontre avec un grand philosophe de lavenir, Philip K.Dick, et les angoissantes prédictions de lauteur dUbik pour que Spielberg trouve une nouvelle inspiration. Minority report marque le retour dune SF visionnaire, combinant un scénario complexe et tourmenté avec une mise en scène haletante.
A Washington, dans un futur proche de quelques décennies, John Anderton (Tom Cruise, qui achève ici avec succès sa mue en héros de film daction) dirige une unité expérimentale du ministère de la justice : la pré-crime. Grâce au pré-cogs, trois jeunes gens extra-lucides plongés dans un demi- sommeil, Anderton visualise sur un écran les images de crimes à venir, et tente dintervenir à temps pour arrêter les futur coupables. Solitaire depuis lenlèvement de son fils et le départ de sa femme, Anderton est devenu un inspecteur zélé entièrement dévoué à la lutte contre la criminalité. Mais toutes ces certitudes tombent lorsque les pré- cogs lui transmettent un étrange présage Un premier point fort du film est lexposition brillante dun univers hi-tech, tout en vélocité et en transparence. En quelques minutes, Spielberg réussit ce quil avait raté dans A.I. (car incapable de faire vivre les visions de Kubrick et de Brian Aldiss). Le décor retient lil, chaque détail éveille la curiosité, les inventions visuelles frappent par leur qualité. Ainsi ces images digitalisées issues du cerveau des pré-cogs, rushs virtuels dun crime futur que le héros déplace sur un écran géant pour retrouver le montage qui lui donnera la clé de lénigme. Et lensemble du film est gagné par ce tout à limage, lobsession de la visibilité. Spielberg imagine une ère post-télévisuelle et post- informatique, un monde où la technologie (policière, publicitaire, domestique) cerne littéralement lindividu, devient un environnement constant, naturel, confortable et oppressif. Les surfaces y semblent malléables et liquides, tout y est lisible en transparence ou réfraction. La fuite dAnderton - bientôt victime du système dont il est le maître- à travers ce monde translucide et paranoïaque nen est que plus excitante.
Peu à peu, le justicier Anderton, dans sa cavale forcée, simpose comme un héros déchiré, tourné vers une intériorité douloureuse, et Spielberg va même jusquà lui ôter la vue pour le forcer à regarder en lui-même. Car il possède aussi ses images intimes, comme le souvenir de lenlèvement de son fils, en sa présence, dans une piscine publique : scène traitée avec une émouvante sobriété, et dont la beauté agit en contrepoint total avec le reste du film. Au-delà du cliché du héros traumatisé, on reconnaît le thème cher à K.Dick de la mémoire, particulièrement pertinent dans le contexte dune course contre lavenir. Le scénario - brillant sans être bavard ni conceptuel- refuse lidée de fatalité, permet au personnage dexplorer le passé pour contrer lavenir. Dommage que Spielberg ne sen soit pas tenu aux prouesses du script et nous impose un final aussi laborieux que superflu. Le film jusquici tendu et nerveux, sétiole au moment de la solution, confirmant certaines faiblesses pressenties. On regrette surtout cette volonté de tout rationaliser, daller contre la matière poétique fournie par K.Dick, comme si Spielberg, bien que merveilleux faiseur, ne saisissait pas toujours lampleur du sujet quil traite. Mais Minority report ne prétend pas être le film parfait, et demeure un passionnant thriller, qui restera à nen pas douter une réussite majeure de son auteur.
Grégoire Bénabent
Voir le site officiel du film : http://213.11.14.80/minorityreport/
REALISATEUR : Steven Spielberg
INTERPRETES : Tom Cruise, Max Von Sidow, Samantha Morton
ORIGINE : Etats-Unis
DUREE : 2h25
DATE DE SORTIE : 2 octobre 2002
NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
http://www.zdnet.fr
Edition du 30 septembre 2002
Le baladeur numérique iPod retiré de la vente en France.
Poussé à fond, le volume sonore du baladeur d'Apple dépasse la norme maximale autorisée par la législation française (100 décibels). Aussi, la Fnac et Surcouf en ont arrêté la commercialisation. De son côté, Apple se prépare à réagir.
L'iPod, le baladeur numérique d'Apple est retiré de la vente en France. Motif: il diffuse un volume sonore supérieur aux normes françaises. Une information relatée à l'origine par nos confrères du site du Virus informatique (http://www.acbm.com/inedits/actua.html). Selon ce dernier, l'affaire serait même européenne. «J'ai commandé mon Ipod pour PC via l'Apple Store il y a trois semaines. Le "call center" d'Apple m'a confirmé aujourd'hui que tous les Apple Ipod sont bloqués au Luxembourg à cause du problème de normes européennes. Ceux qui attendent impatiemment le produit ne sont pas près de le voir», écrit (http://www.ipodfanatic.com/_news/news.php?id_news=157) ainsi un client d'Apple, sur les forums du site ipodfanatic.com, rendez-vous des passionnés du baladeur iPod. Nous n'avons hélas réussi à joindre aucun responsable européen à Bruxelles pour nous indiquer quelles étaient les normes en vigueur sur ce point. Contacté vendredi 25 septembre par ZDNet, la direction d'Apple France n'a pas «souhaité s'exprimer sur le sujet pour le moment». Chez Surcouf, la vente en magasin de l'iPod est déjà arrêtée et les commandes en ligne sont remboursées. «Nous serions tenus responsables en cas de problème, le baladeur est donc retiré de la vente jusqu'à nouvel ordre», nous a indiqué un responsable du stand Apple. Enfin, selon le site du Virus informatique, la Fnac a également cessé de commercialisé l'iPod depuis le 20 septembre.
L'Ipod atteint les 104 décibels
Concrètement, «ce baladeur atteint, en poussant le volume à fond, plus de 104 décibels, alors que la législation française impose une limitation de 100 décibels», poursuit le responsable du stand Apple de Surcouf, précisant que «les baladeurs iPod sont en fait aux normes américaines». Bref, le constructeur américain n'aura pas pris le soin de localiser son produit aux normes hexagonales. En effet, selon l'article L5232-1 (http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/RechercheSimpleArticleCode) du code de la santé publique français : «Les baladeurs musicaux vendus sur le marché français ne peuvent excéder une puissance sonore maximale de sortie correspondant à une pression acoustique de 100 décibels (...) Les baladeurs musicaux qui ne seraient pas conformes à ces dispositions ne peuvent être commercialisés en France». Ces dispositions ont été adoptées, on le comprend, pour éviter d'endommager les capacités auditives des utilisateurs. L'article L5232-1 précise également que ces baladeurs «doivent porter une étiquette lisible, non détachable avec la mention "À pleine puissance, l'écoute prolongée du baladeur peut endommager l'oreille de l'utilisateur"». Chez Archos, fabricant français de baladeurs MP3, la loi française est bien connu. «C'est la raison pour laquelle nous bridons nos baladeurs pour le marché français, afin qu'ils respectent cette limite des 100 décibels, dans les autres pays le volume peut en effet être plus important», nous explique un de ces techniciens. Apple ne peut-il donc pas également limiter le volume de ses baladeurs pour la France? «Il serait effectivement question d'un patch qui briderait le volume de l'iPod», révèle le vendeur de Surcouf. Reste à savoir si les possesseurs d'un iPod non bridé installeront ce correctif pour protéger leurs oreilles...
Par Christophe Guillemin - ZDNet France
En savoir plus
- Cirrus Logic promet des baladeurs MP3 pour 50 dollars : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2120117,00.html
- Apple veut séduire les "switchers" avec des Ipod pour Windows : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2119361,00.html
- Baladeur MP3: Sonicblue dégaine son Rio 900 : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2119287,00.html
Complément d'objet 87 - 01 octobre 2002
Journal de la DDAT du ministère de la culture et de la communication
http://www.culture.gouv.fr
Complément d'objet 87 (extraits).
- L'exposition "Système P. Bricolage, invention et récupération en prison" a été inaugurée au Musée des arts et traditions populaires le 18 septembre dernier. Elle dure jusqu'au 16 décembre.
Cette exposition de photographies de Catherine Réchard est le fruit de deux ans de rencontres et d'ateliers dans six prisons françaises : centre de détention de Melun, maisons d'arrêt de la Santé, Loos-les-Lille, Alençon, Lorient-Ploëmer et Saint-Brieuc. Le travail photographique porte sur les objets fabriqués par les prisonniers à partir de produits de récupération. Catherine Richard a travaillé avec une designer, Pénélope de Bozzi, et un plasticien, Alain Léonési. Exemple d'atelier : celui dirigé par Alain Léonési, à Lorient-Ploëmer, à partir de matériaux récupérés dans l'établissement (objets au rebut, emballages récupérés dans les cuisines), avec l'objectif de concevoir de petits meubles et des accessoires de décoration. Les photographies ont été réalisées dans les cellules, les détenus présentant les objets afin qu'ils soient photographiés dans les conditions de leur réalisation et de leur utilisation.
Contact : Musée national des arts et traditions populaires, 6, avenue du Mahatma Gandhi, 75116 Paris (Relations presse : Edouard de Laubrie, 01 44 17 60 17 - edouard.delaubrie@culture.gouv.fr ; Coordination de l'exposition : Stéphane Abriol, 01 44 17 60 46 - stephane.abriol@culture.gouv.fr)- Les Journées du théâtre itinérant, organisées à l'initiative du Centre international pour le théâtre itinérant (Citi), se dérouleront du 12 au 20 octobre 2002, en France, en Belgique, au Québec, au Niger et au Portugal.
Sur tous les lieux de la manifestation, on trouvera de l'information sur le Citi et ses membres et on pourra se procurer les actes des rencontres organisées en 2001 par le Citi sur le thème "Théâtre itinérant et politiques culturelles : frontières en question". (Voir Complément d'objet 85) Pioché dans le programme disponible sur le site internet du Citi : les Filles de Joie à Saint-Cloud, le 12 octobre, dans un spectacle créé à partir de nouvelles de Dorothy Parker ; à La Guerche-sur-l'Aubois (Cher), le théâtre du Lamparo, en résidence pour deux semaines, propose un spectacle autour des "Soldes de l'an 2000" ; à Balma (Haute-Garonne), L'Equipage joue Sally Mar de Raymond Queneau, les 16 et 17 octobre ; à Béziers, le 12 octobre, la compagnie Théâtre Embarque propose une répétition générale du Marin pour des prunes, adaptation d'un manuscrit trouvé dans un bateau et dont l'auteur reste inconnu D'autre part, le Citi informe de la mise en place de son service gratuit de petites annonces sur son site internet. Services, emploi, matériel, partenaires, lieux de résidence
Contact : Citi, "La Chaussée", 03190 Maillet Hérisson (04 70 06 24 33 -citinerant@wanadoo.fr - http://www.citinerant.com)- Le 19 septembre dernier, Alexandre Jardin, écrivain et fondateur du Relais civique, a donné le coup d'envoi de l'Agence des bonnes pratiques. Objectif : repérer les meilleures initiatives et les faire connaître.
Mais qu'entend-on par bonne pratique ? La charte élaborée par l'Agence répond à cette question dans son article 3 : "les pratiques qui renouent le lien social et favorisent la participation des citoyens ; les pratiques qui transforment l'administration en "administration de services" ; les pratiques qui facilitent la vie quotidienne des français ou la rendent plus sûre ; les pratiques qui font entrer les jeunes dans une logique de réussite professionnelle". L'Agence se donne pour mission de repérer les initiatives, de les évaluer puis de les "certifier quand elles apportent une valeur ajoutée mesurable sur le moyen et long terme", et d'accompagner la généralisation ou l'adaptation au niveau régional ou national de celles qui auront été "reconnues, encouragées et validées par les pouvoirs publics". Pour cela, elle est dotée d'un comité stratégique qui réunit un certain nombre de directeurs de journaux de la presse régionale et nationale et de responsables des médias audiovisuels, membres de l'association. L'Agence a décidé, dès sa naissance, de s'auto-dissoudre en 2005 souhaitant "lancer un mouvement de fond, pas le contrôler ou l'encadrer".
Contact : Relais Civique, 67, rue du Dr Felix Lobligeois, 75017 Paris (http://www.relaiscivique.info). Voir également le site http://www.agencedesbonnespratiques.com- L'association Kilomètre 0 propose un parcours d'arts plastiques dans la ville du 28 septembre au 12 octobre 2002. Titre : Lieux Dits. Lieu : rue Jean-Pierre Timbaud, dans le 11ème arrondissement de Paris.
Quinze artistes plasticiens ont été invités à s'emparer de cette rue située dans un ancien quartier d'artisans et d'ouvriers de la métallurgie et de la faïence (c'est la rue des Métallos, par exemple). Certains artistes ont d'ailleurs travaillé avec les habitants, à partir de leurs souvenirs et de leurs objets. A partir du point d'accueil situé à l'Autre café (au 62 de la rue) où l'on peut trouver le détail des projets, le programme des interventions ponctuelles et où des pauses-vidéo ont lieu chaque jour à 18h30, c'est donc un véritable parcours qui est proposé en remontant la rue jusqu'au boulevard de Belleville. Sur le chemin : les pizzas numériques de Nicolas Baudouin (dans une boutique de pizzas à emporter), l'"herbier photographique" de Laurence Médard dont les pages s'affichent sur différentes devantures de magasins, les "sculptures pâtissières" de Gilles Pennaneach, évidemment dans une boulangerie, la "machine à laver" raciale de Samuel Rousseau, dans la vitrine d'une boutique de cosmétiques pour les professionnels du cinéma, les vidéos d'Alexandra Sa, en vitrine d'une boutique de réparation de téléviseurs
Contact : Kilomètre 0, Franck Beaumont (06 63 59 27 71) ou Juliette Barbier (01 42 77 38 15). Voir également le site internet http://www.popinc.comvivial.comDélégation au développement et à l'action territoriale
2, rue Jean Lantier - 75001 Paris
Directeur de la publication : Michel Clément, délégué
Ecran Noir. 01/10/02.
Tous les cinémas pour tous les publics
http://www.ecrannoir.fr
L'homme du train : le passage(r) ...
« - Vous étiez un bon prof ?
- En 30 ans d'enseignement, pas un seul attouchement sexuel à me reprocher!
- Chapeau. »Depuis quelques temps, Leconte s'essoufflait. Il ne parvenait plus à filmer la chimie amoureuse et la magie des mots comme avant. Depuis cette fille sur le pont, aucun couple ne nous avait éblouit, aucun plaisir ne fut procuré. Aussi est-on heureux de retrouver les mots d'auteur (presque abusifs), les maux d'acteurs (totalement jouissifs) qui ont fait la réussite de Tandem ou du Mari de la Coiffeuse. Cinématographiquement, nous sommes loin de l'aspect soigné, esthétisant même de Ridicule et de la Fille sur le Pont. En revanche on retrouve ici la noirceur et l'inquiétude de Monsieur Hire.
Dans une ville anonyme, perdue, au point de ne pas être envahie par les touristes ni en novembre ni en juillet, qu'on situerait du côté de l'Ardèche, dans une époque mal définie, un vague aujourd'hui plus ou moins passé, Leconte plante son décor pour un western philosophique moderne. Tout y est : la pharmacie ou le resto à frites qui jouent les saloons, la musique qui se permet un peu de guitare, le personnage principal qui débarque dans une gare déserte tel un ombrageux présage. La ville est morte, sans âmes (qui vive) et la mort sera rendez-vous. La vie, aussi.
Le cinéaste s'est amusé à confronter deux styles, deux époques, deux attitudes : le bandit rocker et le vieux monsieur poète. Chez Leconte tout est tandem, affaire de duos et de duels. Et pour la première fois depuis Jugnot / Rochefort, il réussit un couple d'hommes, sur le même mode. Rochefort, toujours lui, vieil acolyte, joue le gamin qui s'ennuie, basculant de la solitude à la schizophrénie douce, de l'envie d'avoir un copain, touchante, à la lucidité des vieux sages. La stupéfaction du cinéphile et la surprise du spectateur coïncident davantage devant la prestation de Johnny Hallyday, enfin acteur, bien dirigé, dans un film digne de son statut de star. Un film d'auteur, plein d'ironie, mais qui lui offre un personnage substantiel, mystérieux, contournant habilement son image tout en l'exploitant sans vergogne. Il parle juste, aussi à l'aise en essayant des pantoufles qu'en braquant une banque. Qu'on aime ou pas Hallyday, après avoir vu ce film, il devient attachant.
