La revue de presse du Net pour l'INET
N° 083 du 02 décembre 2000

(INET : Association des Élèves et Anciens Élèves de l'Institut d'Études Supérieures Territoriales)

 

SOMMAIRE

 

1) INSTITUTIONS PUBLIQUES, ETAT, COLLECTIVITES TERRITORIALES, ETC...

2) INTERNET, INFORMATIQUE, TELEPHONE, ETC...

3) ENVIRONNEMENT, SANTE, ETC...

4) CULTURE, MUSIQUE, THEATRE, CINEMA, DANSE, ART, ETC...

5) REFLEXIONS SUR LA SOCIETE.

6) DIVERS (AUTRES, ADRESSES, ETC).

7) FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE, EMPLOIS, FORMATION, ETC...


 

1) Institutions publiques, Etat, collectivités territoriales, etc...

 


La gazette des communes
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La communauté urbaine de Lille adopte six nouvelles compétences.

Les élus communautaires de Lille Métropole ont acté lors d'un conseil spécifique l'extension des compétences de leur établissement à six nouveaux domaines d'action. Lors d'un session présentée comme la plus importante depuis la création de la communauté urbaine en 1966, les élus ont adopté le principe de leur compétence dans le développement économique, les grands équipements culturels et sportifs, l'accueil des gens du voyage, les grands événements métropolitains et la valorisation de l'espace naturel. Ils ont par ailleurs entériné le passage à la taxe professionnelle d'agglomération. Les nouvelles compétences entreront en vigueur au premier janvier 2002, sauf celle portant sur les grands événements, qui prendra effet dès 2001. Il restera néanmoins aux 87 communes membres à se prononcer à la majorité qualifiée sur ces transferts, compétence par compétence.

27/11/2000

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Dernieres publications sur le site de l'Assemblee nationale
http://www.assemblee-nationale.fr

 

Dernieres publications sur le site de l'Assemblee nationale (27 au 30 novembre 2000).

I.- Projet de loi.
1. Projet de loi, adopte par le Senat, portant habilitation du Gouvernement a transposer, par ordonnances, des directives communautaires et a mettre en œuvre certaines dispositions du droit communautaire, no 2691 : http://www.assemblee-nationale.fr/2/projets/pl2691.htm
2. Projet de loi relatif a l interruption volontaire de grossesse et a la contraception : texte des articles resultant des deliberations de l Assemblee nationale au cours de ses seances des 29 et 30 novembre 2000 : http://www.assemblee-nationale.fr/2/dossiers/ivg/ivg.pdf
Un dossier legislatif est consacre a ce texte : http://www.assemblee-nationale.fr/2/dossiers/ivg/sommaire.htm

II.- Propositions de loi.
1. Proposition de loi de M. Jean-Claude Guibal portant modification du code de la securite sociale, concernant l assujettissement des travailleurs frontaliers a la CRDS et a la CSG (renvoyee a la commission des affaires culturelles), no 2656 : http://www.assemblee-nationale.fr/2/propositions/pion2656.htm
2. Proposition de loi de M. François Rochebloine visant a permettre l inscription des frais d expertise comptable au compte de campagne des candidats a une election (renvoyee a la commission des lois), no 2711 : http://www.assemblee-nationale.fr/2/propositions/pion2711.htm
3. Proposition de loi de M. Francis Delattre tendant a la fermeture de l ensemble des aeroports français pendant une partie de la nuit (renvoyee a la commission de la production), no 2716 : http://www.assemblee-nationale.fr/2/propositions/pion2716.htm
4. Proposition de loi de M. François Rochebloine tendant a permettre, a titre exceptionnel, l avancement d un ou deux echelons dans la fonction publique. (renvoyee a la commission des lois), no 2718 : http://www.assemblee-nationale.fr/2/propositions/pion2718.htm
5. Proposition de loi de Leonce Deprez tendant a faire beneficier de l allocation de solidarite specifique les travailleurs desireux de creer leur propre entreprise en cas de rupture concertee de leur contrat de travail (renvoyee a la commission des affaires culturelles), no 2722 : http://www.assemblee-nationale.fr/2/propositions/pion2722.htm
6. Proposition de loi organique de M. Herve de Charette relative a l organisation des elections presidentielles et legislatives (renvoyee a la commission des lois), no 2656 : http://www.assemblee-nationale.fr/2/propositions/pion2756.htm
7. Proposition de loi organique de M. Gerard Gouzes relative a la date d expiration des pouvoirs de l Assemblee nationale (renvoyee a la commission des lois), no 2757 : http://www.assemblee-nationale.fr/2/propositions/pion2757.htm
8. Proposition de loi de Mme Jacqueline Fraysse tendant a ameliorer l acces aux fonctions electives locales (renvoyee a la commission des lois), no 2738 : http://www.assemblee-nationale.fr/2/propositions/pion2738.htm

III.- Divers.
1. Rapport d information de Mme Nicole Bricq, depose par la delegation aux droits des femmes et a l egalite des chances entre les hommes et les femmes, sur le projet de loi (no 2604) relatif a l egalite professionnelle entre les femmes et les hommes , no 2703 : http://www.assemblee-nationale.fr/2/rap-info/i2703.htm
2. Un dossier d actualite est consacre a l egalite entre les femmes et les hommes : http://www.assemblee-nationale.fr/2/dossiers/parite/sommpari.htm
3. Nouveau dossier : Calendrier electoral : http://www.assemblee-nationale.fr/2/dossiers/calendrier/sommaire.htm
4. Rapport de M. Jean-Yves Caullet sur le projet de loi, adopte par le Senat (no 2753), relatif a la resorption de l emploi precaire et a la modernisation du recrutement dans la fonction publique ainsi qu au temps de travail dans la fonction publique territoriale, no 2755 : http://www.assemblee-nationale.fr/2/rapports/r2755.htm
5. Un dossier legislatif est consacre a ce texte : http://www.assemblee-nationale.fr/2/dossiers/fonctionpub/sommaire.htm

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Journal Maire-Info
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Loi solidarité et renouvellement urbains : sénateurs et députés de l’opposition déposent un recours au Conseil constitutionnel en demandant que la loi ne s’impose qu’aux constructions futures de logement sociaux.

Les sénateurs et les députés de l’opposition ont déposé, les 23 et 24 novembre derniers, un recours contre la loi “ solidarité et renouvellement urbains ”, adoptée définitivement le 21 novembre. Les parlementaires de l’opposition visent 5 articles de la loi (1), notamment celui (art. 55) qui impose la fameuse obligation de 20% de logements sociaux dans le total des résidences principales au 1er janvier de l’année précédente. Cette obligation s’impose aux communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Île-de-France) comprise dans une agglomération de plus de 50 000 habitants, comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants. En sont exemptées les communes comprises dans les agglomérations dont le nombre d'habitants a décru entre 1990 et 1999 et appartenant à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) ayant approuvé la compétence “ programme local de l’habitat ”. Dans leur recours, les sénateurs présentent une douzaine de griefs contre cet article qui, selon eux, “ porte gravement atteinte au principe de libre administration des communes protégé par l’article 72 de la Constitution ”. Soulignant que l’article porte également atteinte au principe d’égalité en traitant différemment les communes d’Île-de-France, ils estiment que la loi “ impose une rétroactivité de la loi en sanctionnant les communes qui, avant la promulgation et en application de leurs compétences de l’époque, ne disposaient pas de 20% de logements sociaux. ” Ils demandent au moins au Conseil constitutionnel de déclarer que ces dispositions s’appliquent aux seules constructions nouvelles. En outre, pour eux, la loi n’aurait dû statuer que sur les constructions futures et non sur les constructions anciennes ou actuelles : “ Le principe général du droit de non rétroactivité en matière fiscale et en matière non pénale ” n’est donc pas respecté. Parallèlement, les parlementaires jugent que ces dispositions ne respectent pas le principe de proportionnalité en imposant aux communes une norme générale de 20% de logement sociaux sans tenir compte de l’état des constructions existantes et en limitant de façon arbitraire les définitions des logements sociaux. Le champ des logements pris en compte dans le calcul des 20% retient en effet 4 types de logements : HLM, logements conventionnés, logements des sociétés d’économie mixte et, enfin, logements de personnes âgées, handicapées, jeunes travailleurs, travailleurs migrants et résidences sociales.

(1) Le recours porte aussi sur les articles 3 (schémas de cohérence territoriale), 4 (changement de destination des locaux commerciaux soumis à autorisation municipale), 36 (autorisation de constructions dans les zones exposées au bruit) et 61 (définition des logements sociaux appartenant aux sociétés immobilières à participation majoritaire de la Caisse des dépôts)

28 novembre 2000

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Netlocal Actu 3, mardi 28 novembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPress
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La coopération Etat-collectivité avance... lentement.

Le congrès de l'association des maires de France a été l'occasion pour le maire de Gluiras, Alain Risson, de faire quelques annonces en matière d'administration électronique et de coopération Etat-collectivités locales. Le chantier, qui était mal parti avec l'affaire des systèmes d'information territoriaux, semble désormais avancer sur plusieurs points : - des négociations seraient en cours avec le ministère de l'Intérieur pour obtenir un accès des collectivités aux circulaires ministérielles numérisées les concernant par extranet. - ce même ministère aurait accepté d'étendre l'expérimentation de la transmission électronique des délibérations entre collectivités et préfectures à l'ensemble des collectivités volontaires. En effet, l’expérimentation du ministère ne concerne que quatre préfectures alors qu’un certain nombre de collectivités et préfectures sont disposées, sur leurs deniers propres, à expérimenter des processus de transmission électronique des délibérations. - La Direction de la comptabilité publique au ministère des Finances serait d'accord pour étudier le traitement des pièces jointes numériques. Les pièces justificatives nécessaires au paiement des dépenses des collectivités sont nombreuses et ne préexistent pas toutes au format numérique. Le schéma suivant serait proposé : exigence de factures numériques pour les fournisseurs les plus importants, mise à disposition d'un formulaire de saisie en ligne pour les petites entreprises, dispense de pièces justificatives pour les montants inférieurs à 10 000 Francs. La mise en place effective de ce dispositif repose en fait sur la publication du décret sur la signature électronique promis pour mi-décembre.

Le congrès des maires sur le site de l'AMF : http://photomaton.cowprod.com/amf/congres/index.html

© Netlocal Actu 28/11/2000

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La gazette des communes
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Elections municipales: le Sénat veut introduire "plus d'équité" entre candidats.

"Si l'on veut que la préparation des élections municipales soit équilibrée, aucun candidat ne doit se trouver en position d'infériorité" a déclaré Daniel Hoeffel, le 24 novembre lors de l'examen du projet de loi sur la précarité par la Haute Assemblée, pour justifier le dépôt d'un amendement sur le financement des campagnes électorales. A travers cet amendement, Daniel Hoeffel veut infléchir la loi qui interdit au maire toute campagne de promotion et de publicité six mois avant le scrutin. La proposition de Daniel Hoeffel vise à corriger cette situation en autorisant le maire sortant à organiser des campagnes de promotion ou de publicité "dès lors qu'il le fait sur ses dépenses de campagne électorale et que la collectivité locale n'en est pas l'organisatrice". Cet amendement a été adopté par le Sénat.

28/11/2000

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Netlocal Actu 3, mardi 28 novembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPress
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Déclarations de revenus et conseiller fiscal électronique.

La déclaration d'impôts approchant, diverses solutions d'aide électronique sont proposées aux particuliers. La société Harvest, par exemple, a mis au point une nouvelle version de son logiciel d'aide à la déclaration "ClickImpôts 2001". Ce logiciel permet à l'aide d'un assistant électronique intégré de remplir les différents champs des formulaires. Ensuite, une fonction "Audit" vient contrôler la cohérence des informations remplies et calcule automatiquement l'impôt à payer. Une fois remplies, le contribuable peut imprimer ses déclarations aux normes officielles (conforme aux normes CERFA) et les envoyer à son centre des impôts. La Direction Générale des Impôts a reçu 20 000 déclarations imprimées de ce type l'an passé. Cette solution est évidemment une étape vers le tout numérique que la DGI a annoncé pour 2002, date à laquelle sera possible la déclaration par Internet. ClickImpôts 2001 propose par ailleurs quelques services supplémentaires. Ainsi, des simulations de déclarations sont proposés via un conseiller virtuel. De plus, le "forum du spécialiste" offre des conseils en ligne. Ce service de e-conseiller fiscal est également disponible en ligne sur le site mesfinances.fr (groupe les Echos) qui consacre un dossier complet à la réduction d'impôts par différents mécanismes (épargne, défiscalisation, placements etc..).

- Le site ClickImpôts 2001 : http://www.clickimpots.com
- Le site de la DGI : http://www.finances.gouv.fr/DGI/
- Le "forum du spécialiste" : http://www.clickimpots.com/ecoute/ecoute-3.php3?nf=2
- Le site "mesfinances.fr" : http://www.mesfinances.fr

© Netlocal Actu 28/11/2000

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Journal Maire-Info
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Transfert aux communautés urbaines et d’agglomération de la compétence “ transports urbains ” : une circulaire précise les conséquences sur la dotation générale de décentralisation.

Le ministre de l’Intérieur vient de diffuser aux préfets une circulaire (1) sur le versement du concours particulier de la dotation générale de décentralisation (DGD) aux autorités organisatrices des transports urbains et les conséquences budgétaires des compétences des communautés urbaines et d’agglomération en matière de transports scolaires. Cette circulaire tire les conséquences du transfert aux communautés urbaines et d’agglomération de la compétence en matière d’organisation de transports urbains, en application de la loi du 12 juillet 1999, sur le droit à compensation des charges transférées en matière de transports scolaires aux départements et aux autorités organisatrices des transports urbains existantes au 1er septembre 1984, tel qu’il a été défini par la loi du 22 juillet 1983 complétant la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 relative à la répartition des compétences entre les communes, les départements, les régions et l’État (2)

(1) Circulaire du 10 novembre 2000 - NOR/INT/B/00/00254/C

(2)Textes de référence :
- articles 29 et 30 de la loi n° 83-663 du 22 juillet 1983 complétant la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 relative à la répartition des compétences entre les communes, les départements, les régions et l’État.
- article 29 de la loi n° 82-1153 du 30 décembre 1982 modifiée d’orientation sur les transports intérieurs (LOTI).
- articles 1et 5 de la loi n° 99- 586 du 12 juillet 1999 relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale, codifiés aux L. 5216-5 et L.5215-20 du Code général des collectivités territoriales.

29 novembre 2000

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@RIC info N°11 - 29/11/2000
Bulletin mensuel d'informations rapides sur les collectivités territoriales
http://www.aric.asso.fr

 

Des liens incontournables (extraits)

- Aménagement du territoire
http://photomaton.cowprod.com/amf/dossiermois/index.html   AMF  dossier interco en pdf
http://www.premier-ministre.gouv.fr/PM/D271000A.HTM   Discours de L JOSPIN sur la décentralisation - 27-10-00
http://www.carrefourlocal.org/notes_etudes/intercommunalite.html   La réforme de la coopération intercommunale
http://www.urbamet.com  Urbamet. Site des professionnels de l'urbanisme, de l'habitat et des déplacements
http://www.villes-internet.net/pages/democrat.htm Villes Internet 2000 - Internet et démocratie locale.
http://www.territorial.fr/pages/OM.pdf : Le Ministre de l’Intérieur a publié une CIRCULAIRE N° NORINTB0000249C  du 10 novembre 2000 Objet : Gestion de l’élimination des déchets des ménages

- Législation
http://www.multimania.com/dscre/page2.html   Droit de la sécurité civile
http://www.multimania.com/dscre/page3.html   Droit des risques environnementaux
Trouvé sur la liste de l'ADBS :
- le code général des collectivités territoriales  (partie réglementaire) http://www.auracom.fr/cgct
- le code de la santé publique (partie législative) http://www.auracom.fr/csante
- le code de commerce (partie législative) http://www.auracom.fr/ccom

- Les élections municipales
En complément de La Lettre de l'ARIC sur les élections municipales, retrouvez les meilleurs sites et des informations utiles sur http://www.aric.asso.fr/infutil.htm
http://vosdroits.admifrance.gouv.fr/ARBO/04010407-NXELC105.html   Elections municipales - admifrance
http://www.france-elections.org La Ville au Pluriel - elections
http://www.election.com/fr/index.htm Le Vote par internet
http://www.observatoire-parite.gouv.fr Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes
http://www.professionpolitique.com Politique, administrations, élus... sur Profession Politique
http://www.gard.pref.gouv.fr/Elections/élections%20municpales.htm Recueil d'info élections municipales 2001 - Préfecture du Gard
http://www.sdv.fr/elections/historique/figaro/select.html Tous les scrutins
http://elections.fr.st/ AdmiNet - Actualité des élections en France
http://www.politiquementnet.fr
http://www.francemunicipales2001.com
http://www.service-public.fr/ARBO/0401-NXELC101.html Elections politiques - Site Service Public
http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/comites_organismes/CNFEL/rapports/rapport99/rapport_99_sommaire.html : les recommandations 2000 du CNFEL pour la formation des élus.

A.R.I.C.
Association Régionale d'Information des Collectivités territoriales
13 Place des Marelles - BP 111
35573 CHANTEPIE Cedex
Tél. : 02 99 41 50 07
Fax : 02 99 41 51 33
E mail : info@aric.asso.fr

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La gazette des communes
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Concurrence et régies d'électricité : améliorer les règles du jeu.

Les régies gestionnaires de réseaux publics de distribution d'électricité sont pénalisées par les conditions dans lesquelles s'exerce la concurrence, regrette la commission de régulation de l'électricité (CRE). En effet, elles sont soumises au code des marchés publics qui implique une procédure de passation des marchés très longue et une obligation de publicité contraire à la confidentialité de l'action commerciale. Pendant ce temps, les autres fournisseurs d'électricité peuvent concrétiser très rapidement leur offre de fourniture auprès des clients éligibles. C'est pourquoi le CRE souhaite que la réforme du Code des marchés prenne en compte la situation des régies, comme cela est déjà prévu pour les producteurs et distributeurs d'eau. Sur 176 distributeurs non nationalisés, 143 exercent sous forme de régie.

Le site de la Commission de régulation de l'électricité : http://www.cre.fr

30/11/2000

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Journal Maire-Info
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L’Assemblée des départements de France (ADF) publie une étude sur les relations entre les conseils généraux et les villes.

L'Assemblée des départements de France publie une étude sur l'implication des départements dans le fait urbain, engagée en partenariat avec la Caisse des dépôts et consignations. Son objectif était d'obtenir une vision d'ensemble concrète des interventions des départements dans la sphère urbaine. L'investigation a été fondée sur la participation active de 31 départements, sélectionnés pour établir un échantillon représentatif, qui ont joué le jeu de l'évaluation et de la transparence. Selon l’ADF, cette étude montre que, dans l'exercice de leurs compétences légales mais aussi par leurs initiatives, les départements “ constituent des acteurs à part entière de la ville. Bien qu'il existe presque autant de situations particulières que de départements, la problématique urbaine touche tous les conseils généraux ”. Dans le cadre de leurs compétences, notamment sociales et en matière d'éducation, les départements sont de plus en plus concernés par des populations vivant dans un milieu urbain ou péri-urbain. Les conseils généraux, par leurs aides d'urgence, leurs actions de prévention et d'insertion, participent aux démarches collectives de lutte contre les facteurs d'exclusion propres au milieu urbain. Au titre de leur compétence pour la construction et la rénovation des collèges, les départements s'investissent de plus en plus dans des actions globales comme le financement d'installations de nouvelles technologies au sein des établissements, le soutien scolaire et les activités péri-scolaires à but préventif. Le collège a aussi pour vocation de devenir un des pivots des politiques que les conseils généraux mènent en faveur de la jeunesse. En intervenant sur la voirie, les transports et les déplacements, les départements participent à l'élaboration et au financement de projets d'aménagement d'espaces urbains. Par l'exercice de leurs compétences légales, la variété de leurs initiatives et leur poids économique, ils s'impliquent donc concrètement dans le fait urbain. Cette étude traduit aussi une volonté nouvelle d'échanges et de partenariat et démontre la volonté des départements de s'engager toujours davantage et de proposer des actions nouvelles pour répondre aux évolutions institutionnelles et urbaines actuelles. L'ADF demande donc à être représentée au sein de l'Institut des villes. Elle indique par ailleurs avoir créé un centre de ressources " ville " conçu comme un lieu d'échanges entre départements mais aussi avec tous les autres acteurs de la ville.

