La revue de presse
du Net pour l'INET
N° 071 du 09 septembre 2000
(INET : Association des Élèves et Anciens Élèves de l'Institut d'Études Supérieures Territoriales)
1) INSTITUTIONS PUBLIQUES, ETAT, COLLECTIVITES TERRITORIALES, ETC...
- Baisse d'impôts : l'AMF regrette l'absence de débat.
- Catherine Trautmann nommée présidente de l'Institut des villes.
- Gouvernement : Assurer leur développement par le rôle régulateur de l'Etat et de son réseau de préfectures, mais aussi permettre à leur diversité de s'exprimer à travers les collectivités territoriales et leurs élus, ce sera mon devoir comme ma conception de la décentralisation", déclare Daniel Vaillant recevant les pouvoirs de Jean-Pierre Chevènement.
- Recensement agricole : à partir d'octobre.
- Aménagement du térritoire : La DATAR propose quatre scénarios possibles pour la France de 2020.
- F. Hollande appelle les élus à définir "un projet pour la décentralisation".
- Le Gart satisfait du remboursement partiel de la TIPP pour les transports collectifs.
- Police de proximité et réorganisation territoriale de la police judiciaire : Daniel Vaillant confirme les orientations de son prédécesseur.
- Budget dédié aux crèches : Ségolène ROYAL en appelle aux collectivités locales et aux associations.
- Un nouvel idéal éducatif élaboré pour l'école primaire prévoit notamment l'initiation précoce aux technologies de l'information et de la communication .
- M. Sapin prône le développement des technologies dans les collectivités locales.
- L'opposition suspend sa participation à la commission Mauroy sur la décentralisation ... Pierre Mauroy : "un petit coup politique".
- Bien informés de lorganisation territoriale de la France, les Français souhaitent aller un peu plus loin , indique un sondage de la commission Mauroy.
2) INTERNET, INFORMATIQUE, TELEPHONE, ETC...
- Indiscretions : Un mouchard dans les documents OFFICE.
- Un nouveau vrai-faux virus-ver pour mobiles.
- Dix millions d'emplois liés à l'internet en 2002.
- Les puces quantiques sortent des laboratoires.
- L'irrésistible ascension des logiciels libres bouleverse l'informatique.
- Les cyber-foyers progressent en France.
- « Mon délit est celui de la curiosité ».
- Easynet et Sopra signent un partenariat.
- Microsoft n'a pas l'exclusivité des Web Bugs.
- Un nouveau site Internet pour les Pays.
- De Houra.fr à interdit.fr.
- France Télécom se veut N°1 de l'accès public au net.
- Les internautes français ont surfé en moyenne sur Internet près de 7 h en juillet.
- École : Havas tente d'imposer son cartable branché.
- Nom de domaine, pas toujours évident !
- Les Papi se multiplient.
3) ENVIRONNEMENT, SANTE, ETC...
- Projet d'un parc de loisirs axé sur l'environnment dans la Vienne.
- Piles à combustible automobiles : le plus gros verrou saute.
- Sida : du nouveau pour empêcher le virus de se répliquer.
- Pour vivre longtemps, pédalez !
- Dégâts des tempêtes : une circulaire précise les modalités des aides de l'Etat.
- Pollution des eaux : le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'environnement rappelle les éléments du plan national de réduction des pollutions.
- Pollueur tueur.
- Le pétrole et la planète.
- A la date limite de leur adoption, seuls 7 plans de déplacement urbains (PDU) sur 65 ont été adoptés.
- L'opération "En ville, sans ma voiture" mobilise l'Europe.
4) CULTURE, MUSIQUE, THEATRE, CINEMA, DANSE, ART, ETC...
- Clooney-la-classe.
- 9e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire.
- E-book : Amazon.com et Microsoft sallient.
- Photo : les droits d'auteurs menacés par le numérique ?
- Napster : c'est pour octobre.
- Décentralisation culturelle : des territoriaux participeront au groupe de suivi mis en place par le ministère.
- Cinéma : Sade comme une image.
- Nancy veut récupérer la collection de Lorraine, actuellement à Paris.
- Le marché du DVD vidéo est en pleine explosion.
- Les nouveaux films de la semaine.
- Expo : « Voilà » pour l'art contemporain.
- AOL-Time-Warner-EMI sur la sellette.
5) REFLEXIONS SUR LA SOCIETE.
6) DIVERS (AUTRES, ADRESSES, ETC).
7) FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE, EMPLOIS, FORMATION, ETC...
1) Institutions publiques, Etat, collectivités territoriales, etc...
La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com
Baisse d'impôts : l'AMF regrette l'absence de débat.
Dans un communiqué diffusé vendredi 1er septembre, l'association des maires de France (AMF), tout en " constatant avec satisfaction les baisses d'impôts annoncées " par Laurent Fabius, ministre de l'économie et des finances, regrette " l'absence de débat et de dialogue préalable avec les élus locaux, notamment sur le principe de la vignette automobile qui fait suite à la suppression de la part régionale de la taxe d'habitation et de la réforme de la taxe professionnelle et des droits de mutation ". Pour remédier à cette situation, l'AMF demande au Premier ministre l'organisation d'une conférence " sur la mise en place de règles plus précises pour un nouveau mode de répartition de la fiscalité entre l'Etat et les collectivités locales ". Elle demande que cette conférence se déroule avant le débat sur le projet de Loi de Finances, qui devrait débuter dans le courant du mois d'octobre.
01/09/2000
Ternova actualité (France Télécom)
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Catherine Trautmann nommée présidente de l'Institut des villes.
STRASBOURG, 1er sept (AFP) - Le Premier ministre Lionel Jospin a annoncé vendredi à Strasbourg la nomination de Catherine Trautmann comme présidente de l'Institut des villes, un nouvel organisme de réflexion sur la politique urbaine. M. Jospin a annoncé cette décision à l'occasion d'une visite à Strasbourg, ville dont Mme Trautmann est redevenue maire en juin après avoir été écartée du gouvernement lors du remaniement du 27 mars. Le Premier ministre a confirmé la prochaine nomination de Roland Ries, qui avait remplacé Catherine Trautmann à la mairie de Strasbourg pendant qu'elle était ministre, à la tête d'une mission interministérielle pour défendre la vocation européenne de la capitale alsacienne. La création de l'Institut des villes avait été annoncé le 4 avril par M. Jospin. Cet organisme doit réunir des représentants de l'Etat, des élus et d'institutions. "Pour lancer cet institut, les expériences conduites à Strasbourg, les succès déjà remportés ont tout naturellement imposé le nom de sa première présidente: Catherine Trautmann". Cinq mois après avoir écarté Mme Trautmann du gouvernement, Lionel Jospin a multiplié les marques de soutien à son égard, à quelques mois des municipales. Il a salué "l'efficacité exemplaire" de sa politique de transports urbains et le côté tout aussi "exemplaire" de l'insertion de cette action dans la politique de la ville, qui avait occupé la première partie de sa visite. Le Premier ministre a aussi "salué l'énergie et la combativité" dont a fait preuve Mme Trautmann pour défendre le rôle européen de Strasbourg.
Journal Maire-Info
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Daniel Vaillant, qui a succédé officiellement hier jeudi à Jean-Pierre Chevènement au ministère de l'Intérieur, a déclaré vouloir faire de la sécurité des Français sa priorité. Il a également affiché une conception ouverte de la décentralisation par allusion au dossier corse, à l'origine de la démission de son prédécesseur, hostile au plan du Premier ministre Lionel Jospin pour l'avenir de l'île. La cérémonie de passation de pouvoirs s'est déroulée jeudi en fin de matinée, place Beauvau, dans une atmosphère apparemment cordiale. "Il faut que l'Etat républicain continue", a déclaré Jean-Pierre Chevènement en soulignant l'intérêt que porte depuis longtemps son successeur aux questions de sécurité. "Vous avez les pieds sur terre", lui a-t-il lancé avant de rappeler que le ministère de l'Intérieur était "le pilier de l'Etat de droit". "Je crois que la sécurité doit être un droit pour tous sur l'ensemble du territoire. C'est ma priorité", lui a répondu Daniel Vaillant. L'ex-ministre des Relations avec le Parlement a exprimé d'emblée sa confiance "à l'ensemble des fonctionnaires" au sein d'un corps où chaque changement de ministre nourrit craintes et interrogations sur la politique qui sera suivie. Daniel Vaillant a indiqué : "Je sais que le ministère de l'Intérieur est aussi d'une certaine façon le coeur de l'Etat et de tous ses territoires", a-t-il déclaré. "Assurer leur développement par le rôle régulateur de l'Etat et de son réseau de préfectures, mais aussi permettre à leur diversité de s'exprimer à travers les collectivités territoriales et leurs élus, ce sera mon devoir comme ma conception de la décentralisation", a-t-il ajouté. Après trois ans et trois mois place Beauvau, Jean-Pierre Chevènement a quitté le ministère en voiture sous les applaudissements de ses anciens conseillers qui, pour certains, se retrouveront dès ce week-end, à Grasse, pour l'université d'été du Mouvement des citoyens.
1er septembre 2000
La lettre du cadre territorial
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Recensement agricole : à partir d'octobre.
Dès le mois d'octobre, 4 000 enquêteurs des directions départementales de l'Agriculture et de la Pêche parcourront les campagnes pour effectuer le recensement agricole 2000. Ils rempliront avec les chefs d'exploitation un questionnaire comprenant une partie nationale et une partie adaptée aux spécificités régionales. Les mairies seront mises à contribution pour informer les agriculteurs de ce recensement. Une gestion décentralisée du traitement des données permettra une publication rapide des résultats de l'enquête, qui seront disponibles à partir de l'été 2001 sous différentes formes : Internet, CD-Rom, papier? Tous les renseignements sont sur le site du ministère de l'Agriculture : http://www.agreste.agriculture.gouv.fr/ra2000
(1/9/2000)
Journal Maire-Info
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Aménagement du térritoire : La DATAR propose quatre scénarios possibles pour la France de 2020.
La délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (DATAR) vient de publier à la Documentation Française un ouvrage intitulé "Aménager la France de 2020, Mettre les territoires en mouvement". Cet ouvrage répond à une commande du Gouvernement faite à la DATAR lors du Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT) du 15 décembre 1997, afin que puisse être défini le projet d'avenir qu'il entend conduire en matière d'aménagement du territoire. Jean Louis Guigou, délégué à l'aménagement du territoire et à l'action régionale, cette contribution "n'est nullement le répertoire des politiques d'aménagement du territoire ou des problématiques territoriales qui irriguent désormais les politiques publiques. L'objectif est de mettre en lumière ce que nous identifions comme la pierre angulaire de l'aménagement et du développement des territoires : la structuration des cadres territoriaux et les modalités d'action publique qui permettent d'y répondre".
Dans cet exercice de prospective, la DATAR développe quatre scénarios possibles pour la France de 2020, dans lesquels la variable déterminante est le mode d'action publique dominant les cadres territoriaux.
- Un premier scénario, celui de l'archipel éclaté, est caractérisé par un territoire où s'opposent des villes dynamiques, économiquement performantes et internationalement compétitives et des territoires marginalisés.
- Un deuxième scénario, celui du "centralisme rénové, met en scène un Etat légitimé dans sa volonté de conserver un rôle prééminent au nom des enjeux de solidarité nationale, de cohésion territoriale, voire de protection environnementale dans un contexte d'intégration européenne mesurée...
- Un troisième scénario, le local différencié, présente l'image d'un territoire où les initiatives créatrices de valeurs économiques et socio culturelles se sont multipliées aux échelons décentralisés donnant forme à de très nombreuses entités hétérogènes tissant entre elles des liens de coopération sur des projets thématiques.
- Le dernier scénario, le polycentrisme maillé , mise sur la recomposition des territoires et la redéfinition des missions de la puissance publique.
Les dynamiques territoriales reposent, d'une part, sur des démarches participatives au sein de territoires de projet: agglomérations, pays, parcs naturels régionaux, et, d'autre part, sur des coopérations inventives entre villes et régions, autour d'enjeux de portée intérrégionale à l'échelle des grands bassins de peuplement. La DATAR fait le choix d'un "polycentrisme maillé, qui repose sur la recomposition des territoires, parce qu'il conjugue les trois impératifs du développement durable que sont la solidarité et la cohésion sociale, la performance économique et la préservation des grands équilibres environnementaux".
1er septembre 20000
Ternova actualité (France Télécom)
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F. Hollande appelle les élus à définir "un projet pour la décentralisation".
LA ROCHELLE, 2 sept (AFP) - Le Premier secrétaire du PS François Hollande a appelé samedi les élus socialistes à définir "un projet pour la décentralisation", dans la perspective des élections municipales et cantonales de 2001, car "pour gagner 2002, il faut gagner 2001". Les prochaines élections législatives et présidentielles se tiendront en Intervenant en conclusion d'un atelier de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (Fneser), lors de l'Université d'été du PS, M. Hollande a fait de la décentralisation un des enjeux des prochaines échéances électorales. "Nous avons été les instigateurs de la décentralisation (avec les lois de et ses modernisateurs (avec les lois Chevènement et Voynet sur l'aménagement du territoire et l'intercommunalité). Nous en avons forgé l'architecture et les instruments. La troisième étape nous revient: il nous faut définir un projet pour la décentralisation", a déclaré le numéro un du PS. M. Hollande a évoqué une des pistes de ce projet, la réforme de la fiscalité locale: "il faut définir une réforme fiscale qui permette à chaque niveau de collectivité de disposer d'un impôt spécifique". Concernant les résultats espérés aux élections municipales et cantonales de 2001, le dirigeant du PS a estimé que c'était un atout pour la gauche qu'elles se déroulent au même moment: "ça mobilisera davantage et, à chaque fois que la mobilisation est forte, c'est un atout pour la gauche plurielle". Sans évoquer de villes en particulier, M. Hollande a considéré qu'après "les belles victoires de 1989 et 1995, gagner encore des villes (en 2001) serait un triomphe". Il a enfin appelé les élus à veiller à ce que les candidats "soient à la tête de listes qui ressemblent à la société française" en termes de parité, de générations, d'origines différentes.
La gazette des communes
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Le Gart satisfait du remboursement partiel de la TIPP pour les transports collectifs.
Le Groupement des autorités responsables de transport (Gart) est satisfait que "le ministère de l'Economie et des finances ait enfin accepté d'étendre aux transports publics le remboursement de la hausse de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) sur le diesel". Cette augmentation de 7 centimes par an (qui sera gelée en 2001) est destinée à réduire l'écart de coût entre le gazole - plus polluant - et l'essence sans plomb. Pour le Gart, le fait que les transports publics subissent cette augmentation alors qu'ils concourent à diminuer l'utilisation de la voiture particulière en ville était ressenti comme une injustice, d'autant que les transporteurs routiers en étaient exonérés.
Consulter le détail du Plan d'allégement et de réforme des impôts : http://www.finances.gouv.fr/actualites/
04/09/2000
Journal Maire-Info
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Le nouveau ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant, a affirmé, vendredi après-midi à Créteil, lors de sa première visite sur le terrain auprès des policiers, que son action s'inscrirait dans la continuité de celle de son prédécesseur, Jean-Pierre Chevènement. Visitant l'hôtel de police de Créteil, vaste bâtiment de verre inauguré en 1993 par Paul Quilès, le ministre s'est enquis des problèmes des 480 adjoints de sécurité du département lors d'une rencontre organisée avec certains d'entre eux. Daniel Vaillant a souligné qu'il mènerait à bien la réforme de la police de proximité "dans la direction de (son) prédécesseur, avec le même esprit de continuité". Il a estimé que la première phase de généralisation de la police de proximité était "bien engagée". Et a précisé : "Je veillerai avec vous à mener à terme les deux étapes suivantes d'ici 2002". La réussite "dépendra de l'ensemble des services actifs de la police nationale, de l'engagement de tous". Il a demandé aux policiers de "ne pas relâcher l'effort" puisque "partout où la police de proximité est expérimentée ou mise en oeuvre, elle est une réponse adaptée aux besoins qui sont exprimés et se traduit par une amélioration significative des résultats". M. Vaillant a par ailleurs promis à ses interlocuteurs que son soutien leur sera assuré, qu'il serait "très attentif aux conditions de sécurité juridiques et matérielles dans lesquelles (ils seront) amenés à exercer". Il sera "présent" à leurs côtés. Mais, a-t-il prévenu, "j'attache la plus haute importance au respect des règles déontologiques dans l'exercice des missions de police". Le ministre a aussi évoqué le projet de réorganisation territoriale de la police judiciaire. "Ma réflexion s'inscrit dans la continuité de mon prédécesseur", a-t-il déclaré. Il a également mis l'accent sur l'action de la police technique et scientifique qui doit être "encouragée ; ses moyens d'investigation et d'élucidation des affaires criminelles doivent encore être accrus".
4 septembre 2000
Marianne Village
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Budget dédié aux crèches : Ségolène ROYAL en appelle aux collectivités locales et aux associations.
Ségolène ROYAL, la ministre déléguée à la Famille, a lancé un "appel à projets innovants" pour l'accueil des enfants de moins de 6 ans. Cette initiative intervient dans le cadre du projet gouvernemental lancé le 15 juin par le premier ministre Lionel JOSPIN devant la Conférence de la famille 2000, où un fonds d'investissement exceptionnel a été créé, prévoyant une enveloppe de 1.5 milliard de francs pour un meilleur accueil de la petite enfance. La ministre déléguée invite donc toutes les associations et collectivités locales à présenter leurs propositions, afin de profiter le plus rapidement possible d'un financement pouvant aller jusqu'à 80% de l'investissement demandé. Ce fonds sera géré par la Caisse nationale d'allocations familiales (CNAF), dont les 125 caisses du territoire débloqueront les sommes allouées aux projets agrées dès janvier 2001. Il devrait permettre la création de 30 000 à 40 000 places supplémentaires dans des structures collectives. Ségolène ROYAL a par ailleurs souligné que la priorité serait donnée aux aménagements de locaux existants plutôt qu'à la création de nouvelles structures. Elle a également écarté les reproches de certaines associations concernant le décret publié au J.O.du 8 août, celui-ci n'obligeant pas les communes à agir concrètement. Elle a insisté sur l'approche des élections municipales, et l'opportunité pour les parents de faire pression sur les communes.
Laetitia Ohnona © Business Village - le 04/09/2000 - http://www.business-village.com
Journal Maire-Info
http://www.maire-info.com
Dans un premier bilan de la rentrée scolaire dhier, tiré en Conseil des ministres, Jack Lang a présenté une communication sur la rentrée scolaire. Affirmant que les réformes engagées par son prédécesseur seront poursuivies, comme celles de la rénovation du collège et du lycée et de l'enseignement professionnel, le ministre a souligné que de nouvelles ambitions pour le service public sont nées, dès juin 2000, dun nouvel idéal éducatif élaboré pour l'école primaire. Celui-ci prévoit un effort accru en faveur de la maîtrise de la lecture et de l'écriture, la généralisation progressive de l'enseignement d'une langue étrangère, l'initiation précoce aux technologies de l'information et de la communication, la rénovation de l'enseignement des sciences et le développement de l'éducation artistique et culturelle. D'autres projets seront engagés pour adapter le collège à la diversité des élèves et de leurs besoins éducatifs, réformer les filières technologiques du lycée, rénover la formation initiale et continue, mieux organiser la voie des métiers et ouvrir davantage notre système éducatif à son environnement international. La réalisation de l'ensemble de ces orientations est rendue possible, outre les moyens nouveaux déjà obtenus en loi de finances pour 2000, par le milliard de francs ouvert en loi de finances rectificative.
6 septembre 2000
Ternova actualité (France Télécom)
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M. Sapin prône le développement des technologies dans les collectivités locales.