Les dialogues et situations imaginées par le réalisateur, mettant en perspective tous les abîmes du fossé entre les deux hommes, facilitent beaucoup un contraste volontairement comique dans un cadre idéalement tragique. Les deux sont face à leur passé, au crépuscule de leurs vies anciennes. Les deux aspirent à la vie de l'autre, sont prêts au changement. Au passage vers cet au-delà qui ferme leur horizon. L'univers est spirituel, léger et insolent.
Pourtant la chronologie est un rouleau compresseur qui noircit et écrase les regards paumés de ces solitaires. Au fond l'Homme du train est macabre et allégorique ; il n'a rien de lumineux. Ce vieux monsieur qui a des allures, des peurs, des prunelles d'enfant reflète ce gangster qui cherche un bonheur qu'il détruit chaque jour.
Si eux se disent la vérité, c'est pour remettre les pendules à l'heure. Même si ça fout la merde ailleurs. Ils le paieront évidemment. Mieux vaut l'hypocrisie ambiante plutôt que la liberté de penser.
Le film aurait pu être pessimiste, il se termine pourtant sur un mysticisme rare chez le réalisateur, comme si il ne pouvait se résoudre à laisser ses deux hommes en l'état. Il s'autorise ainsi un onirisme astucieux et exposant bien la priorité faîte à l'histoire insolite et improbable de ses deux mecs inventés, où l'imagination joue des tours à chacun.
Film de magicien, il s'empêche d'accéder au rang de grand film par une image épouvantable, rendant chaque gros plan plus laid, et la lumière trop terne. La réalisation se contente donc d'être efficace et de miser sur les paroles et les gueules. Dans la plus pure tradition d'un cinéma français légèrement surréaliste, de Prévert à Audiard.- Vincy
Production : Ciné b, Zoulou Films
Réalisation : Patrice Leconte
Scénario : Claude Klotz
Photo : Jean-Marie Drejou
Montage : Joëlle Hache
Musique : Pascal Estève
Durée : 90 mnCasting:
Jean Rochefort (Manesquier)
Johnny Hallyday (Milan)
Jean-François Stévenin (Luigi)
Edith Scob (la soeur de Manesquier)- Johnny Hallyday sur EN : http://www.ecrannoir.fr/stars/acteur/hallyday.htm
- Patrice Leconte sur EN : http://www.ecrannoir.fr/real/france/leconte.htm
- Venise 2002 : http://www.ecrannoir.fr/evenements/festivals/venise/venise02a.htm
MailOciné !
Le guide national des spectateurs de cinema
No. 256, 02 Octobre 2002
http://allocine.com/
Les nouveaux films de la semaine.
- L'HOMME DU TRAIN de Patrice Leconte avec Johnny Hallyday, Jean Rochefort, Charlie Nelson, Jean-Francois Stevenin...
Un mysterieux etranger descend d'un train et fait son apparition dans une petite ville. Cet individu au visage marque, ayant pour unique bagage un sac de voyage, entre dans une pharmacie sur le point de fermer pour acheter de l'aspirine. Il fait alors la rencontre d'un professeur de francais a la retraite qui lui propose de prendre un verre d'eau chez lui. Alors que tout les oppose, ils vont sympathiser et se rendre compte que l'un aurait voulu avoir la vie de l'autre. L'ancien enseignant se revait aventurier, tandis que le voyageur s'envisageait pantouflard.- INTERVENTION DIVINE de Elia Suleiman avec Elia Suleiman, Manal Khader, Nayef Fahoum Daher...
Es, un Palestinien vivant a Jerusalem, est amoureux d'une Palestinienne de Ramallah. L'homme est partage entre son amour et la necessite de s'occuper de son pere, tres fragile. En raison de la situation politique, la femme ne peut aller plus loin que le checkpoint situe entre les deux villes. Les rendez-vous du couple ont donc lieu dans un parking desert pres du checkpoint.- FULL FRONTAL de Steven Soderbergh avec Julia Roberts, David Duchovny, Nicky Katt, Catherine Keener...
Journaliste au Los Angeles Magazine, Carl Bright cherche a placer ses scenarios aupres des studios et croit savoir pourquoi sa femme, Lee, n'est pas heureuse. Celle-ci, responsable des ressources humaines dans une grande entreprise, se defoule en renvoyant des employes. Linda, la soeur de Lee, est masseuse dans un hotel. Elle craint de ne jamais rencontrer le prince charmant. Calvin, vedette d'une celebre serie televisee, fait ses debuts au cinema en incarnant Nicholas, le partenaire d'une grande star, dans un film que produit Gus. Tout ce petit monde, y compris un comedien qui interprete Hitler dans une piece de theatre, va tout faire pour se rendre dans un grand hotel de Beverly Hills pour feter le quarantieme anniversaire de Gus. Cette soiree va prendre une tournure inattendue...Et aussi :
- Minority report (de Steven Spielberg)
- Enfin pris ? (de Pierre Carles)
- Le Chateau du dragon (de Joseph L. Mankiewicz)
- Looking for Jimmy (de Julie Delpy)
- Berlin is in Germany (de Hannes Stohr)
- Fievel et le nouveau monde (de Don Bluth)+ Seances, billets, resumes et critiques
+ cliquez sur : http://allocine.com/goto.asp?rd=affiche
Art11 actu
http://www.art11.com
Art11 actu - mercredi 2 octobre 2002
Exposition "Pourquoi tant d'ADN ?" : Du 24 septembre au 20 décembre 2002.
Il s'agit d'une exposition au croisement art-science-société, qui regroupe notamment des oeuvres d'artistes plasticiens ayant réagi à des sujets liés à la génétique et aux biotechnologies. Elle est présentée au Centre de culture scientifique technique et industrielle de Grenoble.
Le séquençage du génome de l'Homme vient d'être réalisé et sera complètement terminé dans trois ans. Exploit technologique coûteux ou véritable avancée scientifique ? Ces nouvelles connaissances nous font espérer la mise au point de nouvelles thérapies par l'identification de gènes responsables de maladies, de nouveaux médicaments en fonction de notre profil génétique. Cette exposition se donne pour objectifs d'éveiller la curiosité du visiteur par le décalage, la caricature, le rire ou l'émotion et l'inciter ainsi à se questionner, à s'informer, à vouloir en savoir plus, à travers les autres activités du programme (les ateliers de "l'Ecole de l'ADN" et le cycle de conférences "La génétique en questions"), ainsi que mener une réflexion pluridisciplinaire en confrontant artistes-plasticiens, étudiants en communication, philosophes, chercheurs en biologie et simples citoyens. Les artistes retenus pour l'exposition ont tous mis en oeuvre des techniques différentes et ont déjà travaillé sur l'image et les représentations du corps humain.
Chaque thème de l'exposition est abordé selon différents points de vue : celui de l'artiste à travers son oeuvre (peinture, montage, sculpture...) ; celui d'un texte qui s'efforce de faire la synthèse du sujet ; à côté, figurent deux types de citations : celle d'un philosophe ou d'un écrivain (Aristote, Spinoza, La Mettrie, Shelley...) qui permet au visiteur de s'interroger sur les aspects les plus fondamentaux du sujet ; et celle d'une coupure de presse, tirée de magazines scientifiques ou de la presse généraliste, véritables "faits divers" appliqués à lactualité de la recherche et de la société. L'ensemble, oeuvre et textes, constitue comme un kaléidoscope de visions et de questions qui ne manqueront pas de surprendre la conscience du public. Chacune des dix oeuvres de l'exposition "Pourquoi tant d'ADN ?" est mise en regard avec un cartel comprenant l'énoncé du thème abordé, une citation philosophique et une coupure de presse. Pour "Breveter le vivant", voici les choix faits par les concepteurs.
CCSTI de Grenoble / Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle
38000 Grenoble / Tél: + 33 4 76 44 30 79 / fax : + 33 4 76 42 76 66 / http://www.ccsti-grenoble.org
L'ATELIER, cellule de veille technologique de
Paribas.
http://www.atelier.fr
Accélération du programme de numérisation des collections.
Lors de la présentation du budget 2003 de son ministère, Jean-Jacques Allagon, ministre de la Culture et de la Communication a annoncé une série de mesures en faveur du développement des TIC dans son secteur. La numérisation des collections et notamment la mise en valeur des fonds numérisés seront des chantiers prioritaires. Principal objectif : assurer la plus large diffusion de la culture auprès du public. En 2003, plus de 2,5 millions deuros seront affectés à ces programmes. Un appel à projets du ministère pour la numérisation et la valorisation du patrimoine sera lancé. A travers quatre dispositifs principaux : le fonds daide à lédition multimédia, le réseau réserche et innovation en audiovisuel et multimédia (RIAM), le dispositif interministériel pour la création artistique multimédia (DICREAM) et le fonds presse et multimédia, le ministère soutient aussi la production et la création multimédia. Par ailleurs, grâce à louverture dun dispositif daccompagnement à toutes les structures investies dans des actions et projets alliant culture et multimédia, les Espaces Culture Multimédia (ECM), lieux daccès public au multimédia implantés dans des équipements culturels de toute nature, seront développés en 2003. 300 000 euros de mesures nouvelles seront affectées à ce programme. Enfin, dans le cadre des aides à linvestissement de la dotation générale de décentralisation, qui progressera de 2,58 % pour atteindre 150,8 millions deuros, lintégration des techniques de linformation dans les bibliothèques territoriales continuera à être soutenue.
(Christine Weissrock Atelier Groupe BNP Paribas 02/10/2002)
Télérama.fr
Mercredi 2 octobre 2002
http://www.telerama.fr
Il cultive la simplicité : mélodies minimalistes et cristallines, histoires enfantines. Ce lutin de 32 ans, bercé par Dick Annegarn et Bob Marley, enchante avec ses airs de rien.
C'est une chanson qui commence par une image : un garçon en train de se faire couper les cheveux et la barbe, longs les uns et l'autre. «Ondulé, ondulé», chantonne la voix. Le garçon s'appelle Mathieu Boogaerts, vidéo- clippé par Emilie Chedid. Le chanteur n'a pas encore de contrat dans une maison de disques, le clip est autoproduit, Emilie est une amie et la soeur d'un ami, autre Mathieu devenu M. Il y a des chansons d'amour, il y a des chansons d'amis. C'est une chanson qui commence souvent par une image, par un mot qui fait image. Celle-là, tenez, sur le nouvel album de Boogaerts : Néhémie d'Akkadé, un nom beau comme un bijou, le nom d'une princesse mésopotamienne. Après, la chanson s'interroge : «Tu ne t'es jamais demandé / c'qui l'avait décidé / à inventer la roue»... L'amour, bien sûr. C'est une chanson qui réécrit l'Histoire avec des mots d'amour.
Boogaerts a commencé à fredonner il y a six ans, d'une voix timide, ténue, sur une musique où toujours semble sonner un cristal. On l'écoute comme on écoute les histoires qu'inventent les enfants, enchanteurs Merlin hauts comme trois pommes qui jouent aux cubes avec le monde et les mots. Boogaerts est un grand garçon de 32 ans, mais il joue toujours aux cubes avec les mots, les images et le cristal des notes. Vol de cordes ou bruissement de castagnettes, ballades ou échos de soukouss, sa petite musique n'appartient qu'à lui.
D'où lui vient-elle ? Et d'où vient-il ? Il a grandi en banlieue parisienne. Premier orgue à 10 ans, première batterie à 12, premier groupe et premier concert à 13. Plus tôt, il a fait deux rencontres décisives dans la discothèque paternelle : Dick Annegarn et Bob Marley. «Dick, c'est ma madeleine de Proust ! C'est grâce à lui que je suis devenu chanteur.» Et auteur ? «Ça va ensemble. J'aime le phrasé de Dick, la façon dont il fait sonner le français. On a fait une tournée ensemble il y a cinq ans. Rencontrer Bob Marley, ça m'aurait fait le même effet !» De Marley, il loue la conviction brûlante, la musicalité qui va à toutes les chansons - «les miennes seraient mieux sur un rythme reggae...». C'est lui qui le dit. Ce n'est pas le moindre de ses paradoxes que cet amour pour la musique noire, qu'elle soit jamaïquaine, américaine, africaine, brésilienne ou caribéenne. Le lutin aux mélodies aériennes retourne toujours aux sources d'une musique de terre et de feu. Il a, pour dire sa richesse, la passion de Picasso parlant de l'art primitif fondé sur des objets usuels. «C'est drôle que vous disiez ça... Je voyage le plus souvent et le plus loin possible, et je ne rapporte que des objets quotidiens, un balai, un couvert...»
La simplicité recherchée de ses partitions vient peut-être, comme le goût de s'entourer et de se vêtir de banal et de pas cher, de ce père mélomane, esthète et antiquaire. Lui amasse les objets ; son fils va au plus dépouillé, au plus limpide. Quelques années de partage musical avec M, un bref passage dans un des groupes de jeunesse des fils Souchon et Voulzy, Les Poissons Rouges, puis «sept ans de solitude», de chansons faites à la main. Au risque d'appauvrir son univers : J'en ai marre d'être deux, son deuxième album en 1998, surprit moins que Super deux ans plus tôt. 2000, le nouvel album, accueille d'autres musiciens. Le son n'en reste pas moins singulier, garde son cristal. «Je suis snob, je veux me distinguer, trouver en moi ce que je cherche dans d'autres musiques ou dans des films : une authenticité.» La sienne l'a fait ranger dans la petite famille de la chanson minimaliste, dont il n'a jamais bien saisi ce qu'elle recouvre. «Si ça veut dire peu d'idées, peu de notes et peu de mots, je ne crois pas que Dominique A corresponde à la définition. S'il s'agit de simplicité, ça me va !» Ça nous va.
Anne-Marie Paquotte
2000 (ffff) chez tôt Ou tard
- Nehemie d'Akkadé : http://musique.telerama.fr/edito/25_09_02/boogaerts2.ram
- L'espace : http://musique.telerama.fr/edito/25_09_02/boogaerts5.ram- au Lavoir moderne parisien du 15 oct. au 16 nov. Tournée à partir de déc.
Télérama n° 2750 - 27 septembre 2002
Chronic'art, le webmag culturel
Newsletter du 02.10.02
http://www.chronicart.com
"Je vous construirai une ville avec des loques, moi ! je vous construirai sans plan et sans ciment / Un édifice que vous ne détruirez pas / Et quune espèce dévidence écumante Soutiendra et gonflera, qui viendra vous braire au nez ( )"*. Sil fallait absolument qualifier la valeur politique du film dElia Suleiman -absolument, parce quil nest pas sûr que lentrée principale de cet ovni filmique soit justement le ou la politique- on pourrait dire quIntervention divine est quelque part entre lhumeur massacrante et libératoire de ces vers dHenri Michaux et le passage célèbre de Breton : "La beauté convulsive sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique- circonstancielle ou ne sera pas".** Dailleurs, lAmour fou pourrait être un autre titre pour le film et magique-circonstancielle un adjectif juste pour dire ce qui sy passe, une chronique de faits et gestes touchés par un principe de certitude : imposer à la géopolitique du désastre et du crime une géographie imaginaire du pire, un tracé borderline du champ politique actuel au Moyen-Orient. Alors que les pamphlets sont le plus souvent vociférants et agressifs, celui de Suleiman est mutique et désespéré, sans haine et sans rire. Intervention divine a le visage fermé de son personnage principal -incarné par le cinéaste- et sa grâce aussi, puisquil sagit de Dieu et de ses pouvoirs.
De ce qui précède, on aura compris que Suleiman est un poète et non un prosateur. Il nargumente pas. Il ne mentionne pas lHistoire. Il ne fait pas preuve de tolérance, ni dintolérance. Il ne fait pas de pédagogie à ladresse des jeunes générations. A cet égard, il est linverse dun Amos Gitai dont les derniers films -par exemple, le très beau Kedma (http://www.chronicart.com/cine/cine_ensalles.php3?id=7487), rejeté par certains à Cannes dans une mise en balance douteuse avec le Suleiman- sont comme une invitation à comprendre le présent à partir du passé, au risque dun télescopage assumé mais parfois maladroit. Suleiman nexplique rien. Il montre, simplement, avec une rage rentrée qui fouette chacun des tableaux du film. Il montre quoi ? Dabord, la Palestine comme une maison de fous, une maison malade où chacun vaque à ses petites affaires, à son emploi du temps destructeur : trouver une insulte pour chaque passant, détruire une route, crever un ballon, accumuler des bouteilles de verre sur un toit avant de sen servir comme projectiles contre la police, jeter ses sacs poubelles chez la voisine et lui reprocher son manque de correction quand elle viendra sen plaindre.