30 novembre 2000

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Lettre de service-public.
Numéro 3 du 30 novembre au 7 décembre 2000
http://www.service-public.fr

 

La lettre de service-public numéro 3 (extraits).

- Journees annuelles sur la bioethique.
Le Premier ministre a ouvert le 28 novembre 2000 les journées annuelles d'éthique du Comité consultatif national d'éthique. Dans son allocution, Lionel Jospin a annoncé qu'un avant-projet de loi modifiant les lois sur la bioéthique de 1994 serait présenté en Conseil des ministres en mars 2001.
Lire l'allocution du Premier ministre : http://www.premier-ministre.gouv.fr/PM/D281100.HTM
Consultez le programme des journées annuelles d'éthique et l'examen des lois sur la bioéthique sur le site du Comité consultatif d'éthique : http://www.ccne-ethique.org/francais/avis/a_060.htm#deb et http://www.ccne-ethique.org/francais/htm/actu.htm

- Nouveau portail de l'education ?
Le nouveau portail de l'Education permet à ses utilisateurs : parents, élèves, étudiants, personnels de l'Education et élus d'accéder directement aux informations qui les concernent. Par ailleurs, ce portail permet d'accéder aux quelque 300 sites dépendant de l'Education nationale.
http://www.education.fr

- Arts plastiques : 300 questions-reponses en ligne.
Une nouvelle rubrique de la délégation aux arts plastiques est disponible sur le site du ministère de la Culture. C'est un véritable centre de ressources non seulement pour les artistes et les professionnels de l'art mais aussi pour les étudiants et tous les passionnés d'art contemporain.
http://www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/dap-cdr/index.htm

- Sites et sols pollues.
Le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement propose un site entièrement remanié et une base de données réactualisée sur la pollution des sols.
http://basol.environnement.gouv.fr

- Guides et fiches pratiques de la justice.
Le ministère de la Justice propose sur son site des guides et des fiches pratiques : PACS mode d'emploi http://www.justice.gouv.fr/justicef/fichepacs.htm
Violences au sein du couple : http://www.justice.gouv.fr/justicef/violences.htm
Pension alimentaire et prestation compensatoire : http://www.justice.gouv.fr/justicef/pensions.htm
Pourvoi en cassation en matière pénale : http://www.justice.gouv.fr/justicef/pourvcas.htm
Maisons de Justice et du Droit : http://www.justice.gouv.fr/justiceorg/mjd.htm

- Travail de nuit des femmes.
Les députés ont adopté dans la nuit du 28 au 29 novembre un amendement à la proposition de loi sur l'égalité professionnelle relatif à l'autorisation du travail de nuit pour les femmes. Cet amendement a été ajouté par le gouvernement pour se mettre en conformité avec une directive européenne de 1976 sur l'égalité hommes-femmes. La proposition de loi sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes déposée par Catherine Génisson (PS) a pour objet de renforcer la loi du 13 juillet 1983 dite "loi Roudy" .
Lire le dossier relatif à la proposition de loi sur le site de l'Assemblée nationale (http://www.assemblee-nationale.fr/2/dossiers/parite/sommpari.htm) et le rapport d'information du Sénat (http://www.senat.fr/rap/r99-347/r99-347_mono.html). Consulter également le dossier du ministère des Affaires étrangères sur "les femmes en France aujourd'hui" (http://www.france.diplomatie.fr/label_france/FRANCE/DOSSIER/femmes/femmes.html) et le service des droits des femmes sur le site du ministère de l'Emploi et de la Solidarité (http://www.social.gouv.fr/htm/dossiers/index_fem.htm)

- Sites locaux.
Direction départementale de l'équipement - Territoire-de-Belfort. Novembre 2000 : http://www.territoire-de-belfort.equipement.gouv.fr
Direction régionale de l'environnement - Provence-Alpes-Côte d'Azur. Novembre 2000 : http://www.paca.environnement.gouv.fr
Préfecture - Haute-Garonne. Novembre 2000 : http://www.haute-garonne.pref.gouv.fr

- Informations pour les administrations.
La Commission pour les simplifications administratives (COSA) propose un Guide pour la conception et la diffusion des formulaires administratifs au format pdf à l'adresse suivante : http://www.lesformulaires.cerfa.gouv.fr/servform/vigueur/formul/guide.pdf

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2) Internet, informatique, téléphone, etc.

 


L'ATELIER, cellule de veille technologique de Paribas.
http://www.atelier.fr

 

Publication du 3ème baromètre Internet à l’école.

Pour la troisième année consécutive, France Télécom a réalisé en octobre 2000 une enquête pour cerner la place d’Internet dans le monde de l’éducation. Pour 67 % des enseignants interrogés, Internet est déjà un outil important dans leur vie professionnelle. 91 % constatent qu’Internet motive les élèves, améliore la relation entre enseignants et élèves (60 %), offre une seconde chance aux élèves (57 %). 91 % des enseignants déclarent que l’expérience Internet a été profitable aux élèves, contre 75 % en 1999 et 50 % en 1998. 83 % des élève aiment surfer sur le web, Pour 64 % des élèves du secondaire, Internet les aide dans leur scolarité. 51 % déclarent ne rien apprendre sur Internet à l’école, contre 62 % en 1999 et 69 % en 1998. 62 % des élèves utilisant Internet à l’école trouvent que leur professeur connaît bien Internet. 58 % estiment que le nombre de postes avec Internet à l’école n’est pas suffisant. 79 % des parents trouvent indispensable que leurs enfants puissent utiliser Internet à l’école, contre 60 % en 1999 et 47 % en 1998. 93 % estiment qu’Internet permet d’élargir le champ de connaissance des élèves, favorise l’apprentissage des langues (66 %), encourage à la lecture et à l’écriture (49 %). 91 % des enseignants utilisent aujourd’hui Internet pour des raisons pédagogiques, contre 78 % en 1999 et 71 % en 1998. 89 % recherchent des informations ou préparent un cours, 21 % repèrent des sites pour le travail en classe et 12 % échangent avec des collègues en France. 34 % se connectent également à Internet pour des usages administratifs (27 % en 1999, 10 % en 1998). 25 % seulement des enseignants se connectent aujourd’hui pour se familiariser avec ce nouvel outil (42 % en 1998, 36 % en 1999). Plus d’un enseignant sur deux a déjà utilisé Internet pendant les cours avec les élèves dans les établissements connectés. Ils sont 72 % à l’avoir fait dans les écoles primaires. 37 % des élèves du secondaire déclarent avoir utilisé Internet dans leur établissement. 55 % l’ont utilisé plusieurs fois et de façon occasionnelle. 25 % ne l’ont utilisé qu’une seule fois. 20 % seulement l’utilisent régulièrement. 46 % des élèves utilisent Internet en présence d’un enseignant, 24 % en présence du documentaliste, 32 % l’utilisent seuls. 80 % des élèves du secondaire utilisent Internet pour rechercher en priorité des informations pour leurs travaux scolaires (contre 68 % en 1999 et 1998). 64 % recherchent des informations pour s’amuser (64 % aussi en 1999 et 1998). En 2000, 49 % des établissements ont créé un ou plusieurs sites web (34 % en 1999). 24 % de ces établissements ayant un site ont un ou plusieurs sites gérés par les élèves, 16 % ont un ou plusieurs sites spécifiques à un professeur, 14 % ont un ou plusieurs sites spécifiques à une classe. Aujourd’hui, 100 % des lycées d’enseignement général sont connectés à Internet (89 % en 1999, 74 % en 1998), 96 % des lycées professionnels (idem en 1999), 91 % des collèges (83 % en 1999, 50 % en 1998), et 40 % des écoles (25 % en 1999 , 16 % en 1998). 57 % des enseignants sont connectés à Internet à domicile (38 % en 1999, 21 % en 1998), dont 45 % d’instituteurs et 63 % de professeurs de collège. 30 % des foyers ayant un enfant scolarisé sont connectés à Internet (17 % en 1999, 7 % en 1998).

(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 24/11/2000)

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NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
http://www.zdnet.fr
Edition du 25 novembre 2000

 

AOL France menacé de plaintes contagieuses.

AOL France est sur le point d'être victime d'une curieuse contagion que certains pourraient appeler le “syndrome Freesurf”. De nombreux abonnés au forfait internet illimité d'AOL déclarent avoir envoyé à leur fournisseur une lettre recommandée. Dans cette missive, ils lui reprochent une modification « unilatérale » de leur contrat. Cette procédure vient de porter ses fruits dans une autre affaire concernant l'offre illimitée du concurrent Freesurf. Ce dernier a été condamné le 9 novembre dernier par le tribunal d'instance du 8e arrondissement de Paris à rembourser un abonné “blacklisté”, c'est-à-dire exclu du forfait pour suspicion de « fraude ». C'est cette procédure qui intéresse particulièrement les participants des forums en ligne, comme celui du site Lesproviders.com (http://www.lesproviders.com/cgi-bin/dcforum/dcboard.cgi?az=list&forum=DCForumID7), pour pousser AOL France à assurer le service « sans discrimination », comme l'expliquent de nombreux abonnés. L'offre d'accès à l'internet “illimité” d'AOL France, lancée cet été, a permis d'engranger au bas mot 150 000 nouveaux clients. Mais cette popularité a créé des embouteillages. AOL a ensuite mis en place une série de rustines logicielles pour inciter les « utilisateurs intensifs », comme AOL les appelle, à se déconnecter plus souvent. Après des écrans d'alerte incitant à la modération, AOL a institué, à certaines périodes de la journée, une « déconnexion systématique » au bout de 30 minutes, accusent les abonnés. Autant de griefs, à leur yeux, qui justifient de saisir les tribunaux. Sur le net circule en format Zip un modèle-type (document Word pour PC : http://www.ikebana-toulouse.com/doc/AOLINJ.ZIP) de lettre de plainte, à adapter à son cas particulier et à envoyer ensuite au siège de AOL Bertelsmann, à la Défense (Puteaux, Hauts-de-Seine). Au bout d'une quinzaine de jours, si AOL n'est pas revenu aux conditions initiales, le client va ensuite déposer une « injonction de faire » au tribunal d'instance de son domicile - la plainte est aussi recevable au TI de Puteaux. L'injonction vise à faire « respecter le contrat signé de part et d'autre, c'est-à-dire un forfait internet illimité, communication comprise sans discrimination ni atteinte aux conditions générales de ventes, aux conditions stipulées dans la publicité et pour laquelle [on a] souscrit : sans déconnexion ni écran de contrôle ». « Je m'inquiète pour AOL, ça peut leur faire très mal », jubile Jean-Richard Sulzer, le juriste parisien qui a fait tomber Freesurf pour son blacklistage abusif (lire notre actualité du 31/08/2000 : http://www.zdnet.fr/actu/soci/a0015790.html). Le tribunal a condamné Freesurf à rembourser le plaignant de trois mois d'abonnement, plus 1 000 francs de dédommagements et 600 francs de frais de justice. Une dizaine d'autres clients ont suivi Jean-Richard Sulzer et ont gagné dans les mêmes termes, après avoir prouvé leur bonne foi. Stéphane Treppoz, le patron d'AOL France, joue gros dans cette affaire. Nous avons tenté de le joindre, en vain. Pas possible pour l'instant de savoir si le fournisseur d'accès a déjà reçu ces fameuses lettres recommandées. « Nous travaillons avec nos abonnés mécontents au cas par cas en fonction de leur situation », a juste pu nous dire une porte-parole d'AOL, vendredi soir. Pour AOL, le coût juridique de telles plaintes en cascade ne serait pas négligeable, de l'ordre de plusieurs millions de francs*. Une goutte d'eau compte tenu des 600 millions de francs d'investissements, engagés début novembre par la société pour mettre à niveau sa plateforme technique.

* Si l'on estime à 150 000 le nombre d'abonnés au forfait, et que 1 % d'entre eux vont porter plainte, sur la base de 1 600 F de dommages par tête cela donne une note de 2,4 millions de francs.

Par Jérôme Thorel

En savoir plus
- AOL illimité à 30 minutes : http://www.zdnet.fr/actu/inte/a0016766.html (actualité du 14/11/2000)
- Forfait illimité d'AOL : la résiliation est possible ! http://www.zdnet.fr/actu/inte/a0016610.html (actualité du 03/11/2000)
- Onetel efface 1 500 ardoises litigieuses : http://www.zdnet.fr/actu/inte/a0016579.html (actualité du 01/11/2000)
- Accès illimité : Freesurf sous pression judiciaire : http://www.zdnet.fr/actu/soci/a0015790.html (actualité du 31/08/2000)

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L'ATELIER, cellule de veille technologique de Paribas.
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Présentation de l’offre de référence de France Télécom pour le dégroupage de la boucle locale.

Venant de prendre connaissance de l’offre de référence de France Télécom pour le dégroupage de la boucle locale et des réactions des opérateurs entrants sur cette offre, Christian Pierret, le secrétaire d’Etat à l’Industrie, se félicite que France Télécom présente son offre plus d’une semaine avant la date du 1er décembre prévue par le décret. L’un des objectifs prioritaires du Gouvernement est le développement et la démocratisation de l’Internet à haut débit, grâce aux technologies xDSL. La boucle locale du réseau téléphonique de France Télécom en est le principal vecteur. Pour atteindre cet objectif, les opérateurs doivent disposer d’une offre diversifiée et les consommateurs, particuliers et entreprises, des tarifs les plus bas possibles. La France doit, pour cela, se situer au même niveau que ses principaux partenaires européens. Christian Pierret demande donc à France Télécom de se rapprocher de l’ART afin d’aboutir à des conditions techniques et économiques permettant un développement optimal et moins onéreux de l’Internet à haut débit au bénéfice de tous.

(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 27/11/2000)

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LA LETTRE ENTREPRISES DE VNUNET
27 novembre 2000
(c) VNU Business Online France.
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Systeme d'exploitation : Linux aussi sur que les autres OS.

Le Cigref publie son dernier rapport intitule 'Le phenomene Linux en entreprise'. Malgre sa forte croissance et son potentiel de developpement, les entreprises ont encore beaucoup de craintes au sujet du systeme libre. Des craintes, qui, a la lecture du rapport, semblent loin d'etre fondees.

Les principaux constructeurs comme Compaq, Dell, HP, IBM et Sun proposent desormais une compatibilite de leurs produits avec le systeme d'exploitation Linux. Dell et HP ont par ailleurs mis Linux au centre de leur strategie au meme titre que Windows. La confiance de ces derniers envers Linux n'est pas aveugle, puisque le Cigref (Club informatique des grandes entreprises francaises) rappelle une etude de l'IDC qui fait etat d'une croissance exponentielle de l'OS libre. Selon IDC, le nombre de serveurs Linux a augmente de 212 % en 1998, passant de 236 000 a 748 000 unites. En meme temps, le nombre d'utilisateurs de Linux est passe de 12 a 15 millions. Linux represente 17 % de parts de marche des systemes d'exploitation sur le plan mondial. Sur le marche europeen des serveurs Web, Linux occupe la 2eme place avec 26 % de parts de marche, derriere Unix (32 %) et devant Windows NT (23,4 %).

Cette forte evolution s'explique notamment par le developpement d'Internet et donc du nombre de serveurs Web. En effet, selon le Cigref, si Linux n'est pas encore adapte pour un environnement de production (informatique industrielle ou informatique de gestion), le systeme d'exploitation parait adapte pour des usages en environnement Web (serveurs Web, serveurs de messagerie...). Par ailleurs, Linux semble bien adapte pour des usages de type bureautique.

Pour autant, les entreprises, estime le Cigref, sont encore frileuses a l'idee d'utiliser un systeme libre. Les risques de failles de securite ne sont pas plus eleves dans les logiciels libres que dans les logiciels proprietaires. Pour le Cigref, Linux est avant tout un Unix. Par consequent, les failles de securite sont les memes que sur tout Unix. Toutefois, une des differences reside dans le fait que le code source est disponible, donc visible a la fois par les administrateurs securite et par les hackers potentiels. 'C'est a la fois un risque et une chance', explique le Cigref. Et de poursuivre : 'Un risque car le hacker a connaissance des failles, mais aussi une chance car la securite n'a jamais repose sur l'opacite. La transparence du code source est donc plutot un gage de securite qu'un risque supplementaire', conclut le Club informatique. Le rapport enumere ainsi les risques basiques lies a tout systeme d'exploitation : les intrusions, attaques virales, denis de service (attaques incapacitantes par flux de donnees important envoye au serveur).

Toutefois, concernant ces deux derniers points, Linux est sur pour l'instant, notamment grâce a une diffusion faible en entreprise, mais il ne devrait pas echapper aux attaques si sa croissance perdure.

Reste que le risque peut venir des editeurs de distributions Linux eux-memes qui ont tendance a choisir par defaut 'une configuration minimale de securite pour faciliter l'installation', mentionne le Cigref. Le dernier point negatif concerne la distribution qui se fait souvent par telechargement et par des supports non certifies.

Si le Cigref enumere plus d'avantages que d'inconvenients a utiliser Linux en entreprise (couts reduits, interoperabilite, deploiement rapide et modifiable), il n'en qualifie pas moins de pari le fait pour une entreprise de migrer vers Linux. Car si l'offre est aujourd'hui relativement abondante et solide, on manque encore d'un peu de recul sur les experiences et les benefices en entreprise.

Laurent Bailliard

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@RT Flash Lettre #122 du 25 Novembre au 1 Décembre 2000
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Acces forfaitaire illimite a internet : nous n’avons plus le droit de perdre du temps.

Les pays où les internautes peuvent accéder à Internet sans limitation de temps et ce pour un tarif forfaitaire modique font actuellement une percée spectaculaire. Par contre, les pays où les tarifs d’accès à Internet sont liés aux durées de connexion prennent un retard qui est de plus en plus préoccupant. Les pays du premier groupe (U.S.A., Grande-Bretagne, Pays scandinaves) ont constaté en juin dernier un taux de pénétration Internet, selon le Pan European Internet Monitor, allant de 35 à 50 %. Les pays du second groupe (France, Allemagne, Italie) sont nettement en arrière avec des taux de pénétration à Internet allant de 18 % à 24 %. Dans cette compétition, la France occupe l’avant-dernière place avec un taux de pénétration de 19 % seulement. Quelles sont les conséquences de ce retard ? Alors qu’en 1995, les pays des deux groupes comptaient moins de 20 sites web pour 1000 habitants, à la fin de 1999 les pays du premier groupe disposaient de quelque 110 sites web pour 1000 habitants alors que les pays du second groupe en avaient encore moins de 20. Cette distorsion entre les pays où les internautes peuvent accéder sans limitation de temps pour un tarif forfaitaire acceptable et les pays où les coûts sont liés à la durée est encore plus criante selon le rapport de L’Internet@europe-growth quand on analyse les temps de connexion à Internet. Dans les pays du premier groupe, le temps moyen de connexion est de 25 heures par mois alors qu’il n’est que de 7 heures dans les pays du second groupe. Cette différence dans les temps de connexion a une conséquence directe sur le volume d’achat en ligne puisque dans les pays du premier groupe ces achats ont atteint en 1999 quelque 289 Euros (1895 Francs) par habitant alors qu’ils n’ont pas dépassé 48 Euros (315 Francs) par habitant dans les pays du second groupe. Cette faiblesse des achats en ligne dans les pays du second groupe explique certainement, en partie, les difficultés de décollage du e-commerce en France et nous permet de mieux comprendre pourquoi tant d’entreprises qui avaient beaucoup misé sur un développement rapide du commerce électronique sont actuellement en train de disparaître.