PARIS, 6 sept (AFP) - Le ministre de la Fonction publique Michel Sapin a souligné mercredi l'importance de l'utilisation des nouvelles technologies dans les collectivités locales, lors d'une visite au centre interdépartemental de gestion de la petite couronne parisienne (CIG). Ce centre, situé dans le 19ème arrondissement de Paris, gère 80.000 fonctionnaires dans trois départements (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) et une base annuelle de 20.000 offres d'emploi. Il propose deux services internet. M. Sapin a souligné à cette occasion que la modernisation de la Fonction publique passait "d'une part par le développement des outils de technologie, d'information et de communication et d'autre part par la gestion prévisionnelle des emplois, des besoins et de la formation". Un service internet (http://www.centresdegestion.org) relie les 55.000 employeurs locaux (régions, départements, communes, regroupements de communes qui souhaitent connaître les candidats à un emploi dans leur collectivité. Il recense également des offres d'emploi, le calendrier et les résultats aux concours. Ce site a été visité par 10.000 personnes en juin dernier. Le deuxième site internet (http://www.cig929394.fr), en cinq langues, visité par 5.000 personnes en juin, offre en extranet (avec un mot de passe) des informations statutaires pour la gestion du personnel territorial, une liaison directe avec les commissions administratives paritaires, des déclarations de vacances d'emploi et de nomination et des informations sur les concours. La fonction publique territoriale compte 1,5 million d'agents dont 900.000 titulaires.
La gazette des communes
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Les 9 élus de l'opposition ont annoncé en fin de matinée leur décision de "suspendre" leur participation aux travaux de la commission Mauroy sur la décentralisation. Dans leur communiqué, ils estiment que la commission " a été tenue à l'écart de la réflexion conduite par le gouvernement sur l'évolution institutionnelle de la Corse" et que le "gouvernement persévère dans la voie de la recentralisation financière". Leur décision sera maintenue tant que le Premier ministre n'aura pas précisé "devant le parlement, sa conception des relations entre l'Etat et les collectivités locales". Ils attendent également une relance de la décentralisation et la préservation de l'autonomie fiscale et financière des collectivités locales.
"Un petit coup politique". C'est ainsi que Pierre Mauroy a qualifié la décision des neuf élus de l'opposition de "suspendre" leur participation à la commission sur l'avenir de la décentralisation qu'il préside. Au cours d'une conférence de presse le 6 septembre, l'ancien Premier ministre a souhaité le retour des partants. Sinon "cela veut dire qu'ils ont déjà ouvert la campagne électorale." Tout en affirmant son attachement à l'autonomie fiscale des collectivités locales, le maire de Lille a jugé, en substance, que la suppression de la vignette, "divine surprise" pour les Français, n'était pas un bon combat pour les élus locaux. Il a indiqué que la commission poursuivait ses travaux et pourrait les achever à la fin du mois. Il a assuré qu'il demeurerait impartial et que le rapport, même rendu par une commission réduite, reprendrait les propositions déjà dégagées dans un esprit de consensus.
06/09/2000
Journal Maire-Info
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Le sondage réalisé par la SOFRES (1) pour le compte de la Commission sur lavenir de la décentralisation semble confirmer que les Français ont une idée précise de ce que doit être ce processus engagé depuis bientôt 20 ans. Ils jugent dabord très positives ses conséquences sur lefficacité du travail des élus (55%), la qualité des services publics (54%) et le développement économique du lieu où ils vivent (51%). Quant à lavenir de la décentralisation, ils souhaitent surtout, à 39%, que lon aille un peu plus loin ,18% dentre eux seulement estimant quil faut lamplifier largement . Pour le président Pierre Mauroy, cest le rythme que (la commission) sest donné. Nous ne proposerons aucun bouleversement, mais seulement un développement. Cette volonté de stabilité se trouve cependant contredite par la vision quont près de 70% des personnes interrogées dune meilleure organisation territoriale de la France : deux groupes de tailles sensiblement identiques se dégagent : lun, à 34 %, pour une organisation où lEtat délègue des pouvoirs importants mais dans un nombre limité de secteurs aux collectivités locales (cas actuel, grosso modo), lautre, à 33%, souhaitant une organisation où lEtat délègue des pouvoirs importants dans de nombreux secteurs aux collectivités locales . De même, quand on les interroge sur lidentité des décideurs, les collectivités locales doivent, pour 72% des sondés, être directement responsables du montant des impôts locaux, pour 62% de lentretien des routes, pour 64% de limplantation ou de la fermeture des hôpitaux. En revanche, lEtat doit, selon eux, décider des mesures de prévention en matière de santé (79%), des normes à respecter en matière de sécurité alimentaire (76%) ou encore du contenu des enseignements à lécole (64%). Autre enseignement du sondage dont se prévaudra la commission Mauroy : 53% des sondés estiment que chaque niveau de collectivité locale doit prélever et gérer son propre impôt. Cependant, 35% ne seraient pas choqués si lEtat le prélevait lui-même et le redistribuait aux collectivités. Par ailleurs, les sondés souhaitent conserver le nombre actuel de niveaux de collectivités : 67 % estiment quil sagit dune bonne chose car cela permet de gérer les dossiers au plus près des citoyens et de manière satisfaisante De même, 60% jugent que le découpage régional actuel est le meilleur pour la gestion et lorganisation du pays. Quant à lintercommunalité, dont les Français semblent avoir compris les enjeux, une majorité dentre eux (54%) souhaitent que les présidents et les conseils soient élus au suffrage universel , un peu moins dun tiers (32%) estimant quils doivent être désignés par les conseils municipaux des communes regroupées.
(1) Sondage réalisé du 25 au 27 juillet 2000 pour la commission auprès d'un échantillon de 1 000 personnes.
7 septembre 2000
2) Internet, informatique, téléphone, etc.
LA LETTRE DE SVM
1er septembre 2000
(c) VNU Business Online France.
http://svm.vnunet.fr
Indiscretions : Un mouchard dans les documents OFFICE.
La Privacy Foundation a publie hier un rapport qui demontre comment on peut incorporer un Web bug, autrement dit un mouchard, dans un document Office comme dans toute application contenant du HTML. Des cookies permettent ensuite de suivre a la trace le document dans toutes ses peregrinations. Inquietant.
Combien de fois avez-vous telecharge des documents Word ou Excel ? Surement suffisamment pour avoir ete victime d'un petit malin qui aurait incorpore un Web bug (que l'on peut traduire par 'mouchard Web') dans le document en question et aurait ainsi scrute votre utilisation de son oeuvre. C'est ce que revele un rapport de la Privacy Foundation. S'il s'agit d'un particulier, passe encore, mais si une societe agissait de la sorte dans un but commercial, alors dans ce cas cela deviendrait beaucoup plus genant. Paranoia ? Pas si sur, car on connait les pratiques de certains sites Web (voir notre retrospective du 31 decembre 1999), et les Web bugs (sous forme de pixels invisibles) sont beaucoup plus repandus qu'on ne le pense sur les sites Internet. Les presentations PowerPoint ne sont pas epargnees, et de nombreuses societes en proposent en telechargement.
Mais qu'est-ce qu'un pixel invisible ? Pour resumer tres simplement, il s'agit d'une ligne de commande en HTML, identique a celle utilisee pour appeler une image sur un serveur. Sauf qu'il n'y a pas d'image sur le serveur, mais un script qui declenche la collecte d'informations. Donc, une fois la connexion etablie avec le serveur - il faut etre connecte a Internet - ce dernier a acces a l'adresse IP de votre ordinateur et a toutes sortes d'informations vous concernant Il peut savoir par quel fournisseur d'acces vous passez et aussi renvoyer un cookie, qui permettra ensuite d'analyser votre utilisation du document. Et c'est la que les choses deviennent dangereuses pour le respect de la vie privee, car en combinant cookies et Web bugs, les possibilites s'etendent. Il n'est pas evident de savoir quels renseignements peuvent etre obtenus de la sorte, cela depend de la configuration de l'ordinateur. Bien souvent, en recoupant les informations avec une base de donnees bien fournie, votre identite peut etre retrouvee. Ensuite vos habitudes sur un site peuvent etre etudiees, vos visites comptabilisees et vos heures de passage de meme. Bref, votre profil peut etre etabli pour une utilisation commerciale.
L'existence des Web bugs est connue depuis quelques mois. Pourtant, jamais personne n'avait mentionne la possibilite de les employer avec des applications bureautiques. Une fois de plus resurgit le dilemme des alertes de securite : en revelant une faille, on la met a la disposition des pirates. Et dans le cas present, cela risque de donner des idees aux equipes de marketing friandes de ces techniques. Les newsletters sont en effet connues pour heberger ces Web bugs (rassurez-vous, celle de VNUnet en est depourvue) et ce n'est pas un hasard si elles fleurissent sur les sites des societes. La question qui se pose alors est de savoir si Microsoft, puisque l'on cite ses produits Office, etait au courant. A priori, les autres editeurs de suites bureautiques ne sont pas a l'abri de l'emploi des Web bugs dans leurs applications. Difficile d'y apporter une reponse quand aucun responsable Office n'est joignable. Gageons que les reactions officielles ne sauraient tarder. D'ailleurs, la Cnil (Commission nationale informatique et libertes) nous a indique suivre le dossier de pres, elle realise actuellement des investigations techniques et devrait soumettre de nouvelles propositions d'orientation d'ici une quinzaine de jours. Un vide juridique existe sur la question, mais la loi dit que l'internaute doit etre informe de toute collecte de donnees le concernant, et est en mesure de s'y opposer. En attendant, il semble difficile de se premunir des pixels invisibles.
Frederic Vladyslav
Pour en savoir plus :
- Le rapport de la Privacy Foundation : http://www.privacyfoundation.org/advisories/advWordBugs.html
- L'explication sur les Web bugs de la Privacy Foundation : http://www.privacyfoundation.org/education/webbug.html
- 'Vos traces' sur le site de la Cnil : http://www.cnil.fr/traces/index.htm
- Epic, ressources sur la protection de la vie privee : http://www.epic.org
- Les recommandations du Conseil de l'Europe sur la protection de la vie privee : http://www.coe.fr/cm/ta/rec/1999/f99r5.htm
NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
http://www.zdnet.fr
Edition du 02 septembre 2000
Un nouveau vrai-faux virus-ver pour mobiles.
Une fois n'est pas coutume, un éditeur de logiciels d'antivirus alerte ses utilisateurs sur la non-existence du « premier virus sans fil pour téléphones mobiles », annoncé par les agences de presse dès le 30 août et qui toucherait certains téléphones Nokia.
A very smart message ?
Au début de la semaine, les révélations d'une société norvégienne, Web2wap (http://www.web2wap.no), va mettre le feu aux poudres. Elle indique avoir découvert une petite faille qui permettrait de désactiver à distance les touches du téléphone cible. Pour cela, il s'agit d'envoyer à la victime un message texte de type SMS, appelé Smart Message, qui envoie des symboles graphiques ou des échantillons de sonnerie à son destinataire. Seule parade, affirme Web2wap - ce que Nokia confirmera - : enlever la batterie et remettre le téléphone sous tension. Certains ont pourtant interprété cette faille comme un méchant virus surfant sur la vague de l'hystérie virale qui n'épargne rien, même les téléphones GSM (lire notre actualité du 08/06/2000 : http://www.zdnet.fr/actu/tech/a0014579.html). Un vrai-faux virus-ver s'invite dans les mobiles GSM. Citation de l'agence Reuters, bureau d'Oslo, extraite d'une dépêche traduite en français et datée du 30 août : « Cette déclaration confirmerait le fait que les téléphones portables, au même titre que les ordinateurs, sont exposés à la menace de virus. » Manque de chance, entre la découverte des Norvégiens et un virus, il y a un gouffre, et pas seulement sémantique. L'éditeur de solutions antivirus Kaspersky Lab a publié le lendemain un communiqué qui dément ce raccourci : « Cette faille de sécurité ne constitue en rien une réelle menace virale. Il est reconnu que le principal signe distinctif d'un virus est sa capacité à s'auto-répliquer, c'est-à-dire à aller infecter d'autres objets. Les modèles de téléphones Nokia mentionnés n'ont tout simplement pas les capacités matérielles et logicielles pour autoriser à un programme malicieux de s'infiltrer dans le système d'exploitation du téléphone. »
Attendons les combinés GPRS ou UMTS.
Pour simplifier, disons qu'un téléphone mobile n'est qu'un écran, un moniteur inerte qui se contente d'afficher de l'information. Même les fameux combinés à la norme Wap, pouvant recevoir des données traduites à partir de sites internet, ne peuvent pas et n'ont pas été conçus pour exécuter le moindre programme, virus ou autre. Attendons de voir les combinés GPRS ou UMTS, qui seront plus intelligents, pour commencer à craindre les premiers virus du monde sans fil.
Par Jerome Thorel
En savoir plus
- Les Palm menacés par leur premier virus : http://www.zdnet.fr/actu/tech/a0015773.html (actualité du 30/08/2000)
- La Section Mobile de ZDNet : http://www.zdnet.fr/mobile/
@RT Flash Lettre #110 du 2 au 8 Septembre 2000
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Trégouët.
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Dix millions d'emplois liés à l'internet en 2002.
La Net économie emploiera plus de dix millions de personnes d'ici 2002 aux Etats-Unis et en Europe (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne et Irlande), selon une étude du cabinet américain Andersen Consulting. Les Etats-Unis restent les plus avancés dans ce secteur --en termes d'emploi et de chiffre d'affaires-- mais l'écart se réduit de plus en plus avec l'Europe, poursuit l'étude. En 1998, le secteur employait quatre fois plus de personnes aux Etats-Unis (2,1 millions) que dans les six pays européens étudiés (517.000). Ce ratio devrait être ramené à moins de deux à un d'ici 2002, ajoute Andersen Consulting. De la même manière, l'internet devrait représenter un chiffre d'affaires de 597 milliards de dollars dans les six pays européens d'ici 2002, soit la moitié de celui des Etats-Unis (1.230 milliards). L'an dernier, il a généré 132 milliards de dollars en Europe, soit un quart du total américain (507 milliards). En 2002, l'internet aura créé 5,8 millions d'emplois directs --sociétés internet pures, fournisseurs d'accès, portails, consultants web-- aux Etats-Unis et trois millions parmi les six pays européens. S'y ajouteront quelque 1,2 millions d'emplois liés à l'internet dans d'autres industries. "L'internet crée plus d'emplois qu'il n'en détruit, y compris dans les sociétés traditionnelles", a souligné un associé de Andersen Consulting, Steve Freeman, en présentant l'étude dans un communiqué. L'enquête repose sur une analyse de statistiques officielles, des études de compagnies et des interviews avec 160 responsables d'entreprises, représentants gouvernementaux et experts du secteur.
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Les puces quantiques sortent des laboratoires.
Processeur et mémoire: 5 bits. Cadence de fonctionnement: 215 Hz. Des caractéristiques qui pourraient sembler ridicules alors que n'importe quel micro en vente dans les grandes surfaces affiche ses dizaines de millions de bits de mémoire, capables de basculer des centaines de millions de fois par seconde. Pourtant, les chercheurs d'IBM ont fait le déplacement, cette semaine à Stanford, pour venir parler au congrès annuel HotChips, où les industriels ont pris l'habitude de présenter leurs derniers produits. La machine imaginée par le laboratoire Almaden du constructeur, associé aux universités de Stanford (Californie) et de Calgary (Canada), n'est pas d'un genre ordinaire. Elle ne contient ni silicium, ni circuits intégrés, ni câbles électriques. Le composant se présenterait plutôt sous la forme d'une éprouvette renfermant un liquide pourvu d'atomes de fluor emprisonnés dans des molécules qu'un arsenal imposant d'instruments scrute et manipule à l'échelle de l'atome. Le prototype est l'une des rares «puces» quantiques capables d'effectuer de réels traitements mathématiques sur des nombres. De l'avis de ses concepteurs, il serait le plus puissant du genre. Il sera détaillé dans un article soumis à la Physical Review Letters. Compte tenu de sa capacité, le prototype s'attaque à une échelle de problèmes largement à la portée des ordinateurs de bureau: sachant que quatre pièces sont reliées entre elles, quel est le nombre minimum d'étapes nécessaires pour passer d'une pièce donnée à une autre? Contrairement aux puces électroniques qui requièrent deux étapes, la puce quantique s'en tire en une seule opération. Un écart qui se creusera de manière exponentielle au fur et à mesure qu'augmentera la complexité du problème. Le secret de cette efficacité réside dans les étonnantes propriétés de la matière à l'échelle atomique. Pour peu que l'on parvienne à entretenir le fragile équilibre d'atomes en les isolant de leur environnement, ils affichent des propriétés qui dépassent l'entendement. Ainsi, le qbit, équivalent quantique du bit d'information élémentaire manipulé par la logique binaire des ordinateurs, peut stocker plusieurs valeurs simultanément. Là où un bit peut manipuler un 0 ou un 1, le qbit peut également stocker les valeurs 0 et 1 à la fois. Contrôlées à l'aide de champs magnétiques, les interactions entre les atomes ou les particules qui portent ces qbits font le reste: quand une puce électronique estampillée «8 bits» peut traiter un seul nombre codé sur 8 bits (compris entre 0 et 255) à la fois, un ensemble de 8 qbits peut opérer d'un coup sur 256 nombres! Pas question pour autant d'imaginer de futurs iMac ou PC utilisant des éprouvettes pour jouer ou taper son courrier. Comme le précisent les chercheurs d'IBM, si elle doit réellement voir le jour, la puce quantique sera réservée à l'informatique lourde, qui effectue les mêmes calculs sur des milliards d'informations, trie ou cherche des données dans de gigantesques bases. Autant de traitements pour lesquels les ordinateurs sont peu efficaces. Une seule puce quantique dotée de seulement 100 qbits pourrait traiter 2100 nombres à la fois.
Libération : http://www.liberation.com/quotidien/semaine/20000819samr.html
@RT Flash Lettre #110 du 2 au 8 Septembre 2000
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L'irrésistible ascension des logiciels libres bouleverse l'informatique.
Linux poursuit son inexorable montée en puissance. Le système d´exploitation gratuit et ouvert a gagné de haute lutte ses galons dans le domaine des serveurs (dont il détient un quart des parts de marché) en offrant une alternative au mastodonte Windows, le système d´exploitation de Microsoft. Seulement , pour séduire le grand public et une partie des entreprises, Linux manque encore d´applications écrites et d´une interface utilisateur unifiée. C´est, selon le New York Times, pour pallier ces lacunes que plusieurs organisations regroupant des développeurs Linux ont annoncer mardi 15 août à San José (Californie), la création de la " Gnome Foundation ". Cette dernière proposera dès la fin 2000 une interface desktop unique. Une suite de logiciels, concurrente de Microsoft Office, est également annoncée. Cet ensemble, dont le code source serait disponible librement, pourrait notamment être conçu sur la base du StarOffice de Sun, qui suit de très près le projet. La communauté des développeurs Linux peut se prévaloir du soutien de grands noms de l´informatique. Outre le groupe Sun, IBM, Compaq et Hewlett-Packard devraient annoncer leur soutien à l´initiative de la Gnome Foundation : certains de leurs matériels seront équipés du système d´exploitation Gnome Linux. Les créateurs de la Gnome Fondation ont certainement lu avec le plus grand intérêt la dernière étude de Forrester Research qui annonce que d'ici 4 ans le phénomène de l'open source aura entièrement modifié l'industrie du logiciel. Le cabinet d'étude prévoit ainsi que des sociétés comme IBM ou Dell tireront mieux leur épingles du jeu que celles qui miseront sur des systèmes propriétaires, y compris Microsoft et Oracle. Selon l'étude, deux choix pourront alors s'offrir aux acteurs des logiciels, soit ouvrir leur code source, soit baisser considérablement le prix des licences. Sur les 2 500 sociétés américaines interviewées pour les besoins de l'enquête, 56 % d'entre elles emploient déjà un système ouvert et 6 % ont déclaré vouloir l'installer dans les deux ans à venir. L'étude se conclut en qualifiant de marginaux ceux qui n'emploieront pas à l'avenir de systèmes ouverts. Ces irréductibles seront alors confrontés à un manque de programmeurs.