Dans ce premier temps du film, Suleiman fait beaucoup penser à Tati -rythme et situation-, un Tati du malaise palestinien, où le vide identitaire se traduit par un anonymat des lieux, la sérialité des actions sans but, une mécanique des faits et gestes ; mais, après cette "ouverture", le film prend une toute autre direction et change de rythme. A la perte de sens et à labsence de relation entre les personnages qui en découlait, le cinéaste substitue des situations où la question du lien devient centrale et exposée sous différentes formes : rapport entre un fils et son père malade, relation amoureuse entre un homme et une femme - inoubliable scène damour- rapport politique entre ce couple et les gardes israéliens du check-point quils observent nuit et jour. Dans ces moments où il traite explicitement du rapport à lautre, le film de Suleiman atteint parfois des sommets de beauté et donne toute sa puissance (de feu). Cest que la question du regard devient le sujet du film et que le caractère ludique, la nature presque anodine de ce qui a précédé apparaît peu à peu sous un autre jour, comme le commencement dune échappée très noire qui va se poursuivre jusquà lexplosion de la double séquence finale : lhumiliation au check-point et le mirage au champ de tir.
Intervention divine fonctionne à double détente : dabord, un champ de ruines intimes qui provoque notre rire, puis une compassion ; ensuite, un champ de ruines morales qui nous saisit deffroi. La violence libératoire de la séquence finale est la dernière tentative pour sortir les spectateurs de leurs réflexes bien appris. Comment regarder les Palestiniens ? Au cours du film, le visage blanc du personnage, son silence face à son père ou à sa fiancée, le ballon-Arafat qui senvole dans les airs, la persévérance dans lutopie sombre finissent par agir comme un principe actif, qui creuse et touche de plein fouet le spectateur le plus détendu. Comme tous les grands films comiques, le poème dElia Suleiman provient dune douleur qui affleure à chaque plan.
Frédéric Bas
* Henri Michaux, La Nuit remue (1967)
** André Breton, LAmour fou (1937)"Intervention divine" concourait en Compétition officielle au Festival de Cannes 2002 : http://www.chronicart.com/cannes2002/agenda.htm
REALISATEUR : Elia Suleiman
INTERPRETES : Elia Suleiman, Manal Khader, Nayef Fahoum Daher
ORIGINE : Palestine
DUREE : 1h32
DATE DE SORTIE : 2 octobre 2002
La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com
Johnny Hallyday et la mairie de Bordeaux.
- Subvention pour le concert de Johnny Hallyday : le concert aura bien lieu (02/10/2002)
La décision du tribunal administratif de Bordeaux est tombée, mardi 1er octobre : le juge des référés n'a pas donné de suite favorable aux deux requêtes en référé présentée par trois élus Verts du conseil municipal de Bordeaux, et trois employés de la Sarl Utopia, cinéma d'arts et essais à Bordeaux. Les requérants demandaient la suspension de l'exécution de la délibération votée au conseil municipal du 8 juillet 2002 dans laquelle une convention doit être signée entre la Ville et la société de production de Johnny Hallyday, pour l'organisation d'un concert de "l'idole des jeunes" prévu le 13 juillet 2003 (lire La Gazette n° 28). Les avocats des requérants ont plaidé "l'illégalité externe" de la délibération : manque de précision dans la rédaction de la convention, pas de "réelle motivation" de la Ville, exposition incomplète des raisons l'amenant à proposer cette délibération et mensonge de l'adjoint ayant présenté la délibération. Ils ont également souligné "l'illégalité interne" : la délibération serait contraire à l'ordonnance du 13 octobre 1945, modifiée par la loi de mars 99. Selon cette ordonnance, seul un certain nombre de spectacles, strictement énumérés, paraissant dignes d'encouragement et notamment ceux ayant pour objet principal l'éducation et la propagande artistique, peuvent être subventionnés par des collectivités locales. La loi de 1999 a rajouté la catégorie des spectacles vivants produits ou diffusés par des personnes qui s'assurent de la présence physique d'au moins un artiste percevant une rémunération. Un recours au fond, déposé le 10 septembre, demandant l'annulation de la délibération, est toujours en suspens.
- La mairie de Bordeaux renonce à sa subvention de 228 000 euros pour le concert de Johnny (03/10/2002)
La mairie de Bordeaux a annoncé par fax, jeudi 3 octobre, que "devant les réactions dincompréhension de nombreux Bordelais", elle renonçait à lachat des places pour le concert de Johnny Hallyday, prévu le 13 juillet 2003. Malgré le récent rejet par le tribunal administratif de deux requêtes demandant la suspension de lexécution de la délibération octroyant 228 000 euros subvention destinée à proposer 10 000 places à tarif réduit - et la mise à disposition gratuite du stade municipal, Alain Juppé a préféré mettre fin à ce "sujet de dispute". Cependant, la municipalité compte toujours prêter gracieusement le stade Jacques Chaban-Delmas à l'organisateur du concert et "espère que ces événements et cette vaine polémique ne priveront pas les Bordelais dun grand concert dans leur ville".
Claudia Courtois
NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
http://www.zdnet.fr
Edition du 03 octobre 2002
France: l'industrie du disque veut des FAI plus coopératifs pour lutter contre le piratage.
Les lobbies de l'industrie musicale incitent le gouvernement à changer la loi. Objectif: pouvoir, sans passer par un juge, faire cesser «des cas évidents» de diffusion d'oeuvres piratées sur le net. Les prestataires internet s'y opposent.
En France, les professionnels de la musique et des "industries culturelles" n'en sont pas encore à réclamer un "droit de sabotage" sur l'ordinateur privé des internautes... Une proposition de loi allant dans ce sens est en effet discutée au Congrès des États-Unis (http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2120540,00.html), sous la pression des puissants syndicats de la musique et du cinéma, pour pouvoir «mieux lutter» contre la copie sauvage d'oeuvres protégées.
Le cas français fait preuve de plus de retenue, car si les producteurs réclament également une révision de la loi, leurs revendications ne vont (pour l'instant) pas aussi loin...
Le 30 septembre, un groupe de pression interprofessionnel, le bien nommé Clic (Comité de liaison des industries culturelles, créé en juin 2001), s'est élevé publiquement «avec la plus extrême vigueur contre le comportement scandaleux de certains fournisseurs d'accès, qui n'hésitent plus à se faire les chantres du téléchargement illicite de musique et de vidéo pour accroître leur trafic». Derrière cette offensive, le Syndicat national des industries phonographiques (Snep), homologue en France de la RIAA américaine.Wanadoo et Tiscali dans le collimateur du Snep
Parmi ces "mauvais élèves", le Clic cite deux poids lourds du marché en Europe: Wanadoo et Tiscali. «France Télécom/ Wanadoo (...) n'hésite pas à fonder sa communication pour attirer des abonnés, sur le fait que les connexions à haut débit permettent le téléchargement de musique et de vidéo, en feignant d'ignorer que la plupart de ces téléchargements sont illicites.» La seconde salve est pour Tiscali, «qui vient de conclure un accord avec le service d'échange illicite de fichiers musicaux "peer-to- peer" Kazaa» (lire notre actualité à ce sujet : http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2122932,00.html). «Cette société [Kazaa], dont les serveurs sont basés dans un paradis fiscal, va déployer une campagne sur l'offre haut débit de Tiscali (...) en contrepartie d'un pourcentage reversé sur chaque nouvel abonné. La campagne devrait comprendre des bannières et des encarts publicitaires intégrés dans le logiciel lui-même» accuse le Clic.
Mauvais timing pourtant, car Wanadoo a mis en place un service payant de téléchargement de musique... le 13 septembre dernier. Même chose pour Tiscali, qui a inauguré le sien (en France et Royaume-Uni uniquement) quatre jours plus tard.
Toute cette activité de lobbying en direction du gouvernement n'a qu'un but: contraindre plus efficacement tout FAI, avant de saisir un tribunal, à «coopérer» avec les ayants droit pour couper l'accès à des sites de téléchargement non autorisés... L'Association des fournisseurs d'accès (Afa) a répondu dans la foulée, le 1er octobre: «Dans le cadre des procédures légales existantes, les membres de l'Afa aident à l'identification et ainsi à la poursuite des auteurs de préjudice ou d'infraction.»Contraindre les FAI à couper l'accès à des sites par une mesure d'urgence
«Ce serait pour intervenir dans des cas "évidents"», déclare à ZDNet Hervé Rony, directeur général du Snep et secrétaire du Comité de liaison. «Je veux parler de sites proposant par exemple du Céline Dion ou du Goldman... Ce qu'il manque selon nous dans notre droit, c'est une procédure analogue à la "notice and take down" américaine (blocage du contenu litigieux par mesure conservatoire, Ndlr), qui permet d'intervenir avant de saisir un juge. Évidemment, si le FAI considère que le contenu n'est pas "illicite" à ses yeux, il pourra ne pas obtempérer et l'ayant droit devra alors porter plainte. Ce que nous voulons, c'est que la loi nous permette d'agir ainsi de manière amiable.» Cela se ferait dans le cadre de la transposition de la directive européenne sur le commerce électronique, que le gouvernement Jospin avait introduite dans un projet de loi désormais caduc, celui sur la société de l'information.
Pourtant, le code de la propriété intellectuelle autorise déjà ce type de "mesure d'urgence". Il faut certes se présenter devant un juge, mais on peut obtenir une injonction de fermer un site litigieux avant tout débat contradictoire (cf. l'affaire Miditext par exemple : http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2119826,00.html). Et comme le rappelle l'Afa, juridiquement calée sur la question: «L'avenir de l'industrie culturelle ne réside pas dans l'adoption d'une loi, par laquelle la puissance publique abandonnerait ses prérogatives de contrôle des activités illégales, pour les déléguer aux prestataires techniques Internet.»
Mais pour Hervé Rony, l'Afa «tourne autour du pot et on a l'impression d'être pris pour des imbéciles... Elle appelle à la concertation avec nous, et laisse deux de ses membres faire une promotion plus ou moins déguisée du téléchargement illicite de musique et de vidéo...». Pour lutter contre le fléau du piratage, le directeur du Snep reconnaît que cela ne mène à rien de fliquer l'utilisateur, et regrette finalement que «les fournisseurs d'accès puissent se faire de l'argent dans ce marché dit "gratuit", l'échange de musique en ligne.»«Cela ne mène à rien de fliquer l'utilisateur»
Sur le fond, Rony sait bien que le calendrier législatif est plus que chargé pour le gouvernement. Mais ce lobbying avoué pour toiletter la loi en sa faveur - le Snep espère convaincre, en faisant jouer ses nombreux "réseaux", les ministères de la Culture, de la Recherche ou de l'Industrie - est un moyen de mettre la pression sur l'Afa... «Le jeune patron de Tiscali France est en ce moment le président de l'Afa. Pour nous c'est limite une provocation...»
Peut-être que les deux parties se réconcilieront à travers des opérations "journées portes ouvertes" comme celle organisée ce jeudi 3 octobre au Royaume-Uni (http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2123298,00.html). Initié par le prestataire OD2 Technologies, qui fournit clés en main des plates-formes de diffusion payante de musique (y compris à Wanadoo et Tiscali), ce "Digital Download Day" incite les internautes à goûter gratuitement pendant un mois au téléchargement "licite". Cette opération sera déclinée en France dans les prochains mois.Par Jerome Thorel - ZDNet France
En savoir plus
- Tiscali se met à dos toute l'industrie musicale après son accord avec Kazaa : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2122932,00.html
- Musique: les sociétés internet s'opposent à dénoncer les "présumés pirates" : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2122109,00.html
L'Internaute Week-end
3 octobre 2002
http://www.linternaute.com
L'expo d'art contemporain qui va ravir les enfants.
La fondation Cartier fait un tour d'horizon de la création contemporaine japonaise et on se retrouve dans une expo très tonique, immédiatement accrocheuse, mêlant Pokémons surréalistes et manga décalés. Vous pourrez y savourer les travaux récents de Takashi Murakami, qui lui- même, invite, dans une seconde partie de l'exposition, intitulée " Coloriage ", différents artistes japonais actuels. Takashi Murakami reprend à son compte les mécanismes du pop art. Il établit la jonction entre culture japonaise traditionnelle (importance de la décoration et des motifs floraux notamment) et la culture contemporaine, en jouant sur ses aspects infantilisants. Les travaux présentés, peintures, sculptures ou papiers-peints, reprennent en effet les éléments forts de la culture populaire japonaise issus des dessins animés, du phénomène Otaku, en résumé de la culture des mangas : des personnages proches des Pokémons, des champignons truffés d'yeux, des fleurs et des nuages souriants. On s'amuse de cet aspect décalé entre un monde lisse, rond, infantile et une agressivité latente. Par exemple, Mister Dob, personnage Kaiwaii (mignon) a pour ambition de concurrencer la popularité de Mickey Mouse. Comme son rival, il a la forme d'une souris débonnaire mais il apparaît également avec un grand sourire carnassier ou se disperse en petites éruptions. C'est l'exposition idéale pour une visite en famille. Cette dimension est d'ailleurs prise en compte puisque les enfants reçoivent à l'entrée un coloriage et que des animations sous forme de contes sont organisées autour de cette exposition. L'ensemble s'avère très séduisant pour les enfants, mais si la lassitude venait à les gagner, n'hésitez pas à leur proposer un inventaire Pokémon : une galerie de figurines est présente au sous-sol. Pendant ce temps, vous pourrez ainsi aller dans les dernières salles plutôt réservées à un public averti et adulte...
Pour finir, une visite du Jardin de la Fondation Cartier s'impose : un espace semi-sauvage qui depuis la première plantation des nombreuses plantes médicinales n'a connu qu'une intervention homéopathique des jardiniers.M.A. septembre 2002
Nom : Takashi Murakami, Kaikai Kiki
Genre : expo d'art contemporain
Lieu : Fondation Cartier
Adresse : 261, boulevard Raspail / 75014 PARIS
Accès : métro Raspail,
Bus 38 et 68, plan : http://194.98.134.82/Cgi-Bin/geo/webmap.exe?adresse=261,+boulevard+Raspail&city=Paris&u=linternaute&model=_nis.mod&dp=3&type=9&xbmp=400&ybmp=250&lng=f&sc1=0&image2.x=12&image2.y=4
Horaires : tous les jours, sauf le lundi , de 12 heures à 20 heures.
Liens utiles :
> La fondation Cartier : http://www.fondation.cartier.fr/
> L'exposition et l'artiste : http://daruma.mageos.com/galerie/Murakami/murakami_frame-2.htmlLes activités pour les enfants :
- Mercredi 9 octobre à 15 heures à partir de 7 ans : durée 1 heure 30 : Kara, dessinateur de bandes dessinées et spécialiste du Manga
- Mercredi 16 octobre à 15 heures à partir de 5 ans : durée 1 heure 30 : Les belles histoires de Bertille Soullier : histoires adaptées de contes traditionnels japonais
- Mercredi 23 octobre à 15 heures à partir de 7 ans : durée 2 heures : Usataro Kimura, maître de Koto et Origami et Luna Sentz, comédienne.
Renseignements et inscriptions : 01 42 18 56 67
5) Réflexions sur la société.
@ACROPOLITIS
Lettre hebdomadaire d'information politique, économique, juridique et sociale du
Sénateur Trégouët
N°30 du 27 septembre au 3 octobre 2002
http://www.tregouet.org
84% des "Bac + 4" et supérieur ont un emploi.
En 2002, 84% des jeunes diplômés ("Bac + 4" et plus) ont un emploi, contre 88% il y a un an. Le taux d'emploi des jeunes diplômés interrogés par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), dans le cadre de son point annuel sur l'insertion professionnelle de ces personnes, retrouve ainsi son niveau de 1998, après deux années que l'Apec qualifie d'«exceptionnelles en termes d'emploi cadre.» Le nombre de ces jeunes ayant de réelles difficultés d'insertion, c'est-à-dire étant en recherche depuis plus de douze mois, demeure cependant de 3%, son niveau le plus bas depuis cinq ans. En outre, un jeune diplômé sur deux trouve un emploi en moins d'un trimestre, soit deux fois moins qu'en 1997. Ce niveau record est constant depuis trois ans.
Les conditions d'emploi ont connu quelques évolutions non négligeables. Ainsi 82% des jeunes ayant un emploi ont été embauchés en contrat à durée indéterminée, soit 3 points qu'en 2001. De même, la proportion de ces personnes ayant obtenu un statut cadre a diminué de 65% à 62% en un an. Enfin, le salaire moyen (montant annuel brut) a reculé, de 27.600 euros à 26.400 euros entre 2001 et 2002.