Le lien entre la durée de connexion à Internet et le forfait illimité a été démontré aux Etats-Unis en 1996 quand la facture globale (coûts de connexion + rétribution du provider) payée par l’internaute a été forfaitisée. Le temps moyen de connexion par jour et par abonné a progressé de près de 80 % en quelques semaines en passant de 19 minutes à 34 minutes. Le même phénomène vient d’être constaté en Grande-Bretagne après l’introduction du forfait illimité. Devant un tel constat, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas après la Grande-Bretagne et le Portugal viennent de prendre la décision de permettre un accès illimité aux internautes pour un prix forfaitaire. De toute l’Europe, plus encore pourrais-je dire, de tout l’ occident, un seul pays majeur tarde à prendre la décision qui s’impose : la France. Je comprends fort bien que notre opérateur national renâcle pour accepter de tels forfaits illimités pour l’accès à Internet puisque la durée de connexion a toujours été l’élément fondamental sur lequel s’est appuyé son chiffre d’affaires.

Depuis le début de la révolution Internet, souvent avec la connivence du pouvoir politique, France Télécom a su, avec habilité, traîner des pieds pour retarder l’implantation ou le développement de ses concurrents, que ce soit dans la mise à disposition de capacités, dans la connexion de ces nouveaux opérateurs à son propre réseau, dans l’ouverture des réseaux câblés à l’Internet Protocol ou même, plus récemment, dans le développement de l’ADSL. France Télécom a même la capacité d’exercer un lobbying assez puissant pour faire voter par l’Assemblée nationale un amendement sur les fibres noires qui aura eu (nous le mesurerons dans quelques années) des conséquences graves sur le déploiement des larges débits dans notre Pays. Je ne mésestime pas les conséquences que pourra avoir cet accès illimité à Internet à un prix forfaitaire pour l’économie de France Télécom. Ces conséquences seront d’autant plus sensibles pour notre opérateur national que cet accès illimité à Internet, marié avec l’émergence d’une nouvelle ergonomie de nos outils informatiques qui utiliseront « naturellement » la reconnaissance de la parole, va accélérer le déploiement du téléphone vocal sur IP. Mais, malgré les douleurs que peut provoquer une telle décision, il faut que les managers de France Télécom, les responsables politiques et les autorités de régulation acceptent sans retard de mettre en place en France cet accès illimité à Internet pour un prix forfaitaire.

Cela aurait même du panache que le premier fournisseur d’accès à Internet à proposer, sur une large échelle, cet accès illimité forfaitaire soit Wanadoo qui est le bras séculier de France Télécom sur la Toile. S’il y a urgence à prendre une telle décision, c’est que la France accuse un réel retard pour entrer dans la nouvelle économie et que celui-ci pourrait se creuser bien plus encore si nous ne facilitons pas l’accès des Français à Internet grâce à un accès illimité forfaitaire, alors que tous nos pays voisins, qui sont aussi nos principaux concurrents, viennent de le décider. A moyen terme, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui sont en jeu et, plus encore, c’est de la place de la France dans le monde de demain dont nous parlons. Aussi, sachons prendre sans retard cette décision même si elle peut être douloureuse. Nous ne pouvons plus perdre de temps.

© 2000
René TRÉGOUËT
Sénateur du Rhône

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@RT Flash Lettre #122 du 25 Novembre au 1 Décembre 2000
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Cybercriminalité: les infractions en hausse spectaculaire.

La cybercriminalité prend de telles proportions que, pour la première fois, des policiers des 15 pays de l'Union européenne et de dix pays candidats à l'adhésion, plus Malte, se rencontrent cette semaine en France pour tenter d'harmoniser leurs techniques d'investigation. "Il est nécessaire et urgent d'apporter des réponses aux nouvelles formes de délinquance entrant dans l'appellation de cybercriminalité", a expliqué à l'ouverture d'un séminaire organisé à Poitiers (Vienne) le directeur général de la police nationale, Patrice Bergougnoux. Les statistiques françaises mettent en évidence une explosion de la délinquance informatique. Entre 1981 et 1993, entre une et 58 infractions étaient constatées chaque année. Depuis sept ans, les chiffres s'envolent. L'an dernier, 716 cas ont été recensés, contre 566 en 1998 et 424 l'année précédente. Patrick Riou, directeur central de la police judiciaire française (DCPJ), souligne que le "chiffre noir" de la délinquance informatique est "particulièrement important". En fait, les infractions doubleraient chaque année. La cybercriminalité recouvre à la fois la criminalité informatique qui vise les systèmes d'information et l'utilisation des nouvelles technologies pour mener des projets criminels "classiques". La palette du crime informatique est multiforme: diffusion de données tombant sous le coup de législations nationales - illustrée par l'action en justice intentée en France contre Yahoo pour limiter l'accès des internautes français à un site de ventes aux enchères proposant des insignes nazis -, opérations de blanchiment d'argent, "attaques" de sites par des "hackers", fraudes aux cartes bancaires, atteintes à la propriété intellectuelle, etc. Face à cet enjeu "majeur", les Etats multiplient les déclarations d'intention. Le G8, l'OCDE, l'Union européenne se sont emparés du sujet. En France, le projet de loi sur la société de l'information prévoit des dispositions spécifiques. La Grande-Bretagne doit voter une loi spécifique l'année prochaine. "Jamais il n'y a eu une telle volonté politique", remarque Patrick Riou. Pour autant, les enquêteurs ne cachent pas leur sentiment d'être souvent "en retard d'une guerre" malgré la mise en place de services spécialisés. La France a créé récemment l'OCLCTIC, un office central, au sein de la DCPJ. Londres a annoncé la création d'une unité spécialisée l'année prochaine. "Même si on essaye d'anticiper, on est par définition réactif", convient un spécialiste français. Marcel Vigouroux, le patron de l'OCLCTIC, a espéré qu'à l'occasion de l'arrivée du "wap" et de la norme UMTS, les enquêteurs "prennent pour une fois de l'avance sur les malfaiteurs". Plusieurs obstacles se dressent sur le chemin des policiers. L'Américain Winton Cerf, qui en est considéré comme l'un des pères d'internet, a rappelé la semaine dernière à Paris que la toile avait été créée dans un esprit de liberté et que la censure y était peu prisée. "L'objectif n'est pas de créer un Big Brother pour surveiller l'honnête citoyen, mais de permettre aux services d'investigation de retrouver chaque fois que nécessaire l'auteur d'une infraction ou les preuves de celle-ci", répond Patrice Bergougnoux. Les policiers soulignent par ailleurs qu'ils ne peuvent travailler sans la coopération des industriels du secteur et des fournisseurs d'accès, qui traînent parfois les pieds en évoquant des problèmes de coûts ou des difficultés techniques à stocker, par exemple, les données permettant de remonter la piste d'un internaute. A Poitiers, à l'occ asion du séminaire monté par la DCPJ sous la présidence française de l'Union européenne, quelques sociétés, comme France Télécom, ont accepté de venir aider les policiers à concevoir une riposte à la cybercriminalité. Enfin, les policiers soulignent la nécessité, là comme ailleurs, d'une harmonisation des législations, "mais le chemin sera long", prévoit Patrice Bergougnoux. Les spécialistes réunis pour la semaine à Poitiers ont une ambition plus modeste: confronter leurs pratiques opérationnelles pour tenter de mettre en place des "standards" qui seront réunis sous la forme d'un CD-Rom.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/001113/2/qhgd.html

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Internet Actu Flash 159, mardi 28 novembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPress.
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Une adresse mail pour tous les élèves français.

A grands renforts de publicité, le ministre de l'Education nationale Jack Lang a annoncé mardi matin que les douze millions d'élèves français bénéficieraient d'une adresse e-mail gratuite et à vie, dès le 8 janvier 2001, jour de la rentrée des vacances de Noël. Cette annonce a été faite à la suite de la signature d'une convention entre Jack Lang et le président de la Poste, Claude Bourmaud. Sont concernés non seulement les élèves des collèges et lycées, mais aussi ceux des maternelles et primaires ainsi que l'ensemble des professeurs. En tout, ce sont plus de 13 millions de personnes auxquelles La Poste offre un accès au courrier électronique. Les adresses seront toutes du type prénom.nom@laposte.fr. L'histoire ne dit pas comment seront résolus les problèmes d'homonymie... La signature publique de la convention a été l'occasion pour le ministre de l'Education de rappeler les principes qui avaient guidé les pouvoirs publics dans cette démarche. Confidentielle, accessible par mot de passe personnel, sécurisée et permanente, gratuite et ne comportant aucune contrepartie publicitaire, elle reposera sur les principes fondamentaux que sont la gratuité, la neutralité politique, religieuse et commerciale, la protection de la vie privée et la liberté individuelle. Et Jack Lang d'ajouter fièrement : "C'est une première mondiale", oubliant que les écoliers britanniques bénéficient déjà de ce service depuis presque deux ans...

http://www.laposte.fr/decouvre/presse/index.htm
http://www.internetactu.com/archives/lmbactu92.html#RTFToC8

© Internet Actu 28/11/2000

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L'ATELIER, cellule de veille technologique de Paribas.
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Développer l’utilisation de l’Internet par les PME.

Christian Pierret, le secrétaire d’Etat à l’Industrie, a rendu publics les résultats de l’appel à projets UCIP (utilisation collective de l’Internet par les PME) dont l’objectif est de favoriser la compétitivité des PME par l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication. La Direction Générale de l’Industrie, des Technologie de l’Information et des Postes (DIGITIP) a retenu 71 projets nationaux portant sur des secteurs divers comme le textile, le bâtiment, les métiers d’art, l’agroalimentaire ou le tourisme industriel. 55 millions de F y seront investis. Parmi ces projets, 5 peuvent être cités à titre d’exemple. A l’initiative du Centre Technique des Industries de l’Habillement, le projet « Mode et Sous-traitance » permettra la mise en place d’une plate-forme Internet d’échanges entre créateurs, fabricants et acheteurs internationaux. Le projet « Serveur Produits Jouet Puériculture » de la Fédération du Jouet et de la Puériculture permettra aux fabricants de mettre à la disposition des distributeurs l’ensemble des catalogues produits des industriels, sous une forme homogène. Le projet « Bretagne Découverte Economique » de la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie porte sur la réalisation d’un site intranet et Internet des entreprises industrielles bretonnes fédérées au sein de ce projet. Le projet « plate forme de veille pour les PME agro-alimentaires » de l’association Aérial, en partenariat avec l’Agence pour la Diffusion de l’Information Technologique, vise à développer un site extranet à destination des PME alimentaires, offrant des services et des ressources dans les domaines de la qualité. Enfin, le site « Observatoire du matériel agricole », à l’initiative de la Fédération Nationale des Coopératives d’Utilisateurs de Machines Agricoles, permettra aux utilisateurs de matériels un « partage d’expérience » sur l’utilisation des machines, afin de mieux conseiller les agriculteurs et d’échanger des informations avec les distributeurs, les constructeurs et matériels.

(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 28/11/2000)

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NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
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Edition du 29 novembre 2000

 

Procès Microsoft : c'est reparti !

Le juge Jackson est un vilain garçon qui a très mal conduit son procès : exposés sur 150 pages, les arguments présentés lundi par Microsoft devant la cour d'appel ont le mérite d'être efficaces. Attaqué en mai 1998 par le ministère de la Justice (DoJ) et 19 États américains pour pratiques monopolistiques, Microsoft s'est vu en juin 2000 sévèrement condamné par le tribunal. Le juge Thomas Jackson avait alors ordonné la séparation de Microsoft en deux entités distinctes, l'une centrée sur Windows, l'autre sur les applications internet et bureautique. Ce verdict est aujourd'hui suspendu à la décision de la cour d'appel du District de Columbia, dans la capitale Washington, qui recueille depuis le 27 novembre les arguments écrits des deux parties.

L'intégrité du juge attaquée.

Dans un document de 150 pages remis ce même jour à la cour, Microsoft a lancé la première salve, en attaquant directement l'intégrité du juge Jackson. Le géant du logiciel lui reproche d'avoir mal interprété les lois antitrust américaines, de les avoir changées en cours de procès et d'avoir accepté comme preuve des articles de journaux tenant de la « rumeur inadmissible ». « En commentant à plusieurs reprises l'affaire dans la presse, le juge (…) a compromis son image d'impartialité, sinon montré qu'il se positionnait contre Microsoft », affirme le document des avocats de l'entreprise de Redmond. Les plaignants s'efforcent bien entendu de minimiser l'attaque. « [Les conclusions de Jackson] étaient étayées par des preuves (…) au nombre desquelles des milliers de pages issues des propres documents de Microsoft », a aussitôt répliqué le DoJ, qui s'apprête à présenter ses propres arguments. Les deux parties ont jusqu'au 27 février 2001, date fixée pour les auditions orales, pour présenter leur point de vue. Quelle que soit la décision finale de la cour d'appel, l'affaire a de grandes chances d'être ensuite portée devant la Cour suprême par le perdant.

Par Guillaume Bonjean

En savoir plus
- Procès Microsoft : rendez-vous en appel le 27 février 2001 : http://www.zdnet.fr/prat/trucs_astuces/inte/a0016037.html (actualité du 17/10/2000)
- MS to court: Keep us together : http://www.zdnet.com/zdnn/stories/news/0,4586,2657745,00.html (actualité ZDNet USA, par Lisa M. Bowman, 27/11/2000)

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C’est le moment pour les particuliers de réserver leur nom de domaine …

L’AFNIC (association française pour le nommage en coopération) lance, durant tout le mois de décembre, une opération spéciale à destination des particuliers afin qu’ils puissent déposer gratuitement leur nom de domaine en .nom.fr. Ce sous-domaine, lancé en juillet 1999, permet aux particuliers de protéger leur nom patronymique sur Internet. Dans le cadre de cette opération, Populis.com propose à tous les particuliers de réserver gratuitement leur nom de domaine durant tout le mois de décembre. Ainsi Jean Dupont aura le site http://www.dupont.nom.fr et son email sera jean@dupont.nom.fr. Il pourra partager son nom de domaine avec tous les membres de sa famille. De son côté, claranet propose à tous les particulier une souscription gratuite au pack Domain. Ce pack est un service d’enregistrement et de gestion de nom de domaine. Claranet prend en charge l’ensemble des démarches administratives et techniques pour déposer et gérer un nom de domaine et met à la disposition de son possesseur une interface web privée pour en assurer le routage. Toute personne dont la demande aura aboutie entre le 1er et le 31/12/2000 minuit, deviendra propriétaire de son propre nom de domaine qu’il pourra conserver à vie. De plus, exceptionnellement, pendant tout le mois de décembre, Claranet propose le pack Easy à 99 F TTC pour un an, au lieu de 499 F, à condition que le nom de domaine réservé soit en .nom.fr. Le pack Easy comprend tous les outils pour mettre en ligne un site personnel (50 Mo d’espace disque, scripts CGI) ainsi que 5 adresses électroniques, des alias illimités, des statistiques, une interface d’administration privée et un support technique 24h/24, 7j/7.

Les informations concernant cette opération et les modalités de réservation sont accessibles sur le site de clara.net à l’adresse : http://www.claranet.fr/products/packs/nomfr.php

(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 29.11.2000)

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NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
http://www.zdnet.fr
Edition du 30 novembre 2000

 

Thomson et Microsoft peaufinent leur décodeur internet pour la TV.

Microsoft et Thomson Multimédia devraient présenter la semaine prochaine, à Paris, un boîtier permettant d'accéder à des services interactifs sur un téléviseur grâce à une ligne téléphonique. L'agence Reuter, qui révèle cette information, précise que ce boîtier, fruit d'une collaboration de deux ans entre les deux entreprises, a été développé par TAK, une filiale de Thomson dont Microsoft détient 30 % des parts.

La télé comme moniteur.

Cette annonce présage vraisemblablement de l'arrivée en Europe d'une nouvelle version de la WebTV. Lancée aux États-Unis par Microsoft il y a quatre ans, WebTV donne accès à un bouquet de services grâce à un décodeur internet utilisant le poste de télévision comme moniteur et se connectant au réseau par modem. Ces services ne seront pas numériques, mais analogiques puisque la majorité des téléviseurs en restent encore au traitement classique de l'image. Le succès de WebTV demeure cependant limité alors que se développent les chaînes numériques permettant d'accéder à des services interactifs sans recourir à une ligne téléphonique. La firme de Redmond a toutefois acquis des parts dans des sociétés de télé numérique partout dans le monde et développe en outre son propre programme de télévision interactive, Microsoft TV, qui ne fait pas vraiment recette en ce moment.

Par Laurent Barbotin

En savoir plus
- La TV interactive zappe Microsoft : http://www.zdnet.fr/actu/busi/a0016106.html (actualité du 27/09/2000)
- Deux téléviseurs sachant surfer : http://www.zdnet.fr/actu/mate/a0016145.html (actualité du 30/09/2000)
- Microsoft et Thomson en route vers UltimateTV : http://www.zdnet.fr/actu/tech/a0014667.html (actualité du 15/06/2000)

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Internet Actu 63, jeudi 30 novembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPress
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Les navigateurs 3.x bougent encore !

Si l'on considère Internet Explorer comme un 33 tonnes et Netscape comme un van de hippies, on peut résolument dire d'Opera qu'il s'apparente à une vieille Jeep. Les deux premiers roulent à leur vitesse, sur autoroute, et le dernier prend les petits chemins de campagne peu fréquentés. Cela ne l'empêche pas d'arriver ; la preuve, il vient de sortir, en version 3.62 finale, pour BeOS. Supportant le standard HTML 3.2 (mais pas complètement le 4.0), il a l'avantage de ne peser que 4 Mo. En revanche, il vous en coûtera 40 $US à l'achat... A noter, la bêta 3 de la version 4.0 du logiciel vient également de sortir pour Gnu/Linux. Plus à jour, cette dernière supporte le HTML 4, le XML et même le WML (Wap).

http://www.opera.com
Opera 3.62 pour BeOS : http://www.opera.com/beos/
La bêta 3 d'Opera 4 pour Gnu/Linux : http://www.opera.com/linux/

© Internet Actu 30/11/2000

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3) Environnement, santé, etc ...

 


eSanté Actu 22, vendredi 24 novembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPress.
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18 mois pour construire l'Université médicale virtuelle francophone.

Le consortium formé cet été par une dizaine de facultés de médecine, et presque autant d'industriels, pour répondre à l'appel à projets Université médicale virtuelle francophone du ministère de la Recherche a concrètement lancé ses travaux et précisé son calendrier cette semaine. Objectif : proposer les premiers tests aux utilisateurs – enseignants et étudiants – à l'été 2002.

En organisant le 1er séminaire IPM 2000 (Internet et Pédagogie Médicale), fin mars, à Paris, le Pr Albert-Claude Benhamou (Pitié-Salpêtrière) avait préparé le terrain à cet ambitieux projet de e-formation pour la médecine : l'Université médicale virtuelle francophone (UMVF). Les organisateurs ont, en effet, profité de la mise au point du programme de ce colloque pour organiser un premier tour de France des universités médicales virtuelles. Dans le même temps, le Pr Jacques Demongeot, professeur d'informatique médicale à l'Université Joseph Fourier de Grenoble et - à l'époque - conseiller du ministre de la Recherche, peaufinait un appel à propositions destiné à inviter les universitaires à mutualiser leurs ressources. La réponse à cet appel à projets, pilotée par le Pr Pierre Le Beux (Rennes), a finalement favorisé le regroupement d'une petite dizaine de facultés de médecine et leurs laboratoires d'informatique médicale* avec huit industriels**, le ministère ayant insisté sur la coopération public-privé, gage de pérennité d'un tel projet.

Premiers tests fin juin 2002.

La mise en place de l'UMVF sera donc subventionnée à hauteur de 7 millions de francs. Le calendrier de ce chantier commence par une première phase de recensement et d'évaluation des ressources existantes, d'ici à mi-janvier. Les partenaires se donnent ensuite six mois pour établir les spécifications nécessaires, puis un an pour développer les outils qui pourraient être prêts à tester fin juin 2002. Les onze groupes de travail sont désormais en place qui vont préparer qui, le pupitre virtuel de l'étudiant, qui le bureau du professeur, sans oublier les dossiers relatifs à la coordination scientifique, l'établissement de standards, l'indexation de documents, la plate-forme de communication numérique par satellite ou la communication et la valorisation des résultats.

Une architecture ouverte.