(synthèse des articles par @RTFlash)
- Gnome Project : http://www.gnome.org
- Vunet : http://www.vnunet.fr
- New York Times : http://www.nytimes.com/cnet/CNET_0_4_2530760_00.html
L'ATELIER, cellule de veille technologique de
Paribas.
http://www.atelier.fr
Les cyber-foyers progressent en France.
Selon une étude GfK, le taux déquipement des foyers français en micro-ordinateurs devrait passer de 26 % fin 1999 à près de 30 % fin 2000. GfK constate que la croissance en volume modérée du début dannée sest accompagnée dune stabilité du prix moyen du marché. Au premier semestre 2000, les ventes en nombre dunités (1,68 millions) ont progressé de 7,9 %. Le chiffre daffaires a progressé, pour sa part, de 7,5 % (15,9 millions de F). Les ventes des circuits de distribution spécialisés (chaînes, VAR, spécialistes micro, VPC pro, spécialistes bureautiques) ont légèrement diminué en valeur (- 2 %) avec une croissance zéro des volumes. En revanche, les circuits de distribution grand public (grands multi spécialistes, hypermarchés, grands magasins, VPC grand public, traditionnels brun/blanc, spécialistes photo) ont progressé de 28 % en volume et de 47 % en chiffre daffaires, grâce à un prix moyen en forte augmentation (+ 14 %). 1 PC sur 3 est vendu aujourdhui dans la distribution grand public. Selon létude de GfK, 2 PC vendus sur 3 au premier semestre 2000 sont équipés dun processeur cadencé au minimum à) 500 Mhz, alors que ces produits étaient quasi inexistants au premier semestre 1999. Avec les familles Pentium 3 et Celeron représentant plus des ¾ des ventes, Intel renforce sa position de leader. Toutefois, la disparition de Cyrix a permis à AMD et aux Power PC de progresser sur le marché. Concernant la mémoire vive (RAM), le standard reste toujours à 64 Mo, comme au premier semestre 1999. Néanmoins, 128 Mo sannonce comme la future référence du marché (1 vente sur 5 en juin 2000). 80 % des PC sont équipés de disques dau moins 6 Go. Les disques de 10 à 13 Go représentent la catégorie la plus vendue. Cette année, les promotions daoût démarrent à 5 490 F (contre 3 990 F en août 1999 et août 1998). Il ny a plus de «~prix rentrée~» spécifique. Les distributeurs préfèrent proposer un choix de configurations adaptées aux différents segments de clientèle. Ils proposent ainsi des PC à 5 990 F, 6 990 F, 7 990 F, voire plus dans certains cas. Toujours selon GfK, les mois daoût et septembre demeurent des pics saisonniers de vente (près d1 PC vendu sur 5 en grand public en 1999). La quantité et la qualité de léquipement en standard du micro-ordinateur recherchées par le consommateur justifient aujourdhui le niveau actuel du prix moyen~: le modem est ainsi devenu un équipement standard, 45 % des PC sont équipés de lecteur DVD-Rom, le graveur de CD-Rom fait son apparition (6 % des ventes), le moniteur 17 pouces est généralisé. De plus, afin de mieux satisfaire les besoins de la clientèle, les grandes enseignes de la distribution sont de plus en plus nombreuses à proposer des PC «~à la carte~». Depuis plusieurs mois, on saperçoit aussi que les webcams connaissent un vif succès de la part des internautes. Selon GfK, 250 000 unités devraient être vendus en 2000. Le prix moyen des périphériques traditionnelles continue parallèlement de baisser~: - 16 % pour les imprimantes, - 8 % pour les scanners, - 12 % pour les graveurs, - 13 % pour les manettes de jeux. Les moniteurs 17 pouces avec une baisse du prix moyen de 18 % génèrent près des 2/3 du chiffre daffaires des moniteurs dans les circuits grand public. Afin de séduire le consommateur, les fabricants font de gros efforts sur le design des produits~: couleurs attrayantes, écrans plats, développement de la technologie sans fil. Le marché des consommables est également en plein essor. Entre février et mai 2000, les consommateurs ont dépensé en moyenne chacun 970 F en encres et papiers et 1 095 F en moyenne pour acquérir une imprimante.
(Christine Weissrock Atelier BNP Paribas 04/09/2000)
Les Chroniques de Cybérie
Le 5 septembre 2000
© Les Éditions Cybérie inc.
http://cyberie.webdo.ch
« Mon délit est celui de la curiosité ».
Il ne se passe pas une semaine sans que l'actualité du réseau ne soit ponctuée par l'annonce d'un nouvel exploit de «hacking». De la substitution, parfois humoristique, d'une page d'accueil d'un site Web au cyber braquage d'une banque en ligne, en passant par les seringues paralysantes des attaques du type «synflood» de Mafia Boy, le phénomène du hacking est une des réalités permanentes de l'univers réseau.
Au delà (certains diraient derrière) les manifestations visibles de ces exploits, qui oscillent entre contestation et banditisme, il y a les hackers et hacktivistes, méconnus, stéréotypés dans l'imaginaire collectif. Il y a aussi des vedettes comme Kevin Mitnick, le mythique «Condor», il y a des sites Web de référence comme 2600 et le Hacker News Network, des netmags comme Zataz et même des congrès annuels comme le très couru DefCon qui se tient à Las Vegas.
Si le hacking a inspiré bon nombre d'ouvrages dans le monde anglo-saxon de l'édition, il y avait jusqu'à présent peu ou pas de livres en français sur le sujet. Vient de paraître, aux éditions du Seuil dans la collection Contre-Enquête, «Pirates et Flics du Net» de David Dufresne et Florent Latrive. Les habitués du journal Libération auront reconnu les noms des deux journalistes qui y travaillent, et les habitués du Web alternatif celui de David Dufresne, Davduf pour les intimes, l'ex-Rafaleur qui marquait il y a quelques mois un retour sur le Web.
Comme son titre l'indique, l'ouvrage porte un regard double sur le phénomène, soit sur les hackers/pirates, puis sur ceux dont c'est le travail de les poursuivre.
Tiré de l'introduction de «Pirates et Flics du Net», quelques mots qui décrivent bien l'esprit qui anime le milieu : «Fini le temps de la bidouille maison, quand ils n'étaient qu'un cercle restreint. Cette fois, la pagaille règne. Tous, ou presque, ont fait leur le texte de l'un d'entre eux, le dénommé Mentor: "Mon délit est celui de la curiosité. Mon délit est de vous surpasser, quelque chose que vous ne me pardonnerez jamais. Je suis un hacker, et ceci est mon manifeste." [...] Individus sans haine et sans crainte, les hackers sont désormais plus nombreux, chaque jour. Seuls contre une machine, seuls contre une armada d'ingénieurs, ils se prennent pour des guérilleros technologiques, et se disent unis dans l'adversité.»
Nous avons demandé à David Dufresne de nous livrer un aperçu du livre : «Il s'articule en fait sur deux grands axes : les pirates et l'appareil police-justice, le tout démarrant à chaque chapitre par des portraits. Pour l'aspect police- justice, c'est surtout une perspective française, sauf quelques "révélations" sur l'impuissance de la DST de faire des enquêtes sur des pirates brésiliens, américains ou scandinaves. Côté hackers, nous retraçons à grands traits l'histoire du mouvement. C'est donc plus "planéterre".»
Au terme de cette «contre-enquête» sur le hacking, une ou plusieurs conclusions? «La confusion règne. La dépolitisation a gagné le monde du hack. Les États jouent un jeu dangereux. La mise en réseau du monde est source de bien des tracas à venir. Mais, surtout, que tout cela est très confus. Trop de double jeu. Trop de zones d'ombre. Trop d'intox.»
Le hacking sera-t-il une des réalités permanentes du réseau, ou bien les cybermarchands réclameront-ils davantage de protection de la part des autorités? De répondre Dufresne, «Le problème c'est que les cyberflics ont besoin des hackers, ou du moins de leur science. Rares sont les hackers qui se sentent "criminels", délinquants dirions nous ici de ce côté de l'Atlantique. Là encore le jeu est trouble. Sûr, les marchands vont réclamer plus de sécurité, et donc plus de flics. Mais je crains, pour eux, qu'il est un peu tard : ils ont ouvert des banques, et des magasins de luxe, que l'ont peut braquer depuis l'autre bout de la planète.»
À lire, donc, nouveau regard sur le phénomène du hacking, «Pirates et Flics du Net» de Dufresne et Latrive, disponible en librairie ou sur le tout nouveau AmazonFrance.
- Kevin Mitnick : http://www.kevinmitnick.com
- 2600 : http://www.2600.com
- Hacker News Network : http://www.hackernews.com
- Zataz : http://www.zataz.com
- DefCon : http://www.defcon.org
- Davduf.Net : http://www.davduf.net
- Amazon France : http://www.amazon.fr
L'ATELIER, cellule de veille technologique de
Paribas.
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Easynet et Sopra signent un partenariat.
Easynet, premier opérateur de services Internet en Europe, et Sopra, lune des premières sociétés de services et dingénierie informatique européennes, viennent de signer un partenariat afin doffrir aux entreprises des solutions complètes de plates-formes Internet (portail daffaires, places de marchés virtuelles ). Les solutions proposées sur mesure couvrent lensemble des besoins de développement, dintégration et dhébergement. Easynet apporte ses produits dhébergement, en tant que HSP (Hosting Services Provider) et ses produits de connexion, en tant que fournisseur daccès Internet et opérateur télécoms. Pour sa part, Sopra couvre lensemble du cycle de vie des applications e-business depuis le conseil, lanalyse des besoins, en passant par la conception, les développements jusquà la maintenance logicielle.
(Christine Weissrock Atelier BNP Paribas 05/09/2000)
NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
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Edition du 05 septembre 2000
Microsoft n'a pas l'exclusivité des Web Bugs.
Microsoft n'est pas le seul éditeur de logiciels à être touché par le phénomène des Web Bugs, qui permettent de piéger un document pour en savoir plus sur l'utilisateur.
Toutes les applications fonctionnant sur le même principe sont concernées : que ce soit Lotus avec SmartSuite, Corel avec WordPerfect, ou encore Sun avec Star Office. Plus généralement, tous les outils internet permettant d'intégrer des adresses URL dans un document peuvent être affectés. « La notion de mouchard ou de bug dans Microsoft Word est pour le moins exagérée ! ( ) Tout logiciel permettant d'intégrer un lien URL (et donc la plupart des logiciels commercialisés ces dernières années, quels que soient l'éditeur et le système d'exploitation) est concerné par ce phénomène, a tenu à préciser par e-mail Pascal Brier, directeur du marketing produits de Microsoft France (http://www.microsoft.fr). Nous avons donné la possibilité d'inclure des liens URL dans les documents Microsoft Office pour faciliter la vie de nos utilisateurs qui intègrent internet dans leurs modes de travail. C'est une fonction qui pourrait effectivement, dans certains cas limités, être employée de façon détournée. Comme un grand nombre de fonctions internet ! »
Les fonctions ou la sécurité, il faut choisir.
Reste que, pour Paul-André Pays, directeur scientifique du développement chez Edelweb (http://www.edelweb.fr), une société française spécialisée dans l'expertise et la sécurité réseau, le numéro un des logiciels ne l'est pas en matière de sécurité. « Le problème des Web Bugs n'est pas spécifique à Microsoft. Cependant, ses logiciels sont par défaut conçus pour offrir un maximum de fonctions et d'ouverture vers les autres logiciels, et la sécurité peut en pâtir. De plus, parce que Microsoft est aussi propriétaire du système d'exploitation [Windows] et du principal navigateur utilisé sur PC [Explorer], il joue la carte de l'intégration entre ses différents produits, offrant ainsi des fonctions et une ergonomie que d'autres n'ont pas. Revers de la médaille, le niveau de sécurité est d'autant plus faible. »
Exemple le plus frais de cette intégration maximale : son navigateur tout-en-un MSN Explorer (lire notre actualité du jour : http://www.zdnet.fr/actu/mate/a0015829.html).
Par Christophe Guillemin
En savoir plus
- Logiciels Microsoft : un mouchard dans les fichiers : http://www.zdnet.fr/actu/tech/a0015811.html (actualité du 1/09/2000)
- Un prochain Windows plus sympathique : http://www.zdnet.fr/actu/logi/a0015791.html (actualité du 31/08/2000)
- Microsoft attaqué par les consommateurs : http://www.zdnet.fr/actu/busi/a0015789.html (actualité du 31/08/2000)
- Le nouvel Office hérite d'Airbags et obéit à la voix : http://www.zdnet.fr/actu/logi/a0015793.html (actualité du 31/08/2000)
- Surfez sans être espionné : http://www.zdnet.fr/prat/guide/inte/a0015368.html (dossier d'août 2000)
- La section sécurité de la Logithèque ZDNet : http://logitheque.zdnet.fr/logi/internet/securite/
La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com
Un nouveau site Internet pour les Pays.
L'Association pour la fondation des pays ouvre le 1er octobre 2000 un site Internet, http://www.pays.asso.fr. Il comprendra à la fois des indications pour les personnes qui souhaiteraient découvrir ce qu'est un pays, mais aussi des informations pour un public plus averti à la recherche de connaissances précises (notamment juridiques) ou des dernières nouveautés sur les pays. Le site, qui a pour objectif la mise en relation des acteurs, comprendra des témoignages d'animateurs de pays, d'élus, d'associations, d'entreprises engagées dans une démarche de pays. L'Association a été fondé en 1997 par quatre pays (Bièvre-Valloire, Beauce Gatînais en Pithiverais, Thiérache de l'Aisne, Val de Lorraine) et quatre entreprises (Crédit Lyonnais, SNCF et KPMG, EDF).
Contact : Association pour la fondation des pays, 5 rue Sextius Michel, 75015 Paris, tél. : 01.45.77.30.81.e-mail : apfp@yahoo.com
06/09/2000
LES NEWS
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sommaire du 6 septembre
Pas de spot télé pour le site Houra.fr : le CSA vient de demander l'arrêt de la diffusion de cette première campagne pour un supermarché en ligne. Les téléspectateurs ont sûrement vu pendant leur week-end une jeune femme se prélassant dans une piscine, avec en arrière-plan l'arrivée d'un colis. Le spot d'Houra.fr, conçu par l'agence Jean & Montmarin, vantait avant tout les mérites de la livraison à domicile. Celui-ci a été diffusée ce week-end par TF1 et Canal Plus, après que le Bureau de vérification de la publicité lui ait accordé un avis "réservé". La première vague de diffusion, prévue sur quatre jours, vient de s'achever, mais selon le Journal du Net, la campagne devait être rediffusée le week-end prochain. Pour justifier sa décision, le CSA s'appuie sur le fameux article du décret de 1992, qui "prohibe la publicité télévisée en faveur du secteur de la distribution, quel que soit l'aspect de leur activité qu'elles souhaitent promouvoir". Cette interdiction intervient alors qu'à l'initiative de l'AACC, association des agences conseil en communication, une campagne de lobbying (presse écrite et télé), baptisée "pourquoi ?", milite en faveur de l'abrogation du décret. Objectif : permettre aux sites des quatre secteur concernés (presse, édition, distribution, cinéma) d'accéder à la pub télé.
Pour plus de détails : http://www.csa.fr/html/commdet.vep?page=CSA433.hei&date=092000
NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
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Edition du 06 septembre 2000
France Télécom se veut N°1 de l'accès public au net.
France Télécom a prévu d'installer plus de 2 500 bornes publiques d'accès à l'internet, dans toute la France, avant la fin de l'année 2000. Utilisables avec les télécartes, ces postes Netanoo permettront de surfer tout à fait anonymement. 500 postes Netanoo (http://www.netanoo.com) sont déjà implantés dans des lieux publics, depuis le mois d'avril. Ainsi, les universités, collectivités locales, galeries commerciales, hôtels, lieux touristiques, et autres bars pourront demander à France Télécom de les équiper d'une borne d'accès à internet ou attendre que l'opérateur le leur propose.
Occuper le terrain.
Car France Télécom entend bien être présent partout avant que les autres ne prennent la place. « Il faut occuper le terrain très rapidement. Ces sites, si on ne les prend pas maintenant, d'autres les prendront », a ainsi affirmé François-René Germain, le directeur du marketing publiphonie et cartes de France Télécom, cité par l'AFP. À titre indicatif, la société Cyberdeck (http://www.cyberdeck.net) a déjà équipé 123 sites (un site a en moyenne de 1 à 3 bornes d'accès gratuit à l'internet) depuis 1999, son objectif étant d'atteindre les 500 à la fin de l'année 2000 , et La Poste (http://www.laposte.fr) a équipé 1 000 de ses bureaux de points d'accès payants. Les bornes Netanoo, équipées d'un iMac (Apple) et munies d'une ligne numéris, permettront aux intéressés d'avoir accès à n'importe quel contenu. Mais un porte-parole de France Télécom précise que des filtres seront mis en place assez rapidement, sans donner davantage de précisions quant à la date. En outre, la page d'accueil sera personnalisable par le gestionnaire du lieu sur lequel la borne sera installée, qui aura le choix parmi 17 bouquets thématiques.
De 80 à 97 centimes la minute.
Grâce à une télécarte, l'internaute pourra surfer pour le prix de 97 centimes la minutes avec une carte de 50 unités, et de 80 centimes la minute avec une carte de 120 unités. France Télécom prévoit la possibilité de payer par carte bancaire, dès 2001. En permettant le paiement par télécarte, France Télécom prend le risque de voir les utilisateurs se connecter pour commettre des actes malveillants en tout anonymat. Toutefois, La Poste et Cyberdeck autorisent également le surf anonyme et disent ne jamais avoir été confrontés à ce type de problèmes. « Nous pouvons retrouver un internaute via l'adresse IP de son fournisseur, explique-t-on à la Brigade de repression du crime informatique, mais les bornes ou les cafés internet permettent de commettre un délit en passant inaperçu. Il faut faire avec. »
Par Marjorie Sylvain
En savoir plus
- La Poste refourgue son cadeau de l'an dernier : http://www.zdnet.fr/actu/inte/a0015750.html (actualité du 29/08/2000)
L'ATELIER, cellule de veille technologique de
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Les internautes français ont surfé en moyenne sur Internet près de 7 h en juillet.
Selon les premiers résultats dune étude réalisée par le service Nielsen/NetRatings auprès de 6 500 personnes de 2 ans et plus, les internautes français ont surfé en moyenne sur Internet 6 h 47 mn et on vu 609 pages en juillet 2000. Ils arrivent à la quatrième place des 14 pays étudiés. Les américains arrivent largement en tête avec une durée de navigation de 9 h 41 mn en moyenne (709 pages vues), suivis de prés par les canadiens (8 h 47 mn 657 pages). Les italiens (10ème place) ont surfé en moyenne 5 h 08 mn (477 pages) juste devant les anglais (11ème place) 4 h 57 mn (387 pages vues) En nombre de sessions, cest-à-dire le temps passé pendant une même navigation, les internautes Français avec 15 sessions en juillet arrivent juste après les Japonais (17 sessions) et juste avant les Néo-Zélandais (14 sessions). Les internautes américains et canadiens arrivent ex-aequo et en tête avec 18 sessions chacun. Avec une durée moyenne de page vue de 40 seconde par internaute, soit légèrement en dessous de la moyenne des 14 pays étudiés, la France se situe à la 8ème place. Arrive en tête la Nouvelle-Zélande avec 59 secondes, devant lAustralie 57 secondes, les Etats-Unis 50 secondes. LItalie et la Norvège arrivent ex-aequo à la 9ème (39 secondes), tandis que le Royaume-Un se situe à la 5ème placei (46 secondes). En juillet 2000, Wanadoo arrive en tête des 10 domaines les plus visités en France avec 1,760 million de visiteurs et un taux de couverture de 52,65 %. Viennent ensuite Voilà.fr (1,384 million), Yahoo.fr (1,213 million), free.fr (1,124 million), multimania.com (977 000), microsoft.com (945 000), yahoo.com (878 000), multimania.fr (866 000), msn.com (780 000) et chez.com (766 000). Wanadoo arrive également en tête du classement des 5 annonceurs les plus vus en juillet depuis le domicile (toutes bannières/boutons confondus), devant Cdiscount, Bananalotto, Boursorama, TopAchat.