Pour la première fois depuis cinq ans, le secteur informatique n'est plus le premier pourvoyeur d'emplois. Les cinq filières les plus porteuses sont donc désormais les mathématiques, l'informatique, les sciences et technologies, la finance-comptabilité, la gestion du personnel. A l'inverse, la philosophie/histoire, la biologie, l'aménagement-urbanisme, la géologie et la gestion d'entreprise sont les filières pour lesquelles l'insertion est la plus difficile. Par ailleurs, les petites et moyennes entreprises totalisent plus de la moitié des emplois occupés par les jeunes diplômés. Le secteur des services offre 59% des opportunités, contre un tiers pour l'industrie.
Les Echos : http://fr.news.yahoo.com/020924/3/2rkb9.html
La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com
Marseille passe à son tour à la vidéo surveillance
Dans le cadre de son contrat local de sécurité, la ville de Marseille veut à son tour mettre en place un réseau de caméras de vidéo surveillance. Dans un premier temps, trois ou quatre caméras seront installées dans le quartier Noailles, un croisement important sur la Canebière qui fait déjà lobjet dune présence policière accrue depuis plusieurs mois pour lutter contre la petite délinquance et la revente sauvage. " Lexpérience permettra de contractualiser les relations avec la police nationale et de valider le matériel et son fonctionnement ", précise Jean-Marc Mertz, directeur de la Prévention et de la protection générale à la ville. Lobjectif est ensuite dacquérir une soixantaine de caméras, toutes dédiées au centre ville, soit un budget de lordre de 2 à 3 millions deuros. Le schéma dorganisation prévoit que les images seront envoyées à un PC où seront basés des fonctionnaires municipaux spécialement formés (une réflexion est en cours pour savoir sil sagira de policiers ou non), avec un renvoi dimage au commissariat central de la Police nationale. Déjà, le contrat local de sécurité de la gare Saint-Charles signé en juillet dernier prévoit linstallation de caméras dans lenceinte de la gare et ses alentours.
Brigitte CHALLIOL
27/09/2002
Benoit Tabaka (contact@rajf.org)
Édition Générale du 28 septembre 2002
http://www.rajf.org
La Commission des Droits de l'Homme se penche sur l'arrêt "Commune de Morsang-sur-Orge".
Par un arrêt en date du 27 octobre 1995 (Commune de Morsang-sur-Orge), le Conseil d'Etat a sanctionné la pratique dite du "lancer de nains" au motif que cette activité portait atteinte au respect de la dignité humaine. L'un des requérants a ensuite saisi la Commission des Droits de l'Homme, organe dépendant de l'Organisation des Nations Unies, qui vient de le débouter de sa demande.
Le litige trouve son fondement dans les années 1992. Après les Etats-Unis et l'Australie, la France vit arriver dans certaines discothèques, le lancer de nains. Le "jeu" consiste à lancer le plus loin possible des personnes de petite taille, souvent cascadeurs, à l'aide d'une poignée dorsale.
A plusieurs reprises, des maires de communes où se déroulait ce spectacle ont interdit la tenue de cette pratique en invoquant la protection de l'ordre public et la protection de la dignité humaine. Plusieurs tribunaux administratifs ont eu à juger de cette affaire. En dernier lieu, dans une affaire opposant d'une part la commune de Morsang-sur-Orge et, d'autre part, la société Fun Productions et M. Wackenheim, le Conseil d'Etat a été amené à poser le principe de l'interdiction de tels spectacles.
Dans les conclusions rendues sous cette affaire, Patrick Frydman avait eu l'occasion de rappeler que le principe de la dignité de la personne humaine est en lui-même une composante de l'ordre public et, particulièrement, le maire a la possibilité d'interdire l'exercice d'une activité se fondant sur cette composante en dehors de toute circonstance locale particulière.
Le Conseil d'Etat avait suivi son magistrat en estimant que l'attraction de "lancer de nain" porte atteinte à la dignité de la personne humaine par son objet même. En conséquence, "l'autorité investie du pouvoir de police municipale pouvait, dès lors, l'interdire même en l'absence de circonstances locales particulières et alors même que des mesures de protection avaient été prises pour assurer la sécurité de la personne en cause et que celle-ci se prêtait librement à cette exhibition, contre rémunération". Le juge administratif suprême écartait en outre le moyen fondé sur le respect du principe de la liberté du travail et celui du commerce et de l'industrie. Pour le juge, l'existence de ces principes ne fait pas obstacle à ce que l'autorité investie du pouvoir de police municipale interdise une activité même licite si une telle mesure est seule de nature à prévenir ou faire cesser un trouble à l'ordre public.
Néanmoins, le requérant ainsi privé d'emploi décida de prolonger son action. En 1999, M. Wackenheim décida de saisir la Commission des Nations Unies pour les Droits de l'Homme sur le fondement de l'article 26 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Cet article prévoit que "toutes les personnes sont égales devant la loi et ont droit sans discrimination à une égale protection de la loi. A cet égard, la loi doit interdire toute discrimination et garantir à toutes les personnes une protection égale et efficace contre toute discrimination, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique et de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation".
Amenée à apprécier l'application de cette disposition, le Comité des droits de l'Homme a rejeté la communication par une décision du 27 septembre 2002 (affaire n° 854/1999). Le Comité relève que l'interdiction "n'est pas abusive mais nécessaire pour protéger l'ordre public et notamment les considérations de protection de la dignité humaine qui sont compatibles avec les buts" du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Le Comité relève, en outre, que "la distinction entre le requérant et les personnes non visées par l'interdiction, c'est à dire celles qui ne peuvent être lancées, est basée sur une différence de situation objective et conforme à la Convention internationale".
(BT)
Journal Maire-Info
http://www.maire-info.com
Deux villes de Seine-Saint-Denis, Stains et l'Ile-Saint-Denis, ont fait participer dimanche les étrangers extra-communautaires de leurs communes à un référendum local, en infraction à la loi qui interdit le vote des ressortissants extérieurs à l'Union européenne. Déclarée illégale au mois de septembre par le tribunal administratif de Cergy (Val-d'Oise), l'organisation de ces consultations a été maintenue par Michel Beaumale (PCF), maire de Stains, et Michel Bourgain (Verts), maire de l'Ile-Saint-Denis. Des cartes d'électeurs valables le temps du référendum ont été envoyées aux étrangers de Stains et des attestations de vote distribuées à ceux de l'Ile-Saint- Denis. "C'est la première fois que je vote en France, je suis très contente", affirme à Stains Mangia Naggoudi, une Algérienne de 55 ans, en sortant d'un bureau de vote. Elle ajoute : "Je me sens concernée par ce qui se passe dans la ville, c'est donc important de voter". Au bureau numéro 1, Claude Agnoly, assesseur, est aux petits soins avec les étrangers qui viennent voter, qu'elle trouve "timides mais enthousiastes et fiers de s'exprimer". Au bureau de vote numéro 4, Mohamed Ghancy, un Marocain de 44 ans installé depuis 38 ans en France, est assesseur, une fonction qui suppose normalement la nationalité française. "C'est un grand honneur et une grande fierté de pouvoir m'exprimer pour la première fois", explique-t-il derrière l'urne, ravi de déclarer "a voté" après chaque passage d'un électeur. Pour lui, la participation des étrangers à un scrutin local, interdite par la loi, est "symbolique" et fait partie de son combat de "citoyen, pour que la prochaine fois, en espérant que la législation soit modifiée, on puisse réellement s'exprimer". Par sa présence au bureau de vote, Mohamed souhaite "ouvrir le débat" parce que "lorsqu'on s'exprime par le vote on n'est pas entendu de la même façon". Dans un café proche du bureau de vote numéro 1, on ne parlait que du référendum et du vote des étrangers, que soutient un consommateur, car "ils paient des impôts comme nous". Tandis qu'un autre s'emporte : "Il n'y a pas de raisons qu'ils votent, ils n'ont pas la nationalité française !" Passant au bureau de vote, le maire de Stains, Michel Beaumale, a affirmé qu'"associer le droit de vote local à la nationalité française c'était dépassé", ajoutant que "la citoyenneté doit être de résidence : toute personne qui vit dans une commune doit pouvoir participer à son fonctionnement". A 17h00, le taux de participation était pourtant faible, de 15,63% à Stains et de près de 20% à l'Ile-Saint-Denis. Les électeurs, étrangers extra- communautaires compris, devaient se prononcer sur l'adhésion de leur ville à la "Plaine commune", une communauté de communes de Seine-Saint-Denis regroupant déjà Saint-Denis, Aubervilliers, Pierrefitte, Villetaneuse et Epinay-sur-Seine.
30 septembre 2002
La Gazette d'Admiroutes
N° 68 du 30 septembre 2002
http://www.admiroutes.asso.fr
Sous ce titre, Le Monde du 18 septembre 2002, p. 14, a publié un article de Yves Eudes décrivant une activité qui se répand aux Etats-Unis, celle de "bio-informaticien rebelle". Il s'agit de chercheurs en informatique génique qui s'essayent eux-mêmes, en dehors de leurs laboratoires, à modifier l'ADN d'insectes ou de plantes. Des produits chimiques simples et un peu de savoir-faire manipulatoire permettraient de réaliser du génie génétique à petite échelle, après avoir décrypté le code génétique des espèces visées. Il semblerait que des modifications ponctuelles de comportement ou de caractères biologiques puissent être obtenues, par exemple des abeilles qui ne piqueraient plus. Les généticiens considèrent généralement que le lien direct entre un gène et un trait phénotypique n'est pas facile à établir, plusieurs gènes concourrant aux comportemnts complexes. Mais apparemment les expériences citées marcheraient.
La démarche est plus ou moins illégale, même aux Etats-Unis, tout au moins si les individus ainsi obtenus sont relâchés dans la nature. Mais les jeunes pirates voient au contraire dans leurs activités un côté politiquement salutaire: lutter contre les interdits posés par les firmes bio-techs visant à se donner des monopoles et à les préserver. Ils ont mis en plece une démarche sur le mode de l'Open Source de Linux, en diffusant les génomes et les résultats qu'ils obtiennent, librement sur Internet. Ils ont constitué à cette fin un groupement d'intérêt ouvert à tous, intitulé Central Valley Bioinformatics Interest Group (CVBIG) qui dispose d'une liste de diffusion. Ce groupe est relayé par une organisation plus structurée, Bioinformatics.org
Faut-il s'inquiéter de tels pratiques, qui annoncent sans doute un raz de marée pour l'avenir, y compris dans la direction du génome humain. Les pessimistes voudront les interdire ou les réglementer, sans guère de chances de succès d'ailleurs. Certains y verront peut-être même l'amorce d'activités terroristes. Mais dans un monde ou l'évolution biologique en compétition darwinienne est la règle, et où la bio-diversité est actuellement menacée par la bétise humaine, ne devrait-on pas au contraire voir là un comportement "mutant", c'est le cas de le dire, qui pourrait avoir un grand intérêt? En tous cas, l'association Linux soutient. 24/09/02.- CVBIG http://www.cvbig.org/
- Bioinformatics.org http://bioinformatics.org/about/
- L'article du Monde http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3230--290654-,00.htmlPar Jean-Paul Baquiast Jean-Paul.Baquiast@wanadoo.fr
Newsletter de Profession Politique
Mercredi 2 octobre 2002
http://www.professionpolitique.info/fr/
La Commission nationale consultative des droits de l'Homme.
Le Premier ministre installera, le 3 octobre, la nouvelle Commission nationale consultative des droits de l'Homme, désormais présidée par Joël Thoraval, suite au renouvellement d'une partie de ses membres, par le décret du 27 septembre. Héritière directe de la 'Commission consultative pour la codification du droit international et la définition des droits et devoirs des États et des droits de l'Homme' de 1947, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme a vu le jour le 30 janvier 1984. Elle est, depuis 1989, directement rattachée au Premier ministre. Initialement mise en place pour promouvoir l'action de la France en faveur des droits de l'Homme dans le monde, la Commission est désormais en charge de l'ensemble des questions nationales et internationales relevant de ce domaine. Elle exerce ainsi une double fonction de vigilance et de proposition, aussi bien en amont de l'action gouvernementale, qu'en aval pour vérifier l'effectivité du respect des droits de l'Homme dans les pratiques administratives. La composition de la Commission répond à un double but ; d'une part, assurer l'information réciproque de l'État et de la société civile en matière de droits de l'Homme, et d'autre part, garantir le pluralisme des convictions et opinions en son sein. Pour y parvenir, sont nommés, pour 3 ans, par le Premier ministre, des représentants des ONG uvrant dans le domaine des droits de l'Homme et des principales confédérations syndicales, ainsi que des personnalités "choisies en raison de leur compétence". Sont de plus membres de droit, pour la durée de leurs mandats, un député, un sénateur et le médiateur de la République, ainsi que des 'experts français siégeant dans des instances internationales des droits de l"Homme". Le bureau de la Commission, composé du président et les deux vices présidents, est choisi par le Premier ministre.
La Commission nationale consultative des Droits de l'Homme renouvelle ses instances :
- Président : Joël THORAVAL, président du "Secours catholique"
- Vice-présidents : Francis SZPINER, avocat au cabinet Szpiner-Toby et Martine VALDES-BOULOUQUE, inspectrice des services judiciaires
Le Monde - lettre nouvelles technologies - mercredi
02 octobre 2002
http://interactif.lemonde.fr
Oxford Internet Institute : les sages se penchent sur le Net.
Dans quelle mesure Internet change-t-il nos modes de vie ? C'est pour répondre à ces questions mêlant sociologie, politique et haute technologie qu'Oxford accueille depuis vendredi son "Institut Internet". Ouvert à tous les chercheurs, l'institut est pluridisciplinaire. Et les travaux de réflexion ont déjà commencé.
OXFORD correspondance
"Paradoxalement, c'est la fin de la bulle Internet qui a fait prendre conscience de l'impact du Réseau dans notre société." Il est vrai que le lancement en grande pompe d'un "Institut Internet" dans la prestigieuse université d'Oxford alors que le Nasdaq est au plus bas peut étonner. Pourtant William Dutton, son directeur, enfonce le clou et poursuit : "L'impact d'Internet pour l'individu dépasse de beaucoup la sphère des start-up déchues. C'est pourquoi j'ai cherché pendant des années une université capable d'accueillir des chercheurs travaillant sur les conséquences pratiques de l'informatique... C'est une chance extraordinaire de pouvoir le faire à Oxford." C'est ainsi qu'est né l'Oxford Internet Institute (OII).
Différent, l'OII l'est donc à plus d'un titre... Ainsi, cette université n'aura, au début du moins, pas d'étudiant ! L'idée, au contraire, est d'ouvrir les portes du savoir au plus grand nombre, sans se limiter à un nombre fixe d'élèves payant des droits d'inscription. Sans surprise, c'est Internet qui permettra de diffuser largement le savoir de l'OII. La plus vieille université d'Europe à l'heure du e-learning ? "Avec l'OII tout est nouveau, sauf l'adresse..., et ça nous ne voulons pas le changer !", souligne William Dutton. Arrivé à Oxford voilà deux mois seulement, il a pris la relève d'Andrew Graham, doyen de la faculté d'économie de Saïd, autre fleuron de l'université. Pour autant, pas de querelle d'anciens et de modernes dans le temple du savoir : comme l'a précisé M. Graham, "l'OII a tout pour devenir une référence, comme l'est Oxford depuis plusieurs siècles". Pour cela, William Dutton veut s'entourer d'une équipe la plus large et diversifiée possible. Si les chercheurs des universités comme Harvard ou Columbia se sont bien sûr déjà penchés sur le berceau de l'OII, ils seront bientôt rejoints par... un ancien directeur juridique d'Apple ! Comme le précise le docteur Dorothy Zinberg, de la Kennedy School of Government d'Harvard, "le soutien de l'industrie est indispensable à la réussite d'un tel projet". Et pas seulement parce que les 15 millions de livres (environ 34,8 millions d'euros) qui composent le budget de l'OII proviennent en grande partie d'un entrepreneur privé, Dame Stéphanie Shirley, mais aussi parce que, selon Jocelyn Hay, qui dirige une association de protection des utilisateurs de nouvelles technologies à Londres, "les constructeurs doivent mieux prendre en compte les attentes sociologiques des utilisateurs" ; c'est pourquoi elle espère que les travaux de l'OII serviront de guide aux grands comme Sony et Hewlett Packard (HP).