La construction de l'UMVF bénéficiera également du coup de pouce donné - via un autre appel à projets, intitulé Campus Numérique - à l'enseignement virtuel de disciplines telles que les urgences, la bactériologie, la gynécologie... dont les programmes viendront naturellement s'intégrer à la plate-forme technologique de l'UMVF. "Le ministère de la Recherche considère l'UMVF comme un projet-phare," a insisté le Pr Régis Beuscart, désormais chargé de mission auprès de ce ministère. Il a aussi rappelé aux participants qu'ils devaient construire une architecture ouverte ; d'autant plus que de nombreuses facultés de médecine qui ne font pas partie du consortium d'origine ont déjà fait part de leur intérêt pour le projet".

Dominique Lehalle

* Paris V, Paris VI, Broussais, Rennes, Lille, Grenoble, Rouen, Marseille, Nancy.
** Archimed, Telemedicine Technologies, France Télécom, le CNES, Empreinte, Transfaire, Medikeo et FTPress (éditeur de eSanté Actu).

© eSanté Actu 24/11/2000

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eSanté Actu 22, vendredi 24 novembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPress.
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La vache folle a son site.

Le 20 novembre, tandis que les ministres de l'Agriculture des 15 pays de l'Union européenne se réunissaient pour tenter de trouver un accord sur les questions de dépistage de la maladie de la vache folle et l'interdiction des farines animales, le ministère de l'Agriculture ouvrait un site sur l'Encéphalopathie Spongiforme Bovine. Rapports, statistiques, fiches techniques, dossiers et communiqués de presse sont désormais disponibles en ligne. Un complément utile aux informations déjà disponibles sur les sites du Premier ministre et du ministère de la Santé.

http://www.agriculture.gouv.fr/alim/sant/mala/cell-testESB/Esb/esb_1.htm
Le dispositif visant à renforcer la sécurité sanitaire de la chaîne alimentaire : http://www.premier-ministre.gouv.fr/FAIT/NOVEMBRE00/141100.HTM#anchor16
Réunion du comité de sécurité sanitaire autour de la politique de lutte contre l’ESB : http://www.sante.gouv.fr/htm/home/index_flash1.htm

© eSanté Actu, 24/11/2000

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eSanté Actu 22, vendredi 24 novembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPress.
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Climat et santé.

La "conférence mondiale sur le changement climatique" s'est réunie du 13 au 24 novembre à La Haye. Objectif pour les 180 pays représentés : arrêter des mesures de réduction des gaz à effet de serre, conformément aux accords conclus en 1997 à Kyoto. L'augmentation de la production de gaz à effet de serre (essentiellement due à l'activité industrielle, semble-t-il) a eu pour résultat un réchauffement de la planète de 0,3 à 0,6°C entre le début et la fin du XXè siècle. "D'ici à 2100," lit-on sur le site de la mission interministérielle de l'effet de serre", (…)" le réchauffement pourrait atteindre 1 à 3,5°C". Sans compter les cataclysmiques prévisions d'élévation du niveau de la mer, d'inondation des espaces côtiers, d'accroissement de la fréquence des orages, des inondations, des crues, des tempêtes et des cyclones,"le réchauffement climatique aurait des conséquences préjudiciables sur la santé humaine – hormis dans les régions froides, où il devrait faire baisser les décès dus à la température. D'une part, le renforcement et l'allongement des périodes de chaleur augmenteraient - principalement dans les villes - la mortalité et les affections cardiorespiratoires ; d'autre part, les aires touchées par les maladies infectieuses véhiculées par les insectes tropicaux s'étendraient considérablement." On peut s'étonner qu'une trentaine de pays seulement aient ratifié les accords de Kyoto, pour le moment…

Pour tout savoir sur l'impact du climat sur la santé (ou biométéorologie humaine, pour les intimes), surfez !

- Sur son site, la Mission interministérielle de l'effet de serre explique tout sur le sujet : émissions de gaz à effet de serre, actions possibles, contexte mondial et accords internationaux, impacts potentiels des changements climatiques au XXIè siècle… http://www.effet-de-serre.gouv.fr/fr/savoir/
- Un dossier de l'OMS (juillet 1996) traite des "changements climatiques et santé humaine". http://www.who.int/archives/inf-pr-1996/fr/cp96-48.html
- Un site canadien est spécialement dédié au "soutien aux initiatives de sensibilisation du public aux effets du changement climatique et de la pollution atmosphérique sur la santé". Vous y trouverez un historique du projet de protocole de Kyoto et un article sur les effets du changement climatique sur la santé. http://www.ccah.cpha.ca/Startf.htm
- La revue trimestrielle du haut comité de santé public publiait, en 1997, un article de Jean-Pierre Besancenot, directeur de recherche au Groupe de recherche climat et santé du CNRS. "A travers ses métamorphoses de chaque jour," écrit-il, "le temps qu’il fait joue un rôle dans la survenue de nombreuses maladies aiguës et dans l’évolution de diverses affections chroniques." http://hcsp.ensp.fr/adsp/AdSP-19/D19tx181.htm#debut
- Plus récemment, le même spécialiste a publié un article détaillé sur le thème "réchauffement climatique et santé". http://www.x-environnement.org/Jaune_Rouge/JR00/besancenot.html
- Du même auteur, toujours, un copieux article prospectif : "Incidences possibles du réchauffement climatique sur la santé en France métropolitaine et dans les DOM-TOM au XXIe siècle". http://www.agora21.org/mies/chan-clim16.html
- Le site du WWF – World Wild-life Foundation propose une page sur le thème : "le climat rend malade !" http://www.wwf.ch/french/campaign/gesundheit.html
- "La malaria arrive-t-elle chez nous? Conséquences possibles d'un changement climatique dans le domaine de la santé publique" : article à consulter sur le site de l'Académie des sciences helvétique. Vous trouverez également, en fin d'article, un grand nombre d'autres liens sur le thème "climat et santé sur Internet". http://www.proclim.unibe.ch/Press/ClimatePress07F.html
- Un article dense et documenté sur l'histoire de l'effet de serre et ses conséquences à venir : http://membres.tripod.fr/frederic_decker/meteo-10.html
- Et pour vous remonter le moral, si vous avez envie de voir le soleil en direct, ou de savoir le temps qu'il fait ailleurs, à cet instant, des webcams installées dans quelques-unes des plus belles villes du monde vous attendent au : http://membres.tripod.fr/frederic_decker/webcams.html

En anglais :
- L'OMS présente sur son site un dossier "climat et santé" : http://www.who.int/peh/climate/climate_and_health.htm
- Un véritable "cours" sur la santé et les modifications du climat, en 18 pages et autant de schémas et graphiques explicatifs : http://www.med.hokudai.ac.jp/ senior-w/health_climate/
- L'Environmental Health Center (centre de santé environnementale) du National Safety Council américain (conseil national de sécurité) propose toute une gamme d'informations sur le réchauffement du climat : http://www.nsc.org/ehc/climate.htm

© eSanté Actu, 24/11/2000

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@RT Flash Lettre #122 du 25 Novembre au 1 Décembre 2000
@RT Flash est un hebdomadaire gratuit d'information diffusé par le Sénateur René Trégouët.
http://www.tregouet.org

 

Bientôt un pot catalytique pour les voitures Diesel.

Des chercheurs des universités de Kaiserslautern, Karlsruhe et Munich sont en train de développer un pot catalytique pour voitures Diesel, qui doit convertir en azote l'oxyde d'azote toxique, émis en plus grande quantité par les voitures Diesel. Les chercheurs centrent leurs recherches sur l'utilisation de la technique SCR (Selective Catalytic Reduction) par l'urée : de l'urée déshydraté est déposée au niveau de la sortie des gaz d'échappements ou elle se décompose en ammoniaque, ce dernier étant susceptible de réagir avec l'oxyde d'azote pour donner du dioxygene, de l'azote et de l'hydrogène. La Reaction avec l'ammoniaque est connue depuis longtemps ; il avait déjà été auparavant étudié la possibilité d'introduire directement de l'ammoniaque dans les gaz de sortie, ce qui a été depuis abandonne a cause de la toxicité de l'ammoniaque et de la nécessité inenvisageable d'avoir un réservoir a ammoniaque dans la voiture. L'utilisation de l'urée semble très prometteuse de par notamment son faible coût d'achat a l'industrie chimique (moins de 1,50F le kilogramme). Six kilogrammes d'urée permettrait en théorie de parcourir "proprement" une distance de 20.000 km.

BE Allemagne : http://www.adit.fr

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@RT Flash Lettre #122 du 25 Novembre au 1 Décembre 2000
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De nouveaux antibiotiques venus des insectes.

Une étude de chercheurs américains parue dans Biochemistry a montré qu’un récepteur bactérien particulier était la cible de peptides synthétisés par des insectes, ouvrant ainsi la voie à la mise au point de nouveaux antibiotiques.Les insectes dominent le règne animal, en terme de quantité et de variété. Une des raisons de leur succès est la remarquable efficacité et rapidité de leur système de défense contre les infections. Le système immunitaire des insectes est composé de petites molécules peptidiques. La plupart de ces molécules agissent en s’accrochant à la membrane interne ou externe des bactéries conduisant à la perforation de ces membranes, tuant ainsi la bactérie.Des chercheurs du Wistar Institute ont identifié un récepteur, cible intracellulaire d’une de ces molécules peptidiques. Ce récepteur est une protéine de choc thermique (HSP), désignée sous le nom de DnaK. Les HSP jouent un rôle important chez les bactéries et les humains durant les infections : en effet, la fièvre qui en résulte a une action sur la forme des protéines cellulaires, et dans certains cas détruit leur fonctionnalité. Les HSP aident à réparer les problèmes, corrigeant la forme des protéines et restaurant leur fonctionnalité. Les molécules peptidiques des insectes agissent en désorganisant le système de réparation des HSP bactériens. Point important, le peptide des insectes ne se lie pas sur l’équivalent du récepteur DnaK de l’homme connu sous le nom de Hsp 70, ce qui en fait un candidat antibatérien potentiel fort intéressant. Ce peptide est actuellement évalué comme antibactérien potentiel chez les mammifères, dont les humains. Une meilleure connaissance du récepteur rendra possible le développement d’une nouvelle classe d’antibiotiques qui seront conçus rationnellement afin de combattre une bactérie ou un champignon spécifique. Avec le récepteur maintenant identifié, les scientifiques pourront être capables de développer de nouveaux médicaments avec des propriétés améliorées. Ces nouveaux composés pourront plus facilement être synthétisés que la molécule naturelle ou présenter une plus grande stabilité chez les mammifères. Elles pourront aussi être adaptées à des cibles bactériennes ou fongiques spécifiques afin de présenter une efficacité accrue.

Caducée : http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=1&idb=1494

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Journal Maire-Info
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Le mouvement d'élaboration des plans de déplacements urbains (PDU) "est désormais bien lancé même si le bilan, globalement, n'est pas satisfaisant", indique Dominique Voynet, dans une réponse à la question d'un sénateur (1).

La loi n° 96-1236 du 30 décembre 1996 sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie oblige en effet les agglomérations de plus de 100 000 habitants à élaborer un plan de déplacements urbains. Les orientations de ce plan portent sur six points : la diminution du trafic automobile ; le développement des transports collectifs et des moyens de déplacements plus économes et moins polluants comme le vélo et la marche à pied ; l'aménagement et l'exploitation du réseau principal de voirie ; l'organisation du stationnement, le transport et la livraison de marchandises ; l'encouragement pour les entreprises et les collectivités publiques à favoriser le transport de leur personnel, notamment par l'utilisation des transports en commun et du covoiturage. L'amélioration de la qualité de l'air sera une des conséquences de la réalisation sur le terrain de ces objectifs. A l'heure actuelle, explique la ministre de l’Environnement, seuls 10 PDU sur les 65 rendus obligatoires par la loi ont été approuvés. Leur contenu, même s'il n'est pas toujours à la hauteur des attentes, montre cependant l'intérêt de l'exercice, là où il a été bien mené. "Les PDU confortent la dynamique en faveur des transports en commun en site propre, favorisent la reconquête des centres-villes et s'accompagnent souvent de politiques visant à encourager les déplacements à vélo et la marche à pied, même si les objectifs ne sont pas toujours quantifiés. Ils permettent un début de reconnaissance de l'importance des transports de marchandises (à l'origine de 30 à 60 % de la pollution urbaine) et, de manière embryonnaire, de l'impact des choix d'implantation de commerces sur les déplacements induits". Dominique Voynet rappelle que les ministres chargés des transports et de l'environnement ont adressé, le 18 septembre dernier, une instruction aux préfets : elle leur précise la marche à suivre afin de permettre aux PDU, dont l'élaboration est déjà bien avancée, d'aller à leur terme (c'est-à-dire pour ceux qui en sont au stade de l'enquête publique ou qui ont atteint la phase de consultation). Les préfets sont également invités à "prendre l'initiative dans les cas où la démarche en est à ses balbutiements".

(1) Question écrite n° 26018, réponse publiée au JO Sénat du 16 novembre 2000

27 novembre 2000

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LE PETIT BOUQUET
http://www.le-petit-bouquet.com
Le quotidien électronique de l'actualité française
No 817 - Paris, le lundi 27 novembre 2000

 

Argent blanchi pour marée noire.

Le Figaro se prend pour le Canard enchaîné et lance un pavé dans la mare : « Plusieurs personnes sont soupçonnées d'avoir mis en oeuvre des mécanismes complexes afin de détourner l'argent destiné à indemniser les victimes de la marée noire ». On savait la situation grave – le pétrole ça sent mauvais mais l'argent n'a pas d'odeur – c'est pire que tout. « En fin de semaine dernière, Me Emmanuel Ludot, au nom de la Confédération maritime, émanation de la Confédération paysanne de José Bové, a déposé une plainte au tribunal de grande instance de Paris pour ‘escroquerie et abus de confiance [qui] vise plus particulièrement le Fipol (Fonds international d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution des hydrocarbures) ». L'enquête préalable de l'avocat a permis de mettre à jour « une kyrielle de sociétés dispersées à travers le monde et aux activités souvent troubles » comme une mer polluée. « L'histoire commence en janvier dernier avec l'annonce par le Fipol d'une enveloppe de 1,2 milliard de francs destinés aux victimes. L'assureur du propriétaire de l'Erika, une société domiciliée aux Bermudes et dénommée Steamship Mutual Underwrting Association Limited (Smua), y contribue à hauteur d'un peu plus de 84 millions de francs. Organisme intergouvernemental, le Fipol est alimenté directement par les compagnies pétrolières, Total étant son troisième contributeur. Le Fipol ouvre aussitôt, à Lorient, un bureau chargé d'examiner les requêtes de chaque victime de la pollution. Cette structure est gérée par une autre société au nom exotique : Echo (Erika Claims Handling Office) [pour] diligenter des expertises, avant de valider des demandes des plaignants ». Le fait que les indemnisations tardent à être mises en place met la puce à l'oreille à la Confédération maritime, qui s'aperçoit que « certains membres actionnaires de la société Echo étaient des assureurs commerciaux, de surcroît représentants pour la Bretagne de la société Smua, l'assureur du propriétaire de l'Erika ». Tout est dans tout, et Total au milieu, et surtout, aux Bermudes : « Car, si ce paradis fiscal abrite l'assureur de l'Erika, on y retrouve également Total International Limited, l'affréteur du navire ». On croit rêver, mais non, la réalité dépasse toujours la fiction : « Il y a une collusion totale entre le Fipol et la Smua, commente Alain Malardé, président de la Confédération maritime qui a déposé la plainte. Par l'entremise d'Echo, tout est mis en oeuvre pour retarder au maximum les indemnisations. Les sommes qui devraient aller aux victimes de la marée noire rapportent ainsi des dividendes aux différentes personnes intéressées à ce montage. »

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Journal Maire-Info
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L'eau sera bien partie prenante de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), confirme le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'environnement.

Les conditions dans lesquelles l'eau serait partie prenante de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) ont été décidées après la concertation la plus large et la plus approfondie possible, indique le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'environnement. Elles ont été validées, y ajoute-t-on, par la conférence des présidents de comité de bassin, ce qui a permis de dégager des principes d'application de la fiscalité environnementale au secteur de l'eau qui permettent une "meilleure application du principe "pollueur-payeur" garantissant ce qui fait la force du système français de l'eau". Il sera proposé qu'une redevance de pollution urbaine soit acquittée par les services publics d'assainissement, soumis aux obligations des directives communautaires, à la loi de 1992 et compétents pour prendre les décisions nécessaires pour la préservation de la qualité des eaux. Le montant sera directement lié à l'importance des pollutions nettes rejetées. Dans le cadre de la réforme de la maîtrise de pollutions agricoles, cette redevance portant sur les seuls élevages sera remplacée par une redevance plus équitable portant sur les excédents d'azote, quelle que soit leur provenance, minérale ou organique. Calculée sur la base d'un bilan global par exploitation, elle appliquera le principe pollueur-payeur puisque seules les exploitations dont la fertilisation est déséquilibrée y seront assujetties. La redevance prélevée sur les consommations d'eau dont l'assiette sera définie par la loi pourra être modulée selon l'intérêt patrimonial de la ressource en eau où s'effectue le prélèvement. Enfin est étudiée la création de redevances sur les ouvrages et les aménagements qui modifient le régime des eaux (imperméabilisation, remblais en zones inondables, déviation des cours d'eau) ainsi que sur les rejets de substances radioactives et sur l'augmentation de la température des cours d'eau. Des propositions seront soumises en ce sens à l'examen du Parlement au premier semestre 2001, dans le cadre d'un projet de loi sur l'eau modifiant les lois du 16 décembre 1964 et du 3 janvier 1992, afin de mettre en œuvre les dispositions et les incitations qui apparaissent aujourd'hui nécessaires pour l'amélioration de la qualité des eaux de nos rivières. Ce projet de loi visera également à encadrer les prochains programmes d'intervention des agences de l'eau. Les missions de celles-ci en matière de préservation et de reconquête de la qualité de l'eau et des écosystèmes aquatiques seront ainsi confirmées et précisées. Ainsi, le système des redevances sera intégralement préservé pour financer les actions d'intérêt commun dans chaque bassin. La TGAP elle-même ne concerne donc pas les redevances mais regroupe des prélèvements sur des produits polluants non concernés par le système des agences de l'eau. Ont ainsi été décidées la taxation des produits polluants dans les lessives, dont celles qui contiennent des phosphates, celle des produits phytosanitaires et celle des granulats, créée par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2000.

27 novembre 2000

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LE PETIT BOUQUET
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Le quotidien électronique de l'actualité française
No 820 - Paris, le mercredi 29 novembre 2000

 

Les chiffres du sida explosent.

36 millions, c'est le nombre de Terriens infectés par le virus du sida, soit 50% de plus que ce que l'OMS prévoyait en 1991. Selon le dernier bilan publié hier par Onusida, 5 millions de personnes ont été contaminées en 2000, notamment en Europe de l'Est, où les estimations de fin 1999 (420 00) ont presque doublé en un an pour atteindre 700 000 cas. La Russie a ainsi enregistré en l'an 2000 davantage de nouvelles infections (50 000, surtout par les utilisateurs de drogues injectables) que pendant toutes les années précédentes. Petit tour du monde de la pandémie en 2000 : en Occident, 30 000 adultes et enfants ont été touchés et 45 000 en Amérique du Nord ; en Asie du Sud et du Sud-Est, 700 000 adultes, dont 450 000 hommes, auraient été infectés ; en Amérique latine, 150 000 adultes et enfants ont été contaminés, portant le total à 1,4 million de personnes ; enfin, l'Afrique subsaharienne, malgré des chiffres faramineux, est la seule région où l'on note une légère baisse : 3,8 millions nouveaux cas de sida ont été enregistrés, soit 200 000 de moins qu'en 1999 (sur un total d'environ 25 millions).

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L'actualité de la nature avec :
http://www.univers-nature.com
L’actualité du 21 au 29 novembre 2000

 

Effet de serre, la voiture particulière et le chauffage en première ligne.