(Christine Weissrock Atelier BNP Paribas 07/09/2000)
NEWSLETTER de ZDNet FRANCE
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Edition du 07 septembre 2000
École : Havas tente d'imposer son cartable branché.
La branche Éducation de Havas va tester cet automne, en partenariat avec le ministère de l'Éducation nationale, le cartable électronique. Cinq classes de troisième issues de cinq académies différentes vont tester ce nouveau concept, première expérience du genre entre l'État et un acteur privé du multimédia et de l'édition scolaire. Issu des travaux de la filiale Havas Éducation et Référence (HER : http://www.havas.fr), le cartable électronique, construit par Fujitsu, sera testé par les collégiens après les vacances de la Toussaint. Pour l'instant, seules les académies ont été choisies. Les collèges devraient se situer à Amiens (Somme), Strasbourg (Bas-Rhin), Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), Vivonne (Vienne) et Marseille (Bouches du Rhône).
Un kilo sur le dos pour 15 000 francs l'unité.
Le cartable pèse 1 kg et mesure à peu près la taille d'une feuille de papier au format A4. Il se compose d'un écran tactile avec stylet, d'un modem intégré et d'un disque dur de 5 giga-octets. Les contenus des manuels "Sciences et vie de la terre" de Bordas, "Histoire et géographie" de Nathan et Le Petit Larousse Illustré (des ouvrages édités, évidemment, par Havas) sont préchargés dans la machine. Au total, 150 cartables, dont le prix de fabrication atteint 15 000 francs minimum, seront distribués aux élèves (voir notre enquête : http://www.zdnet.fr/actu/soci/a0015817.html). « Le budget de l'opération n'est pas encore totalement bouclé », insiste-t-on chez Havas. « Il y a un moment qu'on aurait dû le faire, déjà pour permettre de réduire le poids des cartables des élèves », réagit Jean-Bernard Viaud, prof d'espagnol et président de l'association Enseignement public et informatique (EPI : http://www.epi.asso.fr). Pour lui, il s'agit de faire attention à la tentation du gadget pédagogique. « Il ne faut pas tomber dans l'encyclopédisme, qui consiste à se contenter de mettre seulement de la documentation dans la machine. L'objectif [avec l'informatique] n'est pas d'avoir un super prof avec une grosse tête, mais plutôt d'avoir un outil qui va permettre à l'élève d'acquérir lui-même des compétences », nous a-t-il déclaré dans un entretien (lire l'interview complète : http://www.zdnet.fr/actu/soci/a0015890.html).
Par Marjorie Sylvain
Internet Actu 51, jeudi 7 septembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPresse
http://www.internetactu.com
Nom de domaine, pas toujours évident !
Tapez " http://www.pagesjaunes.com " ou " http://www.pagesjaunes.net ", vous ne trouverez aucun lien avec France Télécom ! Et pour cause, le centre d'arbitrage de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), sollicité depuis le 1er juin 2000 par l'opérateur français, a tranché : les deux noms de domaines ne seront pas rétrocédés à France Télécom. Pour l'OMPI, "Pages jaunes" est un descriptif d'un type d'annuaires, utilisé fréquemment dans plusieurs pays francophones. Il n'y a donc pas cybersquattage de la part des propriétaires de "pagesjaunes.net" et "pagesjaunes.com", mais un simple litige commercial. Quant à l'affaire "le-monde.com", l'OMPI a cette fois ci tranché en faveur de la société Le Monde Interactif, branche multimédia de la société. Elle s'était opposée à un particulier français (M. Frémy), qui avait déposé le nom de domaine "le-monde.com" auprès de Network Solutions, en novembre 1999. L'organisation a jugé que le défendeur risquait d'entretenir une confusion entre le nom de domaine "le-monde.com" qu'il détenait, et la marque du journal "Le Monde" dans le domaine de l'édition papier et électronique. Elle va donc restituer la propriété du nom de domaine au Monde.
http://www.lemonde.com
http://www.pagesjaunes.net
http://www.pagesjaunes.com
http://arbiter.wipo.int/domains/decisions/html/d2000-0489.html© InternetActu 7/9/2000
Internet Actu 51, jeudi 7 septembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPresse
http://www.internetactu.com
Les points d'accès public à Internet (Papi), nom donné par la municipalité de Brest au lancement de son opération en 1997, séduisent de plus en plus les entreprises privées ou publiques. Au mois de mars dernier, la RATP répartissait déjà une demi-douzaine de Cyberdecks (gratuits) dans ses stations RER. Cet été, Photomaton annonçait le déploiement d'ordinateurs connectés à Internet, partout où l'on trouve ses cabines photos (à partir du mois d'octobre, tarifs non encore déterminés). A Hourtin, la Poste relançait sa campagne visant à fournir une adresse électronique à chaque usager, utilisable notamment depuis 1.000 de ses bureaux avec la carte Cyberposte qui permet aussi de naviguer sur Internet (50 FF puis 30 FF la recharge pour une heure d'utilisation). Le 4 septembre, France Télécom ne veut pas être en reste et annonce le déploiement de 3.000 "Netanoo" d'ici la fin de l'année, utilisables avec une télécarte (à peu près 0,90 FF la minute) et bientôt avec une carte bancaire pour permettre les applications de commerce électronique.
- Les Papi brestois : http://www.telecomville.org/obs/inf710c.html
- Les Cyberdecks de la RATP : http://www.internetactu.com/archives/iactu24.html#ten7 et http://www.cyberdeck.net
- La Cyberposte : http://www.cyberposte.com/LaPoste/Home.nsf/vWebmasterFrame/Projet2?OpenDocument
- Netanoo : http://www.netanoo.com
© InternetActu 7/9/2000
3) Environnement, santé, etc ...
Ternova actualité (France Télécom)
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Projet d'un parc de loisirs axé sur l'environnment dans la Vienne.
POITIERS, 1er sept (AFP) - Un projet de parc de loisirs axé sur les thèmes de l'eau, la forêt et l'environnement a été voté vendredi par la Communauté de communes du Loudunais (Vienne), à l'initiative du président du Conseil général de la Vienne, René Monory, déjà créateur du Futuroscope. "Les maires du Loudunais viennent de voter le projet à l'unanimité", s'est félicité M. Monory au cours d'une conférence de presse à Loudun. "Le parc sera construit sur le domaine de Beaumont, un terrain de 92 hectares que la Communauté de communes vient d'acquérir près de Monts-sur-Guesnes" (Vienne), a-t-il précisé. Après avoir créé le Futuroscope en 1987, dédié aux nouvelles technologies de l'image et devenu le deuxième parc de loisirs français, avec quelque 22 millions de visites depuis son ouverture, René Monory affirme vouloir maintenant "réconciler l'homme et la nature". "Le projet loudunais se veut le pendant du Futuroscope. Dans les deux cas, il s'agit d'apprendre en se distrayant. D'un côté les nouvelles technologies, de l'autre les thèmes de la forêt, de l'eau et de l'environnement", a-t-il ajouté. L'investissement initial a été chiffré à 325 millions de francs. Selon M. Monory, "la Communauté de communes du Loudunais devrait assurer la maîtrise d'ouvrage du projet et prendre en charge 20 % de l'investissement. Nous espérons obtenir 25 % de l'Europe", a-t-il dit. Le reste (55 %) sera partagé entre le département de la Vienne et de la région Poitou-Charentes.
@RT Flash Lettre #110 du 2 au 8 Septembre 2000
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Piles à combustible automobiles : le plus gros verrou saute.
Mobil et General Motors viennent d'annoncer la réalisation d'un "processeur de carburant", un dispositif de reformage d'essence pour alimenter une pile à combustible embarquée. Depuis quelques années, les déboires des véhicules électriques conventionnels et les hésitations des constructeurs à abandonner un modèle économique à base d'essence et d'interdépendance avec les pétroliers a trouvé une solution (théorique) logique : les piles à combustibles qui font des progrès à pas de géant. Pour que ce nouveau modèle marche, toutefois, il faut trouver le moyen de transformer l'essence conventionnelle en un carburant, généralement de l'hydrogène gazeux, utilisable par la pile. D'où l'importance stratégique de développer un étage de reformage. Mobil et GM, qui travaillent sur le sujet depuis 1998, ne sont pas les premiers à s'être jetés à l'eau. DaimlerChrysler et Delphi Automotive, par exemple, de penchent depuis longtemps sur la question. Mais les petits nouveaux affirment avoir résolu le problème en créant un "processeur" dont le rendement dépasse les 80% et dont la taille, pour la première fois, devient utilisable pratiquement. Si leur réussite se confirme, c'est donc le plus important des verrous techniques pour les voitures à piles à combustible qui vient de sauter. GM, confiant, affirme qu'il aura un véhicule de démonstration dans 18 mois.
Usine nouvelle : http://www.usinenouvelle.com/usn/site/pages/actualit/
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Sida : du nouveau pour empêcher le virus de se répliquer.
Le traitement utilisé actuellement dans les pays industrialisés pour améliorer la santé des malades du sida date de 1996, et repose sur la trithérapie, association de trois médicaments différents. L'un de ces médicaments appartient à la famille des antiprotéases, il s'oppose à l'action de la protéase, l'une des trois enzymes qui, avec la reverse transcriptase et l'intégrase, sont nécessaires à la multiplication du virus dans l'organisme. Outre les effets secondaires importants de ces médicaments, on assiste à des phénomènes de résistance aux antiprotéases dus à des zones de mutation du virus au niveau du site d'action, et responsables de l'échec du traitement chez certains malades. Un nouvel espoir qui nous vient des Etats-Unis, a été présenté dimanche dernier par le professeur Jean Chmielewski de l'université de Purdue, à West Lafayette (Indiana). Cette fois, le principe repose sur le blocage, non pas de l'action de la protéase, mais de sa formation. En effet, pour se former, la protéase a besoin de deux protéines. L'idée de l'équipe américaine était d'intercaler des molécules entre ces deux protéines, les empêchant ainsi de donner naissance à la protéase, sans laquelle le virus ne peut se multiplier. En théorie, c'est un bon moyen pour arrêter la réplication virale. En pratique, cette découverte fait l'objet de tests sur des cellules infectées par le virus du sida, aux Instituts nationaux de la santé américains (NIH).
Csanté : http://www.csante.com
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Pour vivre longtemps, pédalez !
Les personnes qui vont au travail en vélo chaque jour réduisent de moitié les risques de maladies graves ou de mort précoce selon une enquête de l'université de Copenhague, publiée lundi dans le quotidien Politiken (libéral). Cette enquête, parue dans la revue Archives of Internal Medecine, a été réalisée dans les dernières trois décennies auprès 17.500 hommes et 13.500 femmes de 20 à 93 ans suivis à intervalles réguliers pendant 14 ans et demi. Elle a montré que l'activité physique est un très fort garant d'une meilleure santé, et qui ceux qui sont les plus actifs physiquement vivent plus longtemps que les passifs. Selon le Dr. Lars Bo Andersen, l'auteur principal de l'enquête, "ceux qui font de la bicyclette quotidiennement ont clairement moins de problèmes de santé et une plus longue longévité que ceux qui pratiquent d'autres formes d'activités physiques". L'association danoise cycliste estime que plus d'un million de Danois prennent le vélo pour se rendre sur les lieux de travail. Plus on pédale et mieux on se porte", a-t-il affirmé, notant "que même un quart d'heure de vélo par jour est suffisant pour obtenir un effet de santé significatif".
Recherche : http://www.larecherche.fr/afp/actu/000828111211.bxl5qurl.html
La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com
Dégâts des tempêtes : une circulaire précise les modalités des aides de l'Etat.
Les conditions d'attribution des aides de l'Etat au nettoyage et à la reconstitution des forêts sinistrées en décembre 1999 viennent d'être précisées dans une circulaire du 31 août 2000 du ministre de l'Agriculture et de la pêche diffusée ce jour aux préfets de région. Le dispositif s'adresse à tous les propriétaires forestiers (donc à toutes les communes propriétaires de forêts), indépendamment des surfaces qu'ils détiennent, dès lors qu'ils proposeront des projets d'une surface de plus d'un hectare. Le taux de subvention pourra atteindre 80 %. Les aides de l'Etat seront attribuées sur la base de barèmes forfaitaires élaborés au niveau régional. La semaine dernière, le maire de Sainte-Hélène, dans le Médoc girondin, a déclaré ne pas vouloir organiser le référendum du 24 septembre dans sa commune, en signe de protestation contre des aides qu'il juge insuffisantes.
04/09/2000
Journal Maire-Info
http://www.maire-info.com
Le bilan des données 1997-1998 sur la présence de pesticides dans les eaux, réalisé par lInstitut français de lenvironnement (IFEN) confirme une "contamination préoccupante des eaux de surface ainsi que des eaux souterraines", souligne le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'environnement. Le ministère rappelle qu'il a engagé un "programme national de réduction de ces pollutions lancé en concertation avec l'ensemble des partenaires, tant professionnels qu'associatifs." Il ne précise pas si les élus locaux, concernés au premier chef, sont ou non associés à cette concertation Le programme national de réduction des pollutions se décline en mesures nationales et régionales "qui recevront un appui financier des pouvoirs publics à hauteur de 15 millions de francs pour les actions nationales et 68 millions de francs pour les actions régionales."
Sur le plan national, les quatre mesures prises en liaison avec les acteurs de la filière sont les suivantes :
- un programme de récupération des emballages et des produits phytosanitaires non utilisés,
- un renforcement des contrôles de lutilisation des produits phytosanitaires,
- la conduite des études préalables en vue de la mise en place dès janvier 2003 dun dispositif de contrôle obligatoire des pulvérisateurs agricoles,
- le développement des techniques de protection des cultures, alternatives à la lutte chimique.Ces mesures seront accompagnées dune "meilleure information des professionnels et du public". Au plan régional, le programme prévoit dintensifier les travaux des groupes régionaux chargés de la lutte contre la pollution des eaux par les produits phytosanitaires, placés sous lautorité des préfets de région. Ces groupes sont animés par les services régionaux de la protection des végétaux des directions régionales de lagriculture et de la forêt ou les directions régionales de lenvironnement. "Ils rassemblent tous les acteurs concernés". Les mesures soutenues seront centrées sur des bassins versants prioritaires. Celles-ci comprendront, à léchelle de chaque bassin, un "diagnostic des causes de pollution des ressources en eau", suivi dun "plan dactions comprenant de la formation et du conseil", la mise en place et lentretien de "dispositifs enherbés" ainsi que des investissements collectifs limitant les transferts de pesticides vers les eaux. Une "synergie avec les contrats territoriaux dexploitation sera recherchée.
4 septembre 2000
LE PETIT BOUQUET
http://www.le-petit-bouquet.com
Le quotidien électronique de l'actualité française
No 761 - Paris, le mardi 05 septembre 2000.
40 000, soit 6% de la population totale, c'est le nombre effarant de Français, Suisses et Autrichiens qui meurent des suites de maladies dues à la pollution de l'air. Selon une étude réalisée par des médecins et chercheurs de ces trois pays, dirigée par le Pr. Kunzli de l'université de Bâle, et publiée dans la revue internationale The Lance (http://www.thelancet.com/hub/pii=S0140-6736(00)02653-2), la moitié de ces décès auraient pour origine la pollution due au trafic automobile, qui entraîne à elle seule plus de 25 000 nouveaux cas de bronchite chronique chez l'adulte, plus de 290 000 épisodes de bronchite enfantine, plus de 500 000 crises d'asthme et plus de 16 millions de personne-jours d'activité réduite, ce qui coûte 1,7% du PIB des trois pays, plus que les accidents de la route. Fondée sur l'analyse des variations de mortalité et de morbidité en fonction d'une augmentation de 10 µg/m3 de la concentration en particules polluantes dont le diamètre est inférieur à 10 microns (PM10), l'étude conlcut que « bien que les risques individuels sur la santé, liés à la pollution de l'air, soient relativement réduits, les conséquences en santé publique sont considérables et [la pollution automobile reste] une cible clé pour une action de santé publique en Europe ». À bas la bagnole !
LE MONDE mardi 5 septembre 2000
http://tout.lemonde.fr
LES OCCIDENTAUX sont des gens fort heureux : non seulement ils vivent dans un état d'opulence historiquement unique, mais ils ont la chance de pouvoir vivre dans deux mondes à la fois. Dans le monde réel no 1, la combustion du pétrole produit du gaz carbonique capable de provoquer un changement climatique qu'ils jugent très inquiétant. Dans le monde réel no 2, la hausse du prix du pétrole, qui pourrait obliger à en limiter la consommation, leur semble un scandale insupportable. Dans le monde no 1, le naufrage de l' Erika soulève l'indignation des foules et suscite des manifestations. Dans le monde no 2, la vente record d'automobiles en 1999 est saluée comme une performance remarquable. Dans le monde no 1, le premier ministre s'apprête à prononcer un discours soulignant l'engagement de la France dans la lutte contre le changement climatique. Dans le monde no 2, le ministre des finances supprime la vignette auto, encourageant l'usage du premier facteur de l'accroissement de l'effet de serre.
Il n'est pas besoin d'être persan ou martien pour moquer cette dualité. Et pour rappeler que les mondes no 1 et no 2, celui de la bonne conscience écologique et celui du confort à tout prix, sont, malgré tous nos efforts de dissociation mentale, les deux facettes d'un seul et même monde. Dans celui-ci, on ne peut à la fois éviter le changement climatique et maintenir une croissance continue de la consommation d'énergie. Et dans ce monde opprimé par de si gênantes contraintes, la hausse actuelle du prix du pétrole n'est pas le résultat du comportement irresponsable de producteurs en position de monopole, mais l'effet d'une évolution structurelle de l'économie mondiale. On s'étonne que l'idéologie dominante, si furieusement libérale, oublie les données de base du marché, à savoir que, quand un produit se raréfie, il renchérit.
Il convient donc de rappeler quelques faits. D'abord, le prix du pétrole n'est pas très élevé : exprimé non pas en monnaie courante, mais en monnaie constante - c'est-à-dire corrigée de la dépréciation due à l'inflation -, le prix de 30 dollars le baril de pétrole brut est inférieur aux niveaux atteints entre 1974 et 1985, ainsi que l'indique, parmi d'autres, le rapport International Energy Outlook 2000 du département américain de l'énergie (http://www.eia.doe.gov). Ensuite, et surtout, la tendance à la hausse du prix du pétrole s'inscrit dans un contexte de raréfaction progressive des réserves.
Comme l'indique la Statistical Review of World Energy, publiée par BP Amoco en juin dernier (http://www.bpamoco.com), le rapport entre les réserves mondiales prouvées et la production annuelle, après avoir crû continûment entre 1979 et 1989, diminue depuis lors régulièrement (de quarante-quatre ans à quarante et un ans). Les experts pétroliers sont de plus en plus nombreux à penser que l'ère des « grandes découvertes » est achevée. « Parmi les nouveaux gisements trouvés récemment, seuls ceux de la mer Caspienne, ceux en offshore profond du golfe du Mexique, du Brésil et du golfe de Guinée atteignent quelques dizaines de milliards de barils », écrit l'expert Jean-Marie Bourdaire dans une communication à la conférence Energex/ Globex 2000.