La présence d'un représentant américain de HP sur l'estrade de l'université n'est donc pas fortuite. Les têtes pensantes de l'OII entendent mettre la plupart de leurs travaux à disposition du plus grand nombre, mais aussi travailler pour le secteur privé ou, pourquoi pas, les gouvernements. "L'esprit d'ouverture de l'OII est une chance unique de réunir les meilleurs des meilleurs et de les faire travailler sur des sujets qui nous intéressent tous", insiste Derek Wyatt, député travailliste au Parlement britannique, qui apporte tout son soutien à l'institut oxfordien.
Et le travail a déjà commencé ! Pendant toute une après-midi, des professeurs, industriels, journalistes, ont été invités à plancher sur des sujets aussi divers que "L'ordre ou le chaos sur le Réseau ?", "Comment organiser l'e-démocratie" ou "L'omniprésence du Net change-t-elle nos modes de vie ?". Après des heures de travaux, un constat : tout reste à faire ! Andrew Graham l'a précisé en conclusion : "Vous ne pouvez pas attendre de l'OII de régler ces problèmes en trois semaines !" Mais la feuille de route est déjà prête. D'après Bill Dutton, le premier chantier sera l'"e-science", ou tenter de comprendre l'impact d'Internet sur la recherche scientifique, pour tenter d'en améliorer toujours plus les résultats. Plus concret dans un pays où les électeurs ont récemment pu voter à l'aide de leurs téléphones portables (par SMS), l'"e-democratie" fera l'objet du prochain recrutement au sein de l'OII. Les professeurs ou chercheurs intéressés peuvent d'ailleurs s'inscrire sur le site de l'université (http://www.oii.ox.ac.uk/register.shtml).
Des chercheurs américains, du personnel anglais... Ne manquerait-il pas le "i" d'"International" à l'Institut ? "Nous voulons mettre en place une réelle collaboration internationale, dépassant le cadre anglo-saxon, nous répondent en cur Bill Dutton et Barbara Simmons, professeur à Stanford et membre du conseil de surveillance de l'institut, mais il a d'abord fallu mettre en place une structure solide, prête à accueillir le plus de disciplines possible. Aujourd'hui nous sommes prêts." La balle est maintenant dans le camp des chercheurs français.
Jean-Christophe Vignes
- Consultez également
Oxford Internet Institute L'OII se pecnche sur les questions mêlant sociologie, politique et haute technologie. Ouvert à tous les chercheurs, c'est un institut pluridisciplinaire. http://www.oii.ox.ac.uk/
Internet Actu 155, jeudi 3 octobre 2002 (Version
Gratuite)
Journal édité par la société de presse indépendante FTPresse
http://www.internetactu.com
Etats-Unis, le choix cornélien de la sécurité ou du commerce.
Il n'est pas facile de faire du commerce technologique avec certains pays, même si on les a soi-même adoubés au sein de l'OMC. Une constatation dont les Etats-Unis prennent conscience. Face à des critiques internes assez vertes de leur politique de protection des exports de haute technologie, Sun étant aux premières loges, les dirigeants états-uniens insistent sur la nécessité de soumettre les exports de licences technologiques à un double filtre, qui pourrait n'en faire qu'un.
En effet, dans le cas de la Chine, qui fait partie des pays sensibles, figurant sur une sorte de "liste noire" de pays pas vraiment "rogue", mais qui pourrait le devenir, il faut s'assurer qu'on ne vend pas un savoir qui pourrait faire une bombe atomique ou un système électronique d'armement. Donc, petit un, il ne faut pas dans le cas de vente d'un savoir lithographique, que la puce conçue puisse servir à l'armée et, deuxième petit un, la technologie de doit pas non plus pouvoir être utilisée à une autre fin (sous-entendu militaire).
En résumé, le Département du Commerce américain doit faire attention de ne pas se couper la main, celle qui rafle la mise. Toutefois, ces licences problématiques ne sont qu'une petite dizaine en comparaison des 10.000 attribuées chaque année.
Mais les Etats-Uniens sont confrontés à un dilemme cornélien, même si pour eux "le Cid" ressemble étonnamment à Charlton Heston. En effet, pendant que certaines sociétés américaines voient leur volonté d'ouverture vers la Chine traitée par les instances fédérale puis validée ou refusée, leurs comparses européens empochent le jackpot.
Autant dire que dans les "boards" américains, on en est malade et qu'il faut vraiment trouver une solution. La question est désormais de savoir si les lobbies aux Etats-Unis, via un consortium de type Computer Coalition for Responsible Exports, arriveront à faire oublier les vieux préceptes inculqués pendant la guerre froide. En tout cas, le DoC nous rassure, il est incapable d'empêcher les sociétés des autres pays de faire du commerce avec la Chine. Serait-ce là le libre échange ?
par Pierre Fontaine
- http://www.commerce.gov/
- http://www.ccre.net/showRelease.asp?id=38© Internet Actu 3/10/2002
La lettre quotidienne de NetEconomie.com
jeudi 3 octobre 2002
http://www.neteconomie.com
LUNESCO se penche sur le-gouvernance.
LOrganisation des Nations Unions Unies pour léducation, la science et la culture, a rendu public son étude sur : Internet au service de la démocratie. L' UNESCO, Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture créée en novembre 1945, a rendu public fin septembre une étude sur l'e- gouvernance dans quinze pays ("Country Profiles of e-Gouvernance") : Afrique du Sud, Botswana, Canada, Estonie, Hongrie, Inde, Jamaïque, Malaisie, Malte, Maroc, Maurice, Mexique, Nouvelle-Zélande, République de Corée, République unie de Tanzanie. Ce rapport a été réalisé conjointement par l'UNESCO et le COMNET-IT (Commonwealth Network of Information Technology for Development). "L'introduction des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) dans les institutions gouvernementales rapproche les citoyens de leur Etat, incitant les organismes officiels à plus de transparence et de responsabilité. Ces technologies représentent également un défi pour les mécanismes de décision traditionnels", constatent les auteurs de létude. A Séoul, par exemple, les habitants peuvent suivre en direct l'état d'avancement de leurs démarches administratives. Tandis quen Estonie, où 90% des fonctionnaires sont équipés d'ordinateurs personnels, le gouvernement organise des réunions de travail en ligne. Au Canada, le site officiel du gouvernement (http://canada.gc.ca) est un des plus visités (plus de 7 millions de hits par mois). "Toutefois, si les cercles économiques sont très demandeurs d'e-gouvernance, rôle croissant que jouent les NTIC dans les modes de développement des sociétés humaines, de vastes pans de la population se sentent beaucoup moins concernés dans de nombreux pays", soulignent les auteurs du rapport. "Même quand les infrastructures électroniques existent, l'illettrisme, les coûts élevés des connexions, les difficultés d'accès et les barrières linguistiques empêchent le plus grand nombre d'en tirer profit", ajoutent-ils. En Tanzanie, deux ordinateurs personnels et cinq lignes téléphoniques sont disponibles pour 1 000 habitants, et "pratiquement aucun serveur Internet".
Ariane Beky
plus d'informations
- http://www.unesco.org/general/fre/
6) Divers (autres, adresses, etc).
@ACROPOLITIS
Lettre hebdomadaire d'information politique, économique, juridique et sociale du
Sénateur Trégouët
N°30 du 27 septembre au 3 octobre 2002
http://www.tregouet.org
Tony Blair publie son dossier sur l'Irak.
La Grande-Bretagne apporte ses preuves à charge contre l'Irak. D'après les éléments présentés mardi par Tony Blair, Saddam Hussein continue de développer des armes de destruction massive, mais surtout il a bien l'intention de s'en servir. Le Premier ministre britannique dit n'avoir "aucun doute" sur "la gravité et l'actualité de la menace" posée Bagdad. Confronté à de fortes réticences au sein même de son gouvernement et de son parti, Tony Blair, qui défendait dans la journée la nécessité d'une éventuelle frappe militaire contre l'Irak devant la Chambres des Communes, assure que Saddam Hussein a "progressé" dans le développement d'armes de destruction massive et qu'il "faut l'arrêter".
A Bagdad, le régime irakien a dénoncé un rapport "totalement sans fondement" et accusé Tony Blair de servir "la campagne de mensonges conduite par les sionistes contre l'Irak", selon les termes du ministre irakien de la Culture Youssef Hammadi. "Si nous ne faisons pas face à cette menace, non seulement nous risquons d'entamer l'autorité des Nations unies, mais aussi, de façon plus importante et à plus long terme, nous faisons courir un risque aux vies et à la prospérité de nos propres peuples", écrit Tony Blair dans le dossier rendu public quelques heures avant que le Parlement ne se réunisse en séance spéciale pour débattre d'une possible action militaire contre l'Irak.
Pour le chef du gouvernement britannique, le plus fidèle soutien des Etats-Unis sur la question irakienne, si Saddam Hussein refuse de laisser les Nations unies retourner en Irak et achever le démantèlement des armes de destruction massives, la communauté internationale devra agir. "Nous devons nous assurer qu'il n'utilise pas les armes qu'il possède et ne met pas la main sur les armes qu'il convoite." D'après le dossier britannique, qui contient peu d'éléments nouveaux, Bagdad continue de développer des armes chimiques et bactériologiques, a tenté d'acquérir des "quantités importantes" d'uranium en Afrique et étendu la portée de ses missiles balistiques.
Sur la base d'estimations des services de renseignement, le rapport conclut qu'en cas de levée des sanctions de l'ONU, Saddam Hussein pourrait mettre au point une arme nucléaire d'ici un à deux ans. "Le programme militaire irakien actuel envisage de façon spécifique l'utilisation d'armes chimiques et bactériologiques", affirme le dossier, qui comprend une carte montrant que les armes irakiennes qui sont actuellement mises au point peuvent atteindre non seulement Israël mais tous les pays du Proche et Moyen-Orient ainsi que la Grèce et la Turquie. Saddam Hussein contrôlerait directement ces armes, dont certaines pourraient être opérationnelles dans les 45 minutes suivant l'ordre du commandement irakien.
Le rapport suggère que le régime irakien pourrait conserver des stocks importants de bacille du charbon et disposerait de laboratoires mobiles pour développer des armes bactériologiques. L'Irak aurait aussi gardé près de 20 missiles Al-Hussein d'une portée de 650km, capables de transporter des armes chimiques et bactériologiques, et accru la portée d'autres missiles. Le président irakien attacherait la plus grande importante à ces armes de destruction massive comme fondement du pouvoir régional irakien. "Cela montre qu'il ne les considère pas seulement comme des armes de dernier recours", estime le rapport. "Il est prêt à les utiliser, y compris contre sa propre population et il est déterminé à les conserver, en violation des résolutions du Conseil de sécurité".
Tony Blair, qui s'efforce de dissiper les divergences suscitées dans le pays et jusqu'au sein de son gouvernement, par sa position irakienne, avait réuni lundi soir son équipe pour l'informer de la teneur de ce dossier. Au sein de son propre Parti travailliste, certains parlementaires, qui ont publié un contre-rapport baptisé "le dossier malhonnête pour la guerre contre l'Irak" ont promis de ne pas lui faire de cadeaux à la Chambre des Communes. "La réalité, c'est que c'est une guerre sur George Bush, les armes et le pétrole, et nous allons interroger Blair très précisément pour savoir pourquoi la Grande-Bretagne ne peut avoir une politique internationale indépendante de l'administration américaine", a déclaré le député Jermy Corbyn. Selon un sondage publié mardi dans "The Guardian", 86% des Britanniques pensent que le gouvernement doit obtenir l'aval du Parlement et des Nations unies avant d'engager une action militaire contre l'Irak.
- AP : http://fr.news.yahoo.com/020924/5/2rk8k.html
- Dossier Irak : http://www.ukonline.gov.uk/featurenews/iraqdossier.pdf
NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
http://www.zdnet.fr
Edition du 27 septembre 2002
«Le plan Fourtou ne nous a rien appris», déplorent les syndicats de VU.
Le plan de redressement de Jean-René Fourtou laisse perplexes les syndicalistes de Vivendi Universal. Ils dénoncent une stratégie floue qui ne dépasse pas la simple braderie d'actifs, et demandent donc à être reçus par leur P-DG.
«La conférence de Jean-René Fourtou servait à amadouer la presse et rassurer le public, mais nous, nous n'avons rien appris de nouveau», déclare à ZDNet Jacques Gaveau, délégué CFDT de la division Vivendi Universal Education France (VUEF). Cette division de Vivendi Universal Publishing (VUP) - le pôle édition du groupe, qui réunit Larousse, Bordas, Nathan, Le Robert, Armand Collin, etc. - doit être vendue avec le reste de VUP. «Mais nous ne savons pas encore à qui et comment», poursuit le responsable syndical, déçu de ne pas encore savoir sur quel pied danser. La position officielle de VU est de vendre VUP "en bloc", et non en "appartements". Une option qui pourrait amener le prinicipal rival Hachette Livre à déclarer forfait, puisque sa maison mère, le groupe Lagardère, a dit être intéressée par VUP France uniquement. Chez Vivendi Environnement (VE), toujours contrôlé à 42% par VU, le mystère plane toujours même si Fourtou a nié mercredi avoir pris la décision de se désengager. «Jean- René Fourtou ne nous a rien appris, je pensais cependant qu'il déclarerait ouvertement qu'il voulait se désengager de Vivendi Environnement, or il est resté très flou. Mais nous sommes toujours persuadés qu'il va le faire», explique à ZDNet Christophe Mongermont, secrétaire général de la section FO de Vivendi Universal. Vivendi Environnement est le pôle de VU regroupant l'ensemble des activités de services à l'environnement: Vivendi Water (eau), Onyx (propreté), Dalkia (énergie) et Connex (transport). Selon Mongermont, lui-même employé du pôle "eau" depuis 1984, Fourtou attend juste «que les conditions de marché lui permettent de vendre, en d'autres termes que l'action remonte». Mais «je pense que la décision est déjà prise», conclut le délégué syndical. Il reste à lever des obstacles juridiques, comme une période de blocage ("lock-up") des actions VE censée expirer en décembre 2003.
L'ex-DRH d'Aventis en renfort: René Pénisson, le nettoyeur ?
Le 24 septembre, Jean-René Fourtou nommait un certain René Pénisson au poste de «conseiller du [P-DG] de Vivendi Universal, notamment pour les questions relatives à l'organisation du Groupe, les ressources humaines et les relations sociales». Les deux hommes se sont connus à Rhone-Poulenc; Pénisson en était le DRH (directeur des ressources humaines), et il a mené à bien la restructuration de cet industriel de la chimie, avant qu'il ne soit marié avec Hoecht pour en faire le géant de la pharmacie Aventis. Pour certains, ce proche de Fourtou peut être qualifié de "nettoyeur"... «C'est une bonne image», concède Christophe Mongermont. «Il est en effet connu pour venir couper les branches qui ne rapportent pas d'argent», indique pour sa part Jacques Gaveau de la CFDT. «C'est un homme de Fourtou, je ne le connais pas, mais notre nouveau P-DG a été clair sur sa stratégie en matière de ressources humaines, en déclarant qu'il n'y a avait "pas de problèmes de personnel, juste des problèmes de personnes" - en clair on va dégraisser». Premier gros plan social qui s'annonce, selon des informations qui ont filtré chez Canal Plus: au moins 600 salariés sont menacés, sur un effectif d'environ 3000, dans l'ensemble des unités de la chaîne cryptée. Quant aux filiales en souffrance du pôle internet (VU Net, environ 2000 employés dans le monde : http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2122966,00.html), les élus dénoncent aussi une absence de message clair de la maison mère. Un représentant du syndicat des cadres (CFE-CGC), habituellement modéré, est démoralisé: «Il n'y a pas de comité central d'entreprise au sein de VU Net, et pour parler à la maison mère on nous demande de passer par le comité d'entreprise de Cegetel, alors que VU Net n'y est pas du tout rattaché... C'est diviser pour mieux régner», déplore-t-il, demandant l'anonymat par peur des représailles.