L’Ifen (Institut français de l'environnement) vient de publier un constat mitigé sur les efforts de la France pour atteindre l’objectif de stabilisation des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2008-2012. Les émissions de gaz à effet de serre (175 millions de tonnes équivalent carbone en 1998) ont été répartis en cinq grands secteurs représentatifs de l’économie française : les ménages, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, le tertiaire. Ainsi entre 1990 et 1998 :
1/ les ménages ont vu leur contribution à l’effet de serre passer de 25% à 27%, soit 10% d’augmentation, prenant la première place devant l’agriculture. Cette contribution se divise en une part “transport” et une part “chauffage et autres” :
- les émissions des voitures particulières se sont accrues de 20% sur la période
- les émissions du chauffage résidentiel ont connu une augmentation de 4%.
2/ l’agriculture (agriculture, forêt et pêche) a connu la tendance inverse : de 26% en 1990, sa contribution est passée à 25%. Une très grande partie des émissions de gaz à effet de serre attribuable à l’agriculture est constituée de méthane (22%), provenant de l’élevage, et de protoxyde d’azote (39%), résultat de l’utilisation d’engrais azotés.
3/ l’industrie, qui représentait 21% des émissions en 1990, voit sa contribution ramenée à 19% en 1998. Cependant, un sous-secteur comme l’agro-alimentaire, bien que minoritaire (10% des émissions), est sur une pente qu’il convient de surveiller avec +37% d’émissions.
L’ensemble de ces données ne doit néanmoins pas faire oublier que le transport routier est utilisé par l’ensemble des secteurs et qu'il constitue la principale source d’émission de gaz à effet de serre (21,8%), sa contribution ayant augmentée de 14% depuis 1990.

Pascal Farcy (pascal.farcy@univers-nature.com)

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L'actualité de la nature avec :
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L’actualité du 21 au 29 novembre 2000

 

Le Conseil d'Etat autorise le maïs transgénique.

Le 22 novembre 2000, le Conseil d'Etat a autorisé la mise en culture de 3 variétés de maïs transgénique en France. Dans ce feuilleton à rebondissement, un bref récapitulatif des faits s'impose :
- 1994 : la firme Novartis dépose une demande de mise en culture pour 3 variétés de maïs transgénique.
- 1996 : acceptée au niveau européen, malgré l'opposition des ministres de l'environnement (sauf la ministre française de l'époque), la culture du maïs transgénique se heurte néanmoins à à l'opposition de plusieurs Etats qui prennent des mesures de sauvegardes et interdisent sa commercialisation.
- 1998 : la France inscrit au catalogue officiel des plantes cultivées les 3 variétés de maïs. Néanmoins Greenpeace et d'autres associations environnementales saisissent le Conseil d'Etat. Celui-ci suspend l'autorisation de mise en culture durant l'examen de la requête des organisations.
- 2000 : suite à l'avis formulé par la Cour de Justice européenne, notifiant que les Etats doivent s'aligner sur la législation européenne, le Conseil d'Etat rejette la requête formulé par les organismes anti-OGM (Organisme Génétiquement Modifié)

Néanmoins, par sa décision, le Conseil d'Etat annule l'article 1er de l'arrêté de 1998 "en tant qu'il fixe à 3 ans la durée de l'inscription". Cela signifie que l'inscription au catalogue officiel des plantes cultivées est valable pour une durée de 10 ans et non plus de 3. Une des aberrations de cette décision, c'est qu'elle intervient au moment où la société Novartis (propriétaire du maïs incriminé) accepte de ne plus le commercialiser aux USA à partir de 2003 suite à des soupçons d'accoutumance des insectes ravageurs, à la toxine BT produite par la plante. Ce phénomène serait une catastrophe pour l'agriculture biologique, le BT étant le seul insecticide autorisé, car appliqué ponctuellement, il permet un contrôle relativement " sain " des ravageurs visés.

En outre ce maïs tue également des insectes non souhaités, comme le papillon monarque, et contient un gène de résistance à un antibiotique, dont l'industrie des biotechnologies a admis l'inutilité et la nocivité. Pour A. Apoteker, responsable de la campagne OGM à Greenpeace, "Par cette décision, le Conseil d'Etat nous impose un maïs dont même les USA, pourtant promoteurs acharnés des OGM, ne veulent plus. Cette décision démontre que c'est par la pression des consommateurs et des associations que la culture de ces OGM qu'on veut nous imposer et dont les risques à long terme restent non-évalués, pourra être empêchée".

Pascal Farcy (pascal.farcy@univers-nature.com)

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Info Science, le quotidien en ligne
Les actualités scientifiques du 30 novembre 200
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Les parfaits outils du petit démanteleur.

Une installation nucléaire n'est pas éternelle. Un jour ou l'autre, il faut la démanteler. Pour cela, de nombreux outils innovants ont été mis au point. Il y a maintenant un peu plus de cinquante ans, la France s'est lancée dans l'aventure nucléaire avec un enthousiasme que d'aucuns qualifieraient maintenant d'exagéré. Les laboratoires de recherche ont rapidement fleuri sur le sol de l'hexagone, suivis de près par les centrales destinées à fournir de l'énergie. Aujourd'hui, plusieurs de ces installations ont vieilli et le temps de les démanteler est venu. Seulement voilà, elles contiennent des matières irradiantes, plus ou moins dangereuses pour la santé humaine et l'environnement. Pour parvenir à une décontamination sûre, tout en protégeant ses "nettoyeurs", le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) – qui doit déjà démanteler une partie de ses laboratoires – a mis au point plusieurs outils spécifiques. Ils sont testés actuellement au CEA Valrhô, sur les sites de Pierrelatte (Drôme) et de Marcoule (Gard). Si chaque installation impose un scénario de démantèlement qui lui est propre, il existe tout de même des procédures communes. Avant toute chose, il faut connaître avec précision les zones radioactives. "Les mesures in situ nous permettent de savoir, non seulement où sont les radioéléments, mais également quel type de protection doit être mis en place", souligne Jean-Marie Farrugia, chef de projet à la direction de la gestion des déchets du CEA.

Voir dans le domaine gamma.

Pour évaluer le niveau de rayons gamma, très pénétrants, les chercheurs disposent du dosimètre à stimulation optique (OSL ou Optically stimulated luminescence). "Ce type d'appareil nous aide à suivre l'évolution des doses gamma lors du rinçage* des équipements", précise Jean-Marie Carrère, de l'unité de déclassement des installations nucléaires. Constitué d'une minuscule sonde montée au bout d'une fibre optique, il peut être introduit directement dans les forêts de tuyaux qui peuplent les cellules de traitement des matières radioactives. Son fonctionnement est basé sur un phénomène surprenant touchant des matériaux comme les terres rares. Sous l'effet des rayons gamma, leurs électrons peuplent un niveau d'énergie qui, d'ordinaire, leur est interdit. Ils sont alors pris au piège. "Pour les libérer, il suffit de les stimuler à l'aide d'un laser doté de la bonne longueur d'onde, explique Annick N'guyen, du département d'électronique et d'instrumentation nucléaire du CEA, à Saclay. Cette stimulation provoque ensuite une autre émission, dont la longueur d'onde diffère de la première." Emission qui est alors isolée puis traitée afin d'en tirer une mesure du taux de rayons gamma. "Malheureusement, les terres rares coûtent très chers et il est difficile de s'en procurer, déplore la chercheuse. C'est pourquoi nous recherchons d'autres matériaux aux propriétés équivalentes. L'alumine semble prometteuse." Outre ce dosimètre OSL, les responsables des démantèlements peuvent compter sur les gamma-caméras. Baptisées Aladin, pour la plus sensible, et Cartogam, pour la plus compacte, elles permettent de visualiser directement les zones contaminées, en combinant images dans le visible et dans le domaine gamma. D'un encombrement réduit (seulement huit centimètres de diamètre) et légère (quinze kilos), Cartogam se révèle particulièrement maniable et simple à mettre en œuvre. Seul bémol : le repérage précis des points sensibles nécessite plusieurs images sous différents angles de vue. En effet, la caméra se révèle incapable de localiser la distance à laquelle se trouve réellement une source de rayons gamma. Elle effectue seulement une mesure de la colonne de particules. Le prix de ce petit bijou ? Environ un million de francs. "Une bagatelle au regard du milliard que peut coûter un démantèlement", estime Jean-Paul Chaudat, directeur adjoint de la direction de la gestion des déchets du CEA.

L'esclave Maestro.

Une fois que la radioactivité a été repérée, il faut commencer la décontamination. Et là, pas question d'envoyer du personnel sur place. Maestro apparaît beaucoup plus qualifié. Ce bras hydraulique à retour d'effort est la fierté des chercheurs du CEA. Il a demandé près de cinq ans de développement. "Nous nous sommes basés sur des études faites par l'Ifremer [l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, ndlr.] pour l'offshore", raconte Riadh Cammoun, chef du service de téléopération et de robotique. Constitué de titane lisse facilement décontaminable, le bras pèse près de 120 kilos et est capable de soulever une charge de 80 kilos. Pince, scie et tenailles peuvent être installées à son extrémité. Ses déplacements sont gérés par un contrôleur embarqué. "Le fait d'avoir installé ce dernier directement sur le bras nous a permis de réduire tout le câblage à un seul fil de petit diamètre et donc de sécuriser les manœuvres", explique Riadh Cammoun. Au bout de ce fil, il y a le bras maître, manipulé par un téléopérateur. Le moindre de ses mouvements est imité en temps réel par Maestro, le bras esclave. "Nous pouvons régler le rapport de force afin de faciliter le travail du téléopérateur", précise Riadh Cammoun. Ce dernier n'a alors pas besoin de jouer les gros bras. Avec un rapport d'un dixième, un haltère de 20 kilos n'en pèse plus que 2 dans sa main. Et grâce au logiciel TAO2000, qui permet de modéliser l'environnement du bras, il peut travailler "en aveugle". Produit et commercialisé par Cybernétix, le système Maestro devrait coûter entre 2,5 et 3,5 millions de francs, selon les options choisies (avec ou sans retour d'effort ou TAO2000). Au siège de la société marseillaise, on espère en vendre "une cinquantaine dans les deux à trois ans à venir."

Dosimètre OSL, gamma-caméras, bras Maestro… Tous ces outils devraient rapidement entrer dans l'arsenal du démantèlement. Mais déjà, les scientifiques du CEA pensent à l'avenir. Ils misent notamment sur la réalité virtuelle, "pour présenter nos scénarios aux autorités, entraîner les téléopérateurs et même réaliser directement les procédures de décontamination", souligne Riadh Cammoun. Bientôt, gants sensitifs et casques virtuels feront partie de la panoplie du parfait nettoyeur du nucléaire.

Fabrice Demarthon

Notes :
* La décontamination s'effectue par rinçage à l'aide de réactifs, comme l'acide nitrique, adaptés au radioélément à enlever.

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4) Culture, musique, théâtre, cinéma, danse, art, etc...

 


L'ATELIER, cellule de veille technologique de Paribas.
http://www.atelier.fr

 

Le marché de l’audiovisuel sur l’Internet français explose.

Selon une étude sur le secteur de l’audiovisuel en ligne réalisée par Digital Business Survey, 32,4 % des sociétés Internet spécialisées dans l’audiovisuel ont vu le jour en 1999. Bien que la création d’entreprises dans ce secteur se ralentisse (32 en 1999, contre 13 seulement en 2000), ces jeunes pousses, capitalisant sur la percée du haut débit, prévoient un chiffre d’affaires moyen pour 2000 d’environ 31,97 millions de F, contre 14,10 et 16,20 millions réalisés respectivement en 1998 et 1999. Les producteurs de contenus audiovisuels en ligne affichent le chiffre d’affaires prévisionnel pour 2000 le plus élevé (66,4 millions de F), alors que les diffuseurs tablent sur 23,21 millions de F. Qu’ils soient producteurs de contenus vidéo, spécialistes de la retransmission d’évènements en direct (Streampower, Dbee, Streaming Box, World Media Live ….), concepteurs de contenus sonores (Mcity, Toutouie), Web TV (Canalweb, Clicvision, Nouvo) ou webradio (No Problemo, Diora.com …), tous vont devoir affronter la contre-attaque des acteurs traditionnels de l’audiovisuel. Ces derniers passent désormais au web. Les supports traditionnels ont ainsi mis en ligne leurs sites, riches en contenus audiovisuels interactifs. Ils se lancent même dans la production de contenus taillés pour Internet, et engagent des budgets importants sur le web. Les nouvelles plates-formes d’accès à Internet (télévision interactive, téléphone portable, consoles de jeux …) devraient contribuer à la multiplication des programmes audiovisuels et des modèles économiques. De nombreuses chaînes traditionnelles veulent développer un espace dit « closed garden » dans lequel les télénautes pourront utiliser leur poste de télévision pour découvrir des contenus audiovisuels, passer des commandes en ligne de biens et de services sur lesquels ils seront commissionnés. CanalSatellite et TPS se sont déjà engagés sur cette voie. Vous pouvez commander l’étude complète de 210 pages « L’explosion du marché de l’audiovisuel sur l’Internet français » (8 000 F HT) sur le site : http://www.digitalbusiness.fr

(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 24/11/2000)

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La lettre de l'art en ligne n°22
Edition du vendredi 24 novembre 2000
http://www.oraos.com

 

Beaubourg: que le spectacle commence!

Au-delà du Spectacle.

Organisée par Philippe Vergne, conservateur au Walker Art Center de Minneapolis avec, pour la version française, Bernard Blistène, récemment nommé à la Délégation aux Arts Plastiques, l’exposition «Au-delà du spectacle» nous arrive des Etats-Unis où elle était présentée cet été sous le titre «Let’s Entertain». En traversant l’Atlantique, elle s’est dotée de nouvelles œuvres – dont certaines réalisées spécialement à cette occasion. Elle a surtout changé de nom. De la culture du divertissement à l’univers du spectacle, elle peut faire l’objet de nouveaux éclairages, a priori plus critiques dans le rapport que les artistes peuvent entretenir avec l’imaginaire et l’efficacité rhétorique des médias. Est-ce là le signe d’une adaptation au changement de contexte culturel, par le choix d’une plus grande distance face à l’hégémonie de la grande industrie américaine du divertissement et des loisirs? L’exposition ne le dit pas franchement, et le dit d’autant moins qu’elle tend plutôt à montrer les effets de la mondialisation sous l’emprise du modèle américain. Une chose est sûre, en déplaçant le titre vers le spectacle, les commissaires ont avancé le spectre de Guy Debord. Pour Bernard Blistène, il s’agit «non pas d’aller “au-delà” de Debord, mais seulement de montrer que nous sommes tous acteurs d’une vaste scène qui est le monde, sans chercher à accuser cette séparation qui nous fait purement spectateurs». Le sujet touche donc à la lecture que chacun (artistes et spectateurs) peut faire des modèles de socialisation dominants: ou comment les artistes contemporains investissent le champ de la communication médiatique, digèrent la société du spectacle. Il y sera question de registres culturels.

La séquence du spectateur.

L’exposition s’articule globalement sur quatre moments. Le premier interroge d’emblée l’impact des médias sur les pratiques artistiques. Il ouvre avec des travaux reconnus, désormais historiques, notamment ceux d’Andy Warhol ou Dara Birnbaum sur l’imaginaire télévisuel. Dans Andy Warhol’s Fifteen Minutes (1984), l’égérie du pop dirige une émission sur le câble, «instrumentalise» le pouvoir de fascination de la télé au service de son système de médiatisation publique de l’individu: «A l’avenir, chacun sera célèbre quinze minutes». Dara Birnbaum, moins connue, détourne les clichés cathodiques en s’appropriant l’image d’une héroïne populaire des séries télévisées, Wonder Woman (1974). Ou comment, dans le jeu d’une répétition absurde, l’artiste peut agir et réagir face à la construction imaginaire des nouvelles images. La deuxième séquence de l’exposition – après la traversée d’un superbe rideau de perle de Félix Gonzalez-Torres (Untitled, Golden, 1995) – traite plutôt de la question de la performance et du rôle du spectateur dans le jeu de la représentation. L’œuvre crée son propre espace de déambulation; elle devient le lieu d’une expérience sensorielle, optique dans le Dance Floor disco de Piotr Uklanski (1996) ou auditive dans l’installation sonore de Douglas Gordon (Something between my mouth and your ear, 1994). Le Dance Floor, placé au centre de l’exposition, est un lieu de passage, mêlant différents registres affectifs. Il compose avec la mémoire des productions hollywoodiennes, où se télescopent à la fois Saturday Night Fever et Pulp Fiction, deux moments de la carrière de John Travolta, deux atmosphères différentes aussi – la première plus glamour, la seconde ouvertement plus violente. Ce dispositif très kitsch et coloré confronte le spectateur du musée à la frustration de ne pouvoir s’adonner à l’hédonisme du rythme électrique de la «boîte». L’espace fait l’ambiance.

Les règles du jeu.

Après la discothèque, le stade. La troisième partie de l’exposition s’arrête un peu plus attentivement sur le terrain du jeu. C’est la métaphore littérale déployée par Bertrand Lavier avec Composition bleue, jaune, blanche (1996) où l’artiste a découpé une portion d’un parquet de basket-ball, en cadrant une zone de marquage coloré. Le sol du stade, hors contexte, devient le motif d’une composition géométrique, comme si l’univers visuel du sport médiatisé venait enrichir le vocabulaire de la peinture abstraite. Avec Stadio (1991), Maurizio Cattelan présente un baby-foot géant permettant à deux équipes de onze joueurs de prendre part au jeu, dans un curieux va-et-vient entre acteur et spectateur, crucial à l’ère d’un football devenu phénomène national. C’est l’artiste qui redistribue les règles du jeu, stratégie nécessaire face à une relative impuissance à dominer le pouvoir du monde des médias – comme le montre, avec une certaine ironie, cette vidéo où l’on voit comment l’un des membres du groupe Sex Pistols tente, en vain, de noyauter le système, très rodé, de la télévision. L’épilogue de l’exposition se construit sur le rapprochement de solutions plus frontales (la cabane hyper-sexuelle de Paul Mac Carthy, la très belle installation d’Alain Séchas, Suspects) avec des formes empruntées au langage de la séduction médiatique, des formes édulcorées, New Age et «psyché-futuristes» de la japonaise Mariko Mori au personnage manga, Ann-Lee, revisité par le français Pierre Huyghe. En sortant de l’exposition, le sentiment est celui d’une mélancolie flottante, très «glitter»: un sentiment d’après fête, à l’image des boules disco posées à même le sol par Martin Kippenberger (Disco Bombs, 1989), un sentiment d’en-deçà du spectacle qui n’est pas sans faire regretter un zeste plus festif, une dimension plus spectaculaire du divertissement.

Pascal Rousseau, Maître de conférences à l’Université François Rabelais de Tours.

Infos pratiques : Centre national d´Art et de Culture Georges Pompidou
19, rue Beaubourg (entrée par la place Georges Pompidou) Paris
tel : 01 44 78 12 33

De 11h à 21h - Fermé mardi - 50FF. Tarif réduit: 40FF

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TRANSFERT INFOS - 27 novembre 2000
http://www.transfert.net

 

Au Web-théâtre ce soir.

Les deux premiers projets mêlant Internet et théâtre démarrent mardi 28 novembre. L'un à Paris, l'autre à Strasbourg. Interview vidéo de la webmaster du projet parisien.

La comédienne, Nathalie Richard, avait un peu le trac au début des répétitions. Puis elle a fini par oublier la caméra." Agnès de Cayeux, webmaster de la troupe de théâtre TF2, elle, n’a pas l’air de s’en faire plus que ça à la veille d’une première. Après en avoir retransmis en ligne pendant un mois les répétitions, Agnès a su convaincre le metteur en scène, Jean-François Peyret, de diffuser en direct l'intégralité des représentations de la pièce Projection privée/théâtre public. La pièce adaptée des textes du poète anglais W-H Auden se joue au Théâtre de la Bastille du 28 novembre au 22 décembre (à partir de 21 heures). Plus qu’une simple retransmission en streaming, la vidéo s’accompagne des notes, images ou textes qui ont contribué à l’élaboration du spectacle.

"Jean-François adore les machines. Plus il y a de bécanes derrière le rideau, plus il jubile, s’amuse Agnès de Cayeux. Pour lui, la présence des ordinateurs est un environnement fertile à sa réflexion." Sur le site de TF2, la webmaster cherche à témoigner du travail du metteur en scène, plutôt cérébral. Inutile, donc, de chercher du "gros Flash qui tâche". Lors des répétitions, la diffusion en live a montré ses limites avec de longues minutes dans le noir complet et un son saccadé. "C’est vrai que le son était parfois mauvais, mais il ne faut pas oublier que c’étaient des répétitions, tous les techniciens faisaient les calages lumière et voix en même temps. C’était une façon de briser les clichés et de voir le vrai travail qui est fourni avant un spectacle." Agnès de Cayeux a tout de même eu du mal à faire avancer ce projet. "Les théâtres ne sont pas suffisamment équipés en matériel informatique aujourd’hui pour accueillir ce genre de créations."