Le rythme de découverte de nouvelles réserves ralentit : selon le géologue Colin Campbell, « nous observons un déficit croissant. Les découvertes ont atteint un sommet dans les années 60, avec un surplus [des découvertes sur la production] de 60 milliards de barils. Depuis, nous sommes passés à un déficit de 20 milliards de barils : nous trouvons un baril quand nous en consommons quatre (http://www.oilcrisis.com/camp-bell/commons.htm). » Par ailleurs, les réserves de pétrole sont très majoritairement concentrées au Moyen-Orient, tandis que les réserves de gaz le sont en Russie : laisser s'accroître la dépendance à l'égard de ces deux régions est un moyen très sûr de créer des crises politiques futures.
Devant cette situation, qui n'est pas nouvelle, la logique voudrait que les plus gros consommateurs (Amérique du Nord et Europe ont consommé, en 1999, 52 % du pétrole utilisé dans le monde) limitent leur consommation. Que nenni : nonobstant le risque de plus en plus clair d'épuisement des ressources, indifférents au problème de l'émission dans l'atmosphère du gaz carbonique, les deux compères ont gaillardement accru leur consommation de pétrole de 11 % entre 1990 et 1999.
Le résultat de cette boulimie est assez simple : croissance de 11 % des émissions de gaz carbonique par les Etats-Unis, stabilité, et non décroissance de ces émissions par l'Union européenne, multiplication des marées noires (outre l'Erika dans l'Atlantique, l'année 2000 a vu d'importantes marées noires se produire au large de l'Afrique du Sud - menaçant la colonie d'une espèce endémique de manchots -, et, par quatre fois cette année, au Brésil), tentative d'ouvrir à l'exploitation des zones écologiques sensibles, par exemple en Colombie, au mépris des droits des Indiens U'wa, ou dans une réserve naturelle d'Alaska.
LE MONDE No2 DOIT CHANGER.
Au regard de ces faits assez bien connus, rien ne serait plus dangereux que d'entretenir l'opinion dans l'idée que la hausse du prix du pétrole est néfaste. On peut défendre, tout au contraire, qu'elle peut être souhaitable et prometteuse : en incitant aux économies d'énergie, elle permet de desserrer les contraintes énergétiques de l'avenir, qui sont la raréfaction des énergies conventionnelles et l'accélération de l'effet de serre. De surcroît, des prix relativement élevés du pétrole - et du gaz - ont deux effets positifs : ils facilitent la maturation des énergies renouvelables (solaire, éolien, vagues, etc.)et stimulent l'amélioration de l'efficacité énergétique des équipements existants ; ils allègent la compétition économique imposée au nucléaire, qui augmente les risques d'accidents sur des réacteurs vieillissants : faut-il rappeler que les réacteurs nucléaires sont des machines extrêmement dangereuses ?
Ce n'est pas le chemin pris par les responsables politiques : en supprimant la vignette auto et en détaxant le gazole, ils n'ont pas voulu dire aux automobilistes et aux transporteurs routiers que leur monde - le monde no 2 - devait changer si l'on voulait éviter le pire. A court terme, il s'agit d'éviter l'emballement des prix du pétrole dans une situation conjoncturelle très tendue. « La seule chose qui peut faire baisser les prix, résume Jean Laherrère, un expert indépendant, c'est d'économiser l'énergie. » A moyen terme, il s'agit de s'orienter vers une économie sobre en énergie et en matières premières, faute de quoi le grand totem de la croissance sera un souvenir du passé. Comme les trois petits singes africains, les politiques peuvent vouloir ne rien entendre, les économistes ne rien voir, les écologistes ne rien dire - cela n'empêchera pas la coïncidence des deux mondes du pétrole et de la planète.
(c) Hervé Kempf
Journal Maire-Info
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Réalisant un état des lieux des quelque 27 plans de déplacement urbains (PDU) adoptés ou en cours d'élaboration, le Groupement des autorités responsables des transports (GART) note qu'à peine plus de la moitié des agglomérations françaises a déjà finalisé son PDU. La date limite de la validation effective des PDU était fixée 30 juin 2000. Certes, le phénomène s'est accéléré depuis début mai. Mais, fin juin, seules 7 agglomérations sur 65 avaient approuvé leur PDU : Lyon, Orléans, Rouen, Saint-Étienne, Grenoble et Bordeaux. Il est vrai que la moitié des agglomérations concernées, soit une trentaine d'autres, est en phase de consultation finale ou d'enquête publique. "C'est parce que les collectivités locales ont mis un point d 'honneur à engager une large concertation avec les habitants, que ces PDU ne sont pas tous finalisés. Mieux vaut un PDU en retard qu'un PDU bâclé !", note le GART. Début mai, sept autres PDU en étaient au stade de l'élaboration des projets, treize à la phase des scénarios ; enfin, seuls une dizaine d'autres, au stade de diagnostic, étaient alors manifestement en retard. Stigmatisant ce retard, le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'environnement avait mis en accusation les élus locaux. Selon le GART, « il semble pourtant mal placé pour donner des leçons. Le PDU Ile-de-France - le seul dont l'État a la charge actuellement à l'enquête publique, n'est pas encore approuvé. Quant aux plans régionaux de la qualité de l'air (PRQA) et aux plans de protection delatmosphère(PPA), qui relèvent eux aussi de sa responsabilité, ils sont loin d'être finalisés. Faut-il rappeler que seuls deux PPA ont été adoptés ? Par ailleurs, les décisions tardives de certains préfets portant sur le lancement des enquêtes publiques ont retardé ou bloquent toujours la finalisation de quelques PDU." Toujours selon l'étude du GART, six orientations des PDU définies dans la loi sur l'air ont été globalement respectées, dans leur esprit, mais aussi de façon concrète et chiffrée. Une dizaine de PDU annoncent une réduction de 4 à 8 points de la part modale de la voiture d'ici cinq ou dix ans. La plupart visent une augmentation de la part modale des transports collectifs de 2 à 6 % en dix ans, grâce à un renforcement important de l'offre, une qualité de service améliorée et un développement de l'attractivité des réseaux. Ils mettent également en oeuvre un véritable partage de la voirie, en faveur des piétons et des vélos. Ainsi, les agglomérations qui chiffrent l'augmentation de la part des vélos, visent une part de marché pouvant atteindre 10 % des déplacements, alors que, à l'exception de Strasbourg, aucune ne dépasse les 5 %. Des schémas directeurs spécifiques ont été élaborés et dix PDU sont allés plus loin, en leur allouant des budgets dédiés allant de 4 à 100 millions de francs.
5 septembre 2000
La gazette des communes
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L'opération "En ville, sans ma voiture" mobilise l'Europe.
650 villes européennes, dont 71 françaises participeront à l'édition 2000 de la journée "En ville, sans ma voiture" qui se déroulera le 22 septembre. Cette année, l'accent sera mis sur la sécurité : Dunkerque lancera ce jour-là une opération de sensibilisation à la sécurité routière, tandis que Morlaix mettra en place un espace "bonne conduite". La lutte contre le bruit est aussi un objectif de cetteopération : Lille doit effectuer une étude comparative entre les niveaux sonores de la semaine précédente et ceux de la journée du 22 septembre. Enfin, pour de nombreuses villes françaises qui sont encore en phase d'élaboration de leur PDU (Plan de Déplacements urbains), cette opération fournira l'occasion de tester auprès de la population les mesures envisagées dans le cadre de ce plan. Ce devrait être le cas des villes de Besançon, Tours et Aubervilliers.
Informations complémentaires sur le site européen http://www.22september.org
07/09/2000
4) Culture, musique, théâtre, cinéma, danse, art, etc...
L'Internaute : la newsletter N° 36
Jeudi 31 août 2000
www.linternaute.com
"O' Brother" des frères Cohen sort aujourd'hui avec le grand George en tête d'affiche. Sur le Web, on apprend que "Swooney-Clooney" adore Max (son cochon d'appartement) que son père un présentateur télé sur le retour. La classe, quoi.
Pêcheur mal rasé dans En pleine tempête, prisonnier en cavale dans "O' Brother..", George Clooney aime les personnages à la peine. Dans le film des frères Coen, l'acteur américain incarne Ulysse Everett McGill, un évadé "jovial et beau parleur" selon le dossier de presse, et traîne avec lui, Delmar le simplet et Pete le râleur. Sur le site officiel (http://www.bacfilms.com/obrother/) du film, vous n'apprendrez pas grand chose sur ce film tourné dans le Mississipi profond qui se passe pendant la grande dépression. Les facétieux réalisateurs à succès de Fargo et Barton Fink (Palme d'or à Cannes) se sont librement inspirés de L'Odyssée d'Homère... Dans une interview (http://www.d.umn.edu/%7Ebjohns33/oclooney.html) accordée sur le tournage du film et reprise sur le site perso (http://www.d.umn.edu/%7Ebjohns33/) consacré aux réalisateurs, George Clooney affirme : "L'humour de cette histoire m'a ramené à Raising Arizona [premier film des cinéastes]". Convaincu du talent des deux frères, l'acteur américain a accepté le rôle avant même d'avoir lu le script. George Clooney ne tarit pas d'éloges sur Joel et Ethan : "En plus d'être particulièrement bons à ce qu'ils font, ce sont aussi des gens avec qui il facile de travailler. Ce qui n'arrive pas souvent dans la vie d'un acteur... La plupart des réalisateurs insistent pour faire 15 à 20 prises d'une scène. Mais ces mecs sont si bien préparés, qu'ils tournent juste deux scènes et c'est tout. Du jamais vu". "O' brother" utilise en fond sonore de la musique country style "Blue Grass", un genre que l'acteur originaire du Kentucky affectionne. Le site québécois de George Clooney (http://www.geocities.com/Hollywood/Land/8127/index.html) nous apprend dans sa biographie (http://www.geocities.com/natmoon99/bio.html) que sa tante Rosemary est une chanteuse célèbre alors que son père Nick est un ancien présentateur vedette qui a aujourd'hui une colonne (http://www.cincypost.com/living/todclooney.html) dans le journal "The Cincinnati Post" (http://www.cincypost.com/living/). Le petit George a grandi à l'ombre des studios de cinéma et de télé mais est d'abord attiré par le Base-ball... Ses modèles au cinéma ? Cary Grant à qui on l'a comparé ou Spencer Tracy. Bref, pas vraiment la mode de l'Actor's Studio. On le lui connaît pas d'excentricités mis à part son animal de compagnie, un cochon prénommé Max.
Téléfilms et nanars.
Elu l'homme le plus sexy du monde en 1997 par le magazine People, "Swooney-Clooney" pour la presse, est ce qu'on appelle communément à Hollywood, une star faisant partie de la "A" liste. Les sites perso consacrés à l'acteur se pâment. Clooneyfan.com (http://www.geocities.com/TelevisionCity/4967/) recense toutes les couvertures magazines où apparaît le sex-symbol, The Clooneyfiles (http://www.clooneyfiles.de) suit l'acteur au gré de ses apparitions publiques. Plus original, Casa de Clooney (http://members.aol.com/InScrubs/index.html) est conçu comme les pièces d'un hôpital, juste clin d'oeil à la série Urgences (ER) qui l'a révélé : le comédien y incarne le volage Docteur Ross de 1994 à 1999, date où il quitte la série pour se consacrer au cinéma. Vous trouverez la tête du beau Doug sur le site officiel (http://ertv.warnerbros.com) de la série phare des années 90 dans les rubriques "Moments forts" et "Guide des épisodes". Pour Libération (http://www.liberation.fr), c'est à ce moment que George Clooney impose son jeu d'acteur (http://www.liberation.fr/quotidien/portrait/clooney.html) : "bonne écoute, grande facilité à couler des regards de braise et à esquisser des petits sourires en coin tout en inclinant légèrement la tête ; voix mâle contrastant avec un débit ultra-rapide ; condition physique lui permettant de frimer dans les scènes de basket comme dans les bagarres ; mélange de détermination farouche, de décontraction et d'humour" écrit Anne Boulay. Avant Urgences, George Clooney aura beaucoup "galéré" avant de connaître gloire et fortune. Il passe douze ans à Los Angeles, enchaînant séries médiocres à la télé et nanars au cinéma. "J'ai été au mauvais endroit au mauvais moment pendant si longtemps" confie-t-il à Libération au moment de la sortie de "Batman et Robin". A propos du film, l'acteur confie aujourd'hui au journal Le Monde (http://tout.lemonde.fr) : "Le résultat est épouvantable, je n'osais plus sortir de chez moi". Même jugement pour "Le pacificateur", un film d'aventure produit par Steven Spielberg : "Mauvais choix, film médiocre". Dans cet interview (http://sortir.lemonde.fr/article/0,3118,89422,00.html), l'acteur démontre qu'à 39 ans et pas mal d'heures passées à l'ombre d'Hollywood, il a la tête sur les épaules et regarde avec détachement ses collègues stars se battent pour toucher 20 millions de dollars par film : "J'ai déjà gagné cette somme, elle me rapporte 1 million de dollars d'intérêts par an, et je suis en plus propriétaire de ma maison. Si vous n'arrivez pas à vivre avec 1 million de dollars par an, c'est que vous avez vraiment un problème dans la vie."
[Florence Guernalec, L'Internaute]
La lettre de l'art en ligne d'oraos- newsletter n°
10
Edition du vendredi 1er septembre 2000
http://www.oraos.com
9e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire.
Le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire, jusquau 22 octobre prochain, révèle lexpression dune nouvelle créativité de la part des architectes. Rencontre entre la ville et la campagne.
Fêtant ses neuf ans dexistence et de succès avec plus de 150 000 visiteurs en 1999, le Festival international des jardins met à lhonneur cette année les architectes. Jean-Paul Pigeat, bouillonnant directeur du conservatoire, confirme: «Pour lan 2000, symboliquement nous avons proposé des exercices libres. Résultat, des architectes qui nauraient jamais osé faire un jardin se sont lancés. Chacun sest offert le luxe de rendre le jardin vivant à sa manière et lensemble des jardins a fait lobjet dune recherche architecturale extraordinaire». Avec un lopin de terre de 250 m2 et un budget de 80000FF chacun, Jenny Jones, les architectes Odile Decq, Jean-Luc Bouchard, le groupe italien de Mente la menta et le japonais Shigeru Ban se sont fait remarquer.
Jardins recomposés.
- Jenny Jones, australienne dorigine et scénographe, vit maintenant sur lIle de Wight où elle travaille comme paysagiste. Dans Un jardin ne peut avoir dexistence sans nous, elle propose aux visiteurs de prendre place autour dune longue table de verre percée de trous, pour un festin végétal célébrant la main de lhomme. Dans sa panoplie de plats et de petites oasis, elle offre une nature odoriférante à voir, à goûter, à sentir.
- Odile Decq, architecte parisienne consacrée, considère avec Memories, Highlands Light, le jardin comme un paysage. Impressionnée par la lumière des tourbières dEcosse, elle a «voulu reconstruire cet infini, la lumière qui filtre les brumes, un paysage gigantesque où lande et ciel se mélangent. Cest un assemblage de matières et de textures, cest un lieu plus quun simple espace dans lequel le corps saisit la matière de lair, de la lumière et du vent».
- Poules et lapins du lyonnais Jean-Luc Bouchard, qui se veut «larchitecte du petit», interprète sur un jardin fleuri de rouge, le théâtre de la basse-cour. Dans chaque poule, dit-il, il faut voir le condensé universel dun monde. Son poulailler organise ainsi le face à face entre le public et une vingtaine de poules en liberté.
- Mente la menta, groupe darchitectes romains, exprime leur vision du futur entre méfiance et optimisme. Grillage et laine de fer évoquent un monde inquiet entouré du parfum chargé despoir de la menthe aquatique.
- Le jardin en carton de Shigeru Ban est une arche de 11 mètres de haut réalisée en tubes de cartons et joints dacier, structure préfigurant le futur musée pour le Canal de Bourgogne que larchitecte livrera très prochainement.De moins en moins verts, les jardins darchitectes sont spectaculaires. Attisant la curiosité en tant quexercices de style, ils peuvent décevoir qui cherche des «idées à piquer», des astuces techniques ou jardinières. Si le paysagiste intervient de manière multiple, il apparaît nécessaire aux autres créateurs de devenir rapidement jardiniers pour ne pas oublier que la nature est dabord végétale.
Sophie Roulet, designer et architecte
Infos pratiques : Château de Chaumont - rue du Village Neuf - Chaumont-sur-Loire (02 54 51 26 26)
De 9h à la tombée de la nuit48FF. Tarif réduit: 40FF. De 8 à 12 ans: 20FF
L'ATELIER, cellule de veille technologique de
Paribas.
http://www.atelier.fr
E-book : Amazon.com et Microsoft sallient.
Lors du Salon Seybold 2000 clos vendredi dernier, Amazon.com a annoncé une alliance avec Microsoft pour promouvoir le livre électronique. Amazon.com a ainsi annoncé son intention douvrir un site proposant à ses clients de télécharger le contenu de livres numérisés sur un terminal PC ou autre. La date de lancement de ce nouveau site et le nombre de livres proposés ne sont pas encore connus. Les cyberlecteurs pourront accéder à ces ouvrages en ligne via la technologie Microsoft Reader, permettant daméliorer sensiblement le confort de la lecture à lécran. Toutefois, cette technologie ne sera pas la seule disponible selon Amazon.com. Selon la société détudes IDC, le marché du livre électronique devrait représenter 500 millions de dollars en 2004, soit environ 5 % du marché total.
(Christine Weissrock Atelier BNP Paribas 04/09/2000)
TRANSFERT INFOS N°146, 1er Septembre 2000
http://www.transfert.net
Photo : les droits d'auteurs menacés par le numérique ?
Trois grands groupes rachètent peu à peu les agences photos et leurs fonds d'images. Objectif : numériser les photos et les vendre via Internet. La notion de droits d'auteur s'en trouve fragilisée.
Ça va encore chauffer au festival de photojournalisme Visa pour lImage, dont la 12e édition se tient à Perpignan du 2 au 17 septembre. Cette manifestation qui attire toute la profession (agences photographiques de presse, journaux, photographes) témoigne depuis plusieurs années du malaise engendré par le rachat des fonds dimages par une poignée de grands groupes. En 1999, la présence de Steve Davis, patron de Corbis, au moment du rachat de lagence Sygma, avait provoqué quelques remous parmi les photographes les plus opposés à la numérisation à tout va.
Le portail d'Hachette.
Cette année, cest le groupe Hachette qui devrait être au centre des discussions. Déjà propriétaire de lagence Gamma depuis quelques mois, Hachette Filipacchi Médias serait en négociation avec Rapho, Keystone et Katz. Surtout, le groupe a annoncé en juin dernier la création dun portail de vente en ligne baptisé Hafimage, qui regroupera les photos dagence et les productions des titres du groupe. "Nous ne savons pas encore ce que sera ce portail, et beaucoup de choses restent à définir, déclare Mark Grosset, directeur de lagence Rapho. Il est évident que lentrée dHachette dans notre capital va nous permettre des investissements que nous ne pouvions pas faire auparavant du fait de notre déficit. Par contre, nous nous donnons le temps de la réflexion quant aux nouveaux contrats quil nous faudra proposer aux photographes, car joffre à Hachette un fond unique, et je ne souhaite pas quil soit diffusé nimporte comment."
Les droits d'auteur attaqués.