Les représentants du personnel veulent être reçus par Fourtou
«Au-delà de brader les actifs, nous souhaitons que Fourtou nous présente clairement sa stratégie», explique le secrétaire général FO. «Nous recommandons notamment qu'il obtienne un moratoire avec une suspension des remboursements de la dette sur 1 à 6 ans afin de permettre aux actifs de reprendre l'air». «Mais il se refuse à nous rencontrer, et n'a consulté pour l'instant que le "comité de groupe", une instance extra-légale qui n'est pas représentative de l'ensemble des élus», poursuit Mongermont. FO nous indique avoir sollicité sans succès un entretien avec Fourtou depuis le 29 août. «Nous souhaitons plus largement que Fourtou reçoive toutes les organisations nationales qui sollicitent un entretien.» Au sein de la branche édition de Vivendi, les demandes sont identiques. «Nous avons manifesté devant le siège mercredi 25, une délégation a été reçue par Jean-François Colin, le DRH de VU, mais nous n'avons jamais rencontré Jean-René Fourtou», explique Jacques Gaveau. «Nous souhaitons avoir des détails sur sa stratégie, et tout ce que l'on nous a indiqué pour l'instant, c'est qu'il y a une liste d'acquéreurs pour VUEF, et que les offres vont être analysées en demandant qu'apparaissent "les respect du patrimoine culturel français et de la diversité éditoriale"», précise de délégué syndical. En attendant de plus amples précisions, le délégué CFDT subodore une stratégie relativement simple pour le nouveau P-DG de VU: «Il semble n'en avoir qu'une seule: il veut un groupe de communication centré sur les loisirs, et pour lui l'édition n'en fait pas partie.»
Par Christophe Guillemin - ZDNet France
En savoir plus
- Les activités internet de Vivendi Universal, premières victimes du plan Fourtou : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2122966,00.html
- Le Docteur Fourtou veut réanimer Vivendi Universal en misant sur les loisirs : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2122869,00.html
- Vivendi Universal affiche 12,3 milliards d'euros de pertes au premier semestre 2002 : http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,t118-s2120851,00.html
[@RT Flash] Lettre #210 du 28 Septembre au 4
Octobre 2002
RT Flash est un hebdomadaire gratuit d'information diffusé par le Sénateur René
Trégouët.
http://www.tregouet.org
Première mondiale : une équipe française produit 50000 atomes d'antimatière.
C'est un lieu commun de dire que nous vivons dans un monde constitué de matière que nous pouvons voir et toucher. Mais depuis 1928, grâce aux travaux du physicien Anglais Paul Dirac, on sait qu'il existe une antimatière qui est comparable à un e la copie conforme de la matière vue dans un miroir, c'est à dire avec des charges électriques opposées. La matière et l'antimatière ne peuvent cohabiter et si elles se rencontrent elles s'annihilent mutuellement en se transformant en énergie. Une équipe de physiciens du Cern, le Centre européen pour la recherche nucléaire vient de produire 50 000 atomes de cette antimatière. Pour la première fois, ces chercheurs ont donc réussi à produire des atomes d'antihydrogène froids en quantité quasi-industrielle. En 1996, 9 atomes d'antihydrogène avaient déjà été créés par les physiciens du Cern, mais ils étaient chauds et avaient une durée de vie trop brève pour être étudiés car ils se déplaçaient à une vitesse proche de celle de la lumière soit 300 000 km/s. Aujourd'hui, les atomes obtenus sont trés froids, - 258 °, c'est à dire seulement 15° de plus que le zéro absolu. Leur vitesse ne dépasse pas 1 km/s. Ces résultats, obtenus avec cette expérience appelée Athena et publié par la revue Nature, vont permettre d'étudier plus facilement le comportement de cet antihydrogène.
Pour cette production, les scientifiques ont utilisé une source d'antiélectrons, les positrons (chargés positivement), et les ont combinés avec des antiprotons fournis par l'accélérateur de particules du Cern. Un positron qui tourne autour d'un antiproton, c'est exactement la configuration opposée de l'atome d'hydrogène, composé majoritaire de notre univers constitué d'un électron de charge négative qui gravite autour d'un proton, lui aussi positif. Après avoir produit ces nouveaux atomes, l'équipe les a identifiés et a finalement confirmé leur nature. Il faut savoir que cette course à la production et à la compréhension de l'antimatière est l'un des défis majeurs de la physique moderne. Connaître et utiliser ses propriétés pourrait permettre de vérifier et de compléter la théorie du big-bang qui explique la naissance de notre Univers. L'étude de l'antimatière pourrait aussi permettre de valider ou non le modèle standard, cadre général de la physique qui tente d'expliquer les liens entre les quatre interactions fondamentales qui régissent notre Univers, force nucléaire faible, force nucléaire forte, force électromagnétique et gravitation.
Il est notamment capital de savoir si ces atomes d'antihydrogénes possèdent ou non des quarks car s'ils n'en possèdent pas cela pourrait expliquer le léger mais décisif déséquilibre d'un milliardième en faveur de la matière lors du big bang, alors qu'en théorie le big bang aurait du produire la même quantité de matière et d'antimatière qui se serait annihilée mutuellement, nous ne serions alors pas là pour en parler! Autre question fondamentale: ces antiatomes réagissent-ils de la même manière que les atomes que nous connaissons à la gravitation. La réponse à cette question est également fondamentale pour l'unification des deux grands théories-cadres de la physique moderne , la relativité générale, formulée par Einstein en 1916 et la mécanique quantique, élaborée entre 1900 et 1927.
Mais Il reste encore beaucoup d'étapes avant de pouvoir étudier complètement ces atomes d'antimatière. Il faut d'abord réussir à les stopper et ensuite comparer leurs propriétés à celles des atomes d'hydrogène. Pour arrêter ces atomes d'antimatière il faut parvenir à les piéger dans des bouteilles magnétiques à très basses températures. Ces antiatomes devront ensuite être excités par un faisceau lumineux et leur spectre, c'est à dire leur signature lumineuse, pourra être comparé à celui de l'hydrogène. L'exploration de l'antimatière ne fait donc que commencer mais elle ouvre une nouvelle porte passionnante dans la connaissance de notre univers .
Brève rédigée par @RT Flash
Réseau Voltaire ®, association régie par loi de
1901
Directeur de la publication : Thierry Meyssan.
Édition du 30 septembre 2002, N° 95
http://www.reseauvoltaire.net
Sources ouvertes - Veille documentaire (extraits).
MODE D'EMPLOI : les rapports officiels sont généralement diffusés en PDF (Portable Document Format). Ils doivent être téléchargés et nécessitent un logiciel gratuit de lecture de type Acrobat Reader. Ce logiciel est lui-même téléchargeable sur http://www.adobe.fr/products/acrobat/readstep.html
Défense
- Bilan de la participation française à l'opération Enduring Freedom en Afghanistan
France - Ministère de la Défense : http://www.defense.gouv.fr/ema/forces/operations/orient/afghanistan/breves/bilan_operation.htmDrogues
- Le Cannabis : propositions pour un régime de politique publique
Canada - Parlement : http://www.parl.gc.ca/common/Committee_SenRep.asp?Language=F&Parl=37&Ses=1&comm_id=85Droits de l'homme, normes de gouvernance
- Tchad : une Justice au point mort
FIDH (Pdf : 2300 Ko) : http://www.fidh.org/afriq/rapport/2002/ch340f.pdfDroits du citoyens, institutions démocratiques
- Rapport mondial sur le développement humain
ONU (Pdf : 2000 Ko) : http://www.undp.org/hdr2002/francais/hdrcomplet-f.pdf
- La Décision publique face aux risques
France - Commissariat général du Plan (Pdf : 690 Ko) : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/024000521/0000.pdfEconomie
- La Filière Forêts-Bois : les conséquences de la tempête et les enseignements à en tirer Rapport présenté par Roger Lesbats
France - Conseil économique et social (Pdf : 1800 ko) : http://www.ces.fr/rapport/rapzip/02052811.zipEducation
- Rapport annuel 2002
France - Inspection générale de l'Education nationale (Pdf : 953 Ko) : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/024000479/0000.pdfIrak
- Transmission de la lettre du ministre irakien des Affaires étrangères au Conseil de sécurité
ONU - Secrétariat génral (Pdf : 93 Ko) : http://daccess-ods.un.org/doc/UNDOC/GEN/N02/591/83/PDF/N0259183.pdf?OpenElementJustice
- Budget 2003 : Les moyens d'agir
France - Ministère de la Justice (Pdf : 249 ko) : http://www.justice.gouv.fr/publicat/plf2003.pdf
- Programme d'action en faveur des victimes
France - Ministère de la Justice (Pdf : 747 ko) : http://www.justice.gouv.fr/presse/dossierpressecnav.pdfNouvelles technologies de l'information
- Sommet mondial sur la société de l'information
UNESCO : http://portal.unesco.org/ci/ev.php?URL_ID=1543&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201&reload=1033312130Recherche
- La Science au service d'un développement durable : contributions des organismes publics de recherche français
France - Ministère de la Recherche (Pdf : 714 Ko) : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/024000474/0000.pdfRelations internationales
- Les Implications du terrorisme pour les politiques de l'ONU
ONU - Groupe de réflexion sur le terrorisme (Pdf : 189 Ko) : http://daccess-ods.un.org/doc/UNDOC/GEN/N02/512/98/pdf/N0251298.pdf?OpenElementSanté
- Les Accords de l'OMC et la Santé publique
Organisation mondiale de la Santé + Organisation mondiale du commerce (Pdf : 832 Ko) : http://www.who.int/media/homepage/who_wto_f.pdfSolidarité, emploi
- La Réduction négociée du temps de travail
France - Ministère des Affaires sociales (Pdf : 514 Ko) : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/024000506/0000.pdf
- Les Comptes de la sécurité sociale 2002 et prévisions 2003
France - Ministère de la Santé (Pdf : 488 Ko) : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/024000527/0000.pdf
- Les Comptes de la sécurité sociale
France - Cour des Comptes : http://www.ccomptes.fr/Cour-des-comptes/publications/rapports/secu2002/introduction.htmUnion européenne
- Répartition des dépenses opérationnelles de l'Union européenne par Etat membre en 2001
Commission européenne (Pdf : 989 Ko) : http://europa.eu.int/comm/budget/pdf/agenda2000/report2001_fr.pdf
LA NEWSLETTER PSYCHONET
1 octobre 2002
http://www.psychonet.fr
« Mon loup», « ma petite caille », « mon chou » Qui na pas son ptit nom dans un couple ? A chacun ses dénominations affectueuses, des plus classiques aux plus insolites. Quelles sont leur origine et leur signification ?
Des surnoms par milliers
Dresser une liste exhaustive des tendres sobriquets relève de la mission impossible. Certains créent des diminutifs, dautres piochent dans le répertoire des grands classiques. Pourquoi cet étrange besoin ? « Parce que la relation amoureuse implique une intimité, qui va se traduire dans le langage », explique le psychologue Jean-Pierre Chartier . Lhomo sapiens amoureux invente donc un dialecte, conjugue en duo les mots doux. Mais il ne change pas toujours de formule dans les bras dun(e) nouveau(velle) partenaire. Ainsi les génériques comme chéri(e), mon cur, mon ange, se déclinent-ils facilement dans des relations successives
Retomber en enfance
Les amoureux croient inventer leur propre langage. En réalité, les petits noms affectueux sortent tout droit du monde de lenfance. « Devenir amoureux, c'est redevenir enfants ensemble, cest une régression heureuse », note Jean-Pierre Chartier. Le couple va donc retrouver le langage de lenfance ». Les ptits noms sont bien souvent issus dun véritable bestiaire : lapin, nounours, poussin « Toutes les peluches, doudous auxquels on sattache durant lenfance, appelés «objets transitionnels» par le psychanalyste anglais Donald Winnicott, nous renvoient directement à ces personnages dont on avait besoin pour sendormir, se calmer, se sécuriser » commente le psychologue. En lappelant Choupinou ou Chaton, on laisse lenfant qui sommeille en nous sexprimer. Ce qui ne signifie pas pour autant que lon associe son amour à une vieille peluche !
A chacun ses références
Les petits noms dans le couple créent une sphère de complicité dont les autres sont exclus, au point que peu dévoilent leurs surnoms. Limaginaire personnel joue bien sûr un grand rôle. Pour lune, surnommer son cher et tendre nounours évoquera chaleur et douceur, tandis que pour une autre, la dénomination aura une connotation de rondeur et de pilosité. « Les significations sont très individualisées. Jai connu une jeune fille qui surnommait son ami « mon gros nain », ce qui, à priori, nest guère flatteur. Pourtant, dans son esprit, lappellation était gentille », explique le psychologue. En est-il autant des « papa », « maman », qui fleurissent sur certaines lèvres, parfois même en public ? « Ces cas-là sont lantidote des premiers, souligne le psychologue, ce sont des mots dadultes qui vieillissent et qui finissent par nommer leurs partenaires sur le modèle de leurs enfants. On nest alors plus dans une relation de couple, mais de filiation »
© Psychonet Production.
Marmiton.org actu hebdo numéro 93
1 octobre 2002
http://www.marmiton.org
Préparation : 15 mn
Cuisson : 1 hIngrédients (pour 2/3 personnes) :
- 1 plat traditionnel 'tajine' (pour mettre sur plaque électrique ou flammes)
- 2 beaux morceaux de selle d'agneau ou morceaux tendres désossés
- 4 pommes de terre
- 1/2 courgette
- 1 grosse tomate
- 1 carotte
- 1 gros oignon
- olives vertes
- 1/2 verre d'huile d'olive vierge
- cumin
- mélange 14 épices (dont muscade, gingembre, coriandre, canelle...)
- safran jaune (pour la coloration)
- sel et poivre
- 1/2 verre d'eauPréparation :
Verser 3/4 de cuillère à soupe d'huile dans le plat à tajine directement posé sur le feu ou la plaque.
Lorsque l'huile est bien chaude, faire revenir la viande de chque côté (environ 10 mn).
Baisser un peu le feu et placer les légumes, lavés et découpés grossièrement, en pyramide sur la viande, des plus fermes aux plus tendres (pommes de terre, puis carotte, puis courgettes, puis oignons), en les intercalant de cumin, 14 épices, sel et poivre.
Arroser d'un peu d'eau, saupoudrer de safran jaune, pour donner de la couleur et déposer les olives vertes.
Couvrir et laisser cuire à feu doux, pendant 30 mn.
Au bout de ce temps, placer sur les légumes cuits, les tomates coupées en morceaux, couvrir et laisser cuire encore 15mn.
Servir chaud, directement sur la table, accompagné de thé et de pain sans levain.Recette rentrée par Emma.
@RIC info N°31 - 01/10/2002
Bulletin mensuel d'informations rapides sur les collectivités territoriales
http://www.aric.asso.fr
Des liens incontournables (extraits).
Action sociale et santé
- http://www.anpa.asso.fr/index_flash.html A.N.P.A - Le site de la prevention de l'alcoolisme
- http://www.cnav.fr/ La retraite - site de la CNAV
- http://www.lesocial.fr/ LeSocial.Fr - Emploi, formation, actualité du SocialAménagement du territoire : La réforme de la décentralisation
- http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3224--289459-,00.html Le Monde.fr Le calendrier législatif de la future décentralisation est en place
- http://www.interieur.gouv.fr/rubriques/c/c7_le_ministre_delegue/c13_discours/2002_08_24_prefets Ministère de l'intérieur - Intervention devant les préfets le 24 juillet 2002
- http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/p.cfm?ref=34921 Site du Premier ministre - la réforme de la décentralisationLes assises des libertés locales
Les assises régionales des libertés locales (18 octobre 2002-18 janvier 2003 dans les vingt-six régions de métropole et doutre-mer) ont pour objectif de préparer la réforme sur la décentralisation.