Interactivité à Strasbourg.

De son côté, l’association strasbourgeoise E-toile joue la carte de l’interactivité, avec un spectacle d’un quart d’heure, adapté d’un texte du XVe siècle, Le Martyre de Saint-Étienne. Les représentations, du 28 au 30 novembre (entre 20h30 et 21h15), sont filmées et diffusées en direct de La Fabrique, à Strasbourg. Les internautes, qui interprètent le rôle virtuel du peuple qui juge le Martyre, influent sur le jeu et le ton du comédien. En cliquant sur des carrés de différentes couleurs, ils feront part de leurs sentiments (antipathie, neutralité ou sympathie). Yannick Bressan, acteur, metteur en scène et co-fondateur de E-toile déclare "s’intéresser au sensible et à la place de l’homme dans Internet". Tout un programme.

Marc Fernandez et Charlotte Valade

Lien(s) de l'article :
- Le site de la Compagnie TF2 : http://www.tf2.asso.fr
- Le site de l’association E-toile : http://www.e-toiler.com

A lire aussi :
- Premier scène virtuelle d’Allemagne : http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=2664
- Création numérique à Valenciennes : http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=2636
- Théâtre en ligne : http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=106

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NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
http://www.zdnet.fr
Edition du 28 novembre 2000

 

Les graveurs HP taxés en Allemagne.

En Allemagne, la loi sur la copie numérique va contraindre le constructeur Hewlett-Packard à payer une taxe atteignant 12 marks (40 F) sur chaque nouveau graveur de CD commercialisé.

Visée : la copie à usage personnel.

La décision a été rendue jeudi 23 novembre par un tribunal allemand, en réponse à une plainte de la Gema, l'équivalent de la Sacem, qui rémunère les ayants droit de toute œuvre musicale. La Gema pense que ses mandants sont pénalisés par la copie à usage personnel. L'impôt concerne aussi les périphériques anciens : selon l'agence Associated Press, la taxe sera répercutée sur les graveurs vendus depuis février 1998 jusqu'à aujourd'hui. Mais là, le montant sera moindre (3,6 marks, soit environ 12 F). L'addition menaçait d'être encore plus salée. La Gema réclamait à HP 17 marks (60 francs) sur chaque nouveau graveur.

Menacés : les photocopieuses et scanners.

En France, pour l'instant, aucune redevance n'est encore opérationnelle pour taxer ce type de périphérique, ni même les supports CD-R vierges, malgré les nombreuses demandes en ce sens des maisons de disques et de leur représentant, le Syndicat des éditeurs phonographiques (SNEP). La plupart des industriels du monde informatique et de l'électronique risquent d'être bientôt concernés. Le gouvernement allemand a récemment proposé de taxer tous les équipements reproduisant des contenus protégés par les lois sur la propriété intellectuelle. Au-delà du baladeur MP3, ce sont les photocopieuses et les scanners qui pourraient à leur tour faire l'objet d'une taxe.

Par Didier Castelnau

En savoir plus
- Musique : la fusion Warner/EMI donne au Midem des couleurs internet : http://www.zdnet.fr/actu/busi/a0012776.html (actualité du 29/01/2000)
- Allemagne : la taxe sur le matériel informatique inquiète : http://www.zdnet.fr/actu/soci/a0015907.html (actualité du 08/09/2000)

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MailOcine !
Le guide national des spectateurs de cinema
No. 160, 29 Novembre 2000
http://www.allocine.fr

 

Les nouveaux films de la semaine.

* GIRLFIGHT de Karyn Kusama avec Michelle Rodriguez, Jaime Tirelli, Paul Calderon.
Diana Guzman a l'art de s'attirer des ennuis. Adolescente sombre et maussade, elle en veut a la terre entiere et passe son annee scolaire a se battre avec les rares amateurs qui trainent dans les couloirs du lycee. Diana habite Red Hooks, a Brooklyn, avec son pere Sandro, souvent absent, et son jeune frere Tiny. Sa mere est morte. Diana est entouree de gens qui, selon elle, passent a cote de la vie. Pour elle, il n'y a pas d'autre alternative que de se battre pour s'en sortir et elle prefere de loin etre celle qui cogne. C'est ainsi qu'elle decouvre l'univers de la boxe...

* LISE ET ANDRE de Denis Dercourt avec Isabelle Candelier, Michel Duchaussoy, Aissa Maiga.
Lise croit aux miracles. Elle pense egalement que, pour se faire entendre du ciel, rien ne vaut les services d'un vrai professionnel. Aussi, quand il s'agit de sauver son fils, fait-elle appel au pere Andre. Mais celui-ci est misanthrope et ne croit plus en rien. Il refuse de l'aider. A bout d'arguments, Lise prend Andre en otage. C'est l'histoire d'une jeune femme, aussi volontaire que desesperee, qui oblige un pretre a faire enfin son metier...

* DINOSAURE de Ralph Zondag et Eric Leighton.
La Terre, il y a soixante-cinq millions d'annees. Une colonie de lemuriens menant une existence paisible sur une ile paradisiaque decouvre par hasard un oeuf de dinosaure. Lorsque la coquille se fissure, c'est un petit iguanodon qui en sort... Les lemuriens le recueillent et le baptisent Aladar. Celui-ci grandit parmi eux, jusqu'au jour ou une meteorite detruit l'ile et contraint tout le monde a l'exil. Ils trouvent refuge aupres d'un groupe de dinosaures voyageant a la recherche de la terre des Nids. Tres vite, Aladar se heurte a Kron, l'impitoyable chef...

et aussi...

* Topsy-Turvy (de Mike Leigh)
* L'homme au bras d'or (Rep.) (de Otto Preminger)
* Eureka (de Aoyama Shinji)
* La chambre obscure (de Marie-Christine Questerbert)
* Black and White (de James Toback)
* Planete rouge (de Antony Hoffman)
* Djib (de Jean Odoutan)
* L'Ombre du Vampire (de E. Elias Mehrige)
* Les Portes Fermees (de Atef Hetata)
* La Squale (de Fabrice Genestal)
* Mon mari le patron (Rep.) (de Gregory La Cava)
* Julien Duvivier : Richesse et Diversite (Rep.)

+ Seances, billets, resumes et critiques
+ cliquez sur : http://www.allocine.fr/GOTO.asp?RD=AFFICHE

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LE PETIT BOUQUET
http://www.le-petit-bouquet.com
Le quotidien électronique de l'actualité française
No 820 - Paris, le mercredi 29 novembre 2000

 

Tous au Salon du livre de jeunesse.

Pour sa seizième édition, le Salon du livre de jeunesse installe son chapiteau à Montreuil. Sillonner cette foire, c'est partir découvrir les nouveautés des éditeurs (et oui, c'est bientôt Noël !), récolter des affiches et des gadgets en tout genre, et surtout rencontrer ses auteurs et illustrateurs préférés. Amateur de dédicaces, l'occasion est belle. Parmi les 700 auteurs attendus, on retrouvera Marie Desplechin, Pef, Peter Sis, Olivier Douzou, Bruno Heitz, Parrondo... Vendredi soir, un nocturne spécial BD accueillera entre autres David B, Philippe Geluck et Loustal. Cette année, l'honneur revient à Andersen et à ses talentueux petits enfants des pays du Nord. Côté sud, c'est Amadou Kourouma (Allah n'est pas obligé (http://www.le-petit-bouquet.com/selection/1030003.html), prix Renaudot, qui inaugurera la fête par une visio-conférence réunissant 500 jeunes de tous pays. Enfin, place à la création, avec l'exposition des illustrateurs débutants qui ont planché sur le thème de la sorcière. Sauront-ils nous surprendre, avec des images loin des poncifs qui fourmillent dans le livre de jeunesse ? Le Salon est le moment de la remise des prix comme les Tam-tams décernés par un jury de 1000 enfants. Le Baobab de l'album est le dernier-né des prix littéraires, coorganisé par Le Monde et le Salon, présidé par Enki Bilal. Ayant pour vocation de « récompenser un album suffisamment vivant et riche d'interprétations pour susciter le dialogue », il a été attribué à Olivia du new-yorkais Ian Falconer, devant Une soupe au caillou de Anaïs Vaugelade et Les Trois soeurs casseroles de Frédéric Rébéna. De quoi se pencher sur la crème des ouvrages et des cédéroms parus cette année.

[Madiana Barnoux]

Salon du livre de jeunesse à Montreuil (http://www.ldj.tm.fr). Du 29 novembre au 3 décembre. M° Saint-Mandé-Tourelle. De 9h à 18h, nocturne vendredi jusqu'à 21h. Entrée +14 ans : 20 F, gratuit jeudi de 15h30 à 18h. Renseignements : 01 55 86 86 55 ou sur le site (http://www.ldj.tm.fr) qui propose le programme complet.

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Le portail de l'Afrique : Lettre d'Afrik
http://www.afrik.com
27 novembre 2000

 

Raconte-moi l'Afrique.

La réunion des Musées nationaux français a édité cette année un magnifique livre pour petits et grands : " L'Afrique, petit Chaka… ". Cet ouvrage rassemble une histoire touchante, de splendides illustrations et une vingtaine d'œuvres d'art. L'Afrique, petit Chaka… " est à la fois un livre d'art et un conte pour enfant. Son originalité vient de ce mélange heureux des textes de Marie Sellier, des illustrations de Marion Lesage et des ouvrages d'art africains du musée national des arts d'Afrique et d'Océanie, basé à Paris. L'histoire est celle, toute simple, d'un enfant, Chaka, qui demande à son grand-père, Papa Dembo, de lui raconter l'Afrique. Sur le mode du " dessine-moi " du Petit Prince de Saint Exupéry, Chaka interroge son grand-père sur l'Afrique : " Raconte-moi tes ancêtres, raconte-moi ton village, raconte-moi les esprits…" Les illustrations sont de douces aquarelles qui représentent l'Afrique rêvée, dans sa plus belle acception : les joueurs de tam-tam, les éléphants, les pêcheurs, les enfants jouant dans les rues. En marge de ces dessins se dressent une vingtaine d'œuvres d'art africaines : statuettes, masques, sièges… Autant d'objets intrigants pour les yeux d'un enfant et qui font naître en lui un monde mythique et imaginaire.

Portrait de l'Afrique orale.

La dernière double page du livre offre une carte de l'Afrique, avec la provenance géographique de toutes les œuvres. L'enfant peut, grâce à elle, se forger une idée du continent africain, de sa forme, mais aussi de son histoire et de sa culture. " L'Afrique, petit Chaka… " est, à tous égards, un portrait flatteur et exhaustif de l'Afrique. Tout s'y retrouve, la musique, les esprits, les masques, la brousse…et en filigrane, un témoignage émouvant de la culture orale africaine. Papa Dembo raconte à son petit-fils l'histoire de sa vie et de son pays, pour qu'à son tour, lorsqu'il sera père et grand-père, il puisse en faire de même avec ses descendants. Le conte s'achève sur ces quelques phrases : " Et peut-être que plus tard, quand tu auras mon âge, petit Chaka, à ton tour tu raconteras à ton petit-fils les histoires de Papa Dembo. Alors, où je serai, je rirai de bonheur. "

Hélène Regnard

© Afrik.com

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La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com

 

Le Val de Loire classé au Patrimoine mondial par l'Unesco.

Le Comité du Patrimoine mondial (Unesco) a officiellement classé, jeudi 30 novembre, le Val de Loire au Patrimoine mondial de l'humanité, au titre de "paysages culturels", dans sa partie comprise entre Sully-sur-Loire (Loiret) et Bouchemaine (Maine-et-Loire). Selon Alain Rafesthain, président de la Région Centre, ce classement va permettre de "mieux sensibiliser les habitants aux enjeux écologiques liés à la Loire, à la préservation et au respect de l'environnement". La Région Centre, qui avait inscrit la préservation de ce site dans le projet régional 2000-2010 et dans le plan Etat-Région 2000-2006, compte également développer l'attractivité touristique du fleuve, grâce, notamment à des réalisations paysagères "adaptées à la qualité du site ligérien" et à des actions de préventions et de gestion des crues.

30/11/2000

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5) Réflexions sur la société.

 


LE PETIT BOUQUET
http://www.le-petit-bouquet.com
Le quotidien électronique de l'actualité française
No 816 - Paris, le vendredi 24 novembre 2000

 

La pauvreté touche 1 Français sur 10.

4,5 à 5,5 millions, dont plus de 1 million de jeunes de 15 à 24 ans, et 950 000 enfants, c'est le nombre de pauvres en France, selon l'Observatoire national de la pauvreté, qui a rendu hier son premier rapport. Être pauvre, c'est (sur)vivre, avec environ .650F (556,44 euros) par mois pour une personne seule. Maigre consolation, le nombre de ménages pauvres s'est stabilisé et celui de RMIstes a diminué (de 1,4%) au premier semestre 2000 pour la première fois depuis sa création en 1989. La France se trouve ainsi dans une position « médiane » au niveau européen : 11% de pauvres comme en Allemagne et en Espagne, contre 5 à 6% au Danemark ou en Irlande, et 17 à 18% au Portugal ou en Grèce.

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france.internet.news 29/11/2000
http://www.france.internet.com

 

La DGCCRF surveille le BtoC, moins le BtoB

Le centre de surveillance du commerce électronique, officiellement inauguré le 27 novembre par Marylise Lebranchu, existe depuis un mois. Ouvert aux particuliers comme aux entreprises, le service a toutefois du mal à satisfaire cette deuxième catégorie d'e-consommateurs.

La Direction générale de la concurrence dispose depuis le 27 octobre dernier d'un centre de surveillance des sites de commerce électronique, dont les deux missions principales ont été rappelées à l'occasion d'une inauguration officielle à Morlaix. Fonctionnant avec 5 agents formés à la veille sur Internet, le centre sert à la fois de cellule de veille technologique et commerciale des services de vente numérisés et des sites marchands, et à la fois de centre de réclamation où les consommateur adressent leur doléances par courrier électronique (reclamations@dgccrf.finances.gouv.fr). Les agents recherchent ensuite l'émetteur du site et renvoient le plaignant vers la Direction Départementale de la concurrence ayant l'entreprise dans sa localisation géographique.

Depuis sa mise en route, le centre reçoit une centaine de plaintes tous les quinze jours, soit entre dix et quinze réclamations devant être traitées au quotidien. Si la majorité d'entre elles sont émises par des particuliers, quelques demandes d'informations spécifiques proviennent également d'entreprises. « Ces dernières disposent déjà des outils adéquats pour réagir en cas de non respect du code de la consommation, mais il est vrai que nous envisageons à plus long terme une veille BtoB, qui demande un véritable travail d'enquête. » commente Thierry Skonieny, Inspecteur Principal et responsable du centre de Morlaix. Or c'est là justement que le bât blesse : si la surveillance des sites de e-commerce BtoC est relativement aisée, il est en revanche plus délicat de pénétrer dans les systèmes de ventes BtoB pour y repérer un délit. « Les plates-formes d'achats sont des sortes de propriété privées où tout est crypté. Contrairement aux sites marchands consultables comme de vrais catalogues, nous n'avons pour l'instant pas les moyens d'effectuer une veille en ligne de ces sites professionnels. » déplore Thierry Skonieny, qui ajoute : « Le problème est actuellement débattu à Bruxelles, mais les tribunaux français n'ont pas encore trouvé de réponse à ce problème spécifique. »

Marie Laure Hustache

Sites
• DGCCRF : http://www.finances.gouv.fr/DGCCRF
• Site "le commerce électronique et vous" : http://www.finances.gouv.fr/cybercommerce

Lire également
• La DGCCRF place le commerce électronique sous surveillance : http://www.france.internet.com/news.asp?news_ID=1765

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NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
http://www.zdnet.fr
Edition du 30 novembre 2000

 

Amazon fait de l'antisyndicalisme primaire.

Attaqué depuis dix jours pour ses pratiques antisyndicales, aux États-Unis comme en Europe, le marchand internet Amazon.com persiste et signe, rapporte le New York Times du 29 novembre. Sur son intranet, Amazon explique à ses managers comment rester sourds aux sirènes syndicales.

Amazon.com voit rouge.

On peut notamment y lire que les syndicats sont synonymes « d'agitation » et de « grèves », qu'ils agissent aussi « pour le profit », sans garantie pour le syndiqué d'obtenir de meilleurs salaires ou des avantages sociaux, selon ce que rapporte le Times. La société livre aussi à ses managers des trucs pour repérer les signes avant-coureurs d'une résistance organisée. Parmi les astuces : repérer dans les couloirs « des chuchotements inhabituels [qui se déclenchent] à votre approche », ou « de petits groupes de personnes qui font le silence à l'approche du superviseur »... Amazon ne fait là que réagir, puisqu'elle est sous pression depuis la mi-novembre. Deux syndicats américains, Wash Tech (Washington Alliance of Technology Workers) et Prewitt Organizing Fund (POF), ont en effet lancé une campagne pour s'implanter chez la vedette du commerce en ligne.

Noël propice au syndicalisme.

Objectif : améliorer les salaires et les conditions de travail dans la société. Le POF, notamment, tente de fédérer environ 5 000 salariés d'Amazon, travaillant dans des entrepôts de distribution. Les deux organisations n'ont évidemment pas choisi ce moment au hasard : la période de Noël est cruciale pour le site marchand, dont les résultats seront suivis de près par les investisseurs. « Les salariés doivent tirer avantage de cette situation. Nous arrivons à l'époque la plus chargée de l'année, il faut utiliser ce moyen de pression pour se faire entendre », affirme à ZDNet France Patrick Moran, le porte-parole du POF.

Amazon.fr : 100 salariés mais pas de CE.

À son initiative, des actions similaires ont été mises en place en France et en Allemagne. Le syndicat français Sud-PTT est ainsi allé à la rencontre des 50 employés du centre de distribution d'Amazon, près d'Orléans. « Nous voulions tout d'abord nous présenter puis engager la discussion pour savoir si notre intervention était nécessaire », nous explique Luc Lecornu, secrétaire fédéral de Sud. « Les salariés se sont montrés plutôt réceptifs à nos tracts », ajoute-t-il. La directrice de la communication d'Amazon France, Graziella Niang, n'a pas retourné nos appels mardi et mercredi. L'élection d'un comité d'entreprise n'est pas encore programmée, alors qu'Amazon France compte déjà plus de 100 personnes à plein-temps. « Légalement, nous pouvons attendre un an après l'embauche du 50e salarié », lâchait à Libération Vincent Marty, le directeur du site d'Orléans. Publiquement, Jeff Bezos, le patron-fondateur d'Amazon Inc, feint l'indifférence. Il maintient qu'une présence syndicale n'est pas nécessaire dans son entreprise. « Chaque salarié est aussi un propriétaire », soutient-il en faisant référence aux stock-options distribuées à ses employés.

Par Estelle Dumout

En savoir plus
- Données personnelles : Amazon infréquentable : http://www.zdnet.fr/actu/tech/a0016004.html (actualité du 15/09/2000)
- Verizon, première victime du syndicalisme high-tech : http://www.zdnet.fr/actu/busi/a0015433.html (actualité du 10/08/2000)
- Amazon France : la guerrière se lance en toute confiance : http://www.zdnet.fr/actu/busi/a0015776.html (actualité du 30/08/2000)

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Les Chroniques de Cybérie
Le 30 novembre 2000
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Affaire Yahoo! : les suites

La décision du juge Jean-Jacques Gomez d'imposer l'accès au site d'enchères Yahoo! depuis le territoire français (voir notre chronique précédente) a entraîné une vague de réactions provenant de divers milieux technologiques et juridiques.

D'abord, mettons le jugement en perspective. Dans une analyse exhaustive sur la nature du procès intenté à la société Yahoo! et à sa filiale Yahoo! France, de ce qui leur est reproché, et des moyens techniques imposés pour effectuer le blocage des accès en provenance de France au site des enchères, ARNO* publie sur le collectif uZine 2 un texte qu'il faut absolument lire pour comprendre comment fonctionne le système juridique français, et comment un juge a pu en arriver à une telle décision.