Le passage à lère numérique et à la diffusion via Internet nécessite en effet la redéfinition des contrats passés avec les photographes. Ce passage ne se fait pas sans douleur. Les groupes Prisma-Presse et Marie-Claire, par exemple, ont récemment proposé à leurs collaborateurs des contrats particulièrement "alléchants" : les auteurs perdent tous leurs droits en cas dexploitations sur des supports multimédias et endossent lentière responsabilité en cas de litige lié au droit à limage. Vive réaction des photographes qui, pour dénoncer ce type de contrat, se sont regroupés avec des Allemands au sein du collectif freelens. D'autant que si le droit dauteur est encore une valeur relativement respectée et protégée par des lois en France, on peut sinterroger sur lapplication de ses principes outre-Atlantique.
L'ombre de Bill Gates.
La course frénétique à la concentration est en effet planétaire. En lespace de trois ans, les plus grands fonds dimages du monde se sont vus rachetés par les leaders de la vente en ligne dans ce domaine. Deux sont américains : Corbis, créé en 1989 par Bill Gates et Getty, fondé en 1994 par un groupe fortuné du pétrole reconverti dans le contenu graphique. Hachette est le troisième larron. Récemment entré dans la danse, ce dernier refuse d'être assimilé aux deux autres, privilégiant la qualité, la photographie dauteurs, et même de jeunes talents. Seule lagence Sipa, dont lhabile fondateur, Göksin Sipahioglu, a déjà repoussé les avances de Corbis et Getty, reste indépendant, malgré les rumeurs de pourparlers avec Havas. Sipa représente 25 millions dimages dont 400 000 numérisées, couvrant tant lactualité que le " people " et lillustration. L'agence est de ce fait lobjet de moult convoitises.
Richard Ignazi
Les trois grands :
- Corbis : créé par Bill Gates en 1989, riche de 65 millions dimages dont 2,1 millions numérisées. Cest le premier portail à avoir passé des contrats avec des galeries ou des musées dont le Louvre, pour la vente de reproduction duvres dart pour un prix moyen de moins de 10$.
- Getty Images : entreprise familiale qui fit fortune dans le pétrole, a fait sa reconversion dans le contenu graphique depuis 1994, annonce 70 millions dimages dont bientôt 2 millions numérisés. Son chiffre daffaires en 99 dépassait le milliard de francs.
- Hafimage : filiale du groupe Hachette Filipacchi Médias compte avec le rachat de Gamma, de lagence Hoa-Qui, MPA, et la production de ses propres titres, cinq millions dimages, dont très peu sont numérisées. Parmi les trois géants, Hachette possède des titres de presse et dédition et pourra fournir en images ses propres supports.Lien(s) de l'article :
- http://www.sipa.com
- http://www.gettyimages.com
- http://www.corbis.com
- http://freelens.france.free.fr
- http://www.rapho.com/rapho.htmA lire aussi :
- Des appareils photos numériques pour tous ! : http://www.transfert.net/fr/gadget/article.cfm?idx_rub=88&idx_art=1561
- Fuji invente le polaroïd numérique : http://www.transfert.net/fr/gadget/article.cfm?idx_rub=88&idx_art=172
- Total Nikon : http://www.transfert.net/fr/techno/article.cfm?idx_rub=89&idx_art=547
- Lappareil photo le plus cyber de la Terre : http://www.transfert.net/fr/gadget/article.cfm?idx_rub=88&idx_art=482
- Images volées : la solution ? : http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=758
- Lappareil photo numérique le plus petit du monde ! : http://www.transfert.net/fr/gadget/article.cfm?idx_rub=88&idx_art=1333
Les Chroniques de Cybérie
Le 5 septembre 2000
© Les Éditions Cybérie inc.
http://cyberie.webdo.ch
La Cour d'appel fédérale américaine du neuvième district judiciaire a annoncé qu'elle commencera à entendre, dans la première semaine d'octobre, l'appel de la société Napster. Cette dernière conteste le jugement prononcé en juillet par la juge Marilyn Hall Patel ordonnant la fermeture du service logiciel/répertoire d'échange de fichiers musicaux. D'ici là, on pourrait aussi voir le dépôt d'autres brefs d'amicus curiae, comme ceux dont nous faisions état la semaine dernière.
Élément connexe au dossier, la société de recherche IDC publie une analyse pertinente du marché potentiel de la musique en ligne dans son bulletin IT Forecaster. Si, l'an dernier, les maisons de disques n'ont tiré qu'un maigre 300 000 $ en droits de téléchargement de fichiers musicaux à partir de leurs sites Web, ce chiffre passerait à 1,2 milliard de dollars en 2004 selon IDC.
Mais l'analyse lève le voile sur la répartition des recettes de vente d'un disque compact, un système qui avantage grandement les maisons de disques. Ces dernières récoltent 39 % du prix d'un disque compact, le détaillant 15 %, le distributeur 15 %, les fabricants 15 %, l'éditeur ou l'auteur 8 % et l'artiste 8 %. IDC estime que la substitution des disques compacts par les fichiers téléchargés profitera grandement aux maisons de disques, mais laissera pour compte les détaillants, fabricants et distributeurs dont les services seront de moins en moins requis. Pour les artistes liés par contrats à de grandes maisons de disques, ils sont peu susceptibles, selon IDC, de retirer une plus grande part des recettes de ventes, à moins qu'ils ne revendiquent avec force une répartition plus équilibrée des revenus.
IDC évoque la présence dans le paysage de Napster et autres systèmes d'échange de fichiers musicaux qui feront de la perception des droits d'auteurs un véritable cauchemar. D'écrire les auteurs de l'analyse, «Les pressions juridiques pourraient bien forcer de tels réseaux à verser des redevances lorsqu'il y a échange de contenu pour éviter de faire face à un harcèlement continu. Mais, même à ce compte, les éditeurs commerciaux perdront de leur emprise, tout comme c'est arrivé aux détaillants avant eux. Dans un marché "participatif", la structure des prix gravitera autour de modèles de micropaiements.» D'ailleurs, la prochaine édition du bulletin IT Forecaster portera justement sur la viabilité des modèles de micropaiements.
Enfin, on sait que la grande presse généraliste s'est emparée du dossier Napster avec des résultats qui laissaient parfois à désirer. Heureusement que les caricaturistes des grands journaux américains sont là pour nous dérider. Daryl Cagle, du netmag Slate, nous propose une compilation de quelques-unes des meilleures caricatures inspirées par l'affaire Napster.
- Napster : http://www.napster.com
- IDC IT Forecaster : Digital Music Gets Down(loaded) : http://www.idc.com/itforecaster/itf20000829.stm
- Slate / Rayl Cagle : Napster, by All of the Top Cartoonists : http://cagle.slate.msn.com/news/napster/main.asp
La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com
D'ici à la fin septembre, Michel Duffour, secrétaire d'Etat au Patrimoine et à la Décentralisation, devrait annoncer la constitution d'un groupe de suivi de la "démarche d'expérimentation concertée", présentée cet été devant le Conseil consultatif des collectivités territoriales pour le développement culturel. René Rizzardo, directeur de l'Observatoire des politiques culturelles (Grenoble), animera les travaux de ce groupe, qui devrait réunir, outre des fonctionnaires de l'Administration centrale, des représentants des DRAC, ainsi que des territoriaux.
05/09/2000
LE PETIT BOUQUET
http://www.le-petit-bouquet.com
Le quotidien électronique de l'actualité française
No 761 - Paris, le mardi 05 septembre 2000.
Cinéma : Sade comme une image.
Vous aviez remarqué ? À la télé, madame Michu peut gagner des millions parce qu'elle sait que Washington est la capitale des États-Unis, elle est toujours madame Michu. Et Depardieu peut s'apprêter à triompher en " misérable ", il est en terrain conquis. Les vrais héros, eux, continuent de hanter les salles obscures car au cinéma, quiconque entre dans le champ s'aventure en terre inconnue.
Prenez une figure sulfureuse de la littérature dont le nom est à peine moins connu que ses fameux dérivés et beaucoup plus que son oeuvre : Sade. En choisissant de représenter le divin marquis, de décrire son emprisonnement, de relater sa quête du plaisir, Benoît Jacquot fait du libertin philosophe un héros des temps modernes. Le cinéaste a le goût du soufre et de la plume. Ami de Duras, adaptateur (décevant) de Mishima, il filme fort bien la chair fraîche, la grâce et les émois adolescents et, mieux encore, la puissance des mots. Il n'hésite pas à montrer l'écrivain à l'oeuvre, taraudé par la passion de lire et l'obsession d'écrire, au moins aussi attaché aux sévices et délices charnels qu'à la liberté que procure le commerce des livres. Il s'amuse à suivre Sade dans le couvent où il est prisonnier des jacobins, montant une pièce de théâtre muette et suggestive, narguant la mort au milieu des charniers de la Terreur. Et ce n'est pas son moindre mérite de jouer avec nos nerfs et nos esprits fragiles, d'éluder la jouissance pour stimuler l'esprit et le plaisir esthétique. Car c'est d'un homme libre, avant tout écrivain, qu'il fait l'apologie, maniant avec brio l'ellipse et l'allusion. D'ailleurs, la scène la plus explicite, dans laquelle le marquis est l'ordonnateur d'une scène d'initiation, est quelque peu balourde.
Pour incarner Sade, il fallait un comédien à l'intelligence animale. La présence opaque et charnelle de Daniel Auteuil, sa densité de jeu lui permettent de jouer tout à la fois l'écrivain et sa légende. Équipé d'un héros séduisant, le film fait de Sade un homme libre, résistant aux dangereux idéalistes de tout crin, les fanatiques de la Terreur et de l'Être Suprême étant mis sur le même plan que les censeurs version Ancien Régime.
Aussi " Sade ", pourfendeur de l'ordre moral, apparaît destiné à notre époque hédoniste et inquiète, qui redoute les souillures de la révolution et cherche à se construire, par idoles interposées, un panthéon moral. " Suivez votre instinct " clame platement le slogan sur l'affiche. Et dans cette reconstitution soignée, digne produit d'exportation, c'est parfois la logique commerciale qui prévaut. Au détriment de l'invention et de la liberté d'esprit. " Sade " se lit comme un manuel de classe haut de gamme qui chercherait à rendre accessible et acceptable un personnage complexe en se débarrassant de ce que sa pensée contient de sale et d'ombrageux. Le cinéma fabrique des héros, mais aussi des icônes.
[David Braun]
La gazette des communes
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Nancy veut récupérer la collection de Lorraine, actuellement à Paris
André Rossinot, le maire de Nancy, a adressé en août dernier un courrier à l'attention de la ministre de la Culture, Catherine Tasca, pour demander la restitution à Nancy de la collection de Lorraine, un fonds d'archives de 900 volumes, conservé à la Bibliothèque nationale de France, à Paris. "Nous demandons cette restitution dans le cadre des 250 ans de la bibliothèque municipale de Nancy, une des premières bibliothèques municipales de France", explique-t-on à Nancy. "Le prélèvement a considérablement amoindri la qualité du fonds resté à Nancy. On peut même dire que, par l'éloignement de leurs racines, ces archives sont sous-utilisées", argumente André Rossinot. A Nancy, on souligne qu'il ne s'agit pour le moment que d'un premier courrier pour lancer un appel et interroger sur sa position la ministre, qui n'a pas encore réagi.
06/09/2000
L'ATELIER, cellule de veille technologique de
Paribas.
http://www.atelier.fr
Le marché du DVD vidéo est en pleine explosion.
Selon le cabinet détudes GfK qui étudie le marché du DVD Vidéo depuis ses premiers pas début 1998, ce marché est aujourdhui en pleine explosion et le support DVD simpose comme le nouveau standard vidéo de lélectronique de loisirs. Plus de 4 millions de titres DVD vidéo ont été vendus en 1999. Les ventes devraient dépasser les 12 millions dunités en 2000, soit une progression de 200 %. Plus de 100 parutions par mois, au cours des quatre derniers mois de lannée, sont dores et déjà annoncées par les éditeurs, ce qui portera loffre DVD Vidéo de 1 200 à plus de 1 600 titres. Le parc de lecteurs DVD Vidéo de salon, avec 810 000 unités vendues en 2000, sélèvera à près de 1,2 millions de lecteurs fin 2000, soit un taux déquipement de 5 % des foyers français. Chaque semaine, GfK réalise un top hebdo des meilleures ventes en compilant les ventes de près de 600 points de vente de DVD Vidéo des plus grandes enseignes de distribution dont la Fnac, Auchan, Carrefour, Virgin, Casino, Cora En juillet, le film de guerre à grand spectacle La Ligne Route est arrivé en tête des ventes. Le suspense, les grands espaces et laction ont été à lhonneur en juillet avec Mission Impossible, Wild Wild West et LOmbre dun soupçon. Bien que moins répandu en DVD Vidéo, la comédie a également brillé cet été.
(Christine Weissrock Atelier BNP Paribas 06/09/2000)
MailOcine !
Le guide national des spectateurs de cinema
No. 148, 06 Septembre 2000
http://www.allocine.fr
Les nouveaux films de la semaine.
* AIE de Sophie Fillieres avec Andre Dussolier, Helene Fillieres, Emmanuelle Devos.
Quinquagenaire celibataire, Robert se connait par coeur. Un peu dragueur, un peu angoisse, il retrouve par hasard son ex, Claire, et realise qu'il est encore amoureux. Mais comment la reconquerir alors qu'elle vient d'avoir un bebe d'un autre? Surgit alors Aie, une jeune femme qui lui propose un etrange arche: tomber amoureuse de lui et, dit-elle, lui faire comprendre ce qu'est l'amour. Ne sachant plus ou il en est, Robert accepte. Mais dans quoi s'engage-t-il?* U-571 de Jonathan Mostow avec Matthew McConaughey, Bill Paxton, Harvey Keitel.
En 1942, les Etats-Unis viennent d'entrer en guerre contre les forces de l'Axe. Le capitaine Mike Dahlgren commande le S-33, un sous-marin archaique mais redoutable. A son bord se trouvent les lieutenants Andrew Tyler et Emmet, l'enseigne de vaisseau Klough, Wassner et d'autres hommes d'equipage, engages dans une mission decisive. Le S-33 va etre maquille en sous-marin allemand, l'un des celebres U-Boote qui patrouillent au fond de l'ocean. La reussite de leur mission va dependre desormais de leur solidarite, de leur rapidite et de leur courage...* SPACE COWBOYS de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, James Garner, Tommy Lee Jones.
En 1958, les astronautes Frank Corvin, Hawk Hawkins, Jerry O'Neill et Tank Sullivan se preparent pour une mission spatiale mais, au dernier moment, la Nasa leur prefere un singe. Quarante-deux ans plus tard, le satellite russe de communication Ikon menace de s'ecraser sur la Terre. Corvin est le seul homme capable de maitriser l'antique systeme de guidage, calque sur celui qu'il avait concu quelques decennies plus tot pour Skylab. Il accepte la mission, a condition que ses trois compagnons partent avec lui...et aussi...
* High Fidelity (de Stephen Frears)
* Sauve-moi (de Christian Vincent)
* Fast Food, Fast Women (de Amos Kollek)
* Retour a la vie (de Pascal Baeumler)
* Supernova (de Thomas Lee)
* Les inities (de Ben Younger)
* Pas de cafe, pas de tele, pas de sexe (de Romed Wyder)
* Les anges de Boston (de Troy Duffy)+ Seances, billets, resumes et critiques
+ cliquez sur : http://www.allocine.fr/GOTO.asp?RD=AFFICHE
LE PETIT BOUQUET
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Le quotidien électronique de l'actualité française
No 763 - Paris, le jeudi 07 septembre 2000
Expo : « Voilà » pour l'art contemporain.
Et voilà, juste avant que je ne me mette à écrire cette chronique, j'entends à la radio un écrivain (venant pourtant de tenir des propos fort intéressants sur l'écriture, et le miracle de la solitude dans l'écriture) gloser, une fois de plus, sur l'art contemporain et reprendre à son compte l'égalité lapidaire « l'art contemporain = l'art comptant pour rien ». Pourtant, l'art contemporain, si l'on s'en tient au sens strict du terme, est bel et bien l'art de notre temps, d'aujourd'hui donc. Il est l'expression artistique de notre époque. Alors oui, on y trouve, en vrac, du franchement mauvais, du moins bon, du bon, mais aussi du génial. Et saluons tous les artistes contemporains qui, à leur façon, cherchent, tâtonnent, expérimentent, expriment, commémorant sans complexes le passé pour interroger l'avenir. Par le plus heureux des hasards, l'exposition du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, « Voilà, le monde dans la tête », donne en préambule une définition de cette préposition : « voilà, état de fait et ouverture ». Les oeuvres présentées visent ici à saisir le réel (d'un millénaire !) et à le préserver par diverses méthodes : archivage, compilation, collection, énumération, classement, enregistrement, accumulation... où se croisent données personnelles et destinées collectives. En parcourant les propositions de la soixantaine d'artistes français et internationaux, aux supports multiformes peinture, sculpture, photographie, installation, vidéo, ordinateurs, CD-Rom, site internet, projection on découvre un grand respect pour les choses du passé (n'en déplaise à ceux qui ne voudraient voir dans l'art contemporain que de « l'autosatisfaction gratuite »), comme ces portraits des « Hommes du XXe siècle » d'August Sander faisant face aux photos de structures métalliques d'anciennes usines de Bernd et Hilla Becher. La succession des « 100 years » de Hans-Peter Feldman est un impressionnant défilé de portraits, une photo pour chaque âge, de 0 à 100 ans. Un siècle. Voilà à quoi on ressemble à la naissance, et voilà comment on est quand on est vieux. L'art contemporain, peut-être plus encore qu'avant, est une réflexion sur le temps, notre temps, notre époque. Et c'est pourquoi il mixe les mots, les images, les techniques, se fournissant au supermarché du réel (ou du coin). Avec humour souvent. La salle de Bertrand Lavier, où sont présentés 56 artistes ayant signé leur oeuvre du patronyme le plus répandu en France, « Martin », est quasiment un panorama de l'art du XXè siècle. Sans hiérarchie de genre ou de style, on y voit des peintures, des vidéos, une recherche Minitel des Christophe Martin nationaux. Mais la gravité n'est pas exempte non plus. Constat du monde, inégalités, balles perdues... Devinette : savez-vous comment on reconnaît un pays riche d'un pays pauvre ? En comptabilisant le nombre de ses annuaires téléphoniques ! Le classement par Christian Boltanski de milliers d'entre eux selon les différents pays ne laisse aucun doute sur la suprématie de certains états. Tout cela pourra paraître anecdotique et superficiel aux yeux de certains pourquoi collectionner les bouteilles d'eaux minérales du monde et les présenter sur des étagères (Fabrice Hybert)? Pourquoi demander aux visiteurs de déposer un objet pour alimenter une collection précisément sans objet (Gérard Collin-Thiébaut) ? Parce que Voilà s'expose comme « une tentative de retenir un fragment d'humanité », se projette comme « une mémoire au présent, sans nostalgie » et se découvre comme une « aventure sensible plutôt qu'[une] démonstration conceptuelle », et cela, sans jamais rien renier de l'héritage classique (on y entend du Samuel Beckett, tout de même) mais bien en assurant la continuité artistique au moyen de supports multiples. Hybride, à l'image de notre société en devenir.
[Marie Gayet]
« Voilà », jusqu'au 29 octobre au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, 11, avenue du Président Wilson, Paris XVI. Renseignements au 01 53 67 40 00 ou sur le site : http://www.paris-france.org/musées
Depuis mi-juin, un restaurant de plein air s'est ouvert sur l'esplanade avec vue superbe sur la Tour Eiffel. Un plaisir dont on aurait tort de se priver.
Internet Actu 51, jeudi 7 septembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPresse
http://www.internetactu.com
AOL-Time-Warner-EMI sur la sellette.