- http://www.interieur.gouv.fr/rubriques/c/c6_collectivites_locales/c611_assises Ministère de l'intérieur - Les assises des libertés locales
- http://www.interieur.gouv.fr/rubriques/b/b5_lois_decrets/02-00170/02-00170.pdf la circulaire d'application (en pdf)- http://i.ville.gouv.fr/ Les contrats de ville 2000-2006
- http://www.resovilles.com/ RésO Villes centre de ressources de la politique de la villeCulture
- http://www.anneeducirque.com/ Année des arts du cirque
- http://www.horslesmurs.asso.fr/ Centre de ressources des arts de la rue et des arts de la piste
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- http://www.jp.culture.fr/jp/index.html Les Journées Européenne du Patrimoine
- http://www.associations-patrimoine.org/fnassem/461/775.asp Le portail des associations du patrimoine et des paysagesDocumentation
- http://cpca.asso.fr/ La Conférence Permanente des Coordinations Associatives - Index General
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- http://www.associatis.com/ Associatis - site à la disposition des associations
- http://www.securite-erp.com/ La prévention des risques d'incendie dans les Etablissement recevant du public
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- http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers_index.shtml Les dossiers en ligne de la Documentation Française
- http://www.newsfrance.org/index.asp?Theme=119 NEWS France la communication des institutions et des elus revue de presse quotidienne
- http://www.impot.gouv.fr/espace_documentation.htm Impôts - Centre de documentationEconomie
- http://www.ville-emploi.asso.fr/ Alliance Villes Emploi
- http://www.clcbe.com/ Le comité de Liaison des Comités de Bassin d'Emploi
- http://www.cnfpt.fr/fichiers_pdfs/emplois_jeunes.pdf CNFPT emploi jeunes quel accès à l'emploi public territorialEducation-Formation
- http://www.travail.gouv.fr/formation.html La Formation professionnelle
- http://www.education.gouv.fr/dpd/grands_chiffres/gchif_e.htm Ministère de l'éducation nationale - Evaluation et statistiques - Les grands chiffres de l'éducation nationale
- http://bd.educnet.education.fr/actua/html/arts/G20020904.htm Primlangues, dédié aux langues vivantes à l'école primaireJuridique
- http://www.amf.asso.fr/production/article.asp?ref_article=240 AMF 2002 loi SRU solidarité et renouvellements urbains
- http://www.batifiscalite.com/ Fiscalité et calcul des taxes d'urbanisme
- http://www.admi.net/jo/2002/15370.html JO 2002 page 15370 conditions d'organisation et de fonctionnement des établissements publics de coopération culturelle (EPCC) mis en place par la loi du 4 janvier 2002
- http://www.legirama.com/CServlet?idEdito=68597&home=1&vpath=home&sub=readEditorial Les 5 grandes étapes d'une délégation de service public (Légirama)
- http://www.legirama.com/CServlet?idEdito=68598&home=1&vpath=home&sub=readEditorial Les 5 grandes étapes (suite)NTIC et collectivités locales
- http://www-eco.enst-bretagne.fr/Etudes_projets/cgi/questionnaire_cybercommunes.cgi Questionnaire sur les cybercommunes en Bretagne
- http://www.uzine.net/rubrique91.html SPIP, système de publication pour l'internet
- http://www.atica.pm.gouv.fr/pages/documents/liste.php ATICA - archives 2002
- http://www.atica.pm.gouv.fr/pages/documents/fiche.php?id=938&id_chapitre=5&id_theme=56&letype=0 ATICA Electrophée 2003 des meilleures pratiques de l'admistration en matière de TIC
- http://www.brunhes.com/EtudLigne/Cahiers/8/Cahier8.htm Cahiers GBB n°8 Les collectivités territoriales se mettent aux nouvelles technologies
- http://www.indexel.net/index.jsp Indexel.net, le site des décideurs informatiques.
- http://lessites.service-public.fr/cgi-bin/annusite/annusite.fcgi/loc5?region=5&lang=fr Le Conseil d'Etat favorable aux installateurs d'antennes-relais
- http://www.ecoter.org/html/seminaires2.html Mission ECOTER - Séminaire wifi
- http://www.infini.fr/~cnt/ @Brest - le site participatif et de débats de citoyenneté et nouvelles technologies
- http://www.servicepubliclocal.net/ Service Public Local comment intégrer ce service à votre site internte
- http://www.net-territorial.weka.fr/ Weka documentation internet et collectivités territoriales
Le Journal du Gratuit
Edition n° 84 du 01/10/02
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2 octobre 2002
La presse ivoirienne, très patriote.
Les médias ivoiriens, dans leur ensemble, sont très remontés contre le Burkina Faso, essentiellement contre le président Blaise Compaoré. Même le très prudent quotidien gouvernemental Fraternité-Matin cède à la fibre patriotique. Petit survol des quotidiens ivoiriens.
Fratenité-Matin : Burkina pas très blanc
" L'actuelle tentative de coup d'Etat intervient au lendemain du Forum pour la réconciliation nationale et de la formation du gouvernement de large ouverture au sein duquel siègent les principaux partis politiques ivoiriens (FPI, PDCI-RDA et RDR). Aussi, reste-t-elle la manifestation du fait que Gbagbo, dans son souci de faire revenir la paix sur le front politique, a réchauffé un serpent en son sein. Car si des leaders politiques ivoiriens félons, afin de ne pas y laisser des plumes, ont abandonné tactiquement la voie de l'affrontement avec le régime en place pour s'engager dans celle de la collaboration hypocrite, ils n'ont pas renoncé à leur plan diabolique : endormir et surprendre Gbagbo par ce coup de sommeil. Autant en emporte le vent La dimension internationale du conflit avec la participation réelle de mercenaires en rajoute à la complexité de la crise politique ivoirienne. Le Liberia a démenti toute implication dans la tentative de coup de force. Le Burkina Faso en a fait autant. Mais avec ce pays, le téléphone a été coupé et la frontière fermée. Car les différends sont lourds. Sans compter que la menace à peine voilée proférée par les autorités de ce pays voisin, par la voie du ministre de la Sécurité, a conforté nombre d'observateurs dans leur conviction que le "Pays des hommes intègres" n'est pas blanc comme neige ".
Le National : le Beau Blaise et les balafres
" La Côte D'Ivoire revient de loin après la tentative de coup de d'Eta avorté du 19 septembre 2002 (sic). Maintenant que, les forces loyalistes commencent à gagner du terrain à Bouaké et que les langues se délient pour présenter le Burkina Faso comme le principal instigateur du pustsch manqué pourquoi alors utiliser la langue de bois et refuser comme l'Autriche de voir la vérité en face ? Pourquoi ? Mène si nos autorité évitent de faire des commentaires sur le soutien extérieur d'un pays frontalier à la Côte d'Ivoire dans cette attaque du 19 septembre dernier qui devait faire tomber le régime Gbagbo, il faut avouer sans prendre de gants que Blaise Comparé à la tête d'un ... dont les deux autres tentacules ne sont rien d'autre que Guéï et Ado et bel et bien le maître à penser du coup d'Etat. Nous ne devrons pas nous voiler la face à son sujet. Blaise Compaoré n'est pas un en faut de cur (sic). De surcroît, que peut-on retenir d'un homme qui a tué froidement et lâchement son meilleur ami pour le pouvoir . C'est cet homme là (Blaise Compaoré) qui gère un pays enclavé se nourrissant de la mamelle ivoire qui veut jouer le gendarme de la sous-région. Pour sa gouverne, qu'il sache que, la Côte d'Ivoire n'est pas un No Man's Land. Il brandi l'épée. Les ivoiriens sortiront les leur . Si en Guinée, en Sierra Leone, au Libéria il a pu s'en donner à son sport favori, en convoyant armes et munitions, l'Eburnie sera la dernière étape de ses ambitions démesurées . En déclarant la guerre à notre pays, le beau Blaise devra s'attendre à recevoir des balafres sur les joues les jours à venir . Cela devait nécessairement passé par la rupture de relations diplomatiques entre le Burkina et la Côte d'Ivoire. Et nous verrons comment Blaise Compaoré arrivera à gérer la vie des 4 millions de Burkinabé vivant sur nos sols (sic) ".
Notre Voie : la France retarde la libération
" On l'a déjà dit : les terroristes qui attaquent la Côte d'Ivoire depuis le jeudi 19 septembre sont sans foi ni loi. Les troupes françaises arrivées en Côte d'Ivoire pour officiellement, secourir les ressortissants de la France et les européens vivants chez nous viennent de l'apprendre à leurs dépens à Bouaké. Mais ces troupes françaises ont surtout gêné, hier, le mouvement de libération lancé par l'armée ivoirienne sur Bouaké. Et comment ! Lundi 23 septembre dernier, aux environs de 19 heures, un détachement des troupes militaires ivoiriennes a pu percer la ligne de front des terroristes du côté de l'Ecole nationale des sous-officiers d'actives (ENSOA), route de Bodokro, à quelques mètres de la piscine municipale. Mieux, ces troupes loyalistes ont pu par la suite progresser jusqu'au quartier Kennedy où vivent le gros contingent des ressortissants français et européens à Bouaké. En principe, à partir de cette position, une offensive de grande envergure devait être déclenché pour parachever l'uvre de libération de la capitale du Grand centre des mains des terroristes et mercenaires. Seulement voilà : alors que nos vaillants soldats préparaient leur deuxième attaque, ils ont reçu un message des troupes françaises déjà sur place à Kennedy demandant un certain délai pour achever l'évacuation de leurs ressortissants. Selon les informations en notre disposition, nos soldats qui sont loin d'être des terroristes ont tranquillement accepté d'observer cette "trêve humanitaire", surtout qu'ils ont été informés par les troupes françaises que les terroristes avaient, eux aussi, accepté de se plier à la même demande. Or, pendant que les troupes militaires accomplissaient leur travail d'évacuation, les troupes terroristes avaient continué, de la plus traîtresse manière qui soit, de se repositionner pour reprendre leurs positions perdues au profit de nos troupes loyalistes ".
SoirInfo : Eviter les amalgames
" Il faut bien le reconnaître, l'attitude de certaines personnes sème des inquiétudes. Des accusations contre les éventuels parrains de l'agression contre la Côte d'Ivoire ne manquent pas d'amalgames. Et pour cela, il faut bien entendu crainte que d'innocentes victimes paient à la place des terroristes à la solde du mal. Nous pensons notamment au peuple burkinabé, ces frères africains établis ici depuis bien longtemps et qui risquent de payer pour les accointances supposées de leur président Blaise Compaoré et son régime, dont les noms reviennent constamment comme les déstabilisateurs du pouvoir ivoirien. Même si ce régime burkinabé, dans un démenti de son implication dans la crise en Côte d'Ivoire ne manque pas de menacer, des observateurs interprètent cette attitude fébrile comme celle d'un fautif pris la main dans le sac. Car les propos martiaux du ministre burkinabé de la Sécurité, Djibril Bassolé confortent les Ivoiriens de ce que le régime de Blaise Compaoré est prêt à engager des troupes au secours des rebelles établis aujourd'hui à Bouaké et Korhogo. En tout cas, Blaise Compaoré et son régime n'auront rien fait pour rassurer les Ivoiriens de son intention de déstabiliser la Côte d'Ivoire. Car depuis toujours, la présence des déserteurs de l'armée ivoirienne qui ont trouvé gîte et couvert auprès des autorités burkinabé finissent de convaincre que les armes du pacte de Varsovie utilisées par les terroristes, ne proviennent que d'un cartel soviétique dont Blaise Compaoré est accusé de détenir le brevet. Quoi qu'il en soit il faut distinguer le brave peuple Burkinabé qui ne doit nullement payer pour d'éventuels agissements du régime au pouvoir à Ouaga ".
N.B : Par souci du respect de la propriété intellectuelle, nous n'avons pas corrigé les fautes d'orthographe et de syntaxe.
George de Lassalle
Evolution de la situation
- Une crise à multiples inconnues : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-2.htm
- La France invitée au conflit ivoirien : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-3.htm
- Le temps de la guerre : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-4.htm
- La Côte d'Ivoire divisée en deux : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-5.htm
- Evacuation imminente des Français de Bouaké : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-6.htm
- Confusion totale en Côte d'Ivoire : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-10.htm
- Guerre totale en Côte d'Ivoire : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-11.htm
- Combats annoncés en Côte d'Ivoire : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-12.htm
- Coup d'Etat sur fond de grogne sociale : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-13.htm
- Bruit de bottes à Abidjan : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-14.htmRevue de presse
- La Côte d'Ivoire vue par le monde 27/09 : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-7.htm
- La presse ivoirienne, très patriote 27/09 (voir article ci-dessus)
- Revue de la presse ivoirienne 24/09 : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-9.htmConséquences
- Les étrangers ne sont pas tous égaux : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-15.htm
- Bouaké, l'enfer des footballeurs : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-16.htm
- Le coup d'Etat enflamme le cacao : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-17.htm
- Le football otage des mutins : http://www.afrik.com/journal/dossier/dossier-9025-18.htm
Newsletter de Profession Politique
Mercredi 2 octobre 2002
http://www.professionpolitique.info/fr/
Finlande : des tickets de transport par SMS.
Les habitants dHelsinki nont plus besoin de faire la queue pour acquérir leur titre de transport. En effet depuis quelques mois, ils peuvent acheter leurs tickets de transport en commun avec leurs portables. Le client envoie un message SMS à un numéro de téléphone et reçoit en retour un 'message-ticket'quil peut montrer au contrôleur. Le ticket est réglé plus tard via sa facture de téléphone. Ce programme expérimental a pour objectif de faire baisser le coût de la vente des tickets de transport. La première phase du projet durera jusquau mois de novembre. A ce jour plus de 500 000 tickets ont été vendus et les Finlandais en redemandent. Ils aimeraient que ce mode de vente soit étendu aux tickets hebdomadaires et mensuels et que les habitants des autres villes puissent également profiter du nouveau système. Mais avant cela, il faudra trouver un moyen de ralentir la livraison des tickets SMS pour empêcher que certains passagers malins samusent à commander leurs tickets seulement quand ils aperçoivent le contrôleur.
© Profession Politique
Le portail de l'Afrique : Lettre d'Afrik
http://www.afrik.com
2 octobre 2002
Les télécommunications en effervescence.
L'Union Internationale des Télécommunications organise sa seizième Conférence plénipotentiaire à Marrakech du 23 septembre au 18 octobre. Le temps de discuter des profondes mutations technologiques auxquelles elle doit faire face.
Encore une fois, Marrakech accueille une conférence d'envergure internationale. Quelques mille cinq cents délégués occupant des hautes fonctions et provenant de toutes les régions du monde sont venus participer à la Conférence plénipotentiaire de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT : http://www.itu.int/), la seizième du genre, qui se déroule au Palais des Congrès de Marrakech du 23 septembre au 18 octobre. Cette conférence, convoquée tous les quatre ans, est l'organe suprême de décision de cette organisation au sein de laquelle les Etats et le secteur privé coordonnent les réseaux et services mondiaux de télécommunication. Les Etats Membres de l'UIT vont ces jours-ci décider du rôle futur de l'organisation et ainsi déterminer sa capacité d'influencer et d'orienter l'évolution de questions comme la tarification téléphonique, l'Internet, ou encore le commerce électronique. Cette année, la mission qui incombe à la Conférence est majeure, puisqu'il lui faudra déterminer quel rôle l'Union pourra jouer pour façonner le secteur des télécommunications du XXIe siècle.
Faire face aux mutations technologiques
" Cet événement va se dérouler dans un contexte de profondes mutations technologiques auxquelles l'UIT doit impérativement s'efforcer de s'adapter ", a déclaré Nasr Hajji, le Secrétaire d'Etat marocain chargé des Postes, Télécommunications et Technologies de l'Information. En effet, depuis la quinzième conférence de 1998, bien des choses ont changé. Les opérateurs, constructeurs et fournisseurs bénéficiaient alors d'un climat favorable à ce secteur. Ils se battent aujourd'hui pour sauver leurs mises. C'est à cause de ce climat incertain que l'Union a compris la nécessité de réformer bon nombre de dispositions réglementaires et de méthodes de travail, tâche à laquelle elle va s'atteler. L'élargissement des activités de l'organisation devrait être au coeur des projets et devrait constituer l'un des principaux enjeux des partenariats entre le secteur public et le secteur privé, dans le cadre d'un regroupement d'intérêts et de compétences qui contribuera à préserver et renforcer le rôle de l'Union.
Maya Larguet
Visiter le site : http://www.itu.int/
La lettre du journal du NET
Jeudi 3 octobre 2002 - N°660
http://www.journaldunet.com
Comment le groupe Partouche s'est fait détourner son casino sur Internet.
L'expérimentation qu'a initiée le groupe Partouche dans l'univers des casinos en ligne dans le but de "lancer un débat avec les autorités de tutelle sur la légalisation de salles virtuelles de jeux d'argent", connaît des débordements imprévus. Fin 2001, le groupe français qui exploite un vaste réseau de casinos en France, a attribué une licence d'exploitation de la marque Partouche à une société proposant un casino en ligne à partir de l'état du Bélize : Mandarin Data Processing Ltd, présidée par un certain R. Pousaz.
Or il apparaît aujourd'hui que des ponts entre le site Casino- Partouche.com et un autre site de jeux, Casino770.com, ont été mis en place à l'insu du groupe Partouche qui dénonce par la voix de Patrick Partouche, directeur général du groupe, "l'exploitation frauduleuse de la base de données des joueurs de Casino-Partouche.com de la part de [son] ancien co-contractant".