Toujours dans le cadre juridique de l'affaire, il sera important de prendre connaissance des conclusions de Me Sébastien Canevet dont il fait part dans sa lettre «Droit et Internet». On trouvera également sur son site le texte de l'article R 645-1 du code pénal français qui interdit le port ou l'exhibition d'uniformes, insignes ou emblèmes rappelant ceux d'organisations ou de personnes responsables de crimes contre l'humanité, ainsi que la transcription des trois ordonnances prononcées par le juge Gomez dans l'affaire.

Deux des experts chargés d'éclairer le juge Gomez remettent en cause la décision qui s'est fondée sur leur avis. Vinton Cerf a adressé à l'Agence France Presse une lettre exprimant ses craintes à l'égard de la décision du juge Gomez qui aurait oublié une des objections formulées par les experts à l'endroit d'une politique de «zonage» du Web. Cerf écrit : «On a ignoré l'observation que si chaque juridiction dans le monde insiste sur une certaine forme de filtre pour son territoire géographique particulier, le World Wide Web va cesser de fonctionner».

Ben Laurie, l'expert britannique, a publié sur son site Web un texte d'excuses concernant l'issue de son mandat. Il rappelle que la question qui leur avait été soumise était simple : est-il possible pour Yahoo! de satisfaire à la demande de blocage telle qu'exprimée par le tribunal et, le cas échéant, à quel degré ce blocage sera-t-il efficace?

Laurie dit avoir répondu qu'il était possible de mettre en place un système de blocage, mais qu'au mieux la solution serait efficace à 80 % avec des exceptions notoires (comme les abonnés à des fournisseurs internationaux comme AOL). Puis, Laurie déplore la décision du juge non pour la facilité avec laquelle n'importe quel blocage pourra être contourné, mais bien à cause du précédent dangereux qu'il établit. Internet se prête mal au contrôle des contenus, écrit-il. Depuis le début, certains gouvernements ont tenté de le faire, et n'ont jamais complètement réussi, et le présent cas ne fait pas exception.

Évidemment, le jugement prononcé à Paris a eu ses échos outre-Atlantique. D'abord chez Yahoo! Inc, où Greg Wrenn, membre de l'équipe juridique internationale, refusait d'entrer dans les détails sur les prochaines étapes à suivre, dans l'attente d'une traduction en anglais du jugement. Il a cependant constaté, selon le netmag Upside, que si Yahoo! était mis à l'amende, à défaut de mettre en place un système de blocage d'accès, il faudrait que cette astreinte soit avalisée par un juge américain, ce qui est moins que probable.

Le Center for Democracy and Technology craint que le jugement français n'accorde une légitimité à la censure du Web exercée dans d'autres pays. La Information Technology Association of America se fait l'écho de ces craintes et affirme que le tribunal tente de contrôler l'esprit des utilisateurs français d'Internet et les activités des prestataires de services aux États-Unis et <ailleurs.

Lundi, le Washington Post rappelait que depuis 1997, les tribunaux américains avaient renoncé à censurer Internet à la suite de la contestation réussie du Communications Decency Act (CDA) devant la Cour suprême. Toutefois, rappelle le Post, depuis 1997 les régulateurs ont marqué des points et la décision française succombe à la tendance. On s'en surprend peu dans le Post : «Après tout, la France s'objecte depuis des années à l'emprise de Hollywood, des hamburgers et de la mondialisation à l'américaine, il n'est donc pas surprenant qu'elle tente d'imposer son nationalisme défensif dans le cyberespace.» Le Post conclut néanmoins qu'il ne faudrait pas condamner la France pour la suppression des libertés individuelles sur Internet : «La loi française reflète les choix de ses citoyens et citoyennes qui s'expriment lors d'élections libres.»

Entre temps, les soi-disant vainqueurs dans cette affaire, les plaignants ayant assigné Yahoo!, en remettent. Mardi, le journal Libération publiait une lettre de Marc Knobel, attaché de recherches au Centre Simon-Wiesenthal et membre de la Licra, et d'Antoine Peillon, journaliste à Bayard-Presse. «Interdire le Web aux racistes» titrent-ils, «Défendre la liberté d'expression ne signifie pas tolérer que l'Internet devienne un tout-à-l'égout où se déversent les haines».

Le netmag Transfert a consacré un éditorial à l'affaire Yahoo! et au blocage d'accès : «Est-ce la meilleure solution? La loi française le dit. Cela mérite débat. Car ignorer leur existence ne va pas empêcher les nazillons d'exister. Il aurait peut-être été important, par exemple, que les internautes français écrivent en masse à Yahoo! pour signifier leur mécontentement. Pour la société américaine, c'est un langage qui parle plus encore.»

Mais cet appel au débat a semblé déplaire à Knobel Peillon qui ont vigoureusement exigé un devoir de réponse, reprise en gros de leur intervention dans Libération, mais en rajoutant des détails pour faire un peu plus «choc». Citons par exemple : «Les centaines d'objets nazis vendus aux enchères sur le grand "portail" Internet américain Yahoo.com, ces tee-shirts et tapis de souris à l'effigie de Hitler, ces brassards à croix gammée, ces uniformes SS, ces boîtes de Zyklon B mises à prix à 50 $, ces lambeaux de linges de déportés»... Curieusement, lors de notre dernière visite sur le site des enchères Yahoo!, nous n'avons pu trouver trace des deux derniers articles cités par les intervenants.

Christophe Agnus, du netmag Transfert a tout de même accordé ce devoir de réponse à Knobel et Peillon, et même publié un courrier pour le moins agressif qu'il a reçu. Il précise cependant : «Contrairement à ce que suppose sans doute l'auteur du courrier, qui a ressenti le besoin de m'insulter pour que je publie ce texte (ce qu'il n'avait pas besoin de faire...), ce sujet a provoqué beaucoup de débats dans la rédaction de Transfert.net. Ceux-ci avaient une énorme qualité : ils se sont passés dans le respect de l'autre. Des vrais débats, où les gens n'ont pas forcément été d'accord à la fin. Mais où tout le monde a appris de l'autre.»

Dommage que ce ne soit pas l'esprit qui règne dans l'ensemble de l'affaire Yahoo!

- Chroniques de Cybérie, 21 novembre 2000 : http://cyberie.webdo.ch/precedente.html
- uZine 2 - ARNO* : Une ordonnance délirante : http://www.minirezo.net/article304.html
- Droit et Internet, #127 : http://www.canevet.com/actua/archives/di-127.htm
- AFP : Vente d'objets nazis: un pionnier du Web critique une décision française : http://fr.news.yahoo.com/001124/1/r58m.html
- Ben Laurie : An expert's apology : http://www.apache-ssl.org/apology.html
- Upside : Yahoo vs. France: This war's not over : http://www.upside.com/Executive_Briefing/3a19a3751.html
- Center for Democracy and Technology : http://www.cdt.org/speech/001120yahoo.shtml
- Information Technology Association of America : http://www.itaa.org/news/pr/PressRelease.cfm?ReleaseID=974842301
- Washington Post : Le Net, c'est Moi! : http://www.washingtonpost.com/ac2/wp-dyn/A60556-2000Nov26
- Libération : Interdire le Web aux racistes : http://www.liberation.com/quotidien/debats/novembre00/20001128d.html
- Transfert : Éditorial : http://www.transfert.net/fr/apropos/article.cfm?idx_rub=91&idx_art=2620
- Transfert : Des barbelés dans la pensée : http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=2734

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Les Chroniques de Cybérie
Le 30 novembre 2000
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Carnivore : ébauche d'examen contestée.

Les experts du Illinois Institute of Technology, qui avaient reçu mandat d'établir si le système de surveillance Carnivore enfreignait les garanties constitutionnelles des citoyens américains en matière de respect de la vie privée, ont remis au ministère américain de la Justice (DoJ) une première ébauche de leur rapport (disponible en format PDF, 10 Mo). Le texte a cependant été amputé par le DoJ de sections jugées «délicates».

En bref, les experts de l'IIT estiment que Carnivore est un système adéquat, et que s'il est utilisé conformément aux règles qui régissent l'écoute électronique il ne pose pas une menace aux communications privées des honnêtes citoyens. Il pourrait cependant être amélioré, simplifié, de sorte à offrir de meilleures garanties de protection des personnes qui ne sont pas visées par des enquêtes car il existe une possibilité de déraillement accidentel. Éventuellement, on pourrait envisager de dévoiler son code source, mais des études «indépendantes» additionnelles seraient de mise.

Contrastant avec le volumineux document présenté par l'IIT, le directeur divisionnaire adjoint des laboratoires de la police fédérale américaine (FBI), Donald M. Kerr, a émis un communiqué laconique de deux paragraphes exprimant la satisfaction du FBI à l'égard du rapport et de ses recommandations constructives.

Les critiques du système Carnivore, comme la American Civil Liberties Union (ACLU) sont plus loquaces concernant le rapport préliminaire remis par les experts. L'ACLU a accueilli avec scepticisme ce qu'elle qualifie de rapport partial. Le directeur adjoint de l'Union, Barry Steinhardt, s'est dit étonné que l'IIT donne son aval, dans les grandes lignes, au système Carnivore et s'attende à ce que quiconque à l'extérieur du gouvernement prenne ce document au sérieux. «Au mieux, c'est un cliché flou de Carnivore qui sera totalement désuet dans deux mois, lorsque le FBI mettra en application sa nouvelle version de Carnivore.»

Par voie de communiqué, l'Electronic Privacy Information Center (EPIC) a déclaré que le rapport soulève davantage de questions qu'il n'apporte de réponses. Le conseiller juridique principal de l'organisme, David Sobel, estime «insuffisant que le FBI dise "faites-nous confiance, nous ne ferons rien de répréhensible". La plupart des utilisateurs [d'Internet] veulent des garanties plus sérieuses.»

L'Electronic Privacy Information Center a obtenu, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, que le FBI divulgue toute l'information dont il dispose sur le système de surveillance du courrier électronique Carnivore, et a déjà commencé à recevoir certains documents. L'organisme vient de déposer une nouvelle demande visant à obtenir le texte complet du rapport préliminaire des experts.

D'ici là, toute personne intéressée à formuler des commentaires sur le rapport, du moins sur ce que le DoJ a bien voulu en dévoiler, est invitée à le faire par courrier ordinaire ou électronique avant le 1er décembre. L'IIT doit présenter son rapport final au DoJ le 8 décembre, et cette version devrait être rendue publique (en tout ou en partie) le 20 décembre.

- Chroniques de Cybérie, 10 octobre 2000 Carnivore : on laisse l'EPIC sur sa faim : http://www.cyberie.qc.ca/chronik/20001010.html#5
- USDOJ : Draft Report: Independent Technical Review of the Carnivore System : http://www.usdoj.gov/jmd/publications/carniv_entry.htm
- FBI : Statement : http://www.fbi.gov/pressrm/pressrel/pressrel00/kerr112100.htm
- ACLU : ACLU Slams Biased Review : http://www.aclu.org/features/f112100a.html
- EPIC : Carnivore report provides no reassurance on monitoring system's potential for abuse : http://www.epic.org/privacy/carnivore/11_21_release.html

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Internet Actu 63, jeudi 30 novembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPress
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Cambriolage au Réseau Voltaire.

Le Réseau Voltaire, association éditoriale d'internautes pour la liberté d'expression, a été cambriolé. Les circonstances du vol font penser que les délinquants pourraient appartenir aux milieux d'extrême-droite. Le Réseau Voltaire est actuellement dans l'attente du jugement d'un procès intenté par Carl Lang. Les partisans du numéro deux du Front National ont pu apprendre à l'audience que des documents vidéos incriminaient leur leader et penser que le Réseau Voltaire les détenait. Les cambrioleurs n'ont emporté qu'un magnétoscope et des cassettes vidéo. Le Réseau Voltaire déclare qu'il a pour principe de ne rien conserver dans ses locaux qui pourraient permettre d'identifier ses sources.

http://www.reseauvoltaire.net/actu/effraction.htm
Interview de Thierry Messan, président du Réseau Voltaire, sur Amnistia : http://www.amnistia.net/news/articles/cambvolt/cambvolt.htm

© Internet Actu 30/11/2000

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6) Divers (autres, adresses, etc).

 


Multimedium, édition du 27 novembre 2000
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Un pas de plus vers la reconnaissance juridique des documents électroniques au Québec.

Jeudi dernier, la Loi modifiant la Loi sur le notariat a été adoptée par l'Assemblée nationale. L'une des principales nouveautés est l'apparition des termes «technologies de l'information» dans ce texte définissant les fonctions du notaire. Sur les 105 articles qui composent cette loi, révisée pour la première fois depuis 1968, seul l'article 21 expose les relations entre le notariat et Internet. Mais ces quatre lignes sont lourdes de conséquences. «Si le support d'un acte notarié ou d'un autre document fait appel aux technologies de l'information, la signature du notaire peut, dans les conditions prévues par règlement du Bureau, être apposée par un procédé approprié à ce support. Le secrétaire de l'Ordre attribue au notaire qui lui en fait la demande un code ou une marque spécifique qui constitue également la signature officielle du notaire.» En clair, ce petit article reconnaît qu'un acte notarié, un document d'État donc, peut être rédigé sur un support autre que le papier. Ainsi, la loi valide la rédaction et signature électronique des notaires. «En outre, la loi 139 consacre le rôle d'officier public du notaire, notamment pour la certification de l'identité des personnes signant un contrat électronique», précise Richard Gagnon, directeur général de la Chambre des notaires du (http://www.cdnq.org/index.htm) Québec (CDNQ). Cette loi favorisera le développement des contrats électroniques internationaux. Grâce au notaire et à Internet, des contrats d'affaires pourront être signés à distance tout en ayant la certitude que les documents ont bien été paraphés par les bonnes personnes. «Jusqu'alors, les banques prenaient cette responsabilité, mais les notaires disposent d'une autorité juridique que les banques n'ont pas», ajoute Richard Gagnon. La Chambre des notaires du Québec travaille d'ailleurs en partenariat avec l'Union internationale du notariat latin, qui regroupe 65 pays, afin de faire corroborer les droits des différents États membres. En théorie, l'adoption de la loi proposée par Linda Goupil, ministre de la Justice du Québec et responsable de l'application des lois professionnelles, légitime la signature électronique du notaire. Le paraphe manuscrit est remplacé par un code crypté, sécurisé. Dans la pratique, il faudra attendre que la Chambre des notaires ait rédigé une réglementation certifiant l'intégrité des actes ainsi traités, avant que les notaires engagent leur responsabilité via Internet. «Nous pensons avoir fini dans six mois, estime Richard Gagnon. Ensuite notre règlement doit être approuvé par le Conseil des ministres.» Il faudra sans doute encore patienter près d'un an... En attendant, les notaires québécois peuvent déjà recueillir des informations et échanger des documents confidentiels en toute sécurité sur l'Inforoute notariale (http://www.cdnq.org), créé voilà quatre ans par Notarius, une filiale de la CDNQ. Déjà 1 000 notaires disposent d'une signature électronique, soit un tiers de la profession. Un bon moyen de se familiariser avec l'utilisation juridique d'Internet, selon Richard Gagnon. «Cette réglementation approuvée, tous les actes notariés pourront être rédigés et signés via le Net, certifie Richard Gagnon, même les actes les plus personnels, comme les testaments notariés». Néanmoins, l'ensemble de la profession ne partage pas cet engouement. Luc April, notaire à Longueuil (sud de Montréal), approuve l'utilisation du Web pour des actes bilatéraux, mais pas pour la rédaction d'un testament. «C'est un document trop personnel et trop engageant pour être rempli via Internet sans l'aide d'un notaire», dit-il.

Marie Masi

- Le communiqué du ministère de la Justice (http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Novembre2000/23/c7634.html) et le texte du projet de loi 139 (http://www.assnat.qc.ca/fra/publications/projets-loi/publics/00-f139.htm).
- Tous nos articles sur les notaires et Internet (http://www.mmedium.com/cgi-bin/recherche.cgi?Requete=notaire&nouvelles=on).

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L'ATELIER, cellule de veille technologique de Paribas.
http://www.atelier.fr

 

Comment sensibiliser ses collaborateurs à la sécurité des informations ?

Selon une étude réalisée en septembre par Arthur Andersen, auprès des directeurs informatiques et/ou responsables sécurité des systèmes d’information de 90 entreprises, intitulée « La sensibilisation des collaborateurs à la sécurité des informations », 79 % des personnes interrogées estiment le degré de sensibilisation dans leur entreprise « peu élevé » et même « inexistant ». Le « virus informatique » marque les utilisateurs. Tout le monde comprend cette symbolique du « virus », par analogie au milieu médical. Il faut se « protéger » des virus par un anti-virus et éviter tout comportement pouvant le propager. L’utilisateur prend conscience de la problématique de la protection des données. Les produits de sécurité sont tous aujourd’hui « orientés utilisateurs ». Une différence ressort entre le caractère prioritaire de la sensibilisation et la mise en pratique de celle-ci. 74 % des personnes ayant organisé une campagne de sensibilisation il y a moins d’un an, estimaient que la sensibilisation était une action prioritaire, contre 52 % des personnes n’ayant jamais eu de campagne de sensibilisation. 39 % des personnes interrogées déclarent « n’avoir jamais réalisée de campagne » ou en avoir réalisée une « il y a plus de 3 ans ». Pour 28 % des personnes, le dernier/prochain lancement d’une campagne de sensibilisation était/sera dû à un audit, 24 % à un sinistre/incident, 23 % à une volonté de la direction générale. Toutes les catégories de personnel d’une entreprise peut être plus ou moins sensibilisé ou facile à sensibiliser. Catégorie à part, le top-management peut être le plus sensible à la sécurité de l’information, ou à l’extrême, le moins sensible. 25 % seulement des personnes interrogées estiment que le top-management est le mieux sensibilisé. 65 % des personnes estiment que les cadres dits « techniques », dont le métier est le plus proche des technologies de l’information, sont les plus sensibilisés. 2 % seulement des personnes interrogées pensent que les cadres « non techniques », regroupant toutes les autres fonctions de l’entreprise, sont les plus sensibilisés. Ce sont pourtant ceux qui sont le plus confrontés aux deux problématiques, celle de la sécurité informatique (autour de l’ordinateur) et celle de la sécurité du système d’information (autour de l’information). Pour 45 % des personnes interrogées, le personnel non-cadre (techniciens, administratifs …) est la catégorie de personnels la moins sensibilisée. Une sensibilisation spécifique doit être dispensée aux secrétaires, celles-ci ayant en effet accès à la majorité des informations de l’entreprise. Il est absolument primordial d’avoir un soutien très fort de la direction générale, cible première et prioritaire du responsable sécurité. L’étude fait ressortir un soutien nettement insuffisant aujourd’hui (6 % seulement de soutien très fort). Facteur clé du succès : commencer à sensibiliser la direction générale avant de s’occuper des autres collaborateurs. 28 % des personnes interrogées choisissent la formation comme premier support pour faire une sensibilisation, 25 % préfèrent les conférences et discours, 21 % privilégient l’utilisation de supports multimédia (intranet, CD-Rom …). De nombreux autres supports peuvent être envisagés. Leurs avantages et inconvénients respectifs doivent être pris en compte en fonction des objectifs de la campagne, du contexte de chaque entreprise et de chaque typologie de cible. Pour 83 % des personnes interrogées, une campagne de sensibilisation doit être annuelle, voire bi-annuelle. Cette réponse est à rapprocher des 39 % de personnes n’ayant réalisé aucune action depuis 3 ans … Les budgets « sécurité » dédiés à la sensibilisation de l’entreprise sont quasi inexistants, alors que selon le panel interrogé, ils devraient atteindre un peu plus de 10 % du budget sécurité global. Selon les conclusions de cette étude, tous les aspects liés à la gestion de l’information, quel que soit son support, doivent être pris en compte par la campagne de sensibilisation à la sécurité des systèmes d’information. Les problématiques de sécurité physique, logique et organisationnelle rentrent en ligne de compte et sont interdépendantes. Une campagne de sensibilisation est propre à chaque entreprise. Il est nécessaire du faire du « sur-mesure ». La sensibilisation doit être accompagnée d’une réflexion d’ensemble sur la cohérence des mesures de sécurité et sur la manière dont elle doit être mise en application. Enfin, la sensibilisation doit englober l’ensemble des personnels de l’entreprise.