La Commission européenne, dans un rapport préliminaire de 45 pages, craint que la fusion AOL Time-Warner EMI ne crée "des positions dominantes sur les marchés de la musique en ligne, des logiciels musicaux, de l'accès Internet par ligne téléphonique, de l'Internet à grande vitesse et des contenus intégrés à haut débit, affectant sensiblement la concurrence dans le Marché Commun". Les 6 et 7 septembre, la Commission doit entendre les responsables de ces entreprises qui tenteront de la convaincre du contraire. Une décision de la Commission pourrait intervenir dès le début du mois d'octobre. Sans aller jusqu'à l'interdiction pure et simple, la Commission est en droit d'exiger que cette fusion s'assortisse de certaines conditions. Mais AOL-Time Warner n'en serait pas pour autant au bout de ses peines. Les autorités américaines du commerce et des communications (FTC et FCC) seraient, en effet, plus que sceptiques quant à sa volonté de partager son réseau câblé avec différents fournisseurs d'accès américains.
© InternetActu 7/9/2000
5) Réflexions sur la société.
eSanté Actu 10, vendredi 1er septembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPresse.
http://www.esanteactu.com
Le clonage humain à visée thérapeutique.
Le gouvernement britannique s'est prononcé, mi-août, en faveur de la mise en oeuvre de recherches scientifiques impliquant la création par clonage d'embryons humains. Le Pr Liam Donaldson, Chief Medical Officer et conseiller du gouvernement pour les affaires médicales, a rendu public le 16 août dernier un rapport rédigé à la demande de Tony Blair sur les possibles risques et bénéfices de cette recherche. Rédigé par un comité de 14 membres, ce rapport prend clairement position en faveur du lancement des recherches sur le clonage thérapeutique. L'étude et ses recommandations sont consultables en ligne : http://www.doh.gov.uk/cegc/stemcellreport.htm
Alors qu'aux Etats-Unis, une décision analogue était annoncée le 23, l'événement a suscité une vive émotion en Europe, notamment en Allemagne, où plusieurs ministres ont exprimé leur opposition, et en France où, dès le 17 août, le Pr Jean-François Mattei, député DL des Bouches-du-Rhône et rapporteur des lois sur la bioéthique de 1994, a mis en garde contre cette "philosophie utilitariste de la vie pour laquelle la fin justifie les moyens". Selon ce spécialiste de génétique médicale, "il est regrettable que cette décision soit prise en dehors de tout consensus international sur le sujet, alors même que d'autres voies semblent s'ouvrir à partir de cellules indifférenciées prélevées chez l'adulte dont l'utilisation ne pose pas du tout les mêmes problèmes".
On peut avoir un aperçu concernant ces perspectives scientifiques en lisant le compte-rendu des travaux du Pr Alan Trounson (Monash Institute of Development and Reproduction) à Melbourne : http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_880000/880734.stm
On peut aussi consulter un dossier assez complet (mais non signé) sur le site de la Cité des Sciences : http://cite-sciences.sgip.fr/spanish/ala_cite/evenemen/bioethiq/telechargement/reflexion.rtf
Ainsi qu'un rapport demandé par l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST) au député Alain Claeys et au sénateur Claude Huriet sur les perspectives thérapeutiques intitulé "le clonage, la thérapie cellulaire et l'utilisation thérapeutique des cellules embryonnaires" : http://www.assemblee-nat.fr/2/oecst/clonage/r2198-1.htm
Concernant les questions éthiques que posent les embryons congelés, on pourra (re)lire le rapport du Comité National consultatif d'Ethique du 11 mars 97 : http://www.ccne-ethique.org/francais/start.htm
Les lois de bioéthique de 1994 devraient être révisées, comme cela a été conçu dès leur vote en 1994 (révision prévue tous les cinq ans...). Pour préparer les choix à venir, le Conseil d'Etat a publié en novembre 1999, un rapport consultable en ligne, "Lois de bioéthique - 5 ans après" : http://www.ladocfrancaise.gouv.fr
Enfin, côté forums, Medito organise un débat sur le clonage, en collaboration avec les Québécois de l'Agence Science-Presse. On trouvera également à cette adresse une mise au point informée sur les perspectives scientifiques et les problèmes éthiques réalisée par un autre responsable politique, le sénateur du Rhône René Trégouët.: http://www.medito.com/htdocs/dcforum3/DCForumID9/3.html
© eSanté Actu 1/9/2000
@RT Flash Lettre #110 du 2 au 8 Septembre 2000
@RT Flash est un hebdomadaire gratuit d'information diffusé par le Sénateur René
Trégouët.
http://www.tregouet.org
La nouvelle semble tout droit sortie d'un roman de science-fiction d'Isaac Asimov, le célèbre créateur des lois de la robotique dans les années 50 : des robots ont appris à marcher à l'issue d'une longue évolution et sont parvenus à se construire eux-mêmes dans un laboratoire américain de l'Université Brandeis , dans le Massachusetts. (Voir articles du 30-08-2000 de Nature : http://www.nature.com et de la BBC http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/). Ces machines sont constituées d'un ensemble de tiges rigides ou souples, munies de jonctions fixes ou articulées. Jusqu'au terme de leur évolution, ces robots existaient uniquement sous forme de graphiques sur l'écran d'un ordinateur. Mais ce qui est extraordinaire, c'est qu'après cette évolution, soumise à des lois équivalentes à celles de la sélection naturelle formulées il y a 150 ans par le génial Charles Darwin, les robots virtuels ont donné naissance à des robots marcheurs réels, dont la fabrication s'est effectuée automatiquement. Leurs membres ont été coulés dans un matériau thermoplastique, puis reliés par des jonctions sans aucune intervention humaine. La seule aide extérieure a consisté à les doter d'un moteur électrique. Trois exemplaires ont été construits à ce jour.
En partant d'une première population de 200 robots virtuels, le processus d'évolution a favorisé logiquement les machines les plus aptes à la marche tant sur le plan des structures obtenues par déplacements, suppressions ou adjonctions de pièces, qu'au niveau de leur système de contrôle. Les assemblages avaient en moyenne une vingtaine de pièces. Les deux chercheurs responsables de cet exploit, Lipson et Pollack, ont ainsi accompli un pas décisif vers la réalisation de machines capables d'évoluer elles-mêmes puis de s'auto-reproduire en s'améliorant. Parallèlement à ces recherches, d'autres chercheurs suisses tentent de mettre au point des robots capables de coopérer pour faire face à des situations imprévues. Il s'agit d'utiliser de façon coordonnée une multitude de robots qui sauraient s'auto-organiser comme le font de manière si remarquable dans la nature les fourmis pour franchir un obstacle ou rechercher de la nourriture. Les "antbots" (robots-fourmis) mis au point par l'équipe suisse ont donc appris comment éviter les collisions, où s'alimenter en énergie, et comment transmettre les informations utiles aux autres membres de la colonie.
A terme, ces recherches ouvrent la voie vers la création d'une véritable vie artificielle qui pourra assister l'homme dans de multiples domaines. On peut par exemple imaginer une cohorte de nano-machines agissant de façon coordonnée et autonome pour pratiquer dans certains types de maladies, ou en cas d'urgence, des interventions complexes, irréalisables par d'autres méthodes. Ces robots autoévolutifs pourraient aussi devenir des auxiliaires précieux et irremplaçables pour accélérer la conquête spatiale et la colonisation de notre système solaire. Mais à plus court terme et de manière beaucoup plus perceptible, on peut prévoir que ces robots seront capables, sans doute bien plus vite qu'on ne l'imagine aujourd'hui, d'effectuer à la place de l'homme, dans tous les secteurs d'activité, un nombre croissant de tâches pénibles, dangereuses ou simplement répétitives. Il reste à espérer qu'en inculquant à ces machines des principes éthiques proches des fameuses lois de la robotique d'Asimov, celles-ci ressemblent d'avantage au sympathique et altruiste R2 D2 de la "Guerre des Etoiles" qu'à l'implacable "Terminator" !
© 2000
René TRÉGOUËT
Sénateur du Rhône
@RT Flash Lettre #110 du 2 au 8 Septembre 2000
@RT Flash est un hebdomadaire gratuit d'information diffusé par le Sénateur René
Trégouët.
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Internet aide à entretenir les liens sociaux.
Internet, planche de salut du tissu social ? Selon un sondage réalisé par l'institut américain Harris, les internautes américains utilisent internet pour nouer contact avec d'autres personnes. La navigation sur internet n'est plus une activité solitaire et impersonnelle: 76% des personnes interrogées estiment que le courrier électronique les aide à garder le contact avec leur famille et leurs amis, et cette proportion atteint 87% chez les femmes de plus de 55 ans. On estime à 176 millions le nombre d'Américains qui naviguent activement sur internet grâce à une connexion à domicile et à 135 millions ceux qui utilisent un ordinateur connecté au réseau mondial dans leur école, bibliothèque et autres points d'accès publics. "(Ce sondage) montre que ceux qui sont venus à internet sur le tard le voient d'un oeil plus pratique", estime Ron Bel Bruno, journaliste au magazine Yahoo! Internet Life qui publie le sondage Harris dans son édition de septembre. L'étude a été réalisée auprès de 2.565 personnes entre le 23 et le 27 juin derniers. "Les gens raccrochent leur téléphone", selon Bruno, qui a souligné que 68% des sondés déclaraient que le courrier électronique leur avait permis de réduire leur facture téléphonique longue distance, et plus particulièrement 81% des femmes de plus de 55 ans. Entre autres enseignements, le sondage Harris montre que 50% des sondés pensent que s'adonner au cybersexe revient à une infidélité (60% des femmes et 41% des hommes) et que 32% d'entre eux croient que le net les aidera à faire leur choix pour l'élection présidentielle de novembre (40% des hommes et 24% des femmes). Concernant le commerce en ligne, 71% des hommes et 58% des femmes ont déjà effectué un achat sur internet, les hommes jeunes, les diplômés de l'enseignement supérieur et les foyers gagnant plus de 75.000 dollars étant les plus fréquents acheteurs en ligne.
Les Chroniques de Cybérie
Le 5 septembre 2000
© Les Éditions Cybérie inc.
http://cyberie.webdo.ch
En 1996, l'administration Clinton mettait sur pied le U.S. Internet Council (USIC), un organisme consultatif indépendant dont la mission consiste à mener des études et à offrir des ressources expertes aux législateurs fédéraux. L'an dernier, l'USIC publiait un premier rapport sur l'état de la cybernation.
Cette année, le rapport annuel de l'organisme, «State of the Internet 2000» prend une nouvelle dimension. Tout en faisant le point sur le développement du réseau aux États-Unis, il étend le champ de son rapport à une perspective internationale.
La croissance phénoménale d'Internet rendra peut-être la grille d'analyse du présent rapport désuète l'an prochain, prévient l'USIC. Par exemple, il y a un an, l'utilisation du réseau par l'entremise de dispositifs sans fil ou encore les systèmes d'échange horizontal de fichiers entre utilisateurs «peer to peer», à la Napster, étaient encore des phénomènes marginaux.
Toutefois, des chiffres témoignent de l'explosion. De janvier à juin 2000, le nombre de pages Web indexées a doublé, passant de un à deux milliards. En 1993, nous étions environ 90 000 utilisateurs d'Internet; en 2000 ce chiffre est passé à 304 millions, dont un peu moins de la moitié sont américains. D'ici cinq ans, on prévoit un milliard d'utilisateurs, dont 70 % seront non américains. La langue anglaise domine toujours sur le Web et compte pour 78 % des sites; en revanche, 96 % des sites de commerce électronique sont en anglais, domination qui devrait se maintenir encore pour plusieurs années.
Concernant la fracture numérique (digital divide), l'USIC la perçoit tant sur le plan intérieur, aux États-Unis, qu'à l'échelle internationale dans l'axe Nord-Sud. Associée d'abord à l'écart social entre la majorité blanche et les minorités ethniques qui se fondent dans le creuset américain, la fracture est maintenant attribuable aux écarts entre les revenus disponibles. Puis, constatation planétaire, le continent africain demeure le parent pauvre; si la République sud-africaine compte un million de personnes ayant accès à Internet (sur une population de 44 millions d'habitants), le reste du continent n'en compte qu'un demi million (sur une population de près de 800 millions). Comme quoi tout demeure toujours une question de sous.
Concernant la réglementation, l'USIC attribue aux gouvernements un double rôle. Ils devraient, d'une part, s'efforcer de faire connaître au public les outils par lesquels ils peuvent se protéger des contenus qu'ils jugent offensants. D'autre part, si un gouvernement «tente d'interdire ces activités, il ne réussira qu'à les déplacer dans une juridiction plus tolérante, et à l'éloigner de son propre champ de compétence. Là et quand c'est possible, les gouvernements devraient faire confiance à la communauté Internet pour s'auto-réglementer.»
Si les auteurs du rapport estiment que le médium Internet est «peu propice» à la réglementation, et «hostile aux formes traditionnelles de gouvernance», ils reconnaissent néanmoins des zones d'exception. Par exemple, la nécessité de pouvoir poursuivre les prédateurs sexuels qui s'en prennent aux enfants, et les cyberterroristes qui menacent les infrastructures. Ils mettent toutefois les gouvernements en garde contre l'adoption de systèmes de surveillance qui ratissent trop large (on pense au système Carnivore). Autre champ d'intervention possible pour les gouvernements, selon le U.S. Internet Council, il faut veiller au respect de la vie privée des utilisateurs, voire légiférer pour la garantir, si on veut profiter des retombées transactionnelles (entreprises et États) du commerce électronique.
Si Internet se porte, somme toute, assez bien aux États-Unis, le berceau du réseau accuse en revanche un certain retard par rapport à l'Europe et l'Asie en matière de technologies sans fil. Cinq pays affichent un taux de pénétration du sans fil de 50 % ou plus, soit la Finlande, la Norvège, l'Islande, la Suède et Hong Kong. Les États- Unis ne se classent qu'au 23e rang avec un taux de pénétration de 27,6 %.
Bilan positif, dans l'ensemble, pour le réseau. D'après les auteurs du rapport, «s'il est possible que des gouvernements tentent d'étouffer Internet en imposant certaines réglementations, certains signaux portent à croire que leur réussite est peu probable. Internet devrait pouvoir continuer d'évoluer selon un modèle d'échange d'information mondial, et ouvert, ce que nous espérons.»
- U.S. Internet Council : http://www.usic.org
Internet Actu 51, jeudi 7 septembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPresse
http://www.internetactu.com
Des vessies pour des lanternes.
L'affaire Emulex, qui défraie la chronique e-financière, et pas seulement Outre-Atlantique, prouve s'il en était besoin que les internautes ne sont pas tous des anges, loin de là. Lapalissade ? Certes, mais qui mérite d'être répétée de temps en temps. L'affaire Emulex -- dont nous rappellerons simplement que le cours avait chuté de... 62% le 25 août dernier après la diffusion d'un faux communiqué annonçant la démission de son président pour cause de mauvais résultats --, l'affaire Emulex donc, prouve combien l'information diffusée sur le Web, non seulement financière mais de toute nature qu'elle soit, reste à prendre avec des pincettes. Et c'est un journaliste qui vous le dit ! Alors que nous sommes entrés dans la société "de l'information", c'est-à-dire dans un modèle économique et social où l'information est devenue plus importante que le "hardware", on s'aperçoit que cette information est une arme à double tranchant.
Info ou intox ? Eternel dilemme !
La presse en général, et particulièrement la presse en ligne, dont la nouveauté même la rend un peu suspecte, n'échappe pas à cette menace. Comment séparer le bon grain de l'ivraie dans la masse d'informations de jour en jour plus importante dont sont bombardés le journaliste -- dont le métier est de la trier et de la vérifier avant de la transmettre --, mais aussi le lecteur-auditeur-téléspectateur -- exposé à une multiplication des canaux d'expression : presse papier, radio, télé, Internet, sans oublier la publicité et la communication institutionnelle des entreprises (le DirCom est devenu un dirigeant stratégique), mais aussi celle de la classe politique, où la langue de bois le dispute souvent à la mauvaise foi politicienne pour ne pas dire à l'intox pure et dure. Bloomberg, Internet Wire, CBS Marketwatch, Dow Jones News Retrieval Service, qui ont diffusé le faux communiqué Emulex, ont "oublié" de procéder à cette authentification, comme la police procède à celle des communiqués émis par des groupes terroristes, et comme le journaliste est tenu de le faire -- question de déontologie et de méthode de travail ; on appelle ça "croiser ses sources".
Loin de moi l'idée d'en profiter pour affirmer que les journalistes d'Internet Actu sont irréprochables et dignes de foi à 100% (il nous arrive aussi de nous faire "manipuler"). Seul le lecteur en est juge. Non, ce qui est frappant dans l'affaire Emulex, c'est qu'il est finalement si facile de faire prendre des vessies pour des lanternes. Plus c'est gros, plus ça passe, dit-on à propos de désinformation, souvent à juste titre. Même si l'auteur du faux communiqué, qui a gagné quelque 250.000 $US dans cette affaire, a vite été repéré et appréhendé. Si la presse, en ou hors ligne, s'efforce dans l'ensemble de rester fidèle à la déontologie de son métier, il n'en est pas toujours de même pour la communication d'entreprise (tout va bien, nous sommes "leader" dans notre secteur) et la communication financière (résultat en forte hausse et... plan social). Souvenir : si l'on a mis si longtemps à mettre au jour le désastre (hold-up ?) du Crédit Lyonnais, c'est bien parce que de faux comptes avaient été communiqués ! On pourrait multiplier les exemples... Les militaires pratiquent depuis longtemps le petit jeu de la guerre de la (dés)information. Il serait dommage qu'Internet devienne une "arme de guerre" aux mains des arnaqueurs prêts à désinformer père et mère pour quelques poignées de dollars.
Allez, une dernière lapalissade : Internet deviendra ce que nous en ferons...
Par Bruno de La Perrière
http://www.internetactu.com/archives/business/business50.html#vde4
http://www.internetactu.com/flash/flash98-2septembre.html#t5
http://www.internetactu.com/flash/flash99-5septembre.html#t1
http://www.emulex.com/press/2000/hoax.html
http://www.emulex.com/press/2000/suspect.html© InternetActu 7/9/2000
6) Divers (autres, adresses, etc).
LE PETIT BOUQUET
http://www.le-petit-bouquet.com
Le quotidien électronique de l'actualité française
No 759 - Paris, le vendredi 01 septembre 2000
C'est ce matin que le Bureau enquêtes-accidents (BEA) a rendu public son rapport préliminaire sur l'accident du Concorde qui avait fait 113 morts le 25 juillet dernier, après qu'il a été mis en ligne dès hier soir sur le site (http://www.bea-fr.org) du BEA. Les journalistes du Figaro et de Libération ont lu les 80 pages mais n'ont pas compris tout à fait la même chose. Le Figaro choisit de raconter « l'accident minute par minute » comme permet de le reconstituer l'enregistrement retrouvé dans la boite noire. Simple voyeurisme qui aveugle peut-être un peu les journalistes qui concluent « à un événement simple, l'éclatement d'un pneu, dont on n eut affirmer qu'il ne puisse se reproduire ». Et pour cause : ce n'est pas le pneu qui est « présumé coupable », d'après Libération, mais une « pièce métallique d'environ 40 cm et étrangère à l'avion accidenté, dont la provenance n'a pas encore été déterminée de façon précise » et qui se trouvait sur la piste. S'il s'avère que c'est ce bout de métal qui « a provoqué une entaille fatale sur l'un des pneus du train gauche du Concorde, entraînant son explosion », le Concorde en lui-même ne peut être mis en cause, note Libération qui est parti « sur la piste de la piste », même si « l'accident de Roissy semble être un concentré des pires ennuis auxquels pouvaient être confrontés les pilotes et le mécanicien navigant du Concorde ». L'erreur et la responsabilité seraient alors à chercher du côté de la société Aéroports de Paris (ADP) qui entretient les pistes et voix d'accès. « ADP affirme s'être imposé de procéder à quatre inspections visuelles par jour, et plus si un pilote signale quelque chose de suspect lors d'un décollage ou d'un atterrissage. Dans ce cas, un véhicule léger ou une balayeuse intervient » et soutient que « la piste 26R sur laquelle s'est élancé le Concorde [...] à 16 h 42 avait été inspectée en début d'après-midi ». Sans que les inspecteurs y voient quelque chose. Ce défaut de vision brouillera, « peut-être définitivement » l'avenir du concorde qui, selon le Figaro, « n'est pas très de revoler ».