Une petite explication de texte est nécessaire pour comprendre l'embarras du groupe français et ce, à la lumière du témoignage d'une internaute française qui a décrit son parcours dans l'univers des casinos en ligne (lire l'article du JDNet : http://www.journaldunet.com/0210/021001casinotemoin.shtml). Lorsqu'un internaute se rend sur le site Casino- Partouche.com, il doit procéder à une inscription au préalable avant de pouvoir pénétrer dans la salle de jeux virtuelle. Depuis mars dernier, un avertissement, destiné aux internautes français, s'affiche après avoir rempli les formalités d'identification : "Pour des raisons indépendantes de notre volonté, à compter du 15 mars 2002, il n'est plus possible d'accéder aux jeux réels de Casino Partouche International, avec pour moyen de paiement une carte de crédit délivrée par une banque française".
Jusqu'ici, le groupe Partouche joue son rôle de garde-fou : éviter que les internautes français ne se rendent sur le casino en ligne dans le but de jouer, ce qui est strictement interdit par la loi française. "J'ai rompu mon contrat avec l'exploitant bélizéen à ce moment-là. J'ai mis en demeure mon co-contractant afin de l'empêcher d'émettre à partir de la France", explique Patrick Partouche. Entretemps, en France, le débat a avancé : le rapport d'information du sénateur François Trucy relatif aux jeux de hasard et d'argent en France est publié en février. Ce document issu d'une mission parlementaire fait mention de l'initiative Casino-Partouche.com. Patrick Partouche est comblé, son objectif de sensibilisation est atteint.
Mais l'histoire est loin de se terminer en happy end. Après l'avertissement aux internautes français sur Casino-Partouche.com, l'exploitant bélizéen rajoute une mention visiblement tirée d'un traducteur automatique : "Cependant, nous vous invitons a retrouver les memes jeux et sensations sur Casino770.com, qui utilise les memes conditions et garanties de securitee. Votre inscription en tant que membre est automatiquement validee sur Casino770.com" (sic). En clair, les identifiants et les mots de passe entre Casino-Partouche.com et Casino770.com sont similaires. Qui retrouve-t-on derrière le site Casino770.com ? R. Pousaz, qui n'a pas hésité, lors du dépôt du nom de domaine Casino770.com (mars 2002), à laisser comme adresse mail de contact casinopartouche@yahoo.com.
Patrick Partouche dénonce cette mutualisation des bases de données qu'il qualifie de détournement frauduleux. "J'ai rempli mes engagements de manière conforme vis-à-vis de mes autorités de tutelle [le ministère de l'Intérieur, NDLR]. Maintenant, comment puis-je empêcher mon ancien co-contractant de se servir de la base de données clients de Casino-Partouche.com sur son propre site sur lequel je ne touche rien ? Nous sommes à la limite du piratage", s'indigne le directeur général du groupe Partouche. Mais je le répète : notre groupe n'a aucune responsabilité concernant l'exploitation de Casino770.com. Nous n'avons aucun mandat d'administration au sein de cette société".
Reste le problème de la promotion qui continue autour du service Casino-Partouche.com. Si le groupe français s'est retiré du projet, l'image du groupe reste associé à ce casino virtuel qui bénéficie d'une campagne de publicité intensive sur Internet sur des sites de petite ou moyenne audience. Click-fr.com, réseau francophone de bannières publicitaires "au clic", a intégré le casino virtuel dans son portefeuille de clients. Et un superbe lien promotionnel pour le site bélizéen apparait sur Google lorsque l'on saisit le nom Partouche avec cette mention "N°1 des casinos en français".
Cette communication autour de Casino-Partouche.com, à l'insu des détenteurs légaux de la marque, risque de déstabiliser l'image du groupe français sur Internet. Et de brouiller le débat qu'appelait de ses voeux Patrick Partouche.
[Philippe Guerrier, JDNet]
En savoir plus
- Enquête Quand rien ne va plus sur les casinos en ligne (01/10/02) : http://www.journaldunet.com/0210/021001casinotemoin.shtml
- 3 questions à... Patrick Partouche (janvier 2002) : http://www.journaldunet.com/0201/020114partouche.shtml
- Les sites Groupe Partouche : http://www.partouche.fr/
Internet Actu 155, jeudi 3 octobre 2002 (Version
Gratuite)
Journal édité par la société de presse indépendante FTPresse
http://www.internetactu.com
Les scientologues traquent leurs ennemis sur Internet.
La scientologie ne goûte pas la critique et le fait savoir jusque sur Internet. Même aux Etats-Unis, elle parvient à bâillonner des sites de militants anti-sectes, en utilisant l'arsenal répressif du droit d'auteur (DMCA).
Après avoir, en mars 2002, fait pression sur le moteur de recherche Google pour qu'il supprime l'indexation de quelques pages virulentes à son égard, les scientologues s'en sont récemment pris à une autre énorme ressource de documents électroniques : archive.org. A chaque fois l'argument des scientologues envers les prestataires est le même : "ces sites critiques publient des textes de l'église de scientologie, qui sont protégés par le droit d'auteur ; ils violent donc le Digital Millenium Copyright Act (DMCA) adopté en 1998.
Plutôt que de subir des attaques en règle devant les tribunaux, les prestataires préfèrent tout bonnement effacer les sites mis à l'index par la secte.
Ainsi Archive.org et sa WayBack Machine ont-ils effacé toutes traces de Xenu.net, site personnel norvégien, consacré à la lutte contre les adeptes de la dianétique, religion autoproclamée de l'auteur de science fiction et gourou de la secte, Ron Hubbard.
Google était revenu sur sa décision, rétablissant les sites que les scientologues avaient abusivement mis à l'index. On ne peut qu'espérer qu'Archive.org fera de même, après avoir compris que la secte ne cherche rien d'autre que censurer ceux qui la critiquent sur Internet.
par Martin Jouanneau
© Internet Actu 3/10/2002
7) Fonction publique territoriale, emplois, formation, etc...
Journal Maire-Info
http://www.maire-info.com
Hausse des salaires de la fonction publique de 0,7% au 1er décembre 2002.
Au 1er décembre prochain, les salaires de 4,9 millions dagents de la fonction publique en activité (Etat, territoriale et hospitalière), auxquels sajoutent les retraités du secteur, auront augmenté de 1,3% depuis le 1er janvier dernier. Une hausse qui, pour les budgets locaux, devra sajouter à celle de la cotisation des employeurs (0,4 point au 1er janvier 2003) à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) (voir nos informations de cette semaine). Hier, Jean-Paul Delevoye, ministre de la Fonction publique, de la réforme de lEtat et de laménagement du territoire, a en effet confirmé laugmentation de 0,7% au 1er décembre 2002, prévue par son prédécesseur. En février dernier, les fonctionnaires espéraient encore 1% daugmentation au 1er mars 2002 au lieu des 0,5% prévus dans le «non-accord» salarial adopté unilatéralement par le gouvernement en avril 2001. Ce fut finalement +0,6% au 1er mars 2002. La mesure du printemps dernier intégrait un ajustement de 0,1 point au-delà de l'augmentation initialement prévue (0,5%) pour tenir compte du taux d'inflation constaté au 31 décembre 2001. En septembre 2001, linflation servant de base aux prévisions de hausse était estimée à 1,7%, soit 0,5 point de plus que les 1,2% (0,7 et 0,5%) de hausse salariale prévue. Le précédent ministre avait donc indiqué que la hausse du 1er mars 2002 pourrait être de 1% au lieu de 0,5%. Ainsi, le gouvernement Jospin estimait que le pouvoir d'achat des rémunérations de base «aura été garanti pour l'ensemble des fonctionnaires pendant les cinq années de la législature». En fait, après la hausse de 0,5% au 1er mai 2001, de 0,7% au 1er novembre 2001 et de 0,6% au 1er mars dernier, un autre décret était attendu. Cest ce que confirme Jean-Paul Delevoye aujourdhui. La hausse des traitements devait donc atteindre 1,2% pour chacune des années 2001 et 2002. Elle sera finalement de 1,3% pour 2002. Mais pour une inflation prévisionnelle de 1,7%, soit un différentiel de 0,4 point.
27 septembre 2002
Journal Maire-Info
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Une étude réalisée par Dexia-Crédit local pour les maires de grandes villes de France montre que parmi les 20 villes qui, ayant répondu à cette enquête, sont dores et déjà passées à laménagement et à la réduction du temps de travail (ARTT - 35 heures), un quart ont réduit le temps de travail depuis les années 1980. La même étude montre aussi quun tiers dentre elles a offert à ses employés la possibilité de travailler sur une semaine de 4 jours au lieu de 5. La mise en place des 35 heures dans ces grandes villes a également modifié, pour la moitié dentre elles, les heures de présence de leurs agents ainsi que les heures douverture au public. La mise en place des 35 heures dans ces villes a fait passer le nombre dheures moyen hebdomadaire de 37 à 36 heures, la différence avec les 35 heures étant compensée par des jours de récupération supplémentaires. Le nombre de jours moyen consacrés à lARTT est de 11,5 jours pour les villes étudiées portant le nombre de congés annuels à 43 jours par an (contre 31 jours par an avant la mise en place des 35 heures). Enfin, les grandes villes étudiées ont prévu dembaucher 1 % de personnel supplémentaire. En moyenne, les villes de léchantillon prévoient que les 35 heures auront un impact sur leur budget pendant deux ans. En 2002, le surcoût des 35 heures représente pour les villes de léchantillon 1% du montant des charges de personnel. Certaines villes ont anticipé le passage aux 35 heures et ont embauché du personnel en 1999. Dautres sont passées aux 35 heures en 2001, le surcoût des 35 heures se fait sur 2001 et 2002. Les villes étant passées au 35 heures avant 2000 nont pas été traitées. Comment mettre en place lARTT sans engendrer de hausse trop importante de la masse salariale ?, se sont demandés les auteurs de lenquête. En priorité, les grandes villes préconisent de réduire les heures supplémentaires, dorganiser le travail dans les collectivités en planifiant les tâches, réorganisant les services, modifiant les heures de travail, optimisant le temps de travail. Ensuite, elles proposent de lutter contre labsentéisme, de négocier les congés exceptionnels et en tout dernier point de réduire les primes. Même si le poids des charges de personnel reste élevé dans les budgets des grandes villes (50% des dépenses de fonctionnement pour les BP 2002), la majorité des villes étudiées na pas augmenté ses taux de fiscalité pour pallier le surcoût des 35 heures.
1er octobre 2002
La gazette des communes
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Le département du Nord informe ses agents.
Le président (PS) du conseil général du Nord Bernard Derosier a décidé d'envoyer pour la première fois un exemplaire du rapport d'activités de la collectivité à l'ensemble de ses 4500 agents. Il sera également adressé aux communes du département. Le document de 115 pages présente le bilan des actions des directions générales adjointes, un rapport financier, l'activité des grands organismes associés au départements et un organigramme. "Il est bon que les agents sachent ce qu'ils font dans cette entreprise dont ils sont les acteurs", note Bernard Derosier.
Olivier Ducuing
02/10/2002
Journal Maire-Info
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Emplois-jeunes : lAMF propose un dispositif de sortie au gouvernement
Dans une lettre adressée aux ministres de la Fonction publique et des Libertés locales, Jean-Paul Delevoye et Patrick Devedjian, Daniel Hoeffel, président de l'Association des maires de France, indique que le bureau de lAMF a estimé que trois voies soffrent pour laccès des emplois-jeunes à la fonction publique territoriale. Il sagirait de leur nomination comme stagiaires puis leur titularisation dans un grade dont léchelle de rémunération est la plus faible de la fonction publique (échelle2), ou bien leur réussite à un concours externe, ou encore leur réussite à un «troisième concours». Des concours de la troisième voie, ouverts notamment aux salariés de droit privé, sont en effet progressivement mis en place.
Mais, pour favoriser cet accès, il faudrait que plusieurs obstacles soient levés. Il sagit de :
- la possibilité de prolonger les contrats de travail des emplois-jeunes jusquà ce quils justifient de la durée dactivité professionnelle requise pour se présenter au troisième concours ;
- la possibilité de prolonger les contrats emplois-jeunes par des contrats de droit public dune durée dun an renouvelable une fois ;
- la prise en compte pour le classement dans le cadre demplois de lactivité emplois-jeunes dans les mêmes conditions que lest la durée de services accomplis dans le secteur public par les agents non-titulaires.
Le nombre d'emplois-jeunes, tous secteurs publics confondus (associations, collectivités locales, établissements d'enseignement et ministères), passera de 213 300 à 161 400 entre 2002 et 2003, soit 51 900 postes qui ne seront pas renouvelés. Dans le secteur associatif ou les collectivités locales, leur nombre passera de 139 000 actuellement à 108 600 en 2003, soit 30 400 postes non renouvelés. Le gouvernement veut notamment privilégier la mise en place du contrat "jeune en entreprise" créé par la loi du 29 août 2002, dispositif visant à permettre l'embauche de jeunes de 16 à 22 ans en contrat à durée indéterminée (CDI), contre une aide et des allègements de charges aux entreprises concernées.2 octobre 2002
Subject: [RH] Newsletter...
To: ressources-humaines@territorial.fr
From: webmaster@territorial.fr
Date: Thu, 3 Oct 2002 13:30:43 +02001
Une directive du Conseil des Communautés européennes du 12 juin 1989 (89/391) avait fixé le principe de l'applicabilité aux personnes morales de droit public (si aucune particularité inhérente à leurs activités n'y fait obstacle), de l'obligation pour les employeurs de consulter les travailleurs ou leurs représentants et de permettre leur participation sur les questions touchant à la sécurité et à la santé au travail.
Dans le cadre des dernières élections aux instances paritaires, le Premier ministre avait implicitement rejeté des demandes tendant à l'abrogation et à la modification du décret du 30 mai 1985 relatif aux CTP des collectivités territoriales (et visant à reconnaître la qualité d'électeur aux agents de droit privé). La Fédération CFDT Interco avait alors demandé au Conseil d'Etat l'annulation pour excès de pouvoir des décision implicites de rejet du Premier ministre.
S'appuyant sur la directive CEE du 12 juin 1989, le Conseil d'Etat a considéré que le droit pour tout travailleur d'être consulté et de participer aux questions touchant à la sécurité et à la santé au travail, " implique nécessairement que les représentants du personnel dans cet organisme soient élus par toutes les catégories d'agents ". Dans ces conditions, le gouvernement " ne pouvait légalement maintenir " (après le 31/12/1992 - date d'expiration du délai de transposition de la directive), " des dispositions faisant obstacle à la représentation des agents non titulaires n'occupant pas un emploi permanent, ainsi que des agents de droit privé dans les CTP ".
Les agents non titulaires occupant un emploi non permanent et les 130.000 salariés de droit privé (CES - CEC - emplois jeunes - emplois ville) des collectivités territoriales auraient donc dû participer aux dernières élections aux CTP et CHS. Certains d'entre eux devraient d'ailleurs être prochainement appelés à être électeurs dans le cadre des élections de 2001 qui ont fait l'objet d'un recours (dans la probable hypothèse d'une annulation de l'élection).
En tout état de cause, il ne reste plus au gouvernement qu'à procéder (un peu tardivement peut être) aux modifications réglementaires permettant la représentation des agents non titulaires concernés pour les prochaines élections aux instances paritaires qui devraient avoir lieu en 2007.
Gilles Destaerke (Modérateur de la liste ressources-humaines@territorial.fr)
(CE 10 juillet 2002 - Fédéréation CFDT Interco - Req. n° 232034).
http://www.territorial.fr/pages/reseaux.html?content=ResRH
Subject: [RH] Newsletter...
To: ressources-humaines@territorial.fr
From: webmaster@territorial.fr
Date: Thu, 3 Oct 2002 13:30:43 +02001
Initialement recruté le 29 juin 1990 en qualité de chargé d'études en urbanisme (IB 474), un contractuel de la Fonction Publique Territoriale avait vu sa rémunération évoluer à plusieurs reprises (à l'IB 527 puis à l'IB 583). La dernière revalorisation, basée sur une délibération du 5.12.1994, portait cette rémunération de l'IB 643 à l'IB 698.
La Cour Administrative d'Appel a considéré "qu'eu égard à l'importance de l'augmentation de la rémunération..... et à la diversification des responsabilités confiées à (l'agent), une telle modification doit être regardée ..... comme une suppression d'emploi suivie d'une création nécessitant l'adoption préalable d'une délibération du conseil municipal portant sur le principe même de la création de cet emploi et la définition de ses caractéristiques".
(CAA Nantes - 15 février 2001 - Ville de St-Jean-de-Monts - req. n° 96 NT 00945).
Gilles Destaerke (Modérateur de la liste ressources-humaines@territorial.fr)
Prochaine parution : Numéro 171 le samedi 12 octobre 2002 ...