(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 28/11/2000)

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LE PETIT BOUQUET
http://www.le-petit-bouquet.com
Le quotidien électronique de l'actualité française
No 820 - Paris, le mercredi 29 novembre 2000

 

Recette : Soupe au Boulghoul.

La recette de cette semaine nous est offerte par une excellente cuisinière, Samia, d'Alger, que vous pouvez contacter pour préparer chez vous un repas de fête. Le Boulghoul est un blé concassé que l'on trouve aujourd'hui un peu partout dans le monde. Ce plat est très souvent servi pour « casser » le jeûne le soir pendant la période du Ramadan (qui vient de commencer).

Mon marché :
1 courgette,
1 carotte,
1 oignon,
1 botte de coriandre,
1 branche de menthe,
500 g de tomates bien mûres ou une brick de purée de tomate ,
1 tasse de pois chiche trempée la veille ou en boîte,
100 g de boulghoul ou (de frick),
Éventuellement 300 à 400 g de viande (gigot).

Ma préparation :
Je coupe finement en petits dés, courgette, carotte, oignon, botte de coriandre.
Je coupe également la viande en gros dés, de 2 à 3 cm.
Je mets 2 cuillères à soupe d'huile dans mon autocuiseur (cocotte-minute), puis les légumes (je garde 3 cuillères à soupe de coriandre pour la finition), les pois chiches et la viande.
Je fais revenir le tout en y ajoutant du sel, du poivre, de la cannelle.
Je couvre d'un litre d'eau. Je ferme l'autocuiseur et je mets le tout à cuire.
10 mn après la mise en rotation de la soupape, j'ouvre la cocotte et j'y ajoute 1 litre et demi d'eau, la purée de tomate et le boulghoul préalablement rincé.
Après 15 mn de cuisson à nouveau sous pression, la soupe est prête, je rectifie l'assaisonnement, je parsème de coriandre et je sers.

Mes conseils :
Si vous voulez un plat plus riche, mettez la viande. Vous pouvez cependant faire un excellent plat sans viande...
Vous pouvez mixer très grossièrement les légumes pour gagner du temps, au lieu de les couper en dès.
Vous pouvez ajouter également une branche de cèleri et un piment vert.
Vous pouvez obtenir une autre variante avec 1cuillère à café de carvi moulu et une gousse d'ail écrasée à la fin. Le goût de cette soupe est alors exaltée. De plus, le carvi facilite la digestion et la montée de lait. Pour faciliter une digestion trop lourde : faites infuser une cuillère à café de graine de carvi dans 1 litre d'eau pendant 10 mn. A boire chaud.

[De la Peppa]

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Les Chroniques de Cybérie
Le 30 novembre 2000
© Les Éditions Cybérie
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Élections canadiennes : dure soirée pour le web.

C'était soirée d'élection générale, lundi dernier, et le Web a mal résisté à la demande de résultats en direct. Les serveurs de la chaîne publique de télévision ont eu de la difficulté à répondre aux requêtes, et le chargement des pages était lent, alors qu'à la chaîne privée CTV les serveurs se sont tout simplement écroulés sous le poids de la demande vers 22h15. Le site Web du quotidien National Post s'est éteint vers 22h50, alors que ceux du portail anglophone Canoe, du Globe and Mail et d'Élections Canada ont connu des ralentissements sensibles sans connaître cependant d'interruptions.

Un individu de Vancouver, Paul Bryan, a défié la Loi électorale pendant environ une heure et demie, diffusant sur son site Web ElectionResultsCanada.Com des résultats partiels du dépouillement du scrutin dans l'est du pays, alors que les bureaux de vote étaient encore ouverts dans l'ouest. On ignore encore s'il fera face à des accusations.

Côté politique de la chose, une élection dont personne ne voulait, et un taux élevé d'abstention. En fait, le taux de participation est passé de 67 % enregistré en 1997 à 62,87 %, son plus bas niveau en 75 ans constatait Le Devoir.

Le premier ministre Chrétien a évoqué en début de campagne le besoin de consulter la population sur l'utilisation qui devrait être faite des surplus budgétaires. Puis, les gants sont tombés, et on a eu droit à une foire d'empoignes verbales de très bas niveau, principalement entre le premier ministre et le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, que le journal français L'Humanité dans un article situait «quelque part entre Madelin et Haider».

A-t-on parlé aux électeurs de ce qu'ils voulaient entendre? Le site Scrutin2000.Net (co-production des Éditions Cybérie et de la société Cogitex) proposait une section «Enjeux» pour permettre aux électeurs de se documenter plus à fond sur ce qu'on prévoyait être les thèmes de la campagne. Une élection sur les surplus? Selon les statistiques de consultation de ces pages de ressources sur les enjeux, et le total des pages consultées étant égal à 100 % le thème de l'emploi, du chômage et de la pauvreté a représenté 19,4 % des consultations. Suivait le thème sur le budget et les finances à 18,3 %. Aucun parti ne semblait vouloir aborder la question constitutionnelle, mais la section qui y était consacrée s'est placée bonne troisième à 16,6 %, devant la santé (13,3 %) et la lutte à la criminalité (11 %).

Campagne électorale oblige, le Canada était le seul pays participant à la conférence de La Haye sur le réchauffement climatique à ne pas être représenté par une délégation ministérielle. Les politiciens ont savamment évité de parler d'environnement, et la section de ressources afférentes du site Scrutin2000.Net n'a représenté que 6,4 % des consultations. Et si la section sur la politique étrangère n'a atteint que 5,6 %, c'est peut-être que la population sait très bien que le gouvernement a, depuis quelques mandats, confié cette responsabilité en impartition au gouvernement américain. Comme thèmes, restaient donc les droits des citoyens (5 %) et le commerce et l'économie (4,4 %).

Dans le cadre d'un prochain site, il faudrait peut-être ajouter dans la section des enjeux le thème de l'éthique en politique, mais on a le temps d'y penser.

Le Devoir : Les Canadiens ont boycotté les élections comme jamais depuis 75 ans : http://www.ledevoir.com/ott/2000g/elei291100.html
Election Results Canada : http://www.electionresultscanada.com
Scutin2000.Net : Enjeux : http://www.scrutin2000.net/enjeux.html

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Internet Actu 63, jeudi 30 novembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPress
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Dis, papa, quand est-ce que j'aurai mon adresse mail à l'école ?

Mardi 28 novembre 2000, 21h00, dîner familial, quelques heures après l'annonce de Jack Lang et Claude Bourmaud (lire en Une).

Camille, 11 ans : "P'pa ! P'pa ! Tu sais quoi ? On va tous avoir le mail à l'école après Noël ! Ils l'ont dit à la télé !"
-- Euh... Chouette... Mais... ça ne sera peut-être pas... juste après Noël.
-- Ben, pourtant c'est PPDA qui l'a dit, p'pa !
-- Camille, est-ce que vous avez Internet au collège ?
-- Ben ouais, j'crois, p'pa...
-- Ah bon. Et où sont les ordinateurs ?
-- Y'en a un dans le bureau de la proviseuse (sic !) et deux au CDI (Centre de documentation et d'information, nouvelle appellation de la... bibliothèque).
-- Et tu y va souvent ?
-- Dans le bureau de la proviseuse ?
-- Non, au CDI pour utiliser l'ordinateur et aller sur Internet ! Passe-moi le sel, s'il te plaît.
-- Non, jamais.
-- Et pourquoi ?
-- Ben, on a pas le droit, c'te question !
-- Personne ? Passe-moi aussi le poivre, s'il te plaît.
-- J'crois pas. En tout cas, les ordinateurs, j'les ai jamais vu allumés.

Ma femme : "Mon Dieu ! Jamais elle ne réussira son Brevet Internet & Multimédia !"

-- Et toi Thomas, au lycée ?
-- C'est pareil !
-- Tu n'as jamais surfé au lycée ?
-- Jamais. D'toute façon, on l'a à la maison.
-- Mais vos professeurs, ils s'en servent ?
-- Bof... L'aut'jour, ma prof d'art plastique m'a demandé où j'avais trouvé mes infos pour mon expo sur Michel-Ange. Je lui ai répondu : sur Internet. Elle m'a regardé comme si j'avais fait faire mon devoir par mon père !
-- Je vois... Mais tu as essayé de lui expliquer ?
-- Vu son air, j'ai fait profil bas !
-- Bon, question site Web, je crois que c'est pas la peine que je demande, alors...
-- T'as raison !
-- Et pourquoi ne proposeriez-vous pas d'en faire un petit ?
-- Tu rigoles, y croiraient qu'on fait ça pour aller sur les sites de jeux ou les sites cochons...
(Victor, 5 ans, soudain intéressé : "Y'a des cochons, papa, sur Internet ? -- Oui, pas mal, mais c'est pas ceux que tu crois. Allez, finis ta salade, Victor.")
-- ...ou pirater des MP3 !
-- Bon, alors, pour résumer, les enfants, Internet à l'école, c'est quoi pour vous ?
-- ...

Clément, 6 ans, soudain en larmes : "J'aurai jamais ma boîtimelle au CP !"
-- C'est pas grave mon bonhomme, on en a cinq à la maison...

Un ange passe, puis soupir de votre serviteur : "Bon... y'a quoi à la télé ce soir ?"

Un autre témoignage : Internet au lycée, c'te bonne blague ! Le coup de gueule d'un enseignant dans notre Tribune des Lecteurs : http://www.internetactu.com/archives/tribune/tribune63.html

Par Bruno de La Perrière

© InternetActu 30/11/2000

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Internet Actu 63, jeudi 30 novembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPress
http://www.internetactu.com

 

Deutsche Telekom perd un ennemi.

La démission du président du RegTP, l'office de régulation des télécoms allemand, a surpris tout le monde, sauf le gouvernement et Deutsche Telekom, agacé depuis plusieurs mois par cet électron libre libéral. Dieter Scheurle passait en effet, outre-Rhin, pour l'ennemi juré de Deutsche Telekom. Ce libéral, membre du parti conservateur bavarois (CSU), s'était régulièrement attiré les foudres de l'opérateur historique allemand mais aussi du gouvernement qui a tout fait pour accélérer sa démission. A la tête du RegTP, il avait, entre autres titres de gloire, mené les enchères UMTS qui avaient rapporté 100 milliards de DM. Mais il avait aussi travaillé sans relâche à libéraliser le secteur des télécommunications. Sa dernière bataille : imposer à Deutsche Telekom de pratiquer les mêmes tarifs d'interconnexion avec sa filiale T-Online qu'avec les autres FAI. Dieter Scheurle devrait rejoindre le giron d'une banque d'affaires privée à la fin de l'année. En attendant le gouvernement lui cherche un successeur plus à même de poursuivre la libéralisation... dans le calme.

Le site du RegTP : http://www.regtp.de

© Internet Actu 30/11/2000

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Internet Actu 63, jeudi 30 novembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPress
http://www.internetactu.com

 

Butinage spécial désert.

"Parler du désert, ne serait-ce pas d’abord se taire, comme lui, et lui rendre hommage, non de nos vains bavardages, mais de notre silence ?" (Théodore Monod).
Chuuut ! Théodore nous a quitté. Ce butinage silencieux lui est dédié.

- Théodore et ses déserts.
Un excellent site qui réunit les hommages de la presse écrite et de plusieurs personnalités à Théodore Monod, et qui présente les portraits d’autres "témoins du désert".
http://membres.tripod.fr/santiana/monod.html
Les réactions de la presse et des officiels à la mort du chercheur : http://membres.tripod.fr/theodoremonod/
Court portrait : http://jm.saliege.com/ThMonod.htm

- Théodore dans le texte.
Lire a réalisé une très belle interview de Théodore Monod, heureusement encore disponible sur le réseau.
http://www.lire.fr/Entretien/257_003646J.asp

- Désert, vous avez dit désert ?
Deux sites persos complets qui expliquent la formation des déserts : présentation des phénomènes naturels, de la faune et la flore, des différents types de climat et des problèmes liés à la pénurie d’eau.
http://perso.wanadoo.fr/denepoux/desert/
http://perso.infonie.fr/fretard/deserts.htm

- Désert photogénique.
A l’occasion du mois de la photo, une dizaine de photographes ont "réinventé" le désert lors d’une exposition à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.
http://www.fondation.cartier.fr/fra/expo/home.htm

- Wilfred Thesiger et autres passionnés de déserts.
Wilfred Thesiger, grand explorateur du siècle, parrain de l’exposition sur le désert à la Fondation Cartier, consacre sa vie au désert. Son portrait jouxte celui de Théodore et d'autres explorateurs et aventuriers, sur ce site consacré au rapprochement de l'Orient et de l'Occident.
http://jm.saliege.com/thesiger.htm

- Le Sahara occidental privé de désert.
Le sort du Sahara occidental et des Sahraouis intéresse peu la communauté internationale. Pour remédier à cette indifférence, un site ingénieux et bien documenté. Histoire de partir pour de nouvelles aventures, sur les traces de Théo...
http://sahara-occidental.com/pages/homepage/homepage.htm

© Internet Actu 30/11/2000

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L'ATELIER, cellule de veille technologique de Paribas.
http://www.atelier.fr

 

Un numéro unique pour accéder aux renseignements Internationaux par opérateur : le 32 12.

Les clients situés en métropole, appelant depuis un poste fixe, un téléphone mobile ou un publiphone, peuvent désormais accéder aux renseignements internationaux par opérateur en composant le 32 12. Il n’est donc plus nécessaire de composer un numéro différent en fonction du pays sur lequel porte la demande. Ce nouveau numéro permet par ailleurs la mise en relation directe. L’opérateur, à l’issue de la recherche, propose aux clients appelant d’un poste fixe d’être mis en relation directement avec leur correspondant. Facturé 19,70 F TTC pour deux recherches, ce service est ouvert 24h/24, 7j/7. Il permet d’effectuer des recherches de renseignements à l’international portant sur les numéros de téléphone, les fuseaux horaires, les modes opératoires d’établissement de communication et les tarifs. On peut aussi effectuer des recherches sur les numéros de fax et les adresses ainsi que des recherches « inversées » à partir d’un simple n° de téléphone ou de télécopie.

(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 30.11.2000)

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7) Fonction publique territoriale, emplois, formation, etc...

 


Journal Maire-Info
http://www.maire-info.com

 

Projet de loi sur la résorption de l’emploi précaire dans les trois fonctions publiques : le Sénat décide de maintenir la possibilité pour les communes de moins de 2000 habitants et leurs groupements de recruter des contractuels sur des emplois permanents à temps non complet n'excédant pas 31h 30 par semaine.

Le Sénat devrait adopter ce 24 novembre le projet de loi sur la résorption de l’emploi précaire dans les trois fonctions publiques. Ce texte poursuit trois objectifs : résorber l'emploi précaire en prenant la suite de la “ loi Perben ” du 16 décembre 1996, éviter sa reconstitution en modernisant les procédures de recrutement dans la fonction publique et, enfin, encadrer la réduction et l'aménagement du temps de travail dans les collectivités locales. Les concours réservés dans les trois fonctions publiques sont ouverts pour une durée de cinq ans aux agents recrutés par contrat à durée déterminée et occupant des emplois permanents. Le rapporteur du texte, Daniel Hoeffel, a pour sa part noté que le projet de loi se contente de renvoyer au pouvoir réglementaire les modalités d'aménagement et de réduction du temps de travail dans la fonction publique territoriale.

La commission des lois a proposé plusieurs amendements tendant à :
- porter de deux à quatre mois la condition de présence à remplir sur une année de référence pour bénéficier des mesures dérogatoires d'intégration dans la fonction publique ;
- maintenir la possibilité pour les communes de moins de 2000 habitants et leurs groupements de recruter des contractuels sur des emplois permanents à temps non complet n'excédant pas 31h 30 par semaine ;
- assouplir les conditions de cumul d'activités publiques et privées pour les agents non titulaires occupant des emplois permanents et exerçant des fonctions à temps non complet pour une durée inférieure au mi-temps dans les communes de moins de 2000 habitants et leurs groupements ;
- prévoir la reconnaissance de l'expérience professionnelle pour l'admission à concourir en externe dans la fonction publique territoriale ;
- affirmer la compétence des collectivités territoriales en matière d'aménagement et de réduction du temps de travail et supprimer le renvoi au décret en Conseil d'État.

23/11/2000

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La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com

 

Un nouveau président pour le Syndicat national des cadres territoriaux.

Réuni en assemblée générale au cours du Salon des maires et des collectivités locales le Syndicat national des cadres territoriaux a procédé à l'élection de son nouveau président. Fabienne Cauzic, succède ainsi à Christian Deruy qui quitte ses fonctions après trois ans de mandat. Issu du Syndicat national des directeurs et attachés territoriaux, le SNCT a ouvert ses portes à l'ensemble des cadres des catégories A et B. Ses adhérents se sont donc presque entièrement renouvelés, pour atteindre le nombre de 400.

27/11/2000

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La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com

 

Un nouveau président à l'AIVF.

Claude Bastouill, ingénieur en chef à la direction générale des services de la communauté urbaine de Lyon a été élu président de l'Association des Ingénieurs des Villes de France (AIVF) le 25 novembre dernier, lors de la réunion du comité national de l'association. Depuis 1998, il était le secrétaire général de l'AIVF.

29/11/2000

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La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com

 

Un nouveau directeur au CIG petite couronne.

Jean-Marc Dudézert, président de tribunal administratif et jusqu'à présent sous-directeur à la CNRACL , va assurer début 2001, les fonctions de directeur du centre interdépartemental de gestion de la petite couronne. Il succède à Marine Dorne-Coraze, qui va rejoindre à partir du 15 décembre, la Caisse des dépôts et consignations en qualité de directeur des ressources humaines.

30/11/2000

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Journal Maire-Info
http://www.maire-info.com

 

Tandis que les salaires sont revalorisés par décret de 0,5%, Michel Sapin annonce une réforme du mode de négociation avec les fonctionnaires.

Après avoir été adopté hier en Conseil des ministres, le décret revalorisant les salaires de la fonction publique est publié ce 30 novembre au Journal officiel (1). Comme prévu, ceux-ci sont revalorisés de 0,5%, portant la valeur annuelle du traitement et de la solde à l'indice 100 majoré à 33 586 francs à compter du 1er décembre 2000. Le décret du 29 novembre précise que “l'indice majoré 204 (indice brut 164)” est remplacé par “l'indice majoré 208 (indice brut 173)”. Le gouvernement a ainsi réglé la question de la négociation salariale par une décision unilatérale. Une rencontre est prévue avec les syndicats le 15 décembre prochain. Mais quatre organisations syndicales - CFDT, Unsa, CFTC et CFE-CGC – ont, pour leur part, publié un communiqué adressant un “ avertissement solennel ” au gouvernement. Elles annoncent une mobilisation dont le point culminant devrait être le 7 décembre prochain. Elles affirment vouloir mobiliser les agents et interpeller élus locaux et parlementaires afin que le gouvernement examine leurs revendications et s’y engage avant la réunion de la mi-décembre. Le précédent accord salarial, signé en janvier 1998 pour deux ans, était arrivé à son terme à la fin de l'année dernière, la dernière hausse (+ 0,8 %) étant intervenue le 1er décembre 1999. Pour sa part, Michel Sapin, ministre de la Fonction publique, souhaite réformer le mode de négociation entre les pouvoirs publics et les syndicats de fonctionnaires. Au cours d’un colloque sur le dialogue social, organisé dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, il a indiqué que des discussions sur le mode de négociation seront ouvertes après les municipales de mars 2001. Elles porteront notamment sur le nombre de signatures nécessaires pour qu’un accord soit valable, faisant allusion aux accords signés par une seule organisation. Il a aussi souligné qu’il proposerait que les négociations salariales se tiennent obligatoirement chaque année.

(1) Décret no 2000-1154 du 29 novembre 2000 portant majoration à compter du 1er décembre 2000 de la rémunération des personnels civils et militaires de l'État, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d'hospitalisation, JO du 30 novembre 2000, page 19066

30 novembre 2000

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Prochain bulletin : Numéro 84 le samedi 09 décembre 2000 ...