Pixel Actu 14, lundi 4 septembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPresse
http://www.pixelactu.com
Les errements de la photographie numérique.
Si techniciens et ingénieurs rivalisent d'ingéniosité sur leurs planches à dessin, les commerciaux et les chargés de stratégie et de communication ne sont pas en reste... Sans vouloir tenter un quelconque règlement de comptes, voici un petit bêtisier de bourdes savamment concoctées, sûrement après des heures de discussions stériles et d'enquêtes mal conçues. Fujifilm propose une magnifique patinette en aluminium pour l'achat du FinePix 40i contre 1 F de plus. Oui, vous avez bien lu : une patinette ! Pour cette somme dérisoire, bien des utilisateurs auraient préféré un chargeur externe pour accus ou l'inévitable carte mémoire supplémentaire. Mais non, ici il n'y a pas la faculté d'opter pour un accessoire réellement utile : vous ressortez du magasin en trottinette (ça à beau être à la mode, vous risquez le ridicule en croisant un de vos proches) ou à pied, mais avec l'appareil sous le bras et sans " cadeau ". Au-delà de ce délire total qui montre que ce photoscope-baladeur MP3 est surtout un concept marketing, cela prouve combien un grand constructeur peut s'égarer facilement et oublier le produit initial qu'il est censé vendre. Vous imaginez qu'à l'achat d'une voiture on vous propose une friteuse électrique pour 1 F de plus ? Probablement pas...
Hélas, cette tendance se durcit sur les photoscopes grand public. Des exemples ? En voici d'autres, et que les sociétés non citées ne se félicitent pas : c'est uniquement par manque de place que nous les avons omises !
. Après la tour de Babel des formats de films argentiques jusqu'au tout début des années 50 et, plus récemment, avec la sortie de l'APS dont personne ne voulait (sauf les constructeurs !), le casse-tête recommence avec les supports de mémoire. Sony conçoit un format propriétaire, la Memory Stick, et s'entête à utiliser la disquette ou à se servir d'un graveur pour faire de la photo. Résultat : un bimégapixel pachydermique vendu 12 000 F TTC et utilisant des mini-disques non réenregistrables à 50 F TTC l'unité. A cet autre délire, nous répondons " Vive la CompactFlash de grande capacité ! ".
. Nikon, comme Casio et parfois Olympus ou Ricoh, incorporent une saisie vidéo à environ 15 im/s qui produit des films saccadés... et parfois muets ! Quel consommateur, prêt à débourser 9 990 F ttc (sans les accessoires additionnels indispensables !), s'en accommode ? Aucun, bien sûr.
. Kodak fabrique un adaptateur photo assez indigent pour le Palm, assez limité en qualité et en nombre de pixels affichés. Ce vulgaire " sténopé numérique " mériterait sans doute un achat à 300 F - maximum- pour son côté fun. Mais pas à 1 400 F !
. Comme on a déjà connu des photoscopes couplés avec une fonction incongrue (bloc note, caméscope ou lecteur MP3 par exemple), parions qu'il faudra bientôt compter avec les appareils qui intégreront le téléphone, l'allume-cigares, le GPS et le téléviseur. Ou encore ceux qui sont vendus en bundle avec la collection complète des DVD de Bruce Lee. En oubliant, une fois de plus, la fonctionnalité première de l'appareil : la pho-to-gra-phie...À la veille de la Photokina 2000, disons-le donc simplement et clairement : nous voulons des photoscopes réactifs avec un faible temps de latence, avec un zoom à bague manuelle et sans distorsion optique excessive en position grand-angle, avec de la mémoire en abondance et qui restitue, tant qu'à faire, des couleurs naturelles et des noirs sans bruit. Et tant pis pour les gadgets attrape-gogos.
par Pierre-Alain Buino
© PixelActu 4/9/2000
TRANSFERT INFOS N°148, 5 Septembre 2000
http://www.transfert.net
Rentrée Internet pour les profs.
Les enseignants sy mettent. Ils surfent, piochent de la documentation ou échangent des conseils. Bref, les profs préparent leurs cours aussi avec le Web.
Premières heures de cours, premiers contacts. Mardi 5 septembre, professeurs et élèves se retrouvent après deux mois de soleil pour une rentrée plutôt branchée. Septembre 2000, 98 % des lycées et 90 % des collèges sont connectés. Mieux encore : 40 % des enseignants ont installé Internet chez eux. Deux fois plus que lannée dernière. Dès la fin 1998, le ministère de lÉducation nationale sest même penché sur la question en menant une enquête dans 1 600 établissements. La moitié des enseignants interrogés se servent de la Toile pour préparer leurs cours. Et piochent régulièrement de la documentation sur les sites institutionnels, académiques ou ministériels... Jean-Pierre Dal Follo, professeur de sciences économiques et sociales à Marseille, le reconnaît, il consulte des sites de référence : "Cest un gage de sérieux. Avant dutiliser un document, je vérifie toujours la source ; cest dailleurs la première chose que jenseigne à mes élèves. Internet ny change rien."
Rupture du sentiment disolement.
Ce prof de 36 ans reste surtout accro à sa boîte mail. Inscrit à la liste de diffusion Inter-ES, destinée aux profs déco, il nhésite pas à y demander de laide ou à mettre en ligne conseils pédagogiques et fiches techniques. Sur cette liste, 450 profs échangent régulièrement leurs expériences. "Il y a des pointes à 30 mails par jour. Cette liste connaît un vrai succès : dinitiative locale, elle a pris une ampleur nationale", explique son administrateur, Michel Coudroy, basé à Saint-Étienne. Chaque discipline a sa liste et ses méthodes. En physique-chimie par exemple, une étude de lInspection générale réalisée en 1998/1999 montre que "lemploi dInternet par des professeurs, même sil est trop peu répandu, a déjà des effets induits très positifs : développement du travail coopératif entre enseignants, rupture du sentiment disolement et comparaison des pratiques."
Pistes, informations et pratiques pédagogiques.
Toutefois, les profs nont jamais envisagé le Réseau comme une solution miracle. Ni comme une mine de cours prêts à servir à leurs élèves. Ils viennent chercher des pistes, des informations ou échanger des pratiques pédagogiques. "Les mails servent à sentraider mais aussi à se tenir au courant des dernières publications scientifiques. Les sites, à chercher de la documentation originale", commente Mourad Ikhlef. Ce jeune professeur de biologie muté à Chennevières (94) na pas découvert le Net grâce au CAPES. Pour sa première année d'enseignement, il a surfé presque une heure par jour pour préparer ses cours. "À lIUFM, les trois-quarts des stagiaires étaient connectés. Je crois que cest vraiment devenu une pratique courante chez les jeunes profs." Les chiffres de lINSEE disent la même chose : désormais, seul un quart des enseignants nutilise jamais le Web dans leur activité professionnelle.
Karine Portrait.
Lien(s) de l'article :
- Plus axé recherche pédagogique : http://www.cndp.fr et http://www.inrp.fr
- Le ministère de lÉducation nationale : http://www.education.gouv.fr
- Portail des professionnels de léducation : http://educlic.education.fr
- Académies : http://www.education.gouv.fr/syst/acad.htm
- Liste de diffusion inter-ES : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/ses/es_index.htmlA lire aussi :
- Profs américains : connectés mais stressés : http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=805
- Mon prof est un robot : http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=783
- Les petits Américains font leurs devoirs sur le Net : http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=808
- Quand la Chine (à lordinateur) séveillera : http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=771
Direction générale des collectivités locales.
Ministère de l'intérieur
http://www.dgcl.interieur.gouv.fr
Le site internet de la DGCL http://www.dgcl.interieur.gouv.fr propose, depuis 1998, un nombre croissant d'informations, de documents et de données juridiques et financières relatives aux collectivités locales, qui sont autant d'outils au service des praticiens, qu'ils soient élus, fonctionnaires territoriaux ou citoyens intéressés. Ce site a franchi une nouvelle étape le 5 septembre 2000. Installé dans un nouveau graphisme soigné et fonctionnel, il vous offre, dans une architecture de navigation refondue, de nouveaux services.
C'est en effet en exclusivité que vous y trouverez :
* L'intégralité de l'instruction budgétaire et comptable M14, consultable et téléchargeable : http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/bases_juridiques/M14/Accueil_M14.html
* En outre sont disponibles un module relatif à la Commission de déontologie de la fonction publique territoriale (avec téléchargement des documents nécessaires aux demandes) : http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/comites_organismes/com_deontologie/com_deontologie.html
* Un suivi des modifications apportées au CGCT : http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/bases_juridiques/suivi_CGCT/accueil_L_CGCT.html
* Et un module relatif à l'Observatoire des finances locales (le Rapport sur les finances des collectivités locales 2000 y est consultable) : http://www.dgcl.interieur.gouv.fr/comites_organismes/CFL/CFL.htmlCe site va continuer progressivement sa montée en charge progressive d'informations dans les prochaines semaines.
Le Webmaster
Véronique Tauziac
Chef de projet Intranet-Internet
Direction générale des collectivités locales.(Merci à Philippe Batreau de m'avoir fait connaître ce communiqué : http://www.ait.asso.fr)
LE PETIT BOUQUET
http://www.le-petit-bouquet.com
Le quotidien électronique de l'actualité française
No 762 - Paris, le mercredi 06 septembre 2000
Recette : le Risotto au melon.
Le Petit Bouquet a entrepris de publier quelques recettes proposées par ses lecteurs, choisies parmi les très nombreuses propositions reçues, et adaptées par nos soins. N'hésitez pas à nous faire part de vos propres réalisations ou de vos dernières trouvailles.
Cette semaine, le Risotto au melon nous est proposé par Jacques Vicari de Genève, en Suisse. Le risotto est un plat très ancien, il nous vient d'Asie. En Europe, il était déjà servi à la table des Papes, du temps de la Papauté à Avignon. Ce n'est toutefois qu'au XVIIIème siècle qu'on l'assaisonne avec une sauce tomate.
Mon marché :
- Une tasse de riz,
- Un demi melon, type cantaloup,
- 80 grammes de Mascarpone,
- huile d'olive,
- noix muscade,
- sel.Ma préparation :
Je verse une tasse à thé de riz qui devient transparente dans la poêle sous l'effet de la chaleur et d'une tombée d'huile d'olive. Je mouille un poco ma non troppo, et j'incorpore le demi melon type cantaloup (environ 15 cm de diamètre) coupé en lamelles. Je brasse vigoureusement pendant tout le temps de cuisson à feu vif et je remouille avec de l'eau bouillante. Je sale et râpe de la noix muscade. Quand le riz est al dente, j'ajoute deux cuillères à soupe de Mascarpone que je fais fondre à feux très doux. J'arrête la cuisson et laisse suer sous un couvercle quelques minutes.Les conseils de la Peppa :
Vous pouvez verser indifféremment la crème de Mascarpone ou le fromage de Mascarpone (la crème est mélangée avec la Gorgonzola), suivant vos goûts. Si vous n'en trouvez pas, versez de la crème fraîche ou un fromage bleu pas trop sec, ou encore un mélange des deux. [De la Peppa]Giordan De la Peppa vient de publier avec José Maria, Et vive la cuisine niçoise, Z'Editions 2000. Vous pouvez le commander au prix spécial Petit Bouquet de 100 FF pour l'Europe et 110 FF hors Europe (port compris) directement chez l'éditeur : z
Internet Actu 51, jeudi 7 septembre 2000
Journal édité par la société de presse indépendante FTPresse
http://www.internetactu.com
Les Jeux Olympiques de Sydney ne passeront pas inaperçus sur Internet. La preuve, les sites Web concourent eux de façon numérique en présentant l'édition 2000 de ces 27e Olympiades.
- L'officiel.
Tout de bleu vêtu, le site réalisé par IBM (difficile de l'ignorer...) joue la carte de la sobriété et de l'exhaustivité. On y trouve pèle-mêle les résultats sportifs, des interviews, les communiqués officiels, quelques biographies d'athlètes, des renseignements pratiques... Tout est là et bien là (sur la version anglaise, puisque la mouture française a subi de sérieux "allègements"...), mais il faut bien avouer que ça manque un peu de chaleur et de personnalité.
http://www.olympics.com/eng/- Le coup de coeur frenchy.
Le champion olympique français Jean Galfione s'est mis à l'heure Internet pour le plus grand plaisir des internautes fans de saut à la perche. Pas de grande innovation technologique au programme mais un site bien réalisé et original dans sa présentation qui remplit parfaitement sa fonction : en savoir un peu plus sur un athlète discret et pudique.
http://www.jeangalfione.com- Remise en jambes.
Avant d'attaquer l'édition 2000 des JO d'été de Sydney et en attendant Salt Lake City pour les Jeux d'hiver, le site Rétrospective propose un petit retour en arrière jusqu'à Nagano 1998 et Atlanta 1996 pour revivre certains épreuves... et de quelle manière ! Les moments forts sont déclinés en vidéo, en romans-photos, en statistiques et en textes, le tout mis en scène de façon très originale et agréable.
http://www.olympic.org/retrospective/- Efficace.
Le site NBC Olympics ne fait pas dans le chichi. Derrière un habillage basique aussi peu original qu'agréable, une compilation de biographies, sommaires mais efficaces, d'un grand nombre d'athlètes du monde entier, est un excellent moyen d'en découvrir un peu plus sur les grands favoris des Jeux, mais aussi sur les outsiders.
http://www.nbcolympics.com/?/bios/tf/index.html- Pour les impatients.
Le site officiel de la candidature de Paris pour les JO d'été de 2008 est déjà en ligne ! On y trouve le dossier de la ville, ses atouts (infrastructures sportives passées au crible, interviews de sportifs, sondages...), quelques éclaircissements sur la procédure du Comité international olympique (CIO), un petit historique des Jeux, une foire aux questions, et même... le calendrier des Jeux de Paris ! Il ne reste plus qu'à être choisi...
http://www.paris2008.fr/paris2008_accueil.jsp?val=168_1_2- Pour les nostalgiques.
Comme son nom l'indique, The Olympic Museum retrace l'histoire des Jeux en photos, en textes et en vidéo, depuis Jesse Owens jusqu'à Carl Lewis ou Michael Johnson, de Pierre de Coubertin, fondateur des JO modernes aux institutions actuelles, de la brique pilée aux revêtements caoutchouteux ultra modernes.
http://www.museum.olympic.org/e/news/news_e.html
De son côté, le site du Bureau des archives télévisuelles olympiques (Olympic Television Archive Bureau) met à la disposition des internautes un tas d'images, récentes ou poussiéreuses.
http://www.otab.com- Merchandising.
Les JO, comme la plupart des grands évènements sportifs internationaux, sont déclinés en produits commerciaux de toutes sortes, un peu plus nombreux à chaque édition. Le site de la Commission des collectionneurs olympiques, avec tout le sérieux qui la caractérise, se concentre sur les timbres et les pièces de monnaie officiels édités pour l'occasion, mais fait tout de même un petit point sur les objets dérivés convoités : écharpes, boîtes d'allumettes, cure-dents, boutons de manchettes...
http://www.collectors.olympic.org- Chauvinisme.
L'actualité des sportifs français en vue des Jeux de Sydney sur le site France Olympique. Les fiches d'identité des athlètes, des résultats en vrac, des vidéos, quelques dossiers étoffés... De quoi satisfaire les plus chauvins, sans oublier quand même l'actualité sportive internationale.
http://www.franceolympique.com© InternetActu 7/9/2000
7) Fonction publique territoriale, emplois, formation, etc...
La gazette des communes
http://www.lagazettedescommunes.com
Danielle Comtet, présidente de l'Association des directeurs de centre de gestion.
Le conseil d'administration de l'Association nationale des directeurs et directeurs adjoints de centres de gestion a élu le 5 septembre son nouveau bureau. C'est Danielle Comtet, 52 ans, administrateur territorial, directrice du centre de gestion du Rhône qui succède à Aimé Bellina, lequel n'avait pas souhaité le renouvellement de son mandat. Les autres membres du bureau sont : 1er vice-présiden, Marine Dorne-Corraze (CIG petite couronne) ; 2e vice-président, Christian Poupon (CDG Mayenne) ; Secrétaire général, Jean-Marc Wandler (CDG Indre et Loire) ; Secrétaire général adjoint, Pascale Cornu (CDG Bas-Rhin) ; Trésorier, Olivier Barry (CDG Haute Savoie) ; Trésorier adjoint, Marc Zimmermann (CDG Saône-et-Loire).
06/09/2000
Journal Maire-Info
http://www.maire-info.com
Cette année, avait assuré Michel Sapin, ministre de la Fonction publique, le 11 juillet dernier, ne sera pas une année blanche , comme cela avait été le cas en 1996. Mais aucune négociation salariale ne concernera les salaires 2000, a-t-il confirmé hier 6 septembre. Il prévoit cependant un geste unilatéral du gouvernement sur lannée 2000. Le point sera revalorisé d'ici la fin de cette année , avait annoncé le ministre, en juillet, lors de sa première rencontre avec les syndicats sur la question salariale. Des négociations s'ouvriront certainement en novembre prochain, pour une signature vraisemblable en janvier. Elles devraient porter sur l'année 2001 et 2002 et s'articuler avec 2000. Mais Michel Sapin n'a pas précisé si la revalorisation du point pour 2000 sera incluse dans les discussions de la rentrée, ou si elle fera l'objet d'une décision unilatérale. Le ministre avait également affirmé qu'il souhaitait régler rapidement les questions liées au protocole 1998-1999 et restées en suspens. Cela concerne notamment les frais de déplacements. "Le dispositif forfaitaire de 1990 sera actualisé et amélioré, les barèmes forfaitaires de remboursement des nuitées seront revalorisés", avait indiqué Michel Sapin. Des propositions ont aussi été faites sur les barèmes d'invalidité et sur le relèvement du minimum de pension. Le ministre a annoncé par ailleurs que les agents qui ont vu leur traitement passer sous la barre du SMIC, récemment revalorisé, bénéficieront du mécanisme de l'indemnité différentielle à compter du 1er juillet 2000. L'accord salarial signé en janvier 1998 pour deux ans était arrivé à son terme à la fin de l'année dernière, la dernière hausse (+ 0,8 %) étant intervenue le 1er décembre 1999. Les quelque 5 millions de fonctionnaires devront attendre encore quelques mois avant d'être fixés sur la revalorisation de leurs traitements. Le ministre de la Fonction publique, Michel Sapin, a annoncé aux syndicats au mois de juillet que des négociations sur 2001 et, s'ils en sont d'accord, 2002 s'ouvriraient à l'automne. Cela donne au gouvernement une large marge qu'il compte bien utiliser à plein. De fait, les négociations proprement dites, qui ne débuteront pas avant novembre, ne se concluront vraisemblablement pas avant janvier 2001. Avant l'amorce de toute discussion, plusieurs groupes de travail, notamment sur les promotions internes et le régime de rémunération des heures supplémentaires, devront se réunir.
7 septembre 2000
Prochain bulletin : Numéro 72 le samedi 16 septembre 2000 